Une novella glaçante et géniale dans le plus pur style du roman d’horreur
fantastique
Paru aux éditions Le Bélial’, Les meurtres de Molly Southbourne est
une novella (ou court roman) de Tade
Thompson. Ce court texte est parfait pour découvrir le style incisif et
mémorable de son auteur…
Qui est Tade Thompson ? C’est avant tout l’auteur de la trilogie de SF
Rosewater
parue chez J’ai Lu dans la collection Nouveaux Millénaires. Outre son
travail d’écrivain, il exerce en tant que psychiatre, dans le sud de
l’Angleterre.
Ne jamais saigner sous peine de tout perdre
Très jeune déjà, Molly comprend qu’elle ne doit jamais saigner. Jamais.
Si elle saigne quand même, que ce soit d’une coupure, ou une éraflure même
superficielle, elle doit mettre une compresse puis la brûler. Et vérifier que
tout part en cendres. Sinon… le pire peut survenir pour elle et sa famille…
Aussi étrange que génial
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas eu le plaisir de lire un roman
de pure veine fantastique/horreur/science-fiction qui soit aussi génial.
Simple, immédiatement compréhensible bien que très mystérieux, on suit la
vie millimétrée de la jeune Molly. Impossible pour elle de déroger à ces étranges
règles, même dans un esprit de rébellion… les conséquences sont si terribles
que c’en devient impossible.
La narration est nette, tranchée, chirurgicale. Elle m’a fait pensé à du Richard Matheson, que j’adore. Tade Thompson ne s’embarrasse pas de style, ce qui rend le texte encore plus nerveux. Et c’est ainsi qu’en très peu de pages, on se lance dans l’histoire un peu folle mais géniale de Molly Southbourne.
Je ne vous développerais pas plus l’intrigue pour des raisons évidentes.
Mais c’est incroyable tout ce que l’auteur a réussit à développer en aussi peu
de pages (à peine 100). Un univers d’anticipation alternatif où l’indice de
fécondité est tombé au-dessous de 0.5 enfant par femme. En cent pages, il
réussit également à nous conter toute l’enfance et une partie de la vie
d’adulte de Molly.
Et en plus de tout cela, il réussit à y ajouter une intrigue plus vaste qui
dépasse l’existence seule de Molly… c’est une réussite totale.
Si vous êtes à la recherche d’une pépite de l’imaginaire, la voici. Un
roman coup de poing qui se lit d’une traite. Une histoire menée à la
perfection… et un personnage fascinant. La recette fonctionne.
A tel point que cette histoire va être adaptée au cinéma, et qu’un deuxième tome sort très bientôt (annoncé pour mai, si le Covid-19 le permet) en librairie : La survie de Molly Southbourne. Une chose est certaine, ça va être explosif.
PS : Petit bonus sympathique, à la fin de l’ouvrage vous trouverez une
interview très intéressante de Tade Thompson. Elle permet d’en apprendre plus
sur la démarche de l’auteur et son œuvre au sens large.
La magnifique couverture de ce second opus des aventures de Molly. Signée comme toujours Aurélien Police.
Une duologie originale qui s’approprie la magie différemment de la plupart
des romans fantastiques… et ça fait du bien.
Le sortilège de minuit est paru en France en 2017, le second, intitulé La reine captive est
sorti un an plus tard aux éditions Gallimard Jeunesse. Depuis, les deux volumes
sont disponibles dans la collection de poches pour ados de Gallimard : Pôle
Fiction.
Initiallement Irena Brignull est une scénariste anglaise, elle a notamment
écrit le scénario des Boxtrolls tiré
de la série de romans jeunesse Au bonheur des monstres (Nathan) ainsi
que celui de l’adaptation du Petit Prince réalisé par Mark
Osborne.
A l’heure actuelle, il s’agit des deux seuls romans qu’Irena Brignull a
écrit, et on les chérira d’autant plus… car ils sont merveilleux et brillants
d’originalité.
Elle a également écrit une histoire pour les plus jeunes paru aux éditions
Kimane : L’enfant des rêves.
Une séparation entre deux mondes qui cohabitent en s’ignorant totalement
Deux jeunes filles, deux avenirs très différents, deux modes de vies
diamétralement opposés. Et pourtant… le destin va les réunir.
L’une se nomme Poppy, elle est indisciplinée, se fait renvoyer
régulièrement de tous les lycées où son père l’inscrit. Elle vit seule avec lui
depuis de longues années, sa mère étant en hôpital psychiatrique depuis sa
naissance. Cette dernière a subit un terrible traumatisme… C’est pour cela
que Poppy est devenu un électron libre, et c’est de pire en pire avec le temps.
