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Chronique Jeunesse : Trois romans de William Steig à découvrir

Connaissez-vous William Steig ? Je pense que vous seriez tenté de dire non, et pourtant… je pense que oui !

Pourquoi ? Car cet auteur jeunesse n’est rien d’autre que le créateur du monstre et de l’album jeunesse nommés Shrek ! (paru lui aussi aux éditions Gallimard Jeunesse, cf image en fin d’article ).

Ici, je vais vous présenter trois de ses romans dans la collection Folio Junior. Parfaits pour découvrir la fantasy animalière quand on a environ 10 ans.

L’île d’Abel

Voici l’histoire d’une petite souris prénommée Abel. Il est marié, très amoureux et part pique-niquer avec sa chère et tendre épouse Amanda.

Sauf que… une tempête arrive violemment et oblige le couple à se cacher dans une grotte avec d’autres animaux. Mais à cause d’un coup de vent qui va emporter l’écharpe de sa femme, Abel va prendre tous les risques et tenter de la récupérer. Il ne va malheureusement jamais retrouver le chemin de la grotte et se retrouver isolé sur une île, seul au monde. Une sorte de Castaway ou de Robinson Crusoé version enfants !

Petit roman attendrissant rempli de bon sens et d’humour, l’histoire d’Abel vous fera parfois sourire, d’autres fois attendrir…

C’est un véritable roman de survie pour les enfants. Abel va faire preuve d’ingéniosité et de persévérance pour s’en sortir, surtout qu’il va rester de très longs mois sur l’île…

Ce n’est pas mon préféré des trois romans, mais il m’a malgré tout fait passer un moment agréable.

Dominic

Ici nous avons affaire à un conte philosophique qui nous narre le voyage de Dominic, un chien qui décide de quitter sa maison du jour au lendemain pour partir découvrir le monde.


C’est curieux, attendrissant et assez original. Dominic, c’est en fait une réécriture de Candide pour les enfants selon moi. De nombreux messages et symboliques parsèment ce court roman philosophique.

Chaque rencontre que Dominic va faire est pour lui l’occasion de réfléchir au mieux à comment faire le bien autour de lui. Cela peut sembler un peu niais de présenter les choses comme ça, mais c’est un personnage profondément bon qui semble au-dessus de toute corruption.

Que ce soit la richesse, l’oisiveté ou tout autre chose, Dominic n’est jamais atteint et trouve toujours une parade.

L’éditeur suggère cette lecture à partir de 9 ans, mais je pense qu’il n’est pas aussi aisé à lire qu’il n’y paraît. Alors 9 ans, pourquoi pas, mais il pourra se savourer jusque 11 ans environ.

Le vrai voleur

Voici mon préféré des trois petits romans de William Steig ! Pourquoi ? Parce que le personnage principal est une oie, et qu’il y a une enquête policière à la clé !

L’histoire est celle d’un des membre les plus fiables du royaume : Gauvain l’oie est Gardien en chef du Trésor Royal, et c’est le seul à détenir les clés de la chambre forte du palais. Un poste prestigieux mais qui est également lourd de responsabilités…

Sauf que : depuis peu, il semblerait que de petites choses aient disparu du trésor royal. Au début, c’était une pièce, puis un autre, puis de la joaillerie… Jusqu’à ce que les disparitions deviennent très visibles.


Et comme Gauvain l’oie est le seul à avoir accès au trésor fermé à double-tour, c’est forcément elle qui est accusée !
Seul problème, elle est totalement innocente, mais n’a aucune preuve pour appuyer ses dires…

Cette histoire est ma favorite des trois romans de William Steig, déjà car le personnage est une oie, et ensuite car l’histoire est maline, touchante. De plus, les illustrations de l’auteur sont magnifiques. Rien que le dessin de couverture avec cette petite oie toute fière de son travail, sa posture confiante… c’est adorable !


Mais surtout, l’histoire d’une bataille contre l’injustice est lancée pour que Gauvain sauve ses plumes, mais ce n’est pas une affaire évidente… Cette histoire courte d’à peine soixante-dix pages plaira aux enfants qui aiment les mystères et les enquêtes.

Alors, qui est le vrai voleur de cette histoire ?

