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Chronique : Genesis

genesis pole fictionL’utopie est-elle possible ?

Qui n’a jamais rêvé d’une société parfaite ? D’un monde sans haine ni violence ? C’est ici ce que nous propose Bernard Becket avec un roman post-apocalyptique décapant. On y découvre une nouvelle forme d’organisation de la société humaine où les hommes et les femmes ne se croisent quasiment jamais, où les enfants sont séparés de leurs parents et où il faut une autorisation de l’état pour en avoir.

C’est dans ce nouveau monde que vit Anaximandre, une jeune fille qui postule à l’Académie. Qu’est-ce que l’Académie ? Qu’y fait-on ? Nous ne le savons d’ailleurs pas vraiment avant d’atteindre la dernière page. Tout ce que l’on sait, c’est qu’Anaximandre doit passer un test oral de plus de 5 heures afin de savoir si elle mérite ou non d’y entrer.

C’est ainsi qu’au fur et à mesure des heures de l’examen on découvre des pans entier de notre histoire future, et certains sont terrifiants, il y aurait eu une guerre atomique, puis des virus se propageant partout à travers le monde… mais Genesis est plus qu’un simple petit roman post-apocalyptique, c’est aussi un essai sur l’intelligence artificielle et toutes les questions que ça implique. Mais sans en ajouter, sachez que rien n’est révélé totalement jusqu’à la dernière heure, puis la dernière page… et même la dernière phrase.

A la fois essai, nouvelle et court roman, Génésis séduira les fans d’anticipation, ceux qui aiment les surprises en cascade, mais aussi les curieux qui se posent des questions sur les sciences et la philosophie.

En ce qui concerne l’âge de lecture, il est difficile d’en donner un à ce livre si particulier ; mais je le conseillerais aux adolescents dès 15-16 ans et aux adultes sans modération.

Actualité éditoriale : Pôle Fiction, la nouvelle collection poche pour ados de Gallimard

Pole_Fiction_docUne très bonne nouvelle dans le monde du livre ado, depuis des années qu’on l’attendais, elle est enfin arrivée : la collection poche des best-seller Gallimard débarque, et elle s’appelle Pôle Fiction.

Gallimard avait déjà plusieurs éditions en format poche : Folio Cadet (dès 7 ans), L’heure des histoires (albums jeunesse illustrés convertis en petits livres souple) ou encore la plus connue, Folio Junior (10 et plus). Mais aucune de ces collections ne s’adressait vraiment aux adolescents et il est difficile de publier des livres comme La voix du couteau ou encore Genesis au public de Folio Junior. C’est ainsi que pôle fiction est né pour notre plus grand plaisir. En plus, les livres sont très jolis et détonnent vraiment dans une bibliothèque avec leur tranche jaune vive, ils sont souples et maniables ; un vrai plaisir de lecture.

Vous trouverez prochainement sur ce blog les chroniques de tout les Pôle Fiction voici la liste des parutions de l’automne 2010 (cliquez sur le titre pour voir l’article correspondant à l’ouvrage) :

Pôle Fiction Filles :

  • Quatre filles et un jean (Tome 1)
  • Quatre fille et un jean – Le deuxième été (t.2)
  • Cher Inconnu
  • 13 petites enveloppes bleues
  • Mon nez, mon chat, l’amour et moi (Louise Rennisson t.1)
  • Le bonheur est au bout de l’élastique (Louise Rennisson t.2)
  • Code Cool
  • LBD, une affaire de filles (t.1)

Pôle Fiction Fantastique :

Chronique : Fablehaven – Tome 2 – La Société de l’étoile du soir

fablehaven 02J’ai l’immense plaisir de vous présenter le second tome de la saga Fablehaven qui annonce des événements plus sombres encore que le premier. Attention, pour ceux qui n’ont pas lu le premier tome et qui n’ont pas envie d’être spolié, je vous conseille de changer de page, ou d’aller voir l’article concernant le premier tome.

Précédemment, la réserve a été mise en danger par la libération de Muriel, une très dangereuse sorcière qui était prisonnière de Fablehaven, mais derrière cette tentative ce cachait aussi la Société de l’étoile du Soir qui commence à prendre de l’ampleur. Ont découvre que Fablehaven n’est pas la seule réserve de créatures magiques, qu’il y en a plusieurs à travers le monde. Mais dans ce second tome, son importance et sa différence par rapport aux autres sera expliquée.