En parallèle nous suivons Clarée, une jeune fille qui vit totalement à
l’écart du monde moderne. Elle vit dans la forêt, avec sa communauté. Elles ne
vivent que entre femmes, où la sororité est reine, de même que l’écoute de la
nature, de la magie et de tout ce qui les entoure. Mais il semblerait que
Clarée n’ai aucun don. Elle est pourtant la fille d’une grande sorcière, et
elle est même pressentie pour devenir peut-être reine… cela se jouera
bientôt, entre elle et sa cousine Surelle, beaucoup plus douée qu’elle.
Mais comment ces deux destins que rien ne lie vont-ils bien pouvoir
s’entrechoquer ? Faites confiance à la force du hasard et de la providence…
Atypique, magique et étonnant !
Par bien des aspects, Irena Brignull a réussit à créer un univers où la
magie est bien présente, mais où elle est devenue science. Ainsi, c’est avec un
certain réalisme que l’on plonge dans cet univers.
Les personnages qu’elle a su créer sont très forts. Ils sont captivants, même ceux qui peuvent paraître moins importants et qui peu à peu se dévoilent… on a tous envie de les connaître, de découvrir leur passé qui influe tellement sur leur présent. Tout l’historique de chacun d’entre eux est très travaillé, on s’y croit immédiatement.
Et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Que l’on a envie de suivre
Poppy, Clarée et Léo au bout du monde (et ça va être le cas). Et surtout, pour
une fois il n’est pas question de baguettes magiques, de formules et d’école de
magie. Et ça fait plaisir !
Ici, il est plus question de reconnexion avec la nature, de l’écouter pour
acquérir du pouvoir… bien sûr il y a certains aspect magiques qui persistent,
comme les grimoires ancestraux ou les potions. Mais elles sont un art plus
accessible, on baigne dans une sorte de frontière entre notre monde brut
d’acier et de verre et celui d’arbres et de décoctions qui pourrait exister. Surtout
quand peu à peu Poppy et Clarée se lient d’amitié… et que leurs mondes
s’épousent.
C’est une histoire digne des plus grands drames Shakespeariens. Irena
Brignull a l’intelligence de ne rien épargner à ses lecteurs. Si il y a quelque
chose de mauvais à faire par l’un des personnages, croyez-bien qu’il le fera
pour parvenir à ses fins. Même si c’est parfois terrible ! Et c’est surtout
cela que j’ai aimé dans cette série, le fait que l’autrice ne s’impose aucune
barrière.
Les méfaits peuvent survenir de quantité de façon possibles, et elles sont
souvent sombres ici… et c’est ce qui m’a plus.
On ne tombe jamais dans le glauque, attention. Mais c’est toujours un
pincement au cœur ou un déchirement pour certains des personnages… et
forcément ça fait vibrer quelque chose en nous, lecteur. Et c’est justement
pour cela que c’est réussi.
Autre point intéressant, une partie du second tome de la série se déroule
sur le continent africain. Cela peut être bête de le souligner, mais je trouve
ça si rare dans la production actuelle (qu’elle soit jeunesse ou ado ou adulte)
que je voulais le mentionner. Et la magie là-bas est encore différent de celle
que l’on a découverte dans l’Occident.
Tout semble vivant et authentique, que ce soit au niveau du déroulé de
l’intrigue ou de la psychologie des personnages, tout fonctionne. Et on se
plonge à corps perdu dans l’histoire…
C’est pourquoi je ne saurais que trop vous conseiller de lire les deux
tomes à la suite. Ils se lisent relativement vite (environ 350 pages chacun),
et il vaut mieux ne pas être coupé dans son élan. L’histoire mérite d’être
concentrée, et elle se savoure mieux ainsi.
Alors j’espère vous avoir convaincu de découvrir cette courte saga qui n’a
pas semblé avoir un grand succès. C’est dommage, pour une fois qu’il ne s’agit
pas d’une histoire à rallonge et qu’elle est bien développée et parfaitement
conclue en deux tomes, ça vaut vraiment le coup.
Pour aller plus loin :
J’ai également adoré le clin-d’oeil fait à Macbeth de Shakespeare
dans le premier tome, à la page 62 du grand-format.Cette phrase ne vous dit
rien ? Voici un lien pour vous raviver la mémoire…
« Double,
double, peine et trouble…
Feu brûle,
et chaudron bouillonne…«
Mais quand on est aussi Potterhead, ça fait aussi penser à un beau clin-d’oeil à l’univers de Harry Potter… non ?
