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Chronique jeunesse : Foxcraft – Tome 1 – Les possédés

Les renards, héros de cette saga de fantasy animalière pour la jeunesse

Paru aux éditions Albin Michel Jeunesse en 2016, Foxcraft est une trilogie de fantasy animalière mettant en scène des renards. La série est écrite par Inbali Iserles, qui est familière de ce sous-genre si particulier puisqu’elle a écrit des volumes de La Guerre des Clans (LA série de fantasy animalière à succès chez les enfants).
Ici, nous suivons tout un nouvel univers mettant en scène une jeune renarde poursuivie par ses congénères pour une mystérieuse raison…

La vie sauvage dans la ville est-elle possible ?

Isla est une jeune renarde qui a toujours connu le cocon familial. Entourée de ses parents, son frère et sa grand-mère, son enfance a été heureuse… Mais un jour qu’elle rentre au terrier, tout le monde a disparu ! Elle découvre alors que son frère Pirie est recherché par un groupe de renards aux yeux rouges. Où sont-ils tous passés ? Et surtout, pourquoi Pirie attire-t-il autant l’attention de ce groupe de renards malfaisants ? Autant de questions qui vont rester sans réponses pour le moment…

En effet, Isla est encore une toute jeune renarde et elle ne sait même pas encore chasser par elle-même. Il lui faudra donc d’abord survivre avant de pouvoir partir à la recherche de sa famille…

Une histoire très (trop ?) classique mais qui saura séduire les jeunes lecteurs amoureux des animaux

Les possédés est un premier tome qui saura plaire aux lecteurs et lectrices fans de fantasy animalière. En effet, on y retrouve tout ce qui fonctionne dans un roman jeunesse fantastique : de l’action, du mystère, beaucoup de questions sans réponses, et un soupçon de magie (ici, la Foxcraft).
C’est à la fois la qualité et le défaut de ce roman d’ailleurs. C’est tellement familier et déjà lu que Foxcraft n’apporte pas grand chose si ce n’est contenter notre amour des renards… L’intrigue est cousue de fil blanc et traîne assez en longueur pour en faire une trilogie. En effet, même si il y a beaucoup d’action et de courses-poursuite dans ce premier tome, il ne s’y passe guère de choses au final.

La seule spécificité intéressante de l’univers de Foxcraft est sa magie, qui donne d’ailleurs son nom à la saga. En effet, la jeune Pirie va découvrir qu’il lui est nécessaire de maîtriser la Foxcraft et ses nuances si elle veut survivre. Ce qui nous amène à découvrir un vocabulaire créé pour l’occasion et assez bien pensé (et traduit !) : l’évanouiscence (pour se rendre invisible aux yeux des ennemis), Wa’akkir (pour prendre la forme d’une autre créature pourvue qu’elle soit de la famille des canidés)… Il y a encore d’autres expressions et termes magiques créés pour l’occasion, je vous laisserait les découvrir !

De même, le vocabulaire que les renards utilisent pour parler de nous, humains, est bien pensé. Nous sommes ainsi nommés les peaux-nues, les voitures sont des broyeuses et la route se nomme La rivière de la mort… Quant à la ville, il s’agit de La Grande Rumeur étant donné que même la nuit, le cœur d’une ville continue de battre.

En fait, Foxcraft réussit à plaire de part son univers bien pensé et amené de façon logique, subtile. Ce roman suit une trame narrative éculée, certes, mais ça fonctionne malgré tout. A réserver toutefois à des lecteurs assez jeunes qui n’auraient pas encore lu des romans plus denses ou plus originaux, sinon ils seront assez déçus. A découvrir donc dès l’âge de 10 ans environ.

PS : Pour ceux que Foxcraft intrigue, sachez que les trois ouvrages sont désormais épuisés… La collection Wiz d’Albin Michel avait un beau catalogue, mais peu à peu il semble disparaître au détriment de nouveautés toujours plus nombreuses… C’est fort dommage.

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Chronique : Les étincelles invisibles

Un magnifique ouvrage qui nous parle sorcellerie au Moyen-âge et autisme à notre époque, le tout porté par une héroïne atypique et attachante comme rarement.

Magnifique ouvrage d’Elle McNicoll à paraître, voici Les étincelles invisibles. Un roman qui parle de différence, d’autisme et de chasse aux sorcières (au propre comme au figuré).
Elle McNicoll est une autrice écossaise, l’histoire de son roman se réfère à sa propre vie et expérience puisqu’elle est elle-même autiste. Voilà pourquoi elle en parle aussi bien… ! Son roman Les étincelles invisibles à été nominé pour la renommée Médaille Carnegie, et elle a gagné quantité de prix avec cet ouvrage : Waterstones Children’s Book Prize ou encore le Blue Peter Book Award. Une écrivaine de talent est née, c’est certain !

Bienvenue à Juniper, petite ville écossaise pleine de charme… au passé qui l’est moins.