Et voici le fameux Shrek original, bien plus terrifiant que celui que l’on connait tous !

Chronique : Hugo de la Nuit

Un roman curieux et étrange qui sait captiver par son originalité et son écriture mordante…

Si le nom de Bertrand Santini ne vous dit rien, c’est l’occasion de découvrir un auteur, mais également une plume à la verve lyrique ! En tout cas, dans Hugo de la Nuit, c’est tout à fait le cas, mais l’auteur est également connu pour une autre œuvre, beaucoup plus enfantine : Le journal de Gurty.

Paru chez Grasset Jeunesse en avril 2016, Hugo de la nuit est un roman assez difficile à classer en termes d’âge du lectorat, mais une chose est certaine, c’est un beau roman ponctué d’audace à classer dans un univers gothique à la Tim Burton mais aussi inspiré de Shakespeare… et d’une foule d’autres choses ! Dans le même style, mais pour un public plus jeune, l’auteur a écrit L’étrange réveillon chez Grasset Jeunesse.

La mort signe-t-elle le début d’une toute nouvelle vie ?

Incroyable mais vrai, le héros de cette histoire commence par mourir avant que nous en fassions pleinement la connaissance. Les circonstances de son trépas restant très étranges et obscures… Tout ce que l’on sait, c’est qu’Hugo vient de mourir, mais qu’il n’a pas fini d’influer sur le monde des vivants : la propriété de ses parents est en danger, mais il n’y a pas que cela… ce qui se trouve sur la propriété elle-même est un danger…

Une histoire de fantômes, de famille et de trahisons

A découvrir dès l’âge de 13 ans environ, Hugo de la nuit est un roman que l’on peut qualifier d’atypique pour de nombreuses raisons : son écriture mordante qui ne laisse aucun répit au lecteur. Son vocabulaire plus travaillé que sur certains ouvrages destinés au même âge (et ça fait du bien diantre !), son univers très sombre assumé (on y parle meurtre, zombies, héritage et complot et autres choses bien sombres et tristes en toute impunité).

Au niveau de l’histoire, le lecteur sera forcément surpris car il y a peu de productions pour la  jeunesse qui proposent des romans autant hors des sentiers battus.

C’est sombre, très sombre, mais ça ne manque toutefois pas d’humour, même si celui-ci est parfois morbide à souhaits. C’est en cela que l’âge du lectorat est difficile à cerner. Je trouve que 12 ans, comme suggéré par l’éditeur, c’est un peu trop tôt. Alors que pour 14 ans, l’ouvrage commence à être trop « jeunesse », je le trouve donc idéal pour 13 ans environ, mais chaque lecteur est différent, il faut donc faire au cas par cas.

« Dors bien, jus de fœtus caillé ! »

Voilà un petit aperçu des réparties bien senties qui fusent tout au long du livre. Personnellement, j’ai trouvé ça drôle, car totalement inattendu, et une histoire sortant des clichés fait toujours du bien, mais ce n’est pas facile à conseiller en librairie.

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Pour conclure, Hugo de la nuit est un roman à part dans le panel que nous offre la production jeunesse. On y trouve un terrible complot familial, des fantômes sympathiques et désuets, des zombies bien flippants, mais également une créativité qui fait du bien ! C’est sombre, parfois lugubre, et alors ? L’écriture pleine de vie de Bertrand Santini contrebalance ce sentiment, nous offrant une comédie à la fois terrible et unique !

Chronique : Les Autodafeurs – Tome 2 – Ma soeur est une artiste de guerre

Les autodafeurs 02Un second tome sanglant et explosif !

Marine Carteron est l’heureuse auteur d’une série détonante : Les Autodafeurs. Le premier tome est paru en mai dernier, et le second tome vient tout juste de paraître en octobre 2014. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa série a su séduire très rapidement aussi bien les libraires que les blogueurs…

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce second tome est très largement à la hauteur de l’attente !

Un complot 2.0 d’ordre mondial

Suite logique et immédiate du premier tome, on retourne sans difficulté dans l’intrigue. Les problèmes de Gus et Césarine ne font que commencer : leurs grands-parents sont morts en essayant de protéger des éléments clés de la Confrérie. Leur mère est dans le coma, et Gus est sous surveillance policière par le biais d’un bracelet électronique.