Alors, personnellement je pense que c’est une double référence et non pas un hasard, en tout cas ça m’a fait sourire…
Il est sorti il y a à peine un mois en librairie, mais j’avais reçu en amont un très beau kit de presse que je me dois de vous montrer, car il est parfaitement dans l’esprit de l’ouvrage ! Lumen a pensé à tout dans les moindres détails…
Avec l’ouvrage, il y avait une carte d’Edimbourg et tous les lieux emblématiques du roman où la jeune Cassidy va rencontrer nombre de fantômes et esprits plus ou moins dangereux.
De plus, une magnifique carte joliment imprimée nous présente la corneille écarlate, créature mystérieuse et dangereuse que l’on va découvrir au fil des pages…
Ci-dessous, le poème qui raconte la légende qui l’a vue naître… avouez que ça donne des frissons… On aimerait pas entendre sa douce voix, encore moins si on est un enfant.
Et cerise sur le gâteau, la carte que je vous ai montré au début n’avait pas révélé tous ses secrets ! En effet, il y a une carte sous la carte, avec des annotations de Cassidy elle-même sur les aventures qu’elle a vécues à Edimbourg… Bien joué, car c’est fait de façon discrète et on ne la voit pas au premier abord.
Difficile de prendre une photo correcte d’une carte fluorescente, mais c’est l’une des meilleures que j’ai pu prendre (temps d’exposition assez long, donc impossible de bouger ni même de respirer pour ce cliché) !
Il ne me reste plus qu’à vous promettre pour très bientôt la chronique de Cassidy Blake – tome 1 – chasseuse de fantômes !
Des spectres, des fantômes qui envahissent la terre, et des centaines de missions à accomplir pour les esprits qui souhaitent partir à l’aventure !
Black Moor est le nom du premier tome de la série jeunesse Le Bureau des Fantômes, qui vient tout juste de paraître aux éditions du Rocher.
Sous le nom méconnu de Fanny Gordon se cachent en réalité deux autrices jeunesse de renom : Pascale Perrier et Véronique Delamarre Bellégo.
Un lac aux esprits, et des âmes en partance…
Le Lac est l’endroit incontournable où passe tout individu venant de quitter la terre. Son esprit se dilue dans le Lac, lavé de tous ses souvenirs avant de partir vers le Pont… Que se passe-t-il après ? Nul ne le sait, car nous allons suivre deux spectrus : Tim et Mo. Ils viennent de mourir, mais ils ne sont pas entraînés vers le mystérieux Pont… et vont à la place intégrer le bureau des Fantômes.
Ils deviennent ainsi agents spectrus avec une mission simple : ramener les esprits des morts égarés sur terre pour les diriger vers le Lac afin qu’ils partent en paix. Mais les difficultés s’amoncellent, tout particulièrement en Ecosse où semble sévir un grand nombre de fantômes qui souhaitent tout sauf partir vers le Lac…
Une aventure qui tient la route et fonctionne même à merveille !
Parfait pour initier les jeunes lecteurs au fantastique et plus particulièrement à l’univers des esprits sans trop miser sur le côté effrayant, Le Bureau des fantômes s’adresse aux 9/11 ans. Ce premier tome se concentre avant tout sur le côté aventure et la façon ludique dont les missions de Tim et Mo sont résolues. Et ça fonctionne fort bien, puisque on a très envie de savoir comment fonctionne ce monde caché aux yeux des humains.
Le système de fonctionnement du bureau est simple, efficace et motive fortement ses spectrus (avec un système de points pour chaque esprit ramené au Lac). Plus les spectrus ont des points, plus ils récoltent des étoiles qui vont se placer… sur leur corps ! Quand un spectrus a beaucoup d’expérience, les étoiles forment une sorte de tatouage correspondant à la personnalité profonde du spectrus… Autant dire qu’on a hâte de voir se former les étoiles de Tim et Mo !
Enfin, l’histoire a beau posséder un déroulement très classique, elle nous réserve quelques belles petites surprises… notamment sur la fin qui laissera ses lecteurs très étonnés. Et surtout… ça donne fortement envie de découvrir la suite (qui n’est pas encore annoncée, donc patience…). On sent que Tim et Mo n’ont pas fini de dévoiler leurs atouts (qu’ils ignorent eux-mêmes) et qu’ils ont encore de belles aventures devant eux…
Ainsi ce début de série se présente sous les meilleurs auspices avec une intrigue accrocheuse, une aventure qui donne envie de s’y plonger immédiatement… Tout fonctionne à merveille, alors à quand la suite ?