Dans ce second tome, qui démarre sur les chapeau de roue, à l’école de Kendra et Seth mais pas de façon normale… un nouvel élève vient d’arriver dans la classe de Kendra, mais il est loin d’être normal, il est recouvert de pustules et de croutes écœurantes, a une langue noire et un sourire torve ça n’est pas un être humain mais un gobelin : une créature pleine de malice et de mauvaises intentions. Le problème c’est que tout le monde le voit comme un adolescent normal et même plutôt beau garçon, seule Kendra voit sa véritable forme, elle n’a plus besoin de boire de lait magique pour voir les créatures enchantée depuis qu’elle a été embrassée par les fées et bénie par leur reine.

Pour ce débarrasser de cette créature qui commence à leur empoisonner la vie en jetant par exemple un sortilège à une professeure, ils vont trouver le moyen de s’en débarrasser en volant une statuette : celle d’Olloch le Glouton, sorte de divinité sacrée pour les gobelins.

Cette statuette mystérieuse va se révéler déterminante pour la suite, mais je n’en dit pas plus. Sachez juste que cette fois la Société de l’étoile du Soir va tout faire pour voir s’écrouler la réserve de Fablehaven. Vous découvrirez de nouvelles créatures, telles que Le Sphinx, des narcoblix (créatures qui s’abreuvent du sommeil des gens) et autres monstruosités.

L’intrigue avance, fascine, jusqu’à la dernière page qui ne donne qu’une envie, se jeter sur le troisième tome, qui ne sort malheureusement qu’en octobre !

Encore une fois, la couverture est magnifique et recèle plein de mystères, elle représente la petite statuette d’Olloch le Glouton.

A lire dès 12 ans jusqu’à 3000 ans.

9/10

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique manga : L’île de Hôzuki – Tome 1

L'ile de Hozuki 01Dans une atmosphère en huis-clos à la Shutter Island (sur une île, dans une ambiance mystérieuse et lugubre), un frère et une sœur orphelins sont envoyés dans un centre de réadaptation sur l’île de Hôzuki. Il y a peu de personnes qui vivent sur l’île, quelques enfants n’ayant pas eu de chance dans la vie comme eux, et une poignée de un à trois adultes selon les périodes. Ils ne sont donc pas plus d’une dizaine sur l’île en tout.

Tout pourrait aller bien si seulement quelques heures après leur arrivée, un élève les ayant abordés les prévient : il ne faut rien dire, rien révéler de ses pensées aux adultes, qui sont des ennemis des enfants sûr l’île, et qui apparemment complotent contre eux., la preuve, c’est que ceux qui ont trop parlés ont disparus…

Ainsi commence l’intrigue de ce seinen de Kei Sanbe vraiment très particulier. A réserver à un public averti (dès 15 ans environ, pour cause de scènes parfois violentes, et certaines suggestives sur le plan sexuel, mais l’œuvre ne tourne pas autour de ça), l’île de Hôzuki ravira les amateurs de mangas mélangeant intrigues, mystères, révélations malsaines le tout sur fond d’horreur. Le trait, et le style graphique du manga sont agréables à l’œil et collent vraiment bien à l’atmosphère ambiante, en particulier les expressions du visages qui sont très travaillées, donnant parfois l’impression qu’un personnage a plusieurs facettes. De révélation en indices, ont commence à comprendre toute l’horreur de cette histoire, et la possible existence d’un mystérieux fantôme de petite fille qui aide les enfants.

Pour conclure, l’île de Hozuki est un bon manga à découvrir, d’autant que même si l’intrigue semble nous être révélée partiellement dès le premier tome, on sent qu’il y a une autre raison à cette disparition d’enfants en chaîne sur l’île. Affaire à suivre dans le second tome…

Cette courte série horrifique sera bientôt bouclée, elle ne comprendra que 4 tomes (le dernier sortant le 14 octobre 2010). 

AUTEUR :
GENRE : Horreur, Mangas
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Méto – Tome 2 – L’île

meto 02Nous voici à nouveaux emportés dans le monde cruel et curieux de Méto. Attention, pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier tome, les lignes suivantes pourraient compromettre le plaisir de la lecture.

Certains enfants de la Maison ont réussis à s’évader, mais ce à un prix qui n’aurait jamais dû être. Ils font enfin la connaissance des Oreilles Coupées, qui vivent eux aussi sur l’île, un « peuple » bien mystérieux, qui vit aux crochets de la Maison en lui volant des vivres, et toutes sortes d’outils leur permettant de survivre…

Dans ce second tome, Yves Grevet nous offre une horrible mise en abime : La Maison (lieu dur, cruel), autour de laquelle vivent les Oreilles Coupées (peuple cruel qui tire ses origines de la Maison, ils sont bien plus cruels que ceux qui faisaient régner l’ordre dans la Maison) tout ce petit monde complètement déréglé étant abrité par l’île. Mais qu’y a-t-il après l’île, c’est la question que tout le monde se pose et que l’auteur ne nous laisse qu’imaginer pour le moment… est-ce que en dehors de l’île les autres humains sont cruels entre eux sans raison ? brutaux ? violents ? ou au contraire, derrière l’île se cache un paradis ?