Dire que contrecarrer les plans des Autodafeurs va être compliqué relève de l’euphémisme…

Le complot visant la maîtrise des connaissances au niveau mondial a débuté, et même si la lutte semble inégale, elle nous réserve quelques surprises. Il se pourrait bien que la Confrérie possède quelques armes secrètes qu’elle ignore elle-même, notamment en la personne de Césarine ou encore de Néné…

Les Autodafeurs CésarineVous pensez-être prêts ? Rien n’est moins sûr !

Une fois le tableau de la situation dressée, place à l’action et aux révélations. Espionnage, biologie de pointe, piratage informatique, chantage, tous les moyens sont bons pour Gus, Césarine et Néné. Si vous pensez avoir tout lu, vous êtes bien loin du compte car de belles surprises nous sont concoctées dans ce second tome. Impossible de s’ennuyer une seule seconde, chaque phrase est soit drôle, soit terriblement efficace, l’écriture étant l’énorme point fort de Marine Carteron.

Si vous vous demandez d’où sort le titre original de ce second tome : Ma sœur est une artiste de guerre, il vous faudra chercher du côté du grand stratège Chinois de la guerre Sun Tzu. En effet, Césarine ne jure plus que par L’art de la guerre, dans lequel elle retrouve toute sa logique, y allant continuellement d’une citation chaque fois parfaite pour la situation.

Et cet art de la guerre va être fort nécessaire dans cet opus car tout s’accélère : fini les entraînements au dojo et place aux vrais combats. De même, vous êtes prévenus, mais cette fois-ci, le sang va couler…

Encore et toujours, les parties écrites par Césarine sont selon moi les meilleures. D’une logique implacable et d’une sensibilité inattendue, la jeune fille va faire montre de sentiments inconnus d’elle auparavant. Encore une fois, elle réussi à nous surprendre et à nous faire sourire grâce à sa façon de voir les choses. Son monde est d’une beauté simple, et elle fera tout pour le préserver. Et c’est celle qui fait le moins l’exposition de ses sentiments qui justement va nous en communiquer perpétuellement.

« Sara faisait une grande maison qui souriant avec deux bonhommes très moches sous un énorme soleil qui souriait. […] Comme ce n’était pas très logique, je lui ai expliqué que ce n’était pas possible parce que le soleil était une étoile […] et donc qu’ils ne pouvaient pas sourire. »

Ceci n’est qu’un petit extrait, mais voici la teneur des pensées qui traversent quotidiennement Césarine. C’est beau et touchant.

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Mais ce second opus, c’est également des scènes plus intenses, plus violentes aussi bien physiquement que verbalement (Gus accuse le trop-plein d’émotions et d’injustices). En bref, cette suite est une petite perle explosive à ne manquer sous aucun prétexte ! Courage et patience pour le troisième tome prévu au printemps 2015.

Chronique Jeunesse : Super Louis et l’île aux 40 crânes

Super Louis et l'île aux 40 crânesPour ceux qui aiment les histoires de bandits, de piratesses et d’îles étranges truffées de têtes de morts !

Nouveau roman dans la collection créative Pépix de Sarbacane, Super Louis et l’île aux 40 crânes est écrit par Florence Hinckel.

L’auteur est connue en littérature jeunesse pour nombre de ses ouvrages : Le Chat Pitre (Nathan), Théa pour l’éternité (Syros), Mémoire en mi (Mini Syros Soon), Quatre fille et quatre garçons (Talents Hauts)… L’année 2014 est très prolifique pour elle avec quatre romans à son actif !

Les illustrations sont réalisées par Anne Montel, elle travaille régulièrement pour la presse. Sa dernière parution est la bande-dessinée jeunesse réalisée avec Loïc Clément : Le temps des mitaines (Didier Jeunesse). On reconnaît aisément son trait doux aux couleurs pastels.

Jeune homme le jour, super-héros la nuit… voici Super Louis !

Louis est un garçon quasiment comme les autres, hormis le fait qu’il a une imagination débordante qui lui permet « d’écrabouiller les méchants » durant la nuit.

