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Chronique : Trollhunters

Un roman d’urban fantasy où les trolls vivent en parallèle de nous, les humains… et tous ne sont pas gentils, loin de là !

On ne présente plus désormais l’auteur/scénariste/réalisateur qu’est Guillermo Del Toro, qui a eu l’idée originale du roman Trollhunters. Il a coécrit l’ouvrage avec Daniel Kraus, que nous découvrons en France au travers de cet ouvrage.

Trollhunters est paru en France aux éditions Bayard Jeunesse en mai 2016, soit peu avant la sortie de la série Trollhunters sur Netflix. Mais même si les deux supports ont le même nom et la même trame générale, l’intrigue est développée très différemment selon que vous lisiez le livre ou que vous regardiez la série…

D’inquiétantes disparitions…

Dans la petite ville tranquille de San Bernardino (en Californie) surviennent d’étranges kidnappings. Depuis de nombreux mois, des enfants disparaissent, sans raison ni logique… et ne sont jamais retrouvés.

Tout cela aurait un lien avec les trolls qui vivent juste en dessous, et dont la cité se nomme Arcadia. Mais ce que l’on va découvrir est bien plus compliqué qu’il n’y paraît, et le jeune Jim va se retrouvé entraîné dans une intrigue qui le dépasse totalement. Désigné chasseur de trolls à cause de sa lignée, ce dernier n’a plus le choix : il doit combattre pour sauver les enfants de San Bernardino, mais également pour préserver l’humanité entière. En cela il va être aidé par de nombreux trolls (et non, ils ne sont pas tous horribles et sanguinaires !) et des amis au courage incroyable.

Mais la mission qui lui incombe ne dépasse-t-elle pas ses capacités ? D’autant que le temps est compté… il ne lui reste qu’une semaine !

Un roman très jeunesse mais qui paradoxalement s’adresse plus aux adolescents

Pour être totalement honnête, je suis totalement passée à côté de ce roman qui semblait très prometteur en apparence. Le nom de l’auteur, la couverture extrêmement travaillée et attrayante, l’univers peu exploité des trolls… Les arguments penchants en la faveur du livre étaient nombreux ! Mais malheureusement, l’histoire ne suit pas du tout.

En effet, tout y est très stéréotypé et assez vite expédié. Là où on aurait pu voir plusieurs tomes (seulement deux, ça aurait été possible), une installation lente et progressive de l’univers des trolls, on se retrouve obligé de retenir toutes les sous-races de trolls existants en peu de temps. C’est dommage car l’univers pensé et développé ici mériterait que l’on s’y attarde bien plus car on y fait des découvertes intéressantes…

On aurait adoré en apprendre plus sur les changelins et leur particularités dans ce roman, on aurait aimé connaître l’histoire de ces étranges créatures que sont les Schmoof (créature aussi repoussante qu’efficace), de même pour les Nullhullers.

Tout va bien trop vite dans ce roman : de la formation de Jim en passant par la scène finale, tout est traité en accéléré. Là où la première moitié du roman installait bien l’univers, la seconde a été extrêmement raccourcie, le rythme étant bien trop soutenu pour apprécier pleinement l’histoire et les enjeux…

En ce qui concerne l’intrigue et les personnages, on se retrouve avec quelque chose de prévisible et véhiculant bien trop de poncifs. On ne coupe pas au héros faiblard et mal-aimé de l’école malmené par LE beau-gosse sportif de la classe à qui on passe tout. De même, on n’échappe pas au coup de foudre pour l’une des plus jolies filles de la classe (bien qu’originale)… Ni au meilleur ami sympathique, mais un peu lourdaud qui lui aussi est un souffre-douleur… C’est dommage car cela retire toute crédibilité et tout intérêt à l’histoire. De même qu’il y a un « grand » méchant à abattre.

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Tout aurait pu être traité avec plus de finesse en développant plus la mythologie de l’ouvrage, et en laissant à l’histoire le temps d’exister. C’est dommage car le roman se base sur une belle idée originale. Le roman à lui seul revêt ainsi peu d’intérêt, mais si vous avez le temps de vous pencher sur la série du même nom, cela en vaut vraiment la peine.

En effet Trollhunters sur Netflix propose une intrigue très similaire bien que différente par certains aspects majeurs, mais surtout prend son temps pour se développer. Cela donne un univers riche que nous n’avons pas fini d’explorer. La saison 1 est intégralement disponible et une seconde saison est d’ores et déjà en préparation.

