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Chronique : Zombie Ball

Zombie BallUn roman pour devenir vegan… à vie !

Dernier roman en date de l’auteur prodige Paolo Bacigalupi, Zombie Ball est un petit inclassable qui se positionne entre humour et morts-vivants. L’auteur est déjà connu pour ses précédents ouvrages, dont une bonne partie est  déjà dans les classiques de la sf et du fantastique. On doit notamment à l’auteur américain La fille automate  et la série en deux tomes Ferrailleurs des mers (Prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes en 2011).

Paru aux États-Unis sous le nom Zombie Baseball Beatdown, cette nouveauté n’est pas clairement estampillée ado ou adulte ; et pour cause… il n’est pas si évident que cela à cataloguer !

Tu aimes le baseball ? Tu aimes Left 4 dead ? Ce livre est pour toi.

Tout débute dans une petite ville des États-Unis où est implantée l’immense usine agro-alimentaire Milrow. Elle fait vivre un nombre conséquent de personne aux alentours, mais a l’énorme désavantage de puer à des centaines de mètres à la ronde… Et pour cause, l’usine possède des milliers de vaches entassées dans des corrals : engraissées, mal traitées et vite dépecées, les bêtes vivent dans des conditions épouvantables avant de tomber dans les assiettes des citoyens américains.

C’est dans la ville où se trouve l’usine Milrow que vit Rabi, un jeune américain d’origine indienne : c’est lui qui nous conte son histoire. Ce dernier est fou de statistiques : il peut vous sortir le pourcentage de chances qu’a un joueur de faire un home run. Malheureusement, Rabi a beau être bon en statistiques prévisionnelles concernant n’importe quel match, il est loin d’être excellent en tant que joueur de baseball. C’est ainsi qu’il va contribuer à une énième défaite de son équipe… l’ambiance est électrique à la fin du match, et leur entraineur tyrannique Mr Cocoran ne va rien faire pour arranger le tout.

Mais Rabi est loin de ce douter que quelques heures plus tard il sera en train d’user de sa batte sur la face de son cher entraineur…

Zombie Baseball BeatdownLeçon n°1 : Les vaches zombies ne sont pas comestibles

Une odeur épouvantable ayant pour épicentre l’usine Milrow s’étend autour de la ville. Personne ne sait ce qu’il se passe, mais d’étranges voitures circulent dans la ville. En parallèle à cet événement, Miguel – le meilleur ami de Rabi – vient de vivre un drame : son oncle et sa tante viennent d’être arrêtés par le service d’immigration des États-Unis. Ils vont être raccompagnés à la frontière mexicaine. Miguel ne peut s’empêcher de penser que l’usine est pour quelque chose dans le délitement de sa famille : tous travaillaient chez Milgrow avant que l’Immigration ne vienne les chercher. Qu’a donc à cacher l’usine pour dénoncer ainsi ses travailleurs en situation illégale ? Quelque chose d’encore plus illégal ?

La piste se précise quand les deux adolescents tombent sur Mr Cocoran se précipitant sur Rabi pour lui manger la cervelle… Leur entraîneur travaillait chez Milrow avant d’être un zombi : une chose est sûre, ça vient de ce qu’ils donnent aux vaches pour les faires grossir encore plus vite… L’oncle de Miguel leur en avait parlé la veille avant d’être arrêté :

« Ils inventent de nouveaux médicaments pour que la viande ait meilleur goût, pour que les vaches soient plus grasses, et ces médicaments… ces trucs qu’ils leur refilent… ça rend les vaches bizarres. Les animaux ne se comportent pas normalement, leur viande ne sent pas bon et, quand on les découpe, ils ne saignent pas et ne meurent pas comme ils devraient… »

Du baseball et des zombis à foison

Une chose est certaine, Paolo Bacigalupi a du s’amuser comme un fou à écrire ce livre. Complètement barré, à la fois drôle et très sérieux sur le fond (l’élevage de masse et ses nombreuses dérives) ce roman revêt une couche de saleté urbaine bien particulière. On se complaît dans les descriptions glauques de l’usine Milrow, de ses combines pour vendre plus et rentabiliser encore mieux ses produits écœurants vendus comme étant naturels.

On adorera les nombreuses confrontations avec les zombis auxquelles ont droit Rabi, Joe et Miguel. Les dernières pages du roman nous faisant d’ailleurs assister à un magnifique match de baseball humain vs zombies. Bref, c’est un festival de zombies dans tous les sens !