Le jeune homme vit donc son quotidien le plus normalement possible, ainsi y a-t-il dans sa classe la jeune demoiselle un peu rebelle prénommée Vanessa, la brute surnommée Brutus par Louis (au bon fond, mais on ne le sait qu’un peu plus tard) ainsi que ses sbires… Mais les préjugés de chacun vont avoir le cou tordu lorsqu’un bandit va interrompre un crucial combat de toupies et enlever les enfants pour les emmener sur l’île aux 40 crânes… il va leur falloir se serrer les coudes !

Moins mémorable que les précédents ouvrages de la collection

Comme habituellement dans la collection Pépix, le récit est entrecoupé de chapitres bonus tels que : « comment survivre quand ta grande sœur t’enferme dans les toilettes pas allumées » ou « comment confectionner un radeau quand on n’a pas de hache pour couper du bois et qu’on est pas en Amazonie et que donc y a pas de liane ».

Mais ce récit pour la jeunesse a beau réunir des codes qui fonctionnent auprès d’un jeune lectorat, j’ai trouvé ce roman beaucoup moins original et prenant que ceux qui composent la collection Pépix.

Il y a effectivement de l’aventure, mais le piquant et l’originalité n’y sont pas présents comme on aurait pu s’y attendre. En effet, hormis l’enlèvement et la brève rencontre avec la piratesse (dont on aurait aimé connaître plus amplement l’histoire), le récit manque d’un je-ne-sais-quoi qui l’aurait rendu plus fun, plus captivant.

L’histoire est certes là, mais pas assez développée pour devenir réellement séduisante, comme si elle avait été tronquée, on a l’impression que le récit ne nous est pas entièrement narré. C’est dommage car la lecture donne ainsi une impression de manque jusqu’à la fin. On ne rentre pas franchement dedans, et une fois terminé,  on commençait à peine à entrer dans le vif du sujet…

Il y a cependant un réel travail d’écriture : Florence Hinckel joue sur les expressions françaises en les écrivant comme un enfant pourrait les comprendre : un « préambule » devient un « pré en bulle », une « précaution » se transforme en « prêt de caution » ou encore « illico presto » en « Hélico pesto » ! Cette facette du roman le rend agréable à lire.

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Sympathique donc, mais pas indispensable : Super Louis et l’île aux 40 crânes est un roman adapté aux enfants dès l’âge de 9 ans. Quoi qu’il en soit, les illustrations d’Anne Montel sont très belles et donnent vie au récit de façon charmante.

Ceux aimant les histoires courtes, les bandits et l’héroïsme devraient toutefois trouver de quoi se divertir. Affaire à suivre avec une possible suite, le roman se concluant de façon très surprenante !

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Chronique : Ferrailleurs des mers

Ferrailleurs des mers 01Second roman de l’auteur américain Paolo Bacigalupi traduit en France, Ferrailleurs des mers (Ship Breaker en langue originale) est une série en deux tomes destinée aux adolescents. Le roman a remporté de prestigieux prix Young-Adult Outre-Atlantique dont le Prix Hugo et le Prix Nebula. Le second et dernier opus sortira en novembre 2013 sous le titre Les cités englouties.

Le premier roman de Paolo Bacigalupi, la Fille Automate avait fait grand bruit sur la scène sf en remportant également de nombreux prix littéraires d’importance.

Une ère d’ossements de métal et de misère… 

 Nous sommes à la fin du XXIème siècle, et le monde ne ressemble plus à rien de connu suite à une pénurie de pétrole et de nombreuses catastrophes naturelles. Dans ce monde post-apocalyptique, Nailer est un ferrailleur, il travaille jusqu’à l’éreintement à arracher d’anciens câblages sur des squelettes de pétroliers. Les compagnons de Nailer sont comme  lui : fatigués, souvent affamés et en proie aux quotas et délais toujours plus difficiles à tenir.

 Tous ne rêvent que d’une chose, d’être un jour Lucky Strike, un homme qui a trouvé par hasard assez de pétrole pour devenir le maitre de la plage et s’élever au-dessus de sa condition… Mais ces rêves d’opulence et de confort sont pénibles à atteindre, comme Nailer ne va pas tarder à le comprendre le jour où il pense devenir lui aussi un Lucky Strike en découvrant un riche voilier échoué… A qui faudra-t-il faire confiance pour récupérer cette fortune qui dort sans éveiller les soupçons ?