Chronique : Gardiens des Cités Perdues – Tome 4 – Les Invisibles

gardiens-des-cites-perdues-04Le monde des elfes ne sera plus jamais pareil…

Et c’est parti pour le quatrième (déjà !) opus de Gardiens des Cités Perdues ! Vous pensiez peut-être que Shannon Messenger ne saurait pas se renouveler ou que tout avait été dit ? Et bien non ! C’est encore mieux : plus enlevé, plus dynamique, plus drôle et plus mystérieux aussi… Les Invisibles se dévore… Chronique d’un coup de cœur.

Une allégeance au Cygne Noir pour introduction

Nous laissions Sophie et ses comparses en fâcheuse posture avec une question cruciale. Doivent-ils rejoindre les rangs du Cygne Noir ? Si ils veulent vraiment changer les choses au sein du monde des elfes, la réponse est oui… Plus de faux-semblants ni de messages étranges, cette fois-ci c’est l’équipe qui s’est formée autour de Sophie qui se lance dans l’inconnu. Les dangers sont nombreux, les faux amis encore plus, mais cette histoire promet d’être à nulle autre pareille…

Plus de magie, plus de suspense, plus de… tout !

Vous l’aurez rapidement compris, ce quatrième tome des Gardiens des Cités Perdues est écrit de main de maître. Là où certaines séries s’essoufflent, Shannon Messenger tient ses lecteurs en haleine jusqu’au bout. Son imagination n’a pas de limites : on découvre encore tout un nouveau pan de magie qui jusque là nous était totalement inconnu.

Après les étoiles interdites, les marqueurs ogres et les esprits qui volent en éclats, nous voici face à d’autres formes de magie. Souvenirs cachés ou conservés ailleurs, passages mentaux secrets, étrange mal qui infecte une des espèces les plus braves des Cités Perdues…

Comme vous pouvez le constater, nos héros on de quoi être dépassés par la situation, mais ils tiennent bon. Vous assisterez à des scènes difficiles, émouvantes et fortes. Ici, plus question de Foxfire – la prestigieuse école des elfes – nos héros sont devenus des renégats et ont tout quitté pour sauver leur monde malgré lui… Quant au Conseil, ses membres semblent avoir perdu tout sens commun et décrètent Sophie et ses amis hors-la-loi. Autant dire que leurs missions relèvent alors de la haute voltige !

Vous assisterez paradoxalement à plus de d’humour dans ce tome (je pense notamment à la scène avec Monsieur Câlin), mais aussi à plus de noirceur. Le Cygne Noir est ainsi prêt à certaines extrémités inattendues. En somme, tout s’articule à merveille et les presque 700 pages qui composent le roman se dévorent littéralement.

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Ouvrir la porte des Cités Perdues, c’est découvrir un monde dans lequel on plonge à corps perdu. Pour moi, c’est tout simplement l’une des meilleures série jeunesse fantastique du moment. Elle n’a rien à envier aux sagas fantastiques telles que Harry Potter, A la croisée des mondes ou Alcatraz.

Alors, oui, ce quatrième tome est une réussite, et il surpasse même les précédents, un magnifique tour de force ! A quand la suite ? Début 2017 !

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Zarf le troll – Tome 1 – Barouf chez les fouines

Zarf le troll 1Imaginez le Journal d’un dégonflé version fantasy avec un troll pour héros… le tout dans un monde doté  tout de même des réseaux sociaux et du téléphone portable !

Ecrit et illustré par l’américain Rob Harrell, Zarf le Troll est le premier tome d’une nouvelle série de romans jeunesse très illustrés. A classer entre le Journal d’un dégonflé ou encore Tom Gates, ou encore Big Nate. On est pile entre le roman et la bd, c’est rempli d’une foule d’illustrations, mais il y a tout de même du texte… Bref les enfants adorent ce format de livre, et c’est dès l’âge de 9 ans environ !