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Si vous aimez les romans où l’on rit de voir des passages gores et des scènes totalement improbables, vous êtes au bon endroit. Le but n’est pas d’être absolument crédible en tout, mais de divertir avec des vaches zombies, des steaks zombies et… des têtes de vaches zombies ! Sans oublier les nombreux humains transformés en non-morts…

A lire pour s’éclater au moins autant que les personnages de ce roman à l’ambiance si particulière. Dès 14-15 ans.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Si vous avez aimé, alors essayez :

un blog trop mortel

Chronique : Le testament de Jessie Lamb

Le testament de Jessie LambUn roman d’anticipation choc où notre société est changée à tout jamais par un virus aux effets dévastateurs…

Premier ouvrage de Jane Rogers à paraître en France, Le testament de Jessie Lamb est un roman qui a remporté le prestigieux prix Arthur C. Clarke en 2012. Il est sorti en janvier dernier aux éditions Presses de la Cité. Jane Rogers enseigne l’écriture romanesque à l’université de Sheffield et écrit régulièrement pour la télévision ainsi que la radio.

Plus qu’un simple roman d’anticipation, Le testament de Jessie Lamb soulève des questions dérangeantes, mais qui sait un jour peut-être nécessaires ? Entre apocalypse sociale et pandémie, bienvenue dans le futur proche, celui de Jessie Lamb.

Une pandémie qui remet l’existence de l’humanité en question

Un jour arriva le SMM : le Syndrome de Mort Maternelle. Tuant toutes les femmes enceintes en quelques jours à peine sans espoir de guérison, le SMM est fulgurant et les solutions pour l’éradiquer vont vite faire polémique à l’échelle mondiale.

C’est dans ce contexte de fin du monde sans espoir de voir venir une nouvelle génération d’hommes et de femmes que Jessie Lamb commence son testament. Fille de chercheur, elle sera aux premières loges et connaîtra les avancées les plus à la pointe pour lutter contre le SMM… mais ces dernières y parviendrons-t-elles ?

Le testament de Jessie Lamb VOUn roman politique, polémique et par-dessus tout terrifiant

Si l’on essaye une seule seconde de s’imaginer ce à quoi ressemblerait le monde si un tel virus se propageait, la réalité ne serait pas loin de ce que décrit Jane Rogers. Que ce soit en termes de politique, de religion ou encore de déontologie, l’auteur n’oublie absolument aucune variable…

Ce roman catastrophe est terriblement bien pensé : des sectes qui profitent de la panique mondiale en passant par des combats idéologiques où des jeunes filles deviennent instrumentalisées… il est difficile de dénouer la notion de bien de celle de mal.

En effet, les solutions trouvées pour palier au SMM sont absolument terrifiantes : utiliser les femmes comme réceptacle… transformées à l’état de légume, elles sont maintenues en vie artificiellement le temps que l’enfant naisse. Ces femmes qui donnent naissance et se sacrifient sont vite nommées les Sleeping Beauty (Belle au Bois Dormant). Mais la solution est loin d’être parfaite : les enfants issus des Sleeping Beauty sont eux aussi atteints du SMM… Alors cette cause est-elle la bonne à embrasser ou y a-t-il d’autres solutions à envisager ?

C’est ainsi que Jessie Lamb, une adolescente ordinaire commence à se poser de nombreuses questions sur l’avenir du monde. Comment évoluera la société dans un avenir proche alors que sont taux de natalité et de mortalité n’ont jamais étés aussi catastrophiques ? Jessie peut-elle contribuer à améliorer l’avenir de l’humanité à sa simple échelle ?

Le testament de Jessie LambExcellent mais crispant

Le testament de Jessie Lamb est un très bon roman : il se dévore et fascine à tel point que cela en devient morbide. Tout le récit est écrit du point de vue de Jessie, dont on voit le cheminement des pensées évoluer au fil des jours, puis des semaines. Quand son récit commence, elle est enfermée, séquestrée, pour une raison que l’on ignore. Mais au fil du récit, on commence à comprendre pourquoi elle est dans une telle situation…

Et vous, que feriez vous si le monde s’effondrait inexorablement autour de vous ? Prendriez-vous un nouveau départ ? Vous enfuiriez-vous ? Voudriez-vous devenir une Sleeping Beauty ? Ou faire tout ce qu’il vous plaît avant de voir l’humanité disparaître ?

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En conclusion : ce récit est à marquer d’une pierre blanche : marquant à tous points de vue, il mérite le prestigieux prix qui lui a été remis. On y découvre les facettes les plus sombres et insoupçonnées de l’humanité face à sa propre déchéance… et elles ne sont pas belles à voir.