Une sorte de version Harry Potter de l’ouvrage jeunesse Histoire du Soir pour filles rebelles… une jolie réussite !
A paraître le 24 octobre 2019 chez Gallimard Jeunesse, voici un album destiné aux fans absolu.e.s de la saga Harry Potter. Au programme, des portraits uniques de ces femmes sorcières qui ont transformé le monde magique, et parfois même celui des moldus et plus encore…
Un bel album documentaire dans le plus pur style Harrypotteresque
Si vous êtes un.e fan absolu.e de la saga Harry Potter, bien évidemment ce livre est fait pour vous ! Au programme, un développement approfondit de certains personnages parfois « oubliés » dans la saga, sans oublier également les plus connus.
Et chose intéressante, il n’est pas uniquement question des personnages « gentils » ici, et tout un pan de l’ouvrage est dédié aux personnages maléfiques avec notamment Vinda Rosier (que l’on voit dans Les Crimes de Grindevald) ou encore Nagini ou Pansy Parkinson, pour ne citer qu’elles.
Une pleine page pour le fascinant personnage qu’est Luna Lovegood.
Pour découvrir le reste de ce que cache cet ouvrage… le mieux est encore d’admirer les quelques photos qui en dévoilent un peu plus !
Et parmi certaines oubliées, Nagini n’est ici pas en reste !
Quoi qu’il en soit ce beau-livre de fin d’année est édité à un prix fort attractif, puisqu’il est à 13.90€. Pour ce que c’est, je trouve que c’est très honnête et je ne peux que vous le recommander chaudement ! C’est un cadeau de fin d’année facile à faire et un nouvel indispensable à tout fan de Harry Potter.
Une section est même réservée aux stars du monde des sorciers !
Vous connaissez les éditions Bragelonne, leader dans le domaine de l’imaginaire en France. Mais connaissez-vous chez eux « Le mois du cuivre » ? Il s’agit d’un mois particulier – une fois par an – où ils publient plusieurs romans steampunk (genre que j’affectionne). La particularité de ces ouvrages outre leur genre littéraire ? Leur beauté. Pages dorées intégralement, gaufrage délicat… rien n’est trop beau pour le steampunk !
Vous trouverez de tout dans cette collection, aussi bien des univers proches de Lovecraft que de ceux de Sherlock Holmes… Ainsi que des univers uniques, créés de toutes pièces. Et il y a aussi bien des auteurs anglo-saxons que français !
Qu’ils sont beaux… qu’ils brillent !Je n’ai même pas eu besoin de changer les contrastes ou la balance des couleurs pour cette photo. L’image parle d’elle-même. Mon but dans la vie ? Avoir toute la collection ! Ils sont beaucoup trop beaux, et ce sont des romans de qualité.Il s’agit de la première photo que j’avais prise pour l’article… mais je me suis rendu compte qu’il fallait d’abord faire les poussières.
J’espère que cet article photo vous aura donné envie de découvrir plus amplement cette collection de qualité. Ultra originale, et osée, elle vaut le détour et je ne puis que vous la conseiller vivement. Belles lectures…
Les éditions Sarbacane ont du nez. Du flair. De l’intuition. Et encore une fois, à ne pas en douter, Violette Hurlevent sera leur nouveau bébé phénomène… zoom sur ce futur classique de la littérature jeunesse française !
Violette Hurlevent dans les locaux de Sarbacane
Mais qu’est-ce donc que ce gros pavé intitulé Violette Hurlenvent et le jardin sauvage ? A quel tranche d’âge s’adresse-t-il ? Alors… il s’agit d’un roman en forme de fable qui ne manque pas de poésie et d’onirisme… Violette est une jeune demoiselle qui vit avec sa maman, et quand elle découvre pour la première fois le Jardin sauvage accolé à la maison, c’est tout un univers hors du temps qui s’ouvre à elle. Avec ses mythes, ses croyances, et ses très étranges créatures… Et surtout : son chien Pavel peut lui parler dans cet étrange lieu ! Pour ce qui est de l’âge, on peut dire que l’ouvrage s’adresse aux enfants dès l’âge de 10 ans.
Beaucoup de plantes vertes dans les bureaux de Sarbacane pour le lancement du livre !