Addie est une jeune autiste qui vit à Juniper, en Ecosse. Depuis qu’elle a appris en cours que des supposées sorcières avaient été tuées par les habitants de Juniper il y a des siècles, elle essaye de faire lever un monument à leur mémoire. Pourquoi ? Tout simplement car ces femmes devaient être différentes, atypiques, et à l’époque on pouvait être accusée de sorcellerie pour un détail, une différence minime.

Addie étant elle-même différente (ou neuroatypique), elle se met parfaitement à la place de ces femmes injustement ostracisées, et tuées. Pour elle, ce combat est une évidence et va lui permettre de faire entendre sa voix, mais si cela n’est pas toujours compatible avec l’autisme : prise de parole en public, aller à la rencontre des gens, subir une pression monumentale, aller contre sa nature parfois renfermée…

Cet ouvrage est une ode à la différence et au courage qui permet d’aller au-delà de ses limites.

Le portrait d’une jeune fille immédiatement attachante

Dire que j’ai aimé cet ouvrage n’est pas assez fort. Je l’ai vécu et adoré en très peu de pages. Je me suis mise à la place d’Addie avec passion, au point de ressentir les injustices avec la même force qu’elle.

Les étincelles invisibles est un roman merveilleux. Oui, il parle d’autisme, mais c’est à la fois le sujet central sans l’être. Le thème est surtout celui de la différence aux autres. Le fait de se sentir en marge ou légèrement à côté du monde dans lequel on évolue. C’est le cas d’Addie et de sa grande sœur toutes deux autistes. C’est le cas de ces femmes injustement tuées pour sorcelleries qui devaient être différentes à leur manière…

J’ai rarement lu d’ouvrage sur l’autisme aussi bien traité. Il y a bien entendu Le bizarre incident du chien pendant la nuit, devenu un classique sur le sujet. Il y a également l’ouvrage La disparition de mon cousin Salim qui était fort réussit dans cette thématique. Mais avec Les étincelles invisibles, je n’ai pas été simple spectatrice, j’ai vécu avec Addie les différentes épreuves qu’elle va traverser. Je ne saurais vous expliquer pourquoi, mais j’ai trouvé cette lecture immersive et captivante.

Si vous êtes à la recherche d’un livre touchant et original, Les étincelles invisibles devrait vous combler. L’autrice étant elle-même autiste, cela explique le réalisme criant de l’ouvrage. Quand on voit les épreuves que la jeune Addie traverse au quotidien, on ne peux qu’être admiratif. Ce qui semble normal pour nous, neurotypiques, est une véritable épreuves pour les personnes différentes.
Par exemple, Addie adore les requins, à tel point qu’elle veut tout savoir sur eux, mais dès qu’elle essaye de partager sa passion on la regarde bizarrement. De même en classe, elle est mise à l’écart par certains de ses camarades car jugée trop différente. Même sa professeure censée la protéger participe à sa mise à l’écart par des remarques désagréables et l’accuse de recopier sur ses voisins lors des contrôles…

Alors quand Addie prend son courage à deux mains pour faire entendre l’injustice qui a sévit à Juniper il y a plusieurs siècles, c’est aller contre son naturel, et c’est beau.

Lire Les étincelles invisibles c’est donc s’ouvrir à la différence. Découvrir qu’il n’y a pas de normalité unique mais bien des quantité de façon d’être soi. Je ne saurais donc que trop vous conseiller ce roman et j’espère que L’école des Loisirs sortira les autres ouvrages de l’autrice !

Chronique Jeunesse : The Potion Diaries – Tome 1 – La princesse et l’alchimiste

De la magie, de la romance et de l’alchimie pour sauver un royaume en perdition… tout ça à cause d’un filtre d’amour réussit et d’un destinataire qui n’aurait jamais dû le boire…

Saga jeunesse à la fois burelesque et créative, La princesse et l’alchimiste réussit à surprendre et faire sourire ses lecteurs. La série est en trois tomes, pour le moment seuls les deux premiers sont parus chez PKJ, espérons que le troisième arrivera… Mais le premier tome peut se suffire à lui-même.

L’autrice de cette série se nomme Alward Amy, et il s’agit de son premier ouvrage à paraître en France. Elle est canadienne et vit en Angleterre.

Une chasse au trésor pour sauver la princesse du royaume

La princesse Nova est amoureuse, tant mieux pour elle… Mais pour être certaine que celui sur lequel elle a flashé soit sur la même longueur d’onde qu’elle, elle lui a concoté un filtre d’amour. Sauf que la princesse n’est pas franchement douée et elle a bu son propre filtre !

C’est ainsi qu’elle tombe amoureuse… d’elle-même ! Le problème, c’est que pour désenchanter le filtre de la princesse, les ingrédients nécessaires sont rares et précieux, et pour certains, très difficiles à trouver.

Et c’est comme cela qu’est lancée la plus grande compétition d’alchimistes du royaume ! Leur mission : trouver dans les temps tous les ingrédients nécessaire à l’antidote pour que la princesse cesse de se mirer à longueur de journée… Le temps est limité car la folie guette l’héritière du royaume, et cela de façon permanente.