Le testament de Jessie Lamb est un roman dur et percutant qui plaira certainement aux amateurs d’apocalypses sociales. A lire dès l’âge de 16 ans environ. Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : Cache-cache avec les zombies

Cache-cache avec les zombisNouveauté parue au début du mois d’octobre 2013, Cache-cache avec les zombies se base sur les mêmes principes que la série de livres Où est Charlie, mais en beaucoup plus gore.

L’illustrateur Paul Moran a déjà fait d’autres ouvrages du type cherche et trouve aux éditions Flammarion avec le livre Cache-cache avec les suricates qui était destiné à de jeunes lecteurs.

Mais où est donc la famille zombie ?

Avant d’être une famille de zombies, les Peters étaient respectables et surtout normaux. Mais les choses ont changé quand le virus ZX-5 a atteint le père de famille, contaminant ainsi sa femme, ses enfants et ses parents… La propagation du virus commence, et plus on avance dans ce livre cache-cache plus il devient difficile de trouver la famille Peters… les zombis de toutes sortent envahissant les pages.

Cherche et trouve zombis (2)Nous commençons notre quête de zombies dans une grande salle de mise en quarantaine. Peu de zombis au début, mais déjà beaucoup de détails qui fourmillent. Les trouver n’est pas si simple que cela, surtout si l’on ajoute les animaux domestiques de la famille : leur chien et leur chat (ou plutôt leur squelette).

On continue notre recherche de la famille zombies à travers de nombreuses scènes : lycée, station de métro, ville, campagne, hypermarché, même le Bureau ovale n’est pas épargné… les pages deviennent de plus en plus sanglantes au fil de l’avancement de l’histoire.

Cherche et trouve zombis (1)Massacre de vaches zombies, gens fusillés à bout portant et éclaboussures sanglantes sur de nombreux murs… l’ambiance est posée : c’est gore, et c’est fun ! Le tout regorge d’une foule de petits détails tous plus amusants et terribles les uns que les autres : zombies écrasés par un scooter, homme dévoré vivant, zombies croisés avec des animaux donnant un résultat des plus horribles…

Petit plus, à la toute fin du livre, vous retrouverez la solution de chaque double-page, et surtout, vous avez d’autres missions : retrouver huit alligators, un rouleau de papier toilette ou encore un homme avec une cravate bleue. Vous pouvez cocher ensuite la mission quand vous l’aurez accomplie !

En bref, on se distrait autant à chercher la famille Peters qu’à trouver des détails amusants. Le dessin de Paul Moran est très détaillé, efficace et fort plaisant à parcourir.

Cache-cache avec les zombies conviendra parfaitement à des lecteurs âgés d’environ treize ans minimum, scènes sanglantes omniprésentes oblige.

Cherche et trouve zombis (3)

AUTEUR :
GENRE : Horreur, Humour
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Parallon – Tome 1

Parallon 01Un amour qui transcende les siècles… mais est-ce suffisant pour nous charmer ?

Parallon est le premier roman pour ados de Dee Schulman, paru en France le 24 janvier dernier dans la collection R. Elle a déjà publié des livres pour la jeunesse chez Bayard avec Mon journal top secret (2 tomes).

Dans ce roman, il est question d’amour, de deux époques que des millénaires séparent et d’un étrange univers…

Quel est le point commun entre Londinium en 152 après JC et l’institut Sainte-Magdalen en 2013 ?

Notre histoire commence à Londinium, au temps des combats de gladiateurs et de l’esclavage, où la vie d’un homme ne valait rien ou presque. On y découvre le jeune Seth, une vingtaine d’années, gladiateur de son état. Bel homme, et excellent combattant, ce dernier a remporté plus de victoires qu’aucun autre gladiateur, pour cela il est adulé par les femmes, qu’elles soient mariées ou non. Mais un jour, son regard va croiser celui de Livia, une jeune femme de son âge, belle mais inaccessible pour lui…

En parallèle, nous faisons la connaissance d’Eva, une adolescente presque ordinaire hormis le fait qu’elle soit surdouée et donc difficile à gérer dans le système éducatif normal. Elle peu craquer les barrières de sites tels que ceux de son école pour en falsifier les notes ou faire envoyer de faux emails par son proviseur. Elle est aussi extrêmement douée dans tous les domaines auxquels elle s’essaye, de quoi frustrer son entourage…

Mais quel lien peut-il donc bien y avoir entre Seth et Eva ? Car on se doute que chacun d’eux n’aura pas une petite vie bien séparée l’un de l’autre…

Un ouvrage à la promesse non tenue…

L’éditeur nous parlant de Parallon depuis quelque temps déjà, il est normal d’attendre la sortie du livre avec curiosité, sinon impatience. De plus, les romans de la collection R ont toujours réussi à nous étonner par leur originalité et leur côté précurseur.