SHIP-BREAKER-riUn univers sombre, sale et cruel

Ferrailleurs des mers est un roman âpre et dur, à l’image d’un futur où la société voit ses écarts sociaux plus marqués que jamais. Nous n’avons que la vision de la partie démunie de cette société, et elle est atroce. La misère pleine de rouille que nous dépeint Paolo Bacigalupi prend de nombreuse formes : maladie, alcool, drogue, exploitation, pressions en tout genre, c’est à la loi du plus fort…

On est oppressé par la tension constante d’un univers où tout peu basculer d’une seconde à l’autre selon les lubies de certains individus louches et dangereux… Sans savoir réellement où nous nous rendons, nous suivons donc Nailer, notre héros qui ne sait pas lui-même de quoi il part en quête… du moins au début du roman !

Bien que décrit avec efficacité, l’univers de Ferrailleurs des mers reste assez flou. On comprend les grandes lignes qui régissent cette société délitée, mais elles restent ténues. J’espère donc que le second tome saura répondre à toutes les questions sous-jacentes du premier.

 

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un bon livre, fouillé, y compris au niveau des prénoms des personnages (nailer veut dire clou en anglais) et dont la grande force réside dans la pression constante à laquelle est soumise le lecteur. On appréciera également les nombreuses références au monde de la piraterie, qui collent parfaitement à l’ambiance dépeinte tout le long du roman.

A conseiller dès 14 ans, pour tous les amateurs du genre post-apocalyptique, mais aussi les autres !

Actualité éditoriale : 2013 sera une année Paolo Bacigalupi !‏

Ferrailleurs des mers 01Nouvelle révélation de la SF mondiale, Paolo Bacigalupi commence à se faire un grand nom en France, en grande partie grâce à son roman La fille automate, publié au diable Vauvert en 2011. Il avait raflé de très nombreux prix avec son roman, dont le Prix Hugo, le Prix Campbell, le Prix des blogeurs de Planète-SF ou encore le prestigieux Prix Nebula.

2013 sera son année ; et pour cause, le Diable Vauvert édite son nouveau roman, cette fois-ci dédié aux adolescents (mais adapté également aux adultes) : Ferrailleur des mers (Ship Breaker en anglais). Le livre arrive en librairie à partir du 19 avril prochain.

Pour vous donner envie, sachez que l’ouvrage a remporté le Prix Michael Printz jeunes adultes ainsi que le Prix Locus du premier roman jeune adulte. Il a également été finaliste du National Book Award (un des plus prestigieux prix littéraires Outre-Atlantique).
La série Ferrailleur des mers comptera deux tomes au total, le second sortant à la fin de l’année (vers novembre).

Bibliographie de Paolo Bacigalupi :

  • La fille automate – Au diable Vauvert – 2011
  • Ferrailleur des mers – Au diable Vauvert – 2013
  • Les cités englouties – Au diable Vauvert – 2013
  • Pump six and other stories – à paraître en mars 2014 au Diable Vauvert

Quatrième de couverture : Fin du XXIe siècle, il n’y a plus de pétrole, la mondialisation est un vieux souvenir et la plupart des États-Unis un pays du tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres enfants et adolescents les carcasses de vieux pétroliers. Le précieux cuivre récupéré dans les câblages électriques au péril de leur vie leur permettent à peine de se nourrir. Un jour, après une tempête dévastatrice, Nailer découvre un bateau ultramoderne qui s’est fracassé contre les rochers. Le bateau renferme une quantité phénoménale de matériaux rares, d’objets précieux, de Paolo Bacigalupiproduits luxueux et une jeune fille en très mauvaise posture. Nailer se retrouve face à un dilemme. D’un côté, pour récupérer une partie de ce trésor et en tirer de quoi vivre à l’aise parmi les siens, il doit sacrifier la jeune fille. De l’autre, l’inconnue est aussi belle que riche et lui promet une vie encore bien meilleure, faite d’aventures maritimes dont il rêve depuis longtemps. Passionnant de bout en bout, racontant avec réalisme les violences sociales.

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Chronique : Skeleton Creek – Tome 2 – Engrenage

skeleton creek 02Un honnête second volume.