Et c’est là que nnous faisons la connaissance de la jeune Samantha, apprentie alchimiste dont la famille est tombée en disgrâce. Peut-être est-ce là l’occasion pour elle et sa famille de redorer leur réputation ?

Addicitf et débridé !

En quelques pages, on est plongés dans l’intrigue originale et un peu folle d’Amy Alward. Et c’est un véritable délice que cette lecture, comme un bonbon livresque.

L’ambiance du roman est enveloppante, à la fois drôle, certes, mais aussi chaleureuse, rassurante. C’est un univers plein de couleurs et d’excentricité que l’on découvre au fil des pages. Cela peux sembler bête, mais ça fait un bien fou de tomber sur des livres comme celui-ci de temps en temps : à la fois emplis d’humour sans être niais ou trop lambda.
Il y a même des réseaux sociaux dans ce monde fantastique qui semble sorti d’un conte de fées !

J’ai trouvé que le tout fonctionnait à merveille, que ce soit en termes d’originalité, de personnages, d’ambiance. C’est le genre de livre qu’on lit sans avoir besoin de réfléchir mais qui ne nous empêche pas de prendre beaucoup de plaisir à sa lecture…
Bref, j’ai beaucoup aimé et je trouve que ce qu’a écrit Amy Alward est assez atypique pour être souligné.

Si vous aimez les romans tels que Magic Charly, la série La princesse et l’alchimiste est faite pour vous. Mélange détonnant garanti ! A découvrir dès l’âge de 11 ans.

Chronique Jeunesse : SOS Créatures fantastiques – Tome 1 – Le secret des petits griffons

Le premier tome d’une série alliant humour, aventure et fantastique par l’une des autrices des Royaumes de Feu et de La Guerre des Clans, rien que ça !

Pour ceux et celles qui aiment les animaux, qui se rêvent déjà vétérinaires mais qui aiment aussi l’imaginaire, voici SOS Créatures Fantastiques. Le parfait compromis entre magie et animaux est réunit ici pour les jeunes lecteurs dès l’âge de 10 ans environ, voir 9 pour ceux qui sont déjà bien accros à la lecture.

Pour ceux qui ne connaissent pas Tui T. Sutherland, sachez qu’il s’agit de l’autrice de la saga à succès Les Royaumes de Feu (qui comprend déjà dix tomes, et c’est n’est pas terminé…). Elle est également la co-autrice de La Guerre des Clans, l’un des plus gros succès de la littérature jeunesse qui dure depuis plus de 15 ans avec plus d’une trentaine de tomes parus. Le nom de l’auteur de La Guerre des Clans est Erin Hunter, me direz-vous, mais il s’agit d’un pseudonyme qui réunit en réalité deux écrivains, dont Tui T. Sutherland.

La saga SOS Créatures Fantastique est quant à elle écrite par Tui T. Sutherland et sa sœur, Kari.

Un nouveau monde s’ouvre à nous…

Vous pensiez que toutes ces légendes et ces mythes sur les sirènes, les dragons ou les vodianoï n’étaient que des histoires ? Des récits distrayants pour faire un peu rêver les enfants ?

Et si au contraire ces histoires étaient réelles ? C’est l’incroyable découverte que va faire le jeune Logan. En la personne d’un petit griffon tout mignon caché sous son lit, Logan va découvrir qu’un monde entier et méconnu s’ouvre à lui… Ce griffon est le membre d’une portée nombreuse, et il va falloir tous les retrouver. Si l’un des griffons tombe entre de mauvaises mains, c’est l’avenir de la Ménagerie qui risque de basculer…

Qu’est-ce donc que cette ménagerie ? C’est l’espace protégé où vivent des centaines de créatures fantastiques bien sûr !

De l’aventure, de bonnes idées, et des légendes remises au goût du jour

Ce premier tome d’une nouvelle série est une vraie réussite. Tout y est très cadré, classique certes, mais c’est si bien amené que l’on tombe sous le charme en peu de pages.

Ces petits griffons sont certes attendrissants, mais c’est surtout toutes les autres créatures de la Ménagerie qui sont fascinantes. Et chose plaisante, on y découvre certaines créatures beaucoup moins connues que les dragons ou les sirènes…

L’alchimie fonctionne à merveille entre le jeune Logan et ses nouveaux mystérieux amis en charge de la Ménagerie. Le ton usité est très souvent celui de l’humour mais l’aventure n’est jamais bien loin…

Dans un certain sens, cette série m’a fait penser à une autre que j’adore : Pip Bartlett. C’est une série en deux tomes qui raconte la vie d’une jeune fille qui a le pouvoir de parler aux créatures fantastiques. Au choix, j’avoue préférer Pip Bartlett par rapport à SOS Créatures Fantastiques pour la simple raison que la série est plus originale, le ton plus vif et un peu irrévérencieux.

Car c’est à la fois une qualité et un défaut que d’avoir un texte très cadré, très « scolaire ». Il n’y a guère de surprises, et même si les personnages sont très attachants et l’histoire plaisante.