Le Troll, une espèce honnie et dénigrée

Zarf est donc un troll, comme vous l’indique assez explicitement le titre du livre. Mais ce que l’on ne sait pas immédiatement, c’est que les trolls sont une espèce peu appréciée… Les mots « troll » et « populaire » ne riment pas franchement ensemble, et ça risque de s’aggraver encore… Zarf est donc peu apprécié, complètement mis à l’écart ou presque, et surtout, le fils du roi se moque constamment de lui (ils sont dans le même établissement). Vous l’aurez compris, la vie de Zarf n’est pas top, et pas franchement de tout repos, mais il prend plutôt bien le tout… jusqu’à un certain point ! Mais les choses vont brutalement changer suite à la disparition du roi, mais pas nécessairement pour le mieux…

Zarf le troll dragonFranchement fun et un brin barré

L’histoire de Zarf, affublé pour seuls amis d’un cochon anthropomorphe nommé Kevin (un brin trouillard) et le fils du bouffon du roi, Chester (qui n’a pas les talents de son père en matière d’humour) est très vite entrainante.

Pas encore très connu, ce roman rassemble tout ce qui plait quand on a une petite dizaine d’années : de l’humour (en barre), des dialogues très actuels et dynamiques, un lieu d’intrigue merveilleux (un royaume entier rien que pour vous, jeunes lecteurs !), et malgré tout, les technologies de notre mondes y sont très ancrées. Ce mélange de genres est aussi original qu’efficace et on se retrouve ainsi avec un premier roman plutôt bien mené.

Plus que l’intrigue (aussi prévisible que sympathique), c’est avant tout l’esprit du livre que l’on va retenir. C’est joyeux, très drôle (parfois aux dépends de notre héros), et bien mené. Et surtout, les dessins de Rob Harrell sont très réussis. A la fois épais et précis, on apprécie qu’il y ait au moins une illustration par page au minimum, c’est parfait pour les enfants qui ont encore besoin de se rassurer avec un texte très illustré.

A titre personnel, c’est avant tout Kevin le cochon que j’ai trouvé le plus attachant parmi le trio casse-cou. Sa façon de parler et sa terreur persistante envers tout et tout le monde a de quoi étonner… et amuser.

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Pour tous les parents qui ne savent plus quoi faire lire à leurs enfants après le Journal d’un dégonflé, prenez Zarf le troll, c’est juste parfait ! L’histoire a beau se dérouler dans un royaume typé fantasy, tout y est très actuel (à part les dragons et les farfouines).

Cette nouvelle série a donc de quoi séduire… Le second tome est à paraître dans quelques semaines sous le titre Le troll qui criait au loup. Et aux États-Unis, la saga verra le troisième tome paraître dans le courant de l’automne 2016… Donc, tout roule pour Zarf !

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Chroniques du bout du monde – Tome 1 – Par delà les Grands Bois

chroniques bout du monde 01A lire sans modération, les auteurs sont tout simplement géniaux (Paul Stewart et Chris Riddel). Ils nous transportent dans un monde appelé La Falaise et où toutes sortent de créatures sortant de leur imagination (sans limite !) font irruption. La Falaise est composée de différentes régions, dont les Grands Bois, où se situe le premier roman.

Il raconte l’histoire d’un petit garçon prénommé Spic (super nom je trouve !) qui vis avec sa mère dans la ville des Trolls des Bois. Mais le jour de sa majorité, sa mère lui apprend qu’il n’est pas un troll des bois et qu’elle l’a trouvé dans la forêt, uniquement drapé dans un foulard, celui qu’il porte toujours autour du cou. Spic est sous le choc, mais ce n’est pas tout, sa mère adoptive lui dit qu’il doit quitter le village des trolls des bois car il est en danger. Pour cela, il doit rejoindre son oncle adoptif, qui se trouve ailleurs dans les Grands Bois. Mais il ne doit quitter le sentier sous aucun prétexte ! Bien évidemment, les Grands Bois sont très attrayants pour qui n’y a jamais été… Spic va alors perdre le sentier et se mettre en danger, inconscient. Rencontrant beaucoup de créatures dangereuses…

Ce livre est sublime, et le premier n’est même pas le meilleur de tous, je vous assure, je vous conseille activement la suite de cette trilogie, dont je ferai la critique un peu plus tard. Le temps que vous vous délectiez de ce roman fantastique par son imagination, mais aussi par ses illustrations qui sont tout simplement superbes par leur détails.

A ne pas manquer !

PS : Ce livre s’adresse à tous, même si on le trouve souvent au rayon jeunesse des librairies et autres, beaucoup d’adolescents et d’adultes se sont laissés entraîner !