Cependant, Parallon ne tiens pas ses promesses, et cela en de nombreux points. Premièrement, les personnages, sont très stéréotypés et peu creusés. En effet, entre le beau gladiateur et la jolie surdouée, le lecteur n’a que peu de place pour son imagination et sa part de rêve… De plus, l’héroïne ne semble jamais se rendre compte de l’attrait qu’elle exerce sur la gent masculine alors que les signes sont tout de même très nombreux… un état de fait que le lecteur a vite fait de remarquer.

La seconde faiblesse réside dans l’écriture, assez rudimentaire. Là où l’on peut parfois voir une écriture directe et efficace qui va droit au but, ici nous rencontrons une plume assez morne, sans réel éclat. Les dialogues sont simples, peu captivants et parfois très banals…

Le troisième défaut réside dans le comportement des personnages, peu naturels et trop prévisibles, surtout vis-à-vis de leurs sentiments respectifs.

Alors, qu’en est-il de l’intrigue de fond ? Cet amour traverse les siècles parviens-t-il à nous faire oublier les défauts mentionnés plus haut ? La réponse est non, l’idée de base de Parallon, qui est les mondes parallèles est sympathique mais n’apporte rien de nouveau au genre. Des auteurs tels que Philipp Pullman, Pierre Bottero ou encore Neil Geiman ayant apporté déjà de belles pierres à l’édifice.  Le seul élément intéressant de l’intrigue étant le fameux virus qui joue un rôle aussi crucial que mystérieux et dont on aurais aimé en savoir plus…

En conclusion, Parallon ne fait pas pour moi partie de ces romans qui nous transportent dans un autre monde grâce à leur écriture et/ou leur originalité. Un roman qui se lit aussi vite qu’il s’oublie…

Chronique : Le dernier jardin – tome 1 – Ephémère

Le dernier jardin 01

Terrifiant et envoûtant, le monde de Lauren DeStefano vous fera voir « l’humain » sous un angle terrifiant…

Premier roman de l’américaine Lauren DeStefano, Ephémère est le premier tome de la série Le dernier jardin, publié aux éditions Castelmore. Sa jeune auteur nous dresse une dystopie effroyablement réaliste…surtout pour la gent féminine. Attention, l’addiction n’est pas loin.

Les femmes sont l’avenir de l’homme

Le monde que Rhine connaît est très différent du nôtre. Nous ne savons pas à quelle époque se déroulent les faits, tout ce que l’on sait, c’est que l’homme à voulu « améliorer » les générations futures. Il a réussit. Il n’y a plus aucun virus, plus de maladie, de cancer.
Mais le prix à payer pour cette révolution biologique fut découvert trop tard, deux décennies plus tard : désormais tous les garçons meurent à l’âge de vingt-cinq ans, les jeunes femmes à vingt ans.
Ce bouleversement de l’espérance de vie va faire de la vie des femmes un véritable cauchemar. Enlevées de force et vendues comme épouses à de riches hommes, elles sont forcées à l’enfermement au nom de la survie de l’espèce. Et malheureusement pour Rhine, elle va faire partie des élues…

Un huis-clos magnifiquement angoissant

L’intégralité du roman se déroule dans la demeure où est enfermée Rhine avec deux autre jeunes filles. Elles vont toutes les trois être mariées et devenir alors des sœur-épouses et devoir honorer leurs devoirs conjugaux…
Difficile d’en dire plus sans en dévoiler trop, aussi allons nous nous concentrer sur le style du roman et ses personnages.

Écrit à la première personne par Rhine, elle incarne la féminité dans toute sa force et sa noblesse. Loin d’être prête à se soumettre à qui que se soit, elle essaye dès le premier jour de s’évader de sa prison dorée sans y parvenir… L’écriture, très fluide, nous fait partager les pensées de Rhine, ses sentiments versatiles envers ceux qui l’entourent, et ses désirs de vivre en liberté le peu de temps qu’il lui reste à vivre.

Mais l’histoire de notre héroïne ne serait pas aussi savoureuse sans la présence de ses deux sœurs épouses : Cecily et Jenna. Leur personnalité influence subtilement l’intrigue, laissant une Rhine et un lecteur perpétuellement sur le qui-vive.
Faux-semblants, jeux d’influence, récolte de faveurs auprès de leur époux, les jeunes mariées vont devoir composer afin d’être la favorite et ainsi avoir un peu plus de liberté…

En somme, Ephémère est une perle qui se dévore littéralement et réussit à faire naitre de fortes émotions à sa lecture. Sublimement terrible, le monde de Lauren DeStefano est à la fois dérangeant et fascinant pour la simple et bonne raison qu’il est très réaliste.
On n’attend qu’une seule chose, la suite, elle vient de sortir le 21 février dernier aux États-Unis. Patience donc, et très bonne lecture. Le tome 2, Fugitive, sortira le 17 août prochain.