Ce roman a donc les qualités de ses défauts : plaisant, drôle, mignon, mais ultra classique, sans rien qui dépasse… Mais cela ne m’a à aucun moment empêchée de passer un excellent moment de lecture ! Ce sera donc la lecture parfaite pour les jeunes lecteurs de 9/10 ans, car il y a tout pour leur plaire.

Chronique jeunesse : Le renard de Morlange

Une  magnifique histoire au temps des comtes et du servage qui apprend aux plus grands l’humilité de façon… originale

Grand classique de la littérature jeunesse, Le renard de Morlange est un roman très régulièrement prescrit dans les écoles. Son histoire permet de découvrir une époque où les seigneurs dominaient leurs terres d’une main de fer.

Son auteur, Alain Surget à écrit quantité de romans pour la jeunesse. Le succès du Renard de Morlange est tel que les éditions Nathan l’ont édité avec une typographie pour les dyslexiques. C’est cette édition spéciale que j’ai découverte : écartement des lettres plus grand, typographie sans empattement, mots difficiles en couleur… tout est fait pour que la lecture ne soit plus un frein.

Un seigneur haïssable de tous…

Le comte de Morlange a tout pour lui, si l’on pense de façon matérialiste. Pour ce qui est du reste, il n’a aucune qualité humaine : il empêche sa femme de s’épanouir en l’enfermant, écrase les cultures de ses paysans, leur prélève un impôt d’une valeur injuste quitte à les affamer…

Tout cela perdure jusqu’au jour où le conte va faire une rencontre qu’il va amèrement regretter. Ayant malmené un druide dans « sa » forêt, ce dernier lui lance une malédiction : à chaque pleine lune, le seigneur se transformera en renard.

Et rien ne pourra changer cela, sauf s’il arrive à apprendre l’humilité et la noblesse d’esprit. Autant dire que rien n’est pas joué d’avance…

Une superbe histoire au message magnifique

Sous ses airs de fable moyenâgeuse, Le renard de Morlange nous conte une histoire où le grand peut devenir petit. Où le puissant peut se transformer en faible et où les cartes peuvent être redistribuées de façon surprenante.

Outre l’histoire, c’est également l’écriture qui participe pleinement à tenir le lecteur dans cette époque révolue. En effet, Alain Surget use de tout le vocabulaire nécessaire pour nous faire tomber en pâmoison devant son ouvrage. Et ça fonctionne.

C’est tout un vocabulaire bien spécifique qui s’ouvre aux jeunes lecteurs qui vont découvrir le roman : griserie, conter fleurette, pavane, mascarade, suzerain… Tous les mots sont expliqués en bas de page, de quoi enrichir leurs connaissances.

J’ai particulièrement apprécié les phases où le comte de Morlange est un renard. Les descriptions de la nature quand il découvre la vie qu’il y a dans la terre, l’humus… Son émerveillement face à ce corps vif et nerveux qu’il possède mais qu’il ne maitrise pas bien. Le comte devient peu à peu autre

Le renard de Morlange a beau être un roman à destination des enfants dès l’âge de 9 ans, son message ne laissera personne indifférent. Et il a plusieurs niveaux de lecture et même les adultes pourront l’apprécier. A la fois philosophique, historique, il force à la réflexion sur le caractère humain et ce qui peut le faire basculer du bon ou du mauvais côté…

Seul bémol, il est dommage que les éditions Nathan n’aient pas fait un petit dossier explicatif sur l’époque en fin d’ouvrage. Une petite page ou deux auraient suffit comme support… Mais peut-être ont-ils fait un document pédagogique pour les professeurs uniquement ? Quoi qu’il en soit je suis certaine que ça aurait aussi intéressé les jeunes lecteurs pour mieux comprendre l’époque.

Chronique Jeunesse : L’héritier des Draconis – tome 1 & 2

Une nouvelle série pour la jeunesse entraînante qui devrait plaire aux jeunes lecteurs !

L’héritier des Draconis est une série fantastique pour la jeunesse qui comprend cinq tomes en tout, initialement parus chez Gulf Stream Editeur. Les deux premiers opus de la saga viennent de sortir en poche dans la collection Pocket Jeunesse.

Carina Rozenfeld est une autrice reconnue pour la jeunesse, elle a désormais presque une trentaine d’ouvrages à son actif. Parmi son oeuvre foisonnante on peut citer : Les portes de Doregon (magistral et méconnu paru chez L’Atalante il y a 10 ans), Zalim (deux tomes chez Scrinéo), ou encore La quête des Livres-Monde (trilogie chez L’Atalante également)…

Bienvenue… chez nous

Vous pensiez commencer l’histoire dans un monde imaginaire extraordinaire avec un royaume à sauver et quantité de dragons ? Et bien… pas au début de cette histoire, qui commence sur notre bonne vieille Terre.

