Chronique : Lolito

L’histoire d’un ado complètement paumé qui réussit malgré tout à nous faire sourire parfois…

Roman atypique écrit par l’anglais Ben Brooks, Lolito (référence délurée à Lolita de Nabokov ?) est paru aux éditions La belle colère en février 2018. Il nous conte les extravagances d’un adolescent complètement perdu…

Ben Brooks a également écrit pour les enfants, il est notamment l’auteur du très remarqué Histoires pour garçons qui veulent changer le monde aux éditions Mazarine.

Une jeunesse désœuvrée

Etgar est un adolescent normal, mais à la personnalité atypique. Il se cherche, ne sait pas ce qu’il souhaite ni ce qu’il vaut. Et pendant ses vacances, il va tester ses capacités, ses limites en expérimentant quantité de choses…

Une grosse déception

Notons la magnifique fabrication de la couverture des ouvrages chez La Belle Colère, un grammage élevé et une qualité de papier inégalée.

Je pensais apprécier Lolito car le roman avait l’air décalé et très original, mais en réalité, c’est surtout très décousu. Moi qui aime les romans sur l’adolescence quand ils sont vifs et drôles comme Je suis ton soleil (un des meilleurs livres sur le sujet) ou encore La fourmi rouge (du pur génie à ce niveau) sans oublier Envole-moi (incontournable et génial) je pensais découvrir un texte dans le même style. Que nenni.

Lolito est bien un roman sur l’adolescence, mais sans panache ni grand humour (selon moi). Il y a bien quelques passages drôles ou attendrissants, mais pour le reste, on est toujours dans l’expectative… Etgar a une petite amie depuis plusieurs grandes vacances, mais c’est toujours le même programme et ils se retrouvent à regardent Les Experts : Manhattan.

D’erreurs de jugement en conneries monumentales (comme dépenser tout son argent pour aller à Londres voir une femme d’âge mûr dans un grand hôtel), Etgar va n’en faire qu’à sa tête. Dans quel but ? Découvrir qui il est ? Peut-être… mais c’est bien trop bancal pour y croire vraiment.

« Il me semble que tout le monde a constamment envie d’un câlin, mais qu’on a peur de demander, alors personne n’en a. On est obligés de rester assis comme ça, sans câlin. Il devrait y avoir des gens payés par le gouvernement pour se balader dans les transports publics et faire des câlins aux usagers On les appellerait les Câlinous. »

Il y a en effet quelques passages drôles, ou tendres. Mais ils sont bien peu nombreux et clairement pas assez percutants pour qu’on les garde en mémoire…

C’est ainsi que je garde un souvenir nébuleux et assez négatif de Lolito. Je me suis ennuyée ferme à cette lecture. Essayant de trouver un sens là où il n’y en a probablement pas. Etgar et ses frasques feront parfois sourire, mais guère plus…

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