Personnellement, j’ai eu la chance de recevoir des épreuves (texte complet ou en partie d’une œuvre à paraître, pas encore corrigée à destination des libraires et de la presse) de la première moitié du livre… Et c’était déjà drôlement bien. Alors, quand j’ai reçu une invitation à la soirée de lancement de cet OVNI littéraire, j’ai foncé sur l’occasion.
C’est ainsi que j’ai pu rencontrer les auteurs : Paul Martin, celui qui tient la plume, et Jean-Baptiste Bourgois, celui qui tient l’autre plume (car il dessine tout au stylo plume – tenu presque à l’envers pour garder un trait fin – c’est extraordinaire de le voir faire).
J-B Bourgois en train de réaliser un dessin sur mon exemplaire de Violette Hurlevent (avec nos deux personnages préférés : Lewice et Pavel !
Il y a une particularité très intéressante concernant la création de cette œuvre : les illustrations existaient bien avant le texte. Ainsi, ce sont les illustrations qui ont servi de ciment à l’histoire et non pas l’inverse. C’est assez rare pour être souligné.
Lors de cette soirée spéciale, on a pu feuilleter tous les carnets contenant les croquis préparatoires (on aurait dit les dessins finaux tant ils étaient détaillés !). Et ce sont des objets de toute beauté. Vous trouverez ci-dessous quelques photos de l’intérieur de ces fameux carnets. Il y avait tant de pages que je n’ai pas pu tout prendre, mais je tenais à ce que vous admiriez ce travail de fourmi…
Ainsi, voici comment est né Violette Hurlevent. Vous en apprendrez très bientôt plus sur ce roman hors du commun au travers d’une chronique complète et d’une interview croisée avec l’auteur et l’illustrateur. En attendant… voici la galerie des images !
Et si le peuple égyptien s’était développé ailleurs qu’au nord du continent Afriquain, au cœur de la forêt du Queensland, en Australie… Comment cela est-il possible ? Et qu’y cachaient-ils ?
Avec Le peuple de la pluie, nous découvrons le troisième et avant
dernier opus de la saga des Agents de M. Socrate, toujours chez
MSK (la collection jeunesse/ado du Masque).
Dans ce tome-ci, c’est une véritable dystopie qui nous est offerte :
Arthur Slade nous proposant une histoire où les Egyptien auraient vécu… en
pleine forêt australienne ! Mais en quoi cela intéresse-t-il les affaires
de Mr Socrate ?
Le plus long périple de la saga…
Préparez-vous à un très long et mémorable voyage de plusieurs mois entre
l’Angleterre et l’Australie ! Par bateau, à cheval et même en dirigeable,
tous les moyens de transports de l’époque et plus encore sont utilisés !
Le but d’un si long voyage ? Récupérer pour Modo, Octavia et Mr
Socrate une statue nommée « le visage de dieu »… Il semblerait
qu’elle rende fou quiconque la regarde. C’est donc une arme redoutable à
retirer au plus vite des mains avides de la Confrérie de l’Horloge, qui est
également sur ses traces…
Beaucoup de surprises et d’action sont au rendez-vous… alors
accrochez-vous !
Un troisième tome qui fonctionne à merveille
Pour moi, ce troisième tome est tout simplement le meilleur de la saga. On
entre en pleines contrées sauvages, sur les traces des plus grands
explorateurs… On fait d’étranges rencontres, les technologies utilisées sont
fascinantes (dirigeables, aigles de métal aux serres empoisonnées)… et
totalement baignées dans l’univers du steampunk !
Rien que pour cela, j’ai été ravie de lire ce roman. Arthur Slade nous faisait
déjà savoir par le biais de certaines technologies qu’il utilisait ce genre
littéraire peu répandu en young-adult,
mais ici, il s’y épanouit pleinement.
La quête de Modo et ses autres camarades d’aventures n’est pas sans faire
penser à moults romans d’aventures où il est question d’une relique perdue aux
étranges propriétés… Ce roman utilise des ficelles déjà fort utilisées, mais
qu’importe, on plonge sans hésitation dans cette nouvelle aventure. Tellement
d’ailleurs que l’on aurait aimé en savoir beaucoup plus sur le fameux
« visage de dieu », mais également sur le peuple de la pluie lui-même.
Les liens et parallèles qui sont faits entre Modo et leur histoire est
assez fascinant… mais reste en grande partie inexpliqué ! Cela ajoute au
sentiment de mystère et de secret qu’Arthur Slade instille tout au long de ses
romans, alors on lui pardonne. Si on savait tout sur tout, où serait
l’enchantement ? le mystère ? la magie ?