Voici le second tome de la série de terreur et de suspense Skeleton Creek parue aux éditions Bayard. Toujours interactif, avec des liens vidéo, des indices et des mots de passes à trouver, cette suite nous fait retrouver nos deux jeunes héros : Sarah et Ryan.

De retour sur l’enquête de la drague.

Suite à l’étrange et terrifiante rencontre qu’ont fait Sarah et Ryan, l’enquête sur l’ancienne exploitation d’or de la ville (la drague) se resserre. Car il semblerait qu’il y ait eu plusieurs homicides à Skeleton Creek, et que le ou les meurtriers sont toujours dans la ville. Indices, pièces jointes et vidéos sont toujours au rendez-vous.

On apprécie toujours autant les nombreux clins d’œil faits par Sarah avec ses mots de passe : du héros du film Memento aux personnages d’un livre de Stephen King en passant par des références à la littérature d’horreur classique, ces indices nous forcent à mener une enquête dans l’enquête tout apportant une nouvelle culture.

Une suite tout de même moins accaparante

Malgré quelques séquences terrifiantes, ce second volet de la série prend moins d’ampleur que le précédent. Maintenant que l’on connaît le mode de fonctionnement de la série, l’intérêt décru quelque peu au fur et à mesure des révélations. La faute au scénario, qui ne sait pas accaparer le lecteur aussi bien que dans le premier tome : les suspicions des deux adolescents mettent du temps à se vérifier, le rythme est beaucoup moins soutenu.

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La conclusion, sans être décevante n’est pas non plus extrêmement satisfaisante, mais ce second épisode de la série fera tout de même passer un très bon moment aux heures les plus sombres de la nuit. A suivre, le troisième tome de la série le 2 octobre : Skeleton Creek, Le Crâne.

 

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Chronique Jeunesse : Histoires bizarres de Balthazar – Tome 1 – Le terrible loup-garou

Histoires bizarres de balthazar 01Un roman pour la jeunesse à l’ambiance sombre et mystérieuse entre fantastique et piraterie

Premier roman d’une série jeunesse, les histoires bizarres de Balthazar sont publiées aux éditions Bayard Jeunesse. Son auteur, Chris Mould est d’origine anglaise.

Une maison lointaine en héritage…

Notre histoire commence un jour où le jeune Balthazar Clairon trouve au pas de sa porte une grosse clé en argent : c’est celle de la maison de son grand-oncle, décédé qu’il n’a jamais connu.
C’est ainsi qu’il se retrouve le propriétaire d’une immense maison sur la petite île de La Roche-Crampon sur laquelle il va devoir se rendre pour diverses raisons administratives. Balthazar laisse donc sa famille pour quelques semaines, lui qui n’a jamais quitté sa petite ville natale se trouve livré à lui-même.

Des habitants peu chaleureux et d’étranges instructions

A peine arrivé, Balthazar ressent déjà l’étrangeté de la petite ville La Roche-Crampon, les habitants sont étranges, peu loquaces et avant que le soleil se couche, tout le monde se précipite dans sa maison. Il semblerait qu’une fois la nuit tombée une créature carnassière rôde dans les rues… un loup-garou.
Dans le même temps, notre jeune homme découvre au fur et à mesure les objets laissés par son grand-oncle, dont certains semblent attiser les convoitises…

Beaucoup de mystères et d’aventures donc dans ce premier tome. Les histoires bizarres de Balthazar sont sympathiques et plairont sans aucun doute à tout jeune garçon dès l’âge de 9 ans. L’écriture de ce petit roman table sur le genre humoristique et décalé en mêlant intrigues donnant quelque chose d’original et de plaisant.

Les petites illustrations intérieures qui parsèment le roman sont jolies et agréables. Donnant aux personnages des visages anguleux et austères qui collent très bien à l’esprit du livre.
Cependant, on regrettera le manque de soin apporté à la couverture, d’un rouge vif avec des ombres peu esthétiques, il aurait été plus sympathique à mon avis d’utiliser une des illustrations intérieures.

En conclusion, le premier tome de cette nouvelle série annonce des lectures sympathiques pour les jeunes garçons, où ils croiseront pirates, monstres, mystères et aventures. A suivre avec la sortie du second tome dans quelques mois.

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