Chronique : L’auberge entre les mondes – Tome 1 – Péril en cuisine !

Un premier tome dynamique qui nous plonge en territoire merveilleux… Un doux mélange de fantastique et de culinaire savamment dosé… Bienvenue dans l’Auberge entre les mondes ! (et ils sont trèèèès nombreux).

Le nom de Jean-Luc Marcastel vous dit peut-être quelque chose… et pour cause ! Auteur très prolifique, aussi bien pour la jeunesse que pour les plus grands, il est un grand amateur d’imaginaire… et cela se voit dans tous ses écrits. Il vit à Aurillac.

Il a notamment écrit : Tellucidar (Scrinéo), la saga Louis le Galoup (Nouvel Angle), Le dernier hiver (Black Moon), Frankia (Mnémos)…

Des vacances dans une auberge aux prestations exceptionnelles

Nathan et Félix sont deux adolescents dont la vie n’a pas été tendre… tous deux orphelins, ils vivent en foyer et sont les meilleurs amis du monde. Leurs souhaits pour l’avenir ? Travailler dans le monde exigeant et magique de la restauration et de l’hôtellerie. C’est ainsi qu’ils suivent ensemble le même cursus… Et quand les vacances arrivent, on leur propose une opportunité de rêve : travailler dans l’une des auberges les plus prestigieuses de France ! Alors, évidemment, les deux jeunes gens n’hésitent pas et se lancent dans l’aventure… Mais ils sont loin de se douter de ce qui les attend à leur arrivée… en particulier Nathan !

Un roman pour la jeunesse lumineux, drôle, et fantastique

Comme toujours avec Jean-Luc Marcastel, on découvre un imaginaire déluré, foisonnant. Et L’auberge entre les mondes en est le parfait exemple. Dès les premières pages, on sent que le fantastique ne va pas tarder à empiéter sur le territoire de l’apparente normalité. Et c’est bien le cas ! Mais, la transition vers l’imaginaire est très bien trouvée et se révèle pas à pas…

Une pièce plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, une ombre mouvante, un fromage qui disparait… voilà le peu d’indices que glane Nathan au début… jusqu’à ce qu’il soit « dessillé » ! (un terme que Jean-Luc Marcastel a emprunté à la fauconnerie).

Honnêtement, j’ai été très agréablement surprise par cette lecture. Tout en dynamisme et en couleurs, L’auberge entre les mondes revêt les qualités d’une excellente série jeunesse. On a tout simplement envie d’en savoir beaucoup plus sur les multivers que cache cette auberge, et sur tous les mondes qui sont cachés derrière les portes de la réserve de nourriture !

C’est un monde merveilleux qui s’ouvrira à vous quand vous ouvrirez les portes : pages de l’auberge. Et j’ai trouvé un extrait qui retranscrit parfaitement l’esprit de cette saga pour la jeunesse :

« Ne sous-estime pas le pouvoir de la table, Nathan, ni celui de l’hôtellerie… Tu devrais le savoir : la cuisine est quelque chose de magique. Un convive comblé est un convive heureux, à qui l’on remet en mémoire, quelles que soient sa race et son origine, son bonheur d’être en vie, les plaisirs de l’existence, tout ce dont une guerre ou la violence peuvent vous priver… Nous leur rappelons que la vie est belle, remplie de choses délicieuses, et qu’elle n’a pas de prix… ».

C’est ce genre d’élan qui m’a manqué dans une autre lecture récente dédiée au monde de la cuisine pour un lectorat du même âge : CHEFS – tome 1 – Gaufres, collège et mystère. J’en ai rêvé, et Jean-Luc Marcastel l’a fait !

Dans ce premier tome, c’est la quête d’un champignon aux propriétés très particulières qui sera au cœur de l’intrigue. Ça paraît un peu simple comme cela, mais vous n’imaginez pas ce que la préparation de ce champignon dans un gâteau en particulier peu engendrer comme bénéfices pour deux races de créatures en particulier… Il vous faudra lire le premier tome pour le découvrir !

………

Alors, si vous pensez être prêts à découvrir des milliers de mondes fascinants et tout autant de créatures, vous êtes au bon endroit ! Découvrez les mythes, les espèces, les recettes tout droit sorties de l’imagination fertile de Jean-Luc Marcastel, c’est un pur régal. A lire dès l’âge de 9/10 ans.

PS : Si vous voulez découvrir les recettes les plus emblématiques de l’auberge grâce aux chefs cuisiniers Kolkrabbi et Bleksprutt, vous avez plein de recettes en fin d’ouvrage. Les ingrédients sont prafois un peu dangereux à trouver, les chefs n’arrêtent pas de s’embrouiller entre eux, mais on passe un bon moment ! (et puis, il vaut mieux être sympa avec eux quand on sait que leur oncle c’est Cthulhu et que leur père est le Kraken !).

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