Le relationnel entre notre cher Modo et la belle Octavia devient plus
intense, mais reste au stade des des sous-entendus pleins de verve… On aimerait bien les voir se rapprocher l’un
de l’autre, mais est-ce seulement possible étant donné le passé, l’histoire de
Modo ? D’autant que Mr Socrate verrait cela d’un très mauvais œil…
Pour ceux qui on déjà lu les deux premiers tomes de la saga, se passer de
ce troisième opus est juste impensable. L’intrigue prend place rapidement, les
personnages sont toujours aussi agaçants/attachants (tout dépend du point de
vue). La Confrérie de l’Horloge a encore beaucoup de méfaits dont elle veut
faire profiter le monde afin de mieux le dominer…
Et Modo, plus que jamais, est un antihéros que l’on voudrait suivre au bout
du monde ! (et c’est le cas ici). Enfin un héros qui a le droit de
commettre des erreurs, d’avoir des sentiments, et qui est tout sauf beau puisque
totalement défiguré. Ça change du paysage éditorial que l’on essaye trop
souvent de nous vendre avec des personnages beaux et « torturés ».
Ici, il y a du bon, et du beaucoup moins bon au cœur de chacun des personnages,
le tout étant très nuancé. En bref, ce tome confirme la qualité de la
saga !
Prochaine chronique sur le quatrième et dernier tome : L’île
des damnés. Où tout trouve sa résolution.
Une nouvelle saga de fantasy pour la jeunesse très ambitieuse mettant
en scène différentes peuplades de dragons autour d’une étrange prophétie !
Les Royaumes de Feu est une saga dont le premier tome de la série est paru en janvier 2015
chez Gallimard Jeunesse. Depuis, nous en sommes déjà au septième tome en France
et le succès ne se dément pas !
Tui T. Sutherland est une auteure d’origine américaine, elle écrit sous de
très nombreux noms de plume. Elle est notamment l’une des deux auteurs de la
série à succès La guerre des clans (grande série de fantasy animalière mettant
en scène des chats).
Cinq dragons, une prophétie
Un jour viendra, les Dragonnets du destin décideront de l’avenir de
Pyrrhia, le royaume des dragons. Actuellement, l’empire est totalement déchiré.
Depuis le décès de la reine des Ailes de Sable, la succession se passe mal. Les
trois sœurs héritières s’arrachent le trône du royaume de sable, chacune usant
de tous ses pouvoirs pour se l’octroyer…
Le problème, c’est que leur lutte de pouvoir n’est pas intestine et met à
feu et à sang toutes les peuplades de dragons… Comment cinq dragons à peine
sortis de l’adolescence pourraient-ils changer la donne ? Ils sont l’objet
d’une prophétie mais ne savent même pas ce qu’ils sont censés faire…
Un début de saga ambitieux…
Quand on sait que la saga compte actuellement dix tomes aux Etats-Unis, on
peut qualifier la série de très audacieuse ! Reste à savoir si elle
tiendra sur la durée, quoi qu’il en soit le premier tome nous transporte
facilement…
Dans ce premier tome, on découvre le quotidien âpre des dragonnets de la
prophétie. Enfermés dans une grotte avant même que leurs œufs aient éclos, ils
ne savent rien de l’extérieur… Ils n’ont même jamais senti le souffle de l’air
sous leurs ailes ! Mais tout cela va brutalement changer. Et c’est ainsi que
commence la saga, qui démarre au quart de tour.
Si vous recherchez pour des enfants de 9/11 ans une série de romans denses,
remplis d’aventure et d’imagination, Les Royaumes de Feu sera idéal. Difficile
d’en dire plus sur le contenu de ce premier tome, mais outre le démarrage
rapide, l’intrigue prend vite de l’ampleur.
On en profite pour découvrir tout particulièrement deux types de dragons
dans ce tome-ci : les Ailes du Ciel et les Ailes de Boue. Chaque espèce
est extrêmement différente, aussi bien au niveau de leurs aptitudes que de leur
culture et leurs habitudes vis-à-vis des autres dragons.
C’est absolument passionnant, et on brûle d’en savoir plus sur les autres, car on se doute bien que ce n’est que le début…
…….
En somme, ce premier tome d’une longue série rempli parfaitement son office, et même plus. La Prophétie use de ficelles habituelles, mais c’est si bien réalisé qu’on en redemande. Tui T. Sutherland sait surprendre ses lecteurs avec de bonnes révélations !
Affaire à suivre avec le second tome : La princesse disparue,
qui nous fera