De toutes ces interrogations, nous sont égrenées les réponses au fil des pages, de façon souvent subtile, entre les lignes, l’auteur nous manipule comme les César de son livre. L’intrigue est passionnante, d’autant plus que l’on commence a brosser nous-mêmes un portrait du monde extérieur.

J’ai donc beaucoup aimé aussi se second tome, mais légèrement moins que le premier, car l’atmosphère pesante que l’on y trouvé est ici remplacée par quelque chose de plus vaste, qui m’a moins passionnée. A part ça, « L’île » se lit très vite, à l’instar de « La Maison », c’est vraiment le seul gros défaut de l’œuvre : ça se dévore !

J’ai vraiment hâte de lire la suite (qui devrait sortir au premier trimestre 2010), et aux vues des nombreux prix qu’a reçu ce livre, je suis loin d’être la seule, nous sommes légion. J’espère vous avoir donné envie de lire cette saga qui n’imite rien, qui s’est créé une atmosphère a elle seule, et c’est de plus en plus rare et appréciable, la preuve que toutes les idées n’ont pas encore vu le jour !

8/10

Chronique : La nuit des enfants rois

la nuit des enfants roisCe livre est la preuve parfaite qu’il ne faut pas toujours se fier à la couverture, car comme vous pouvez le constater elle ne donne pas franchement envie, je dirai même qu’elle rebute carrément mais elle a l’excuse de l’âge… mais l’histoire est en fait franchement sympathique.

Nous sommes aux États-Unis, où tout commence avec un programme de recherche sur les enfants surdoués exploité par l’ordinateur le plus puissant et rapide au monde (surnommé Fozzy) et son créateur, un informaticien hors pair n’ayant pas d’égal dans son domaine.

Pendant des années, le programme n’offre rien de concluant : on découvre quelques cas vraiment doués, mais rien d’exceptionnel… jusqu’au jour où Fozzy en découvre 7 en même temps, dans des circonstances étranges et même carrément flippantes. C’est à ce moment précis que l’on se retrouve embarqué par Bernard Lenteric, entre le roman d’anticipation et le thriller fort en rebondissements.

Au début, pour le lecteur, c’est un sentiment de fascination qui domine, de plus le sujet est vraiment intéressant et bien traité. Mais plus on tourne les pages plus c’est l’horreur et la peur qui font leur place, car nos petits génies que l’on suit depuis l’âge de cinq ans vont subir une  agression telle que leur vie va en être bouleversée à jamais et ils n’auront de cesse d’être vengés. Ils ne font qu’un, sont indissociables et complètement froids face au monde qui les entoure, ils considèrent leur parents comme n’importe quel individu, je cite : « la femme que je dois appeler maman me parle ».

Le corps du roman est donc leur vengeance qui s’échelonne dans la méthodicité et l’horreur pour le plus grand plaisir du lecteur. Riche en descriptions des « détournements » des sept génies, l’auteur était bien documenté, rendant d’autant plus faisable et réaliste l’histoire.

En somme, un livre qui m’est bien sympathique, malgré une fin quelque peu trop classique et donc décevante. Le plaisir de lecture est là durant la majeure partie du roman, et c’est ce qui compte. Je lirai sûrement d’autres livre de l’auteur, comme L’empereur des Rats qui a l’air fort tentant !

7/10

Chronique : Je vous raconterai

Je vous raconteraiJe vous raconterai, c’est l’histoire d’un homme dont la vie n’a pas été tendre… il a tout perdu : sa maison, sa femme, sa fille… depuis il est devenu un pauvre hère qui longe les quais de Paris, sans aucun espoir, il pense de plus en plus à la fin.

Mais un jour, une proposition inattendue s’offre à lui, un moyen d’en finir, de jouer avec la mort : la roulette russe. De riches parieurs se réunissent tout les mois pour voir des malheureux comme lui jouer leur vie contre de l’argent. Mais ce n’est pas l’argent qui motive notre homme, non, c’est tout autre chose, même si au fil des paris ses motivations vont changer…

Normalement, ce n’est pas le genre de livre qui m’attire, mais parfois le destin, ou un prix Page des Libraires, fait que l’on tombe dessus et… Alain Monnier m’a bluffée, je m’attendais à quelque chose d’élitiste ou que sais-je encore,  mais pas à ça. Très rapidement, le roman démarre. On se retrouve dans un endroit inconnu, sombre, mystérieux et richement décoré… se demandant ce que notre pauvre personnage peut bien faire dans un endroit comme celui-ci. Puis il y a la roulette russe et cette chance inouïe qui ne quitte pas notre homme, mois après mois, il ne « perd » pas.