Dans la même série (cliquez sur l’image pour lire la chronique) :

Le dernier Jardin 02

Chronique : Le virus Morningstar – Tome 1 – Le fléau des morts

morningstar virus 01Un roman de zombies classique qui fonctionne mais ne marquera pas le genre

 Le Fléau des morts est le premier tome d’une trilogie apocalyptique écrite par Z.A. Recht, auteur américain. Les deux premiers tomes sont déjà sortis aux Etats-Unis et ont rencontré un grand succès. Z.A. Recht a disparu en 2009 à l’âge de 26 ans, mais la série devrait être reprise et prolongée.

Un virus qui ne laisse aucune chance

Le schéma de l’histoire tire les ficelles de base du roman (ou film) de type apocalypse virale : tout commence avec un patient zéro qui porte le virus en lui, virus qui se répand, se répand encore… jusqu’à se développer à l’échelle d’un continent entier…puis plus loin encore.
Dans Le Fléau des morts le éradique tout sur son passage et a l’étrange propriété de « réveiller les morts ».
Deux espèces de zombies voient le jour : les mouvants, issus de personnes mortes à cause de l’infection et les rampants, résultant de victimes déjà mortes et infectées.

Le meilleur et le pire de l’homme

Les différentes facettes de l’être humain sont ici exploitées avec un certain réalisme.
Des militaires désespérés luttent pour leur survie dans le désert. Parallèlement, une jeune journaliste découvre l’ampleur de la catastrophe et décide de tout révéler à la population… Ces personnages sont assez bien traités bien que parfois trop stéréotypés, surtout en ce qui concerne les militaires, grossiers et rustres selon Z.A Recht.

Une histoire fragile sur de nombreux points

En ce qui concerne le livre en lui-même, on regrettera les nombreuses coquilles présentes tout du long : manque de mots, fautes d’orthographe…
L’histoire, elle, donne l’impression d’être en train de lire un bon scénario de film, mais est trop légère pour un bon roman. Le Fléau des morts est donc loin du récit post-apocalyptique génial annoncé, sa lecture laissant un sentiment de déception sur la fin, l’histoire tirant des ficelles déjà largement exploitées ailleurs et n’apportant rien à l’édifice du genre.

Affaire à suivre tout de même avec le second tome de la série qui sort en mai 2011 et intitulé Les Cendres des morts.Chronique rédigée pour ActuSF

AUTEUR :
GENRE : Horreur
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TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique : Virus L.I.V. 3 ou La mort des livres

Virus LIV3Premier livre de Christian Grenier dans lequel je me plonge corps et âme… et ce jusqu’à la toute fin. Des les premières pages, on est transportés par une époque différente de la notre : nous sommes en 2095 et beaucoup de choses ont changé… Le monde est divisé en deux clans bien distincts ; les Zappeurs (adeptes des technologies telles que la télévision, l’informatique, les jeux vidéos…) et les Lettrés (qui ne jurent que par les livres et l’écriture) tout les sépare donc, et une guerre entre les deux clans est en phase de se déclencher…

C’est ainsi que l’on découvre le personnage d’Allis, une Lettrée sourde et muette qui ne peux donc communiquer que par écrit ou presque, c’est la raison pour laquelle elle a un ordinateur. Mais elle communique aussi sur le Réseau, avec une jeue femme qu’elle a rencontrée dessus et qui est devenue pour elle sa seule amie : Mondaye.

Mais l’histoire commence réellement quand Allis apprend qu’elle a été élue pour devenir une « voyelle » un statut très privilégié que très peux de Lettrés obtiennent… la suite, à vous de la découvrir ! Sachez seulement que ce livre est très prenant du début jusqu’à la toute fin, qu’il est fait pour tous et pas uniquement pour nos chers enfants ^^

Ce livre est un petit policier futuriste, mais aussi un roman d’aventure, de réflexion, et d’amour… même si ça n’est pas le thème principal du livre. De plus, je le trouve très bien fais car les concepts du monde créé par Christian Grenier pourraient vraiment exister un jour qui sait… un peu comme Fahrenheit 451 de Ray Bradbury où la possession de livres et prohibée…

 9/10 

Pour de plus amples explications sur ce livre voici un petit lien bien sympathique avec une petite interview de Christian Grenier ; Cliquez ici !