Chronique : La planète interdite

la planete interditeUne ode à la nature dans le plus pur style planet-opera

Laure-Marie Lapouge est journaliste et écrivain, son premier livre paru fin 2010 est un roman historique pour adulte : Moi, Ghisla, sœur de Charlemagne.
La Planète Interdite, qui vient de paraître en mars aux éditions Albin Michel Wiz est son premier roman jeunesse et SF, son titre n’est pas sans rappeler celui de l’ancien film de science-fiction qui raconte lui aussi l’histoire d’une planète hostile aux visiteurs, un joli clin d’œil.

A la conquête de l’univers

L’humanité a colonisé toutes les planètes possibles de tout les systèmes solaires, toutes sauf une : Bérénice. Une planète qui regorge de richesses que l’homme n’attend que d’exploiter, creuser, fouiller, sonder… sauf que Bérénice a été classée comme étant interdite d’accès par des explorateurs il y a plusieurs centaine d’années… pourquoi ? C’est ce que va tenter de découvrir le scientifique Justin Mac Lir.

Parallèlement, Bérénice est une planète bel et bien habitée, par des humains qui plus est, mais ils ignorent tout de la station spatiale qui flotte au-dessus de leur tête et du possible danger qu’elle représente pour eux et leur terre.

Le choc de deux univers hétérogènes

Le monde de Mac Lir reprend tout les codes de la science-fiction traditionnelle : hautes-technologies, voyages interstellaires, conquête de galaxies lointaines, opérations visant à prolonger sa durée de vie…
L’univers de Bérénice et de ses habitants en revanche, est tout le contraire : on se retrouve dans un monde typé fantasy : des territoires découpés en royaumes, des êtres humains normaux en majorité et d’autres aux pouvoirs hors du commun, un monde peuplé de créatures étranges…

La rencontre de ces deux univers disparates ne va pas se faire sans heurts…

Un monde trop foisonnant

Les personnages de Bérénice sont nombreux, presque trop, on aurait apprécié un résumé de ces derniers avec leur noms et leur affiliation à la fin du livre pour savoir qui est qui. Car entre Findchoen, Rahel, Glanis Dilshad et bien d’autres encore, il est difficile pour le lecteur de s’y repérer sans s’emmêler rapidement les pinceaux.
Mais cette faiblesse aurait tout aussi pu devenir une force quand on mesure l’ampleur de l’univers que l’auteure a créé.

Un récit plein d’enseignements

Cette mystérieuse planète où tous les explorateurs qui y ont posé le pied disparaissent sait se rendre intéressante sinon captivante. A l’image du roman Les yeux d’opale qui lui aussi avait pour sujet la confrontation de deux univers dissemblables, la planète interdite a des accents écologistes où il est question de respect envers la nature et ce qu’elle peut nous offrir. On y retrouve l’élément clé de tout planet opéra : la planète interdite est un personnage a part entière… vous verrez dans quelle mesure.

En somme, la planète interdite est un roman sympathique qui sans être marquant fera passer un bon moment, son intérêt réside surtout dans le côté « initiation » à la science-fiction pour de jeunes lecteurs dès l’âge de 12 ans. Cet article a été rédigé pour le site ActuSF

6/10

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