Petit à petit on se retrouve entrainé dans cette folle aventure, jusqu’à son paroxysme puis son déclin. Puis il y a la fin, magistrale, qui fait apporte un moment de réflexion inattendue au lecteur, qui nous permet de continuer à écrire la fin de l’histoire dans nos tête, de réaliser les répercussions sur les autres personnages tissés autour de se joueur de roulette russe…

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Chronique Jeunesse : Mon prof est un extraterrestre

mon prof est un extraterrestreConnaissez-vous la série des profs extraterrestres ? Certains ont étés bercés par cette quadrilogie de science-fiction s’adressant aux jeunes lecteurs (dès 10-11 ans), mais malheureusement, la collection est épuisée depuis un moment, et on ne sait pas si elle sera rééditée un jour… mais avec un peu de chance, vous pourrez vous les procurez dans des magasins d’occasion ou des brocantes, car il ne faut en aucun cas passer outre cette merveilleuse saga galactique !

En effet, sous des apparences simples, le livre est porteur d’idées fort importantes dans notre vie telles que: le respect d’autrui, le courage., le plaisir de faire des découvertes… mais de façon vraiment très subtile (les tomes suivants sont encore plus parlants). De plus, l’intrigue est vraiment prenante et le dénouement très attendu, même pour les plus « grands » lecteurs. L’humour aussi est très présent dans cette saga rafraichissante qui pour moi ne prend pas une seule ride, ou presque (la saga a connu un fier succès, en partie grâce aux Chair de poule de L.R. Stine). En plus, tout ne nous est pas dévoilé tout de suite, nous aussi, nous pouvons enquêter avec les personnages…

Eh oui, car que viennent donc faire les extraterrestre sur notre bonne vieille Terre ? Veulent-ils l’envahir ? Découvrir les hommes ? Ou d’autres choses encore ? Eh bien même ça on ne le sais pas tout de suite, car pour cela il faut lire la suite de la saga : Ciel ! Encore un prof extraterrestre !

PS : Cette série de quatre tomes tourne autour de trois personnages, chaque livre étant raconté par l’un d’eux, il y a Susan,  Peter, et Duncan. Chacun ayant vraiment une personnalité très différente et très bien exploitée par Bruce Coville. Dans ce premier tome, l’histoire vous sera narrée par notre amie Susan, une des meilleures élèves de la classe, eh oui, rien que ça !

Chronique jeunesse : Une incroyable histoire

une incroyable histoireJ’ai le plaisir de vous présenter un petit roman policier pour la jeunesse (dès 10 ans), très simple et parfait pour initier au genre… Tout commence quand Buddy voit ses voisins du dessus assassiner quelqu’un, le jeune garçon va donc essayer de prévenir ses parents mais ces derniers ne le croient pas, leur fils étant habitué aux affabulations.

C’est ainsi que débute pour Buddy une lutte pour la vérité. Ce roman est très bien écrit et je trouve qu’il est tout indiqué pour ceux qui n’aiment pas particulièrement lire : un début qui happe le lecteur dans l’aventure, et un suspense bien ficelé qui dure tout le long du roman.

Très court, le livre ne fera pas non plus peur par son épaisseur, en bref, tout est réuni pour donner envie de lire aux plus réticents, mais aussi pour faire découvrir le policier à ceux qui aiment déjà !

9/10

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Chronique : La bataille des marionnettes (Drôles d’aventures n°20)

La bataille des marionettesVoici le livre de la collection Drôles d’aventures qui est selon moi le plus intéressant de par ce qu’il apporte. Le thème comme vous l’aurez compris est les marionnettes, plus précisément la fabrication des marionnettes et les subtilités telles que le choix du bois, la peinture, leur traits… ainsi, à travers ce livre nous sont dévoilées ces étapes minutieuses et décisives de leur conception.

L’histoire commence à Venise, aux alentours de 1930. notre héros s’appelle Tinnk, c’est un jeune comédien ventriloque déjà accoutumé à la scène et à ses secrets. Tandis que nous allons le suivre, notre lecture nous fera découvrir maintes choses du monde du théâtre. Saviez-vous par exemple, que pour accentuer la maladresse des gestes d’une marionnette, on leste ses mains et ses pieds de plomb ? Vous découvrirez aussi les différentes familles de marionnettes, entre autres choses…

Ainsi, vous avez une petite histoire mélangeant policier et culture très bien ficelée et documentée à mettre à portée de main des enfants dès 9 ans, ou même un peu avant si ceux si ont soif d’aventures et d’histoires !

8,5/10

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