Chronique bd : La page blanche

PAGE BLANCHE - C1C4.inddUne bande-dessinée qui donne à réfléchir sur notre “belle” et grande société de consommation…

La page blanche est dessiné par Pénélope Bagieu, une artiste en vogue depuis quelques années grâce à ses livres humoristiques sur son quotidien ainsi que son blog du même nom : Ma vie est tout à fait fascinante. Au scénario, nous retrouvons Boulet, un auteur et illustrateur également bien connu, notamment pour ses Notes parues aux éditions Delcourt (le huitième tome est sorti en octobre 2013).

Avec La page blanche, c’est une collaboration inédite et originale qui nous est offerte avec son lot de rires et de réflexions…

Le néant sur un banc…

Notre histoire commence avec une jeune femme assise sur un banc. Quand elle sort de ses « pensées » et bien… il n’y a rien, c’est le néant. Elle est là, à côté du métro Montgallet sans rien savoir de son nom, de son travail ou même de son adresse. La quête d’identité commence, et elle va être bien différente de celles que l’on a déjà pu croiser dans la littérature…

Pour notre personnage amnésique, la moindre petite chose du quotidien devient compliquée : retrouver son appartement, savoir où elle travaille, qui sont ses amis, etc. Mais quand elle découvre qu’elle n’est qu’une jeune célibataire qui vit avec son chat et qu’elle n’a à priori aucun signe distinctif (que ce soit au niveau de ses goûts ou autres), c’est là que la difficile enquête autour d’elle-même débute.

D’une drôlerie pure !

Quand on voit tous les films que se fait dans sa petite tête Eloïse Pinson (et oui, c’est son nom), il y a beaucoup d’occasions de se marrer. Elle s’imagine espionne déchue, femme au cœur brisé pour « nom américain » (vous comprendrez après lecture !), et une foule de choses plus folles encore pour justifier sa perte de mémoire.

Le scénario de boulet est avant tout à saluer pour son humour très efficace et l’intrigue prenante qu’il a su instiller au lecteur dès la première page. Les dessins de Pénélope Bagieu finissent un beau travail qui sait donner vie et humanité à ses personnages tout en collant parfaitement au ton voulu par le duo : traiter d’un sujet de société qui touche beaucoup de monde sans le faire dans le misérabilisme.

Seul bémol, malgré cette belle recherche de soi et cette quête d’identité, la bd La page blanche a selon moi un défaut : une conclusion trop simple et un peu bâclée. On comprend le message qu’on voulu faire passer les auteurs : burn-out, pression de la société, perte d’épanouissement dans nos vies citadines… mais il reste tout de même un goût d’inachevé dans cet ouvrage qui au lieu d’être bien, aurait pu être excellent.

La page blanche inside

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