Archives du mot-clé voyage dans le temps

Chronique : L’homme qui mit fin à l’Histoire

L'homme qui mit fin à l'histoireUne novella mélangeant science-fiction et Histoire en se penchant sur une période fort sombre et méconnue de l’humanité…

Ken Liu est auteur sino-américain, et outre le fait qu’il écrive beaucoup, il a traduit de nombreux textes, et il est également juriste et informaticien. Oui, rien que ça. Il a également été récompensé par les prestigieux Prix Hugo et Nebula.

En France, nous ne connaissons pour le moment que deux de ses œuvres : La Ménagerie de papier et L’homme qui mit fin à l’histoire, tous deux au Bélial’. Avec L’homme qui mit fin à l’histoire, Ken Liu signe un texte court mais magistral qui remet en perspective un épisode atroce de l’histoire chinoise et nippone.

Une nouvelle méthode révolutionnaire pour retranscrire l’Histoire

Deux scientifiques viennent de finaliser une technologie qui va bouleverser la face du monde, et de l’Histoire. En effet, il on créé un procédé qui permet de revisiter une période de l’Histoire, n’importe où et n’importe quand. Seul impératif, une seule personne peut en être le spectateur et ne peut en aucun cas interférer, et plus personne ne peux la revisiter ensuite. Mais cela laisse tout de même un immense potentiel d’investigation. Plus de secrets d’États, de mensonges ou de manipulation des manuels d’Histoire.

C’est ainsi que pour prouver que la machine fonctionne, les deux scientifiques décident de se pencher sur la période 1936-1945, dans la province chinoise du Manchoukouo où le Japon a fait vivre les pires horreurs aux chinois, sur leur propre territoire.

Un pan terrible et méconnu de l’Histoire mis à la portée de tous

On connaît une certaines des atrocités que porte en son sein l’histoire de l’humanité : génocides, guerres fratricides, secrets atroces bien cachés par certaines autorités… Et connaissez-vous plus particulièrement l’Unité 731 ? Si non, Ken Liu vous fera découvrir tout une partie de l’histoire de l’Asie que nous occidentaux ne connaissons que très peu.

Pour résumer, créée en 1932, l’Unité 731 était une unité militaire japonaise de recherches, elle se concentrait sur tout ce qui avait trait à la bactériologie. Elle prit ses quartiers en Chine, dans le Manchoukouo et… enlevait en masse des hommes, des femmes (parfois enceintes), des enfants. Ils testaient divers virus sur eux, les obligeaient à se transmettre des virus en les forçant à des rapports. Ils les forçaient à sortir par des températures négatives, les arrosaient et attendaient que leurs membres gèlent pour ensuite les briser… Ils pratiquaient des vivisections…  Et cela, ce n’est qu’une partie des atrocités perpétrées par l’Unité 731.

Plus incroyable encore, ce n’est qu’en 2002 que je Japon reconnait enfin officiellement les actes perpétrés par son unité. Le pays a été couvert durant des décennies par les États-Unis, qui on profité des avancées scientifiques faites grâce à ces abominations…

Grâce à cette novella de sf, Ken Liu nous ouvre les yeux sur des actes pas si lointains de l’humanité. Il nous offre un  court texte mémorable et magnifique sur le concept du voyage dans le temps et de la façon dont la réalité peut-être biaisée en fonction de qui la regarde.

……

C’est beau, fort, immonde et terrible à la fois. C’est le genre d’ouvrage dont on se rappelle pour toujours une fois lu. C’est une lecture nécessaire et instructive qui nous offre une autre vision de ce que l’on appelle la science-fiction. A ne pas rater, je vous promets une lecture mémorable que vous aimiez le genre sf ou non.

Chronique : Harry Potter et l’enfant maudit

harry-potter-et-lenfant-maudit-couvertureDix-neuf ans avant après la fin de la saga Harry Potter, que peut-il donc se passer pour Harry, Ron, Hermione, Draco et leurs enfants ? Une foule de choses très surprenantes… un fabuleux retour aux sources pour tout fan de la série !

On ne présente plus la saga éponyme qui a fait rêver des millions d’enfants (et d’adultes !) à travers le monde. Non, parlons plutôt du grand événement qu’est pour nous, Potterheads, la parution de ce huitième opus intitulé Harry Potter et l’enfant maudit. Totalement inattendu et à la forme originale puisqu’il s’agit d’une pièce de théâtre, cet ouvrage est sujet à de très nombreuses discussions…

Pour se faire, J.K. Rowling a été aidée à l’écriture et à la mise en scène par John Tiffany et Jack Thorne. Alors que vaut-il vraiment ? Vaut-il le coup ? Faut-il le considérer comme une vraie suite ou comme un récit à part ? Voici mon humble avis sur la question.

La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Voici la simple (mais très efficace) phrase d’accroche que nous offrent les éditions Gallimard pour nous mettre l’eau à la bouche. Une huitième histoire avec Harry Potter, presque vingt ans plus tard, qui plus est, cela fait forcément rêver.

Qui n’a pas lu des fanfictions stipulant sur l’avenir potentiel de Harry, Ron, Hermione, Ginny, Draco et une foule d’autres personnages encore ? Maintenant, on va savoir ce qu’il leur arrive réellement, et les choses ne sont pas nécessairement au beau fixe… surtout en matière d’éducation chez la famille Potter…

harry-potter-logoUne atmosphère tendue, et une menace qui plane…

Que serait un opus d’Harry Potter sans un élément perturbateur de choix ? Ici encore, J.K. Rowling arrive à nous surprendre en s’emparant du sujet de la mort si injuste de Cédric Diggory… Victime collatérale de Lord Voldemort dans Harry Potter et la Coupe de Feu, que vient donc faire son trépas malheureux sur le devant de la scène ?

Je ne vous en dis pas plus, mais c’est le déclencheur d’une foule de malheureux et funestes événements…

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, rien ne va plus au sein de la famille Potter, l’un de leurs trois enfants, Albus Severus Potter, donne bien du fil à tordre au couple solide que forment Harry et Ginny. Surtout son amitié avec Scorpius, le fils de Drago Malefoy, que Harry voit d’un très mauvais œil…

Découvrir en tant que parents des personnages que l’on a toujours connu adolescents est assez déstabilisant et plaisant à la fois. Mais une chose est certaine, Harry n’arrive pas à jouer son rôle de père, lui qui n’a jamais eu de référent à cause de sa vie d’orphelin…

Que penser de cet ultime opus ?

Il est génial ! Je m’explique : retrouver les personnages, même si vous n’avez pas lu (ou re-re-re-lu) la saga dernièrement est un réel plaisir et se fait sans difficulté aucune. L’historique se déroule sans accrocs, et on retombe dans tout le système magique que J.K. Rowling avait si bien su créer. Et surtout, elle réussit à nous embarquer comme si c’était hier que l’on refermait le septième opus.

L’intrigue tient très bien la route, et ce huitième tome n’est absolument pas à considérer comme à part, même si la forme de la pièce de théâtre pourra en déstabiliser certains. Au contraire, ce format vous permettra de vous plonger encore plus facilement dans l’histoire qu’avec un roman. Ce n’est que dialogues purs, échanges vifs et retrouvailles avec un univers qui fonctionne toujours aussi efficacement !

Et surtout, l’histoire (que je ne pourrais guère développer ici sans vite entrer dans le spoiler) est extrêmement bien trouvée. Bien développée, magnifiquement imbriquée et fascinante, ne finira pas de vous travailler, c’est promis. Elle est d’ailleurs si bien qu’on aurait aimé encore plus de développement, tout se déroule si vite que la fin arrive bien trop tôt, c’est le seul défaut !

Et enfin, quel plaisir de découvrir les métiers et activités de chaque personnage deux décennies plus tard ! Le métier d’Hermione ne vous surprendra pas, on n’en attendait pas moins d’elle. Mais l’avenir des autres personnages est tout aussi… croustillant.

 …..

Alors, évidemment, cette suite ne plaira pas à tout le monde, chacun ayant sa petite idée sur l’avenir des personnages, mais j’ai trouvé que Harry Potter et l’enfant maudit avait tous les éléments pour plaire, c’est donc en lectrice convaincue que j’en parle. Procurez-vous le, il vaut le détour !

LONDON, ENGLAND - JUNE 07:  A general view of The Palace Theatre as previews start today for "Harry Potter and the Cursed Child" on June 7, 2016 in London, United Kingdom. The play has a sold out run until May 2017 with fans expected to fly to London from all over the world to see it.  (Photo by Ben A. Pruchnie/Getty Images)

LONDON, ENGLAND – JUNE 07: A general view of The Palace Theatre as previews start today for « Harry Potter and the Cursed Child » on June 7, 2016 in London, United Kingdom. The play has a sold out run until May 2017 with fans expected to fly to London from all over the world to see it. (Photo by Ben A. Pruchnie/Getty Images)

Chronique : Forget Tomorrow – Tome 1

forget-tomorrowRarement un titre de roman aura aussi bien porté son nom !

Il est paru en janvier 2016 aux éditions Lumen, et cette lecture d’anticipation à de quoi fédérer de très nombreux lecteurs… Forget Tomorrow, c’est un roman futuriste haletant doublé d’un thriller. Le tout porté par une idée diabolique et visionnaire (c’est le cas de le dire…). Le second tome de la saga paraîtra en fin d’année aux États-Unis sous le titre Remember Yesterday.

Un souvenir du futur pour gage d’un avenir radieux…

La société a été totalement bouleversée depuis que le premier souvenir du futur nous est parvenu. Désormais, lorsqu’on est majeur, on reçoit un souvenir envoyé par notre futur nous. C’est ce souvenir qui nous détermine et nous ouvrira un avenir radieux… ou non. Soigneusement sélectionné par votre vous du futur, son choix est absolument crucial. C’est d’ailleurs ce que va constater Callie, qui vient tout juste d’avoir 17 ans et dont le souvenir du futur est aussi impensable que terrible. Là où les autres se voient champions olympiques, parents accomplis ou banquiers, Callie elle se voit en train de tuer de sang froid… sa chère et tendre sœur Jessa.

Pourquoi sa future elle commettrait-elle un tel acte, elle qui aime tant sa petite sœur ? C’est ce que Callie va tenter de découvrir… mais les obstacles sont nombreux, à commencer par les limbes, la Présidente Dresden et toutes les forces d’Eden City réunies.

Un premier tome rythmé et accrocheur malgré quelques longueurs

Pour ceux qui aiment les jeux de pistes temporels quelque peu torturés, Forget Tomorrow pourrait bien être votre prochaine lecture !

L’éditeur mentionne la nouvelle de Philip K. Dick Minority Report qui se base sur la punition de crimes non encore commis. En effet, l’idée est la même ici concernant Callie qui se voit envoyée directement en prison pour un crime futur… Mais dans Forget Tomorrow, la solution est encore plus retorse et malsaine, et même violente. J’ai ainsi trouvé le traitement de l’idée très réussit et bien poussif comme j’aime avec force détails et précisions sur le système créé.

Le seul bémol à apporter serait à mettre au niveau de la justification de toutes ses atrocités. On apprend les motivations de la Présidente Dresden qui ordonne des choses aussi absurdes que terribles, mais on ne comprend pas pourquoi. L’explication donnée est un peu trop « facile » et j’espère en voir une autre plus profonde et justifiée dans le second tome. Car pour le moment elle tient juste le rôle de la grande méchante de l’histoire.

En ce qui concerne le rythme pur de l’histoire le début et la fin sont les meilleurs moments de lecture. Il y a un petit passage à vide en milieu de roman qui essouffle un peu l’intrigue générale. L’auteur essaye dans ce passage plus lent de créer un relationnel plus profond entre les personnages. Cela fonctionne certes, mais c’est parfois un petit peu trop sentimental à mon goût…

Dernière petite remarque, j’ai vu que le nom de l’assistante de la Présidente est MK. MK, c’est aussi le nom d’un programme visant à développer des techniques de manipulations mentales. Le nom exact du programme est MK-Ultra, mais il y en a bien d’autres avec le dénominateur commun MK : MK-Naomi, MK-Often… Tous ont étés créés par la CIA. Le nom de cette mystérieuse assistante revêt-il une symbolique particulière ? J’aurais tendance à dire que oui, surtout qu’on en sait au final très peu sur elle… Affaire à suivre !

 ……

Le meilleur dans ce roman, c’est donc son idée principale et la façon dont elle est exploitée. Callie est une héroïne forte et inventive que l’on prend plaisir à suivre au fil des pages ! Même si parfois elle est un peu fleur bleue… Forget Tomorrow est donc un bon roman d’anticipation malgré quelques petites faiblesses qu’on lui pardonne facilement. C’est donc avec une grande fébrilité que l’on aimerait avoir le mot de la fin ! Courage, car la sortie française n’est pas encore annoncée…

Chronique : Les Chevaliers du Temps – Tome 1 – Les mystères de la pyramide

Les Chevaliers du temps 01Une nouvelle série jeunesse pour apprendre tout en se distrayant vient de voir le jour : voici Les Chevaliers du Temps !

Trois auteurs pour trois nouveaux héros à suivre à travers l’espace et le temps, voici une toute nouvelle série jeunesse qui vient de paraître aux éditions Playbac. Hélène Duchateau est professeure et scénariste, Stanislas Grimler est professeur d’histoire-géographie mais participe à beaucoup d’expositions pour faire partager la culture au plus grand nombre, quant à Candice Roger, elle est avant tout éditrice de livres pratiques dédiés à la cuisine !

Ces trois auteurs aux profils très différents se proposent de faire vivre aux jeunes lecteurs une aventure qui s’ancre dans notre quotidien pour basculer très rapidement dans l’aventure fantastique… Sans oublier au passage de cultiver les lecteurs. Dans ce premier tome, direction l’Égypte Ancienne !

Un voyage dans le temps pour sauver son passé, son présent et son avenir

Emma, Mehdi et Axel sont trois élèves qui n’ont en commun que le d’être dans la même classe. Ils ne se parlent que rarement et ne s’apprécient guère… Mais le jour où leur professeur d’histoire leur fait part d’un secret les mettant en danger, ils vont devoir s’allier pour sauver le cours passé, présent et futur de leur vie, mais aussi celle des autres ! En effet, le professeur Mamet a réussit à créer une machine à voyager dans le temps, mais déjà, quelqu’un souhaite se l’approprier pour manipuler le temps et le tourner à son avantage…

Seuls nos trois élèves semblent pouvoir réussir cette mission périlleuse, désignés par la machine temporelle elle-même, mais arriveront-ils à passer tous les obstacles sur leur chemin ?

Du bon et du moins bon, Les Chevaliers du temps est une série jeunesse au potentiel perfectible

A trop vouloir se rapprocher du lecteur préadolescent en l’imitant, on le perd. Et j’ai vraiment le sentiment qu’ici; il y a un côté trop artificiel dans la narration. Les scènes comiques sont prévisibles voir attendues, les personnages sont trop marqués avec d’un côté l’intello de service Mehdi, de l’autre la jeune et jolie sportive Emma et le beau gosse qui a un groupe de musique et beaucoup de succès auprès de la gent féminine, Axel…

Un peu plus de nuance aurait été appréciable pour ne pas tomber dans une histoire avec les gentils d’un côté et les méchants de l’autre…

De plus, les quelques transitions qui se déroulent dans l’ouvrage sont parfois très abruptes : par exemple, la scène de présentation des enjeux de la série avec la machine temporelle et le professeur Mamet est un peu trop expéditive. Le tout manque ainsi parfois de développement et de mise en scène, ce qui donne un sentiment de lecture rapide, certes, mais trop hâtive.

Malgré ces quelques maladresses, il y a tout de même des côtés positifs. Le premier étant des chapitres courts et une narration qui rentre immédiatement dans le vif du sujet au bout de quelques pages à peine. Pour ceux qui n’aiment pas franchement lire, ça peut être une façon engageante d’aborder l’acte de lecture.

L’autre élément positif, c’est le côté ludique du roman. En effet, sous couvert de nous conter une histoire fantastique, c’est également un petit cours d’histoire qui nous est proposé avec pour thème l’Égypte Ancienne (sujet normalement étudié en 6ème, il fédère toujours beaucoup les élèves car c’est une époque et un peuple qui fascinent). De plus, la culture apportée à la lecture va plus loins que le simple roman puisque vous trouverez un bon petit dossier en couleurs d’une dizaine de pages pour approfondir vos connaissance sur l’Égypte Ancienne.

Chevaliers temps intérieurEnfin, l’ouvrage est illustré et en couleurs, et les dessins de Krystel font merveille. Entièrement numériques, ils sont très réussis, vivants et pleins de couleurs. J’ai particulièrement aimé le premier dessin en pleine-page du roman. Le point de vue donne une belle impressions de dynamisme.

…….

En somme, mon avis est assez partagé sur ce premier tome. D’un côté, la partie instructive et ludique de l’ouvrage est indéniable le tout étant agrémenté joliment. L’objet livre en lui-même est très agréable à manipuler avec un vrai soin apporté à sa création. De l’autre, l’histoire est parfois trop rapide et les personnages stéréotypés.

Je conseillerais cet ouvrage à des lecteurs qui ont entre 10 et 11 ans et qui ne sont pas encore pleinement motivés à lire. Car une chose est sûre, ça se lit très rapidement, et les enfants sont fiers de pouvoir dire qu’ils ont terminé leur premier livre un peu épais, avec une vraie intrigue complète.

Chronique Jeunesse : La drôle d’expédition

La drôle d'expéditionPlus loin, plus haut, plus fort… voici la Drôle d’expédition, la suite directe de La drôle d’évasion.  Vers l’infini… et au-delà !

Devenue une habituée de la collection Pépix, voici le retour de Séverine Vidal ! Après La drôle d’évasion et Il était deux fois dans l’Ouest, voici la suite des aventures de Zach, voyageur du temps malgré lui… Mais l’auteur ne fait pas que de la littérature jeunesse pure, elle sait également s’adresser aux ados, notamment avec son roman Quelqu’un qu’on aime.

Nouveau voyage temporel, nouvelle aventure… 

Un an après avoir participé à l’évasion la plus spectaculaire de l’Histoire avec La drôle d’évasion, voici le grand retour de Zach ! Et cette fois-ci, il ne s’évade pas, bien au contraire… en effet, notre jeune voyageur du temps vient d’embarquer totalement malgré lui en pleine mission Apollo 11… Encore une fois, Zach participe à une page marquante de l’Histoire, puisque cette mission est celle qui a vu Neil Armstrong se poser sur la lune ! « Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité »… ça vous dit quelque chose ?

Et bien entendu, même si c’est absolument merveilleux de voguer dans l’espace, Zach n’a aucune idée de comment il a atterrit là… Et encore moins comment il va en sortir pour retrouver son époque et ses deux petites sœurs fraîchement nées !

La drôle d'expédition intérieur

……

Une suite efficace, drôle et captivante… puissance dix !

Documentée et dynamique, cette nouvelle histoire de Zach vous emmènera aux confins de l’espace… Au travers de cette aventure fringante, les jeunes lecteurs (garçons OU filles, j’insiste) apprendront une foule de faits intéressants sur la conquête spatiale et le mode de vie des astronautes. Comment boit-on dans l’espace ? De quoi est constituée une fusée ? Et plus important encore… comment fait-on pipi dans l’espace ?

Par ailleurs, les jeunes lecteurs découvrirons un tout nouveau trio de comparses en la personne de Neil Armstrong, Mike Collins et Buzz Aldrin (ou on apprend que le nom de Buzz l’éclair est un hommage de Pixar à cet astronaute de renom dans la saga Toy’s Story).

Cette amitié inattendue qui se développe entre Zach et les astronautes est très touchante et bien amenée. On passe du rire, au dramatique (les voyages dans l’espace sont aussi dangereux que stressants) sans oublier un petit côté surréaliste. Le tout est donc très bien mené de bout en bout, tout cela sans oublier les illustrations indispensables de Marion Puech qui collent parfaitement à l’esprit. Elles sont à l’image du texte : drôles et réalistes, sans oublier une petite dose d’imaginaire qui fait plaisir.

 …..

Donc, on récapitule : si vous aimez les chats à plumes, les jeux-vidéo et les aventures dans l’espace… La drôle d’expédition est faite pour vous (et vos enfants). D’autant qu’on y apprend une foule de choses qui se sont réellement passées, et ça, c’est le meilleur moyen d’apprendre et d’aiguiser sa curiosité : découvrir en s’amusant. A lire dès l’âge de 9 ans.

Concours : Trois exemplaires du dernier tome de La Quête des Pierres de Luet à gagner !

La Quête des pierres de Luet 03Les éditions L’Atalante proposent aux lecteurs du blog de tenter leur chance pour gagner le dernier tome de la saga La Quête des Pierres de Luet de Carina Rozenfeld. Le titre de ce dernier opus, La Pierre de Goth. L’ouvrage vient tout juste de paraître en librairie le 20 novembre dernier.

L’auteur a prévenu qu’il n’y en aurait plus d’autre, nous lirons donc les aventures de Zec, Eden et Louis pour la dernière fois ! Saluons encore une fois la sublime couverture qu’a réalisée Benjamin Carré pour cet ouvrage…

Concours terminé ! Bravo aux gagnants : Clémentine CL, Marie Anna GUICHARD et Lianne.

Présentation de l’éditeur :

Zec, Eden et Louis, projetés trois mille ans en arrière, sur le continent de Goth, se retrouvent sans aucun moyen pour retourner à leur époque. A leur grande surprise les autochtones semblent connaître Zec — ils apprennent alors qu’un Chébérien reclus dans les montagnes lui ressemble au point de pouvoir être son frère… Ils partent donc à la rencontre de l’ermite, manquant de perdre la vie en chemin, persuadés que ce mystérieux inconnu pourrait être la clef de leurs problèmes. La Pierre de Goth clôt la trilogie de La quête des pierres de Luet.

Pour participer : 

Rien de plus simple ! Pour tenter sa chance, il vous suffit de commenter cet article du 27 novembre au 2 décembre 2015 en répondant à la question suivante : Quel est le nom de la trilogie qui précède La Quête des Pierres de Luet ?

Chronique Jeunesse : La drôle d’évasion

La drôle d'évasionVous saurez tout sur les évadés d’Alcatraz après cette lecture animée !

Si vous avez toujours voulu tout savoir sur les évadés d’Alcatraz, et que vous croyez dur comme fer qu’ils ne sont pas morts durant leur fuite, ce roman est pour vous. Dans ce Pépix (collection de romans jeunesse de Sarbacane) nous découvrons l’étonnant Zach, fasciné depuis toujours par Alcatraz et ses célèbres évadés…

La prison dont nul ne s’est jamais évadé…

San Francisco, de nos jours. Le jeune Zach est en vacances avec sa famille dans « la ville sur la baie » et a déjà tout prévu. Il a réussi à « convaincre » ses parents de passer les vacances dans la région et il est maintenant en passe de réussir a aller dans Alcatraz…

Son projet : reproduire l’évasion légendaire de Frank Lee Morris, de John William Anglin et son frère Clarence. Mais pour se faire, il va falloir déjouer la surveillance de son père et rester sur l’îlot après la fermeture, donc se jouer des gardiens !

En effet, Zach est absolument persuadé que les trois évadés ne sont pas morts de leur évasion et qu’ils ont vécu de beaux et longs jours… mais encore faut-il le prouver…

Action et humour garantis

L’écriture vive et entrainante de Séverine Vidal, oups pardon, de Zac ne laisse pas de place à l’ennui. C’est que le jeune garçon a une foule d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres pour parvenir à ses fins.

En grand fan des évadés d’Alcatraz, il connait toutes leurs astuces, mais en a prévu de nouvelles… C’est sur un rythme débridé que l’on part pour l’aventure, la VRAIE. Les jeunes lecteurs et lectrices devraient donc se passionner pour cette histoire originale qui ne manque pas souffle. Et puis, il y a un peu de fantastique dans tout ça… car Zach va mystérieusement voyager dans le temps ! Tout cela sans oublier quelques bonnes petites réparties par-ci, par-là….

…..

C’est donc un roman sympathique auquel nous avons ici affaire. Il devrait plaire à des lecteurs entre 8 et 10 ans environ. Ce n’est pas mon roman Pépix favori entre tous, mais il est tout de même en bonne place ! A lire pour découvrir San Francisco et sa légendaire prison… et oui, les bandits font rêver, quel que soit l’âge du lecteur !

Chronique : Légion – Tome 1

Légion 1Je ne suis pas fou vous savez….

On ne présente plus (ou presque) le grand auteur de l’imaginaire qu’est Brandon Sanderson. Nous avons presque tout lu de lui, et à chaque fois, c’est un coup de cœur… Légion ne fait pas exception. L’ouvrage est toutefois à classer à part dans l’œuvre de l’auteur. Bien loin de la fantasy de Fils-des-brumes ou du roman fantastique tel que Cœur d’Acier auquel nous a habitué Brandon Sanderson, Légion est en quelque sorte le journal d’un fou… Voici l’histoire du plus génial des… schizophrènes.

Légion pour les intimes

Stephen Leeds, ou Légion, voici le nom de ce nouveau héros atypique. Légion a des dizaines de personnalités et un manoir entier pour les loger. Grâce à ces dernières, il est l’homme le plus intelligent de la planète… et aussi l’un des plus riches. Il peut résoudre tous les questionnements, toutes les énigmes pour peu qu’il s’en donne la peine.

Mais le poids de ce prestige est cependant est lourd : chacune de ses personnalités est un peu borderline, pour ne pas dire complètement givrée.

Il y a d’abord J.C., celui qui adore les flingues et les armes en tous genres ; Ivy, son « aspect » à l’esprit de déduction incroyable ; Kalyani, son « aspect » parfait pour dialoguer en Israël… et la liste pourrait être très longue.

Le jour où Stephen Leeds se voit proposée une enquête pas comme les autres, ce dernier accepte de creuser la question avec ses hallucinations. Et oui, découvrir qu’un appareil photo qui remonte le temps existe, cela change la donne… à l’échelle mondiale.

Superbes personnages, bonne enquête, délicieux dialogues !

Encore et toujours, Brandon Sanderson nous offre un nouveau concept fantastique. Ce très court roman (ou longue nouvelle de 90 pages) et génialement pensé et écrit. Les nombreuses hallucinations (ou aspects) de Légion sont toutes attachantes et surtout vivantes. Si vivantes, que Légion doit réserver autant de place dans un avion qu’il emmène d’hallucinations avec lui. Si réelles qu’elles ont parfois leur vie propre, leurs tracas…

L’enquête sur cet appareil photo qui a le pouvoir de produire des clichés qui remontent le temps est bien construite, et passionnante jusqu’à la dernière phrase. Cette investigation va mener Légion et ses aides en Israël, et le mener également sur le chemin de son propre passé… Le tout est net, efficace et cruellement trop court.

 ……

Que de questions à la fin de cet ouvrage ! Et pour cause… Légion n’est qu’un premier tome. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il arrive très prochainement en France et qu’il sera deux fois plus épais. Son titre : A fleur de peau. La traduction sera assurée par Mélanie Fazi, qui retranscrit à merveille les romans de l’auteur.

Chronique Jeunesse : Ascenseur pour le futur

Ascenseur pour le futurVoyager à travers le temps grâce à un ascenseur, c’est possible !

Nadia Coste est une auteur française qui a commence à se faire un beau nom dans le monde des littératures de l’imaginaire. On lui doit la série Fedeylins (trois tomes aux éditions Gründ), ou encore Les Aiglons. Elle sort également un roman chez Scrinéo en avril 2015 sous le titre Le premier.

Ascenseur pour le futur est son tout premier récit à paraître dans la collection Mini Syros Soon.

Quand on est harcelé à l’école, fuir est parfois la seule solution possible…

Années 90 : Brett est un jeune homme à la vie normale, mais difficile. A la maison, tout se passe bien, mais à l’école c’est une toute autre histoire. Il est constamment harcelé, brimé et racketté par Jérémy et sa bande de gros bras.

Mais au lieu de se laisser faire une énième fois, Brett décide de fuir ses persécuteurs et s’engage dans une zone industrielle abandonnée. La voie est sans issue, et le bâtiment abandonné dans lequel il s’est réfugié ne le cachera pas longtemps… Mais un jeune garçon mystérieux débarque alors pour le sauver et l’emmène vers le futur grâce à un ascenseur. Que réserve l’avenir à Brett ?

Une histoire sympathique mais pas marquante

L’histoire d’Ascenseur pour le futur a beau avoir un début accrocheur, la suite est beaucoup plus classique. On découvre les affres du voyages dans le temps ainsi que ses dangereux paradoxes : ne pas se croiser soi-même, ne pas créer de paradoxe temporel, ne pas en savoir trop sur son futur sous peine de le modifier radicalement…

Tout cela fait partie des postulats classiques du voyage temporel. Mais comme l’ouvrage s’adresse à un jeune public, c’est une bonne idée d’aborder ces thèmes encore inconnus pour lui.

Ainsi, pas de réelle surprise dans le déroulement de l’intrigue qui est très courante. Brett va découvrir les merveilles du futur mais ne doit pas se mettre en danger par excès de curiosité, ce que bien sûr il fera dans une certaine mesure…

 ……

Ça se lit vite et bien, ce qui est avant tout le but de la collection, de même que de faire découvrir un sous genre littéraire (rencontre avec des extraterrestres, mutations, voyages dans le temps) selon le thème. A lire pour faire découvrir aux plus jeunes lecteurs les voyages temporels et leurs dangers (on ne sait jamais !). Pour des lecteurs plus âgés, il faudra très rapidement passer à des livres plus étoffés.

Chronique : Black Eden – Tome 2 – La sphère de Méduse

Black Eden - tome 2Une suite réussie où les temps s’entremêlent

Second tome de la série espagnole Black Eden paru aux éditions Milan dans la collection Macadam, La sphère de Méduse est paru en octobre 2012. La série Black Eden, dont le titre original est La llave del tiempo se compose de huit tomes au total. Nous continuons ainsi à suivre les traces de Martin, Cassandre, Selena et Josh pour des aventures devenant forts intéressantes !

Direction Paris, dans le futur

Finie l’île paradisiaque des débuts, le danger est constant et aux endroits les plus inattendus… Nous voici ainsi partis en direction de la fameuse Tour Saint-Jacques, en plein centre de Paris pour nos quatre héros dont la quête continue… le mystère s’épaissit et au lieu de réponses, c’est une foule d’interrogations qui fond sur nous ! Mais qu’importe, l’histoire de Black Eden est toujours aussi intéressante et prenante par son originalité et son dynamisme.

Passionnant et surprenant de bout en bout

Nous découvrons de très nombreuses nouvelles facettes de notre Terre dans le futur, dont la ville de Méduse. Il s’agit d’une ville qui regroupe les meilleurs scientifiques du monde, le tout dans des conditions optimum. C’est là-bas que va se retrouver le quatuor, qui va vite découvrir qu’il est lié à la ville de bien différentes façons, et dans des temps différents.

Le présent se mélange de façon fascinante (et dangereuse ?) avec le futur, mais il est difficile d’en dire beaucoup plus sans en révéler trop. Tout ce que l’on puisse dire, c’est que les auteurs ne manquent pas d’imagination et de logique pour créer une intrigue à l’efficacité redoutable.

On découvre notamment dans ce tome une technologie fascinante qui vient du futur : une sorte de tapisserie vivante à réalité augmentée qui immerge totalement la personne qui la regarde. Toutes les parties du roman où elle est utilisée sont captivantes. D’autres scènes sont également captivantes, notamment celle où l’une des héroïnes va se surpasser dans son domaine de prédilection : les sciences et l’informatique.

 …..

En conclusion, ce second tome de la série d’anticipation sombre créée par Ana Alonso et Javier Pelegrin est encore une fois captivant. On aimerait dire que l’on a hâte de lire la suite, mais encore faudrait-il qu’elle paraisse en France… les éditions Milan ont décidé d’arrêter le cycle, trop peu de ventes étant au rendez-vous… Dommage, nous étions fans !