On y suit un jeune garçon prénommé Elliott, il est tout ce qu’il y a de plus normal, à l’exception que sa vie a commencé avec moins de chance que celle de la plupart des enfants. Elliott est orphelin de père et de mère. Il a souvent été changé de famille d’accueil, soit par malchance, soit à cause de ses crises de colères… Mais cette fois, Elliott se sent bien dans sa famille d’accueil, et il va tout faire pour contrôler ces étranges crises qui changent jusqu’à la couleur de ses yeux…

Mais, il y a d’autres choses étranges qui s’agglutinent au quotidien d’Elliott, outre ses yeux changeants, il a également l’impression d’être suivit du regard par toutes les représentations de reptiles (dessins, sculptures…). Elliott se croit dangereux, anormal, et essaye le plus possible de ne pas faire de vagues tant il a peur de perdre le peu qu’il a : une famille, des amis et même un ennemi juré à l’école.

C’était sans compter sur une étrange météorite qui va le faire basculer dans un autre monde par procédé inexplicable. Elliott se retrouve projeté à Draconia avec ses deux meilleurs amis Tamara et Gédéon. Et il va aller de surprises en surprises… et surtout, sa vie si étrange depuis sa naissance va enfin trouver une explication.

Une saga qui va plaire aux jeunes lecteurs, c’est certain !

Tous les ingrédients sont réunis pour que la sauce prenne immédiatement : des personnages attachants, reconnaissables, une intrigue simple qui se densifie peu à peu… Et surtout, toute une mythologie draconique originale !

En effet, plus on en apprend sur Elliott, et plus c’est l’histoire de Draconia et de ses dragons disparus que l’on découvre… Impossible de vous en dire plus, mais sachez que l’histoire autour de ces dragons est bien amenée et se développe efficacement.

Evidemment, dans ce genre de roman, on échappe que difficilement aux écueils tels qu’un retour de l’enfant prodigue, et c’est effectivement ce qui se passe. Mais c’est assez bien fait pour qu’on ne soit pas lassé, et les jeunes lecteurs devraient adorer dès les premières pages.

Dans ces deux tomes, l’autrice sait donc apporter assez de surprises et de bonnes idées pour ne pas lasser ses lecteurs. Ainsi, Draconia (premier tome) et La Sculptrice de dragons (second tome) se lisent-ils avec fluidité. De plus, pour ce que l’on en a lu pour le moment, la qualité des ouvrages augmente au fil de l’intrigue. Le premier opus est très classique, mais le second sait apporter plus d’originalité et de suspense. C’est donc un très bon début de série qui se profile…

Pour les plus impatient.e.s, la suite de la saga est d’ores et déjà disponible aux éditions Gulf Stream ! (cinq tomes).

A la découverte des Chroniques de Zi

Une saga de fantasy pour la jeunesse ambitieuse et qui fonctionne de façon originale

Débutées en 2017, Les chroniques de Zi viennent de voir paraître en février 2020 le cinquième et dernier tome de la saga. Jean-François Chabas signe ici une intrigue menée de main de maitre, se jouant de références de l’imaginaire mélangée à sa propre créativité.

Pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, sachez qu’il a écrit quantité de textes pour la jeunesse, et cela pour tous les âges : Aurélien Malte (Le livre de poche), Les lionnes (L’école des Loisirs) ou encore La colère de Banshee (Casterman).

Le début d’une épopée épique

Tout commence avec un terrible enlèvement. Celui d’un prince qu’une sorcière décide de s’approprier. De lui, nous ignoreront tout pendant une quinzaine d’années au moins…

Dans le temps présent, nous suivons le jeune Phelan, un garçon brave bien que peu doué pour l’art du combat. Il s’est mis en tête de quitter père et mère pour sauver une princesse disparue depuis quelques jours dans les terribles Monts Jaunes. Terribles pourquoi ? Car les Monts Jaunes sont habités depuis des millénaires par un terrible Ogre. Rien ni personne n’a réussit à le faire disparaître… mais ce n’est pas ça qui arrêtera Phelan, tombé amoureux de cette fameuse princesse en un seul échange de regards.

C’est ainsi que débutent les étranges Chroniques de Zi… Qui est Zi ? Mystère absolu… pour le moment !

Une intrigue qui prend son temps pour se développer…

Au premier abord, on pourrait croire que cette saga est une énième série de fantasy pour les 12/14 ans à sortir régulièrement dans le paysage éditorial. Et bien oui… et non !

Les chroniques de Zi sont bien plus qu’elles ne le paraissent au premier abord. En effet, il y a tant d’indices semés sur la route, tant de références (petites ou géantes) aux contes de fées que très rapidement, on est pris dans les aventures de Phelan et de son ami Turi.

En effet, le premier tome met un peu de temps à démarrer, mais une fois qu’on est ferré, c’est un véritable régal de lecture ! La première partie est d’ailleurs géniale à lire, et le changement de ton dans la seconde fait perdre un peu le rythme, mais on s’y retrouve vite.

Chaque tome se concentre plus particulièrement sur un des personnages de la saga et nous permet d’en apprendre plus sur chacun d’entre eux… Et peu à peu, les mystères s’éclaircissent, mais pas toujours. Quoi qu’il en soit, on sent que l’auteur a beaucoup travaillé l’histoire de ses personnages en amont. Rien n’est laissé au hasard, et c’est plaisant.

On n’échappe pas à certains stéréotypes tels que ceux d’une princesse forcément sublime et désirable – bien que celle-ci soit débrouillarde – mais on lui pardonne ces quelques maladresses. Pourquoi ? Car tout ça fonctionne, et diablement bien qui plus est !

Dans les deux premiers tomes, c’est assez linéaire, vous aurez droit à une suite de péripéties certes intéressantes mais assez classiques. Dans le troisième opus cependant, on passe à un autre niveau. Que ce soit en termes d’intrigues ou de développement d’univers, on sent que l’auteur s’approprie vraiment son univers à partir de ce volume… Il se fait plaisir avec quantité de bonnes idées et nous transporte avec lui.

Ainsi, vous avez d’un côté le pays des Mille Lacs, qui ressemble à notre Moyen-Âge occidental tel que nous le connaissons. De l’autre, vous avez le Royaume des Trois Vagues qui semble s’inspirer de la culture Maori (l’auteur a créé tout un vocabulaire très dense pour épaissir le réalisme de ce peuple créé de toutes pièces). C’est original et très réussit, notamment lorsque l’on découvre enfin le Royaume des Trois Vagues de façon concrète et non plus par les on-dit…

C’est ainsi que peu à peu, la trame se tisse et nous offre une épopée de fantasy qui a su s’émanciper des classiques du genre. A la fois familier mais original, Les chroniques de Zi est une bonne saga à découvrir. En tout cas, ses trois premiers tomes sont un vrai régal de lecture… et gageons que la suite le soit aussi !  

Chronique : A la découverte de Kitaro le Repoussant

Il est étrange, bizarre, entouré de créatures fantasmagoriques, affublé d’un pull magique qu’il n’enlève jamais et accompagné d’un œil sur pattes qu’il dit être son père… et un rire oppressant l’accompagne partout où il va : « ge ge ge… » Voici Kitaro le repoussant !

Pour ceux qui aiment le folklore japonais, Kitaro le repoussant est un classique parmi les classiques à découvrir d’urgence. Écrit et dessiné par Shigeru Mizuki dans les années 60, la saga comporte 11 tomes, tous disponibles en France aux éditions Cornélius. Elle n’est pas complète comparé à la version originale, mais rien ne nous permet d’espérer. Et elle n’a pas pris une seule ride malgré les soixante ans passés depuis les premières publications.

Si l’œuvre de Shigeru Mizuki vous passionne – et il y a de quoi – il a également écrit La trilogie du Kappa, ainsi que 3 rue des mystères tous très représentatifs de son œuvre. Il y a également un magnifique Dictionnaire des Yôkai paru aux éditions Pika qui vaut le détour… c’est un bijou d’édition et d’illustration. Un indispensable pour tout fan de Japon qui se respecte.  

Une histoire pour en conter des centaines d’autres devenues légendes

Du point de vue de l’époque, les aventures de Kitaro étaient révolutionnaires. Un auteur qui s’approprie tout le folklore de son pays pour le retranscrire sous forme d’un mange d’aventure, c’est original. Et extrêmement audacieux ! C’est en partie grâce à lui que toutes les légendes autour des yôkai ont été remises au goût du jour. Alors qu’elles étaient en sommeil et quelque peu perdues, Shigeru Mizuki les a remises au goût du jour.

Et encore aujourd’hui, son héros Kitaro bénéficie d’une excellente popularité : figurines, jeux, adaptation en animé (plusieurs fois : une dans les années 70, une dans les années 2000 et encore une plus récemment), jeux… Kitaro est partout. Un bel espace lui était même dédié dans la superbe exposition Enfers et fantômes d’Asie en 2018 au Quai Branly.

A l’image des nombreux yokai qu’il a permis de (re)découvrir, Kitaro est lui aussi devenu une légende à part entière !

Des aventures mettant en avant les légendes nippones…

Chaque tome de la série (inutile de chroniquer les ouvrages un par un) est ainsi un recueil de plusieurs petites aventures. Souvent, un yokai interfère avec une communauté humaine – village ou famille – et piège certains de ses membres. C’est ainsi qu’arrive le jeune Kitaro… et il réussit à prendre les malins esprits à leur propre pièges ! Mais cela n’est pas sans dangers, et de nombreuses aventures auraient pu lui être fatales s’il n’était pas épaulé par son père (le petit œil souvent posé sur son épaule) et très malicieux de nature…

Ainsi une batte de base-ball ensorcelée va mettre en péril des dizaines de vies, une enfant kidnappée par des yokai va servir un noir dessein… et quantité d’autres obscures aventures vous attendent.

Outre ce folklore méconnu venu du Japon, les aventures de Kitaro sont un délice avant tout pour le merveilleux dessin que nous offre Shigeru Mizuki. A la fois dense, fouillé, bizarre… sombre et beau !

C’est la quintessence même de l’esprit nippon : entre vieilles légendes ancrées dans la culture et un esprit plus contemporain. C’est l’une des raisons du succès de cette saga : son intemporalité, mais également son aisance à glisser entre les veilles croyances d’hier et d’aujourd’hui.

Alors pour tous ceux et celles qui aiment les histoires retorses, sombres, parfois glauques, la série des Kitaro est à avoir absolument dans sa bibliothèque. Les avoir chez soi est du plus bel effet (magnifiques dos colorés, et papier à l’odeur extrêmement plaisante…).

La chanson thème de Kitaro (qui est reprise quelle que soit l’époque de l’anime).
Immédiatement dans l’ambiance avec cette tour aux inquiétants occupants…
Un luxe de détails incroyable à chaque pages !

Chronique : Les Sorcières du Clan du Nord – Tomes 1 & 2

Une duologie originale qui s’approprie la magie différemment de la plupart des romans fantastiques… et ça fait du bien.

Le sortilège de minuit est paru en France en 2017, le second, intitulé La reine captive est sorti un an plus tard aux éditions Gallimard Jeunesse. Depuis, les deux volumes sont disponibles dans la collection de poches pour ados de Gallimard : Pôle Fiction.

Initiallement Irena Brignull est une scénariste anglaise, elle a notamment écrit le scénario des Boxtrolls tiré de la série de romans jeunesse Au bonheur des monstres (Nathan) ainsi que celui de l’adaptation du Petit Prince réalisé par Mark Osborne.

A l’heure actuelle, il s’agit des deux seuls romans qu’Irena Brignull a écrit, et on les chérira d’autant plus… car ils sont merveilleux et brillants d’originalité.

Elle a également écrit une histoire pour les plus jeunes paru aux éditions Kimane : L’enfant des rêves.

Une séparation entre deux mondes qui cohabitent en s’ignorant totalement

Deux jeunes filles, deux avenirs très différents, deux modes de vies diamétralement opposés. Et pourtant… le destin va les réunir.

L’une se nomme Poppy, elle est indisciplinée, se fait renvoyer régulièrement de tous les lycées où son père l’inscrit. Elle vit seule avec lui depuis de longues années, sa mère étant en hôpital psychiatrique depuis sa naissance. Cette dernière a subit un terrible traumatisme… C’est pour cela que Poppy est devenu un électron libre, et c’est de pire en pire avec le temps.

En parallèle nous suivons Clarée, une jeune fille qui vit totalement à l’écart du monde moderne. Elle vit dans la forêt, avec sa communauté. Elles ne vivent que entre femmes, où la sororité est reine, de même que l’écoute de la nature, de la magie et de tout ce qui les entoure. Mais il semblerait que Clarée n’ai aucun don. Elle est pourtant la fille d’une grande sorcière, et elle est même pressentie pour devenir peut-être reine… cela se jouera bientôt, entre elle et sa cousine Surelle, beaucoup plus douée qu’elle.

Mais comment ces deux destins que rien ne lie vont-ils bien pouvoir s’entrechoquer ? Faites confiance à la force du hasard et de la providence…

Atypique, magique et étonnant !

Par bien des aspects, Irena Brignull a réussit à créer un univers où la magie est bien présente, mais où elle est devenue science. Ainsi, c’est avec un certain réalisme que l’on plonge dans cet univers.

Les personnages qu’elle a su créer sont très forts. Ils sont captivants, même ceux qui peuvent paraître moins importants et qui peu à peu se dévoilent… on a tous envie de les connaître, de découvrir leur passé qui influe tellement sur leur présent. Tout l’historique de chacun d’entre eux est très travaillé, on s’y croit immédiatement.

Et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Que l’on a envie de suivre Poppy, Clarée et Léo au bout du monde (et ça va être le cas). Et surtout, pour une fois il n’est pas question de baguettes magiques, de formules et d’école de magie. Et ça fait plaisir !

Ici, il est plus question de reconnexion avec la nature, de l’écouter pour acquérir du pouvoir… bien sûr il y a certains aspect magiques qui persistent, comme les grimoires ancestraux ou les potions. Mais elles sont un art plus accessible, on baigne dans une sorte de frontière entre notre monde brut d’acier et de verre et celui d’arbres et de décoctions qui pourrait exister. Surtout quand peu à peu Poppy et Clarée se lient d’amitié… et que leurs mondes s’épousent.

C’est une histoire digne des plus grands drames Shakespeariens. Irena Brignull a l’intelligence de ne rien épargner à ses lecteurs. Si il y a quelque chose de mauvais à faire par l’un des personnages, croyez-bien qu’il le fera pour parvenir à ses fins. Même si c’est parfois terrible ! Et c’est surtout cela que j’ai aimé dans cette série, le fait que l’autrice ne s’impose aucune barrière.

Les méfaits peuvent survenir de quantité de façon possibles, et elles sont souvent sombres ici… et c’est ce qui m’a plus.

On ne tombe jamais dans le glauque, attention. Mais c’est toujours un pincement au cœur ou un déchirement pour certains des personnages… et forcément ça fait vibrer quelque chose en nous, lecteur. Et c’est justement pour cela que c’est réussi.

Autre point intéressant, une partie du second tome de la série se déroule sur le continent africain. Cela peut être bête de le souligner, mais je trouve ça si rare dans la production actuelle (qu’elle soit jeunesse ou ado ou adulte) que je voulais le mentionner. Et la magie là-bas est encore différent de celle que l’on a découverte dans l’Occident.

Tout semble vivant et authentique, que ce soit au niveau du déroulé de l’intrigue ou de la psychologie des personnages, tout fonctionne. Et on se plonge à corps perdu dans l’histoire…

C’est pourquoi je ne saurais que trop vous conseiller de lire les deux tomes à la suite. Ils se lisent relativement vite (environ 350 pages chacun), et il vaut mieux ne pas être coupé dans son élan. L’histoire mérite d’être concentrée, et elle se savoure mieux ainsi.

Alors j’espère vous avoir convaincu de découvrir cette courte saga qui n’a pas semblé avoir un grand succès. C’est dommage, pour une fois qu’il ne s’agit pas d’une histoire à rallonge et qu’elle est bien développée et parfaitement conclue en deux tomes, ça vaut vraiment le coup. 

Pour aller plus loin :

J’ai également adoré le clin-d’oeil fait à Macbeth de Shakespeare dans le premier tome, à la page 62 du grand-format.Cette phrase ne vous dit rien ? Voici un lien pour vous raviver la mémoire…

« Double, double, peine et trouble…

Feu brûle, et chaudron bouillonne…« 

Mais quand on est aussi Potterhead, ça fait aussi penser à un beau clin-d’oeil à l’univers de Harry Potter… non ?

Alors, personnellement je pense que c’est une double référence et non pas un hasard, en tout cas ça m’a fait sourire…

Chronique Jeunesse : Le Club de l’Ours Polaire – Tome 1 – Stella et les mondes gelés

Enfin un roman jeunesse qui me faire, sourire, rêver, m’évader ! Partez à l’aventure avec Le club de l’Ours Polaire, vous ne serez pas déçu.e.s…

Paru chez Gallimard Jeunesse en 2018, le premier tome du Club de l’Ours Polaire a bénéficié d’un fabuleux bouche à oreille… C’est ainsi qu’il fut l’un des succès de l’année dans les rayons jeunesse de nombreuses librairies ! Le second tome est quant à lui paru en juin 2019 en France… Le troisième opus est d’ores et déjà sorti en V.O. mais il faudra être patients pour le lire chez nous car Gallimard Jeunesse n’a pas encore annoncé sa sortie…

Un roman enlevé, et empli d’une imagination débordante

Nous voici partis pour une expédition un peu folle où les filles n’ont pas le droit de participer car c’est dans le règlement du Club de l’Ours polaire depuis toujours… Mais le père de Stella Flocus Pearl va faire pencher la balance en sa faveur !

C’est ainsi que la jeune fille accompagne son père pour une aventure haute en couleurs sous le signe de la magie, de l’amitié et du danger… Un combo gagnant mais risqué quand on sait ce qui attend nos héros…

La créativité d’un monde enchanteur au service d’une histoire captivante !

Si vous aimez les univers à la Harry Potter ou Gardiens des Cités Perdues, cette série est pour vous. On y retrouve les qualités extraordinaires d’un très bon roman jeunesse : un soupçon de magie, des inventions un peu folles, des créatures étranges et de furieuses bonnes idées.

Une fois lancé, impossible de lâcher ce premier tome à l’efficacité redoutable. Même les personnage détestables… ont les adore. Et surtout, Alex Bell a su insuffler de la vie à son univers. C’est magique, tout fonctionne et en même temps on s’évade en peu de pages. Elle a réussit à concocter un mélange de choses mignonnes (je pense aux Compagnons Polaires qui accompagnent Stella et qui donnent constamment le sourire) et créatives !

Et surtout, elle a su créer un univers mêlant magie et aventure qui sans être complexe sait être assez dense pour accaparer son lecteur. Tout fonctionne, de la guilde des explorateurs (composée de quatre factions à découvrir : L’ours polaire, le Chat de la Jungle, le Calmar Géant et le Chacal Doré, à l’image des maisons de Poudlard) avec chacune son règlement en passant pour une mythologie poussée.

Il y a même quelques références à certains contes de fées disséminées dans le roman, ce qui le rend encore plus plaisant selon moi !

Pour une fois qu’il est possible de lire un roman jeunesse sans trouver qu’il est trop classique ou une pâle copie d’un autre, c’est assez rare pour s’y intéresser.

En somme, si vous n’êtes pas encore allé chez votre libraire pour découvrir cette merveille, il est grand temps… Surtout que le premier tome est paru en Folio Junior, donc à prix assez réduit. Vous ne serez pas déçus, je vous en fait la promesse. Adapté dès l’âge de 9 ans pour ceux qui lisent déjà beaucoup, sinon dans l’idéal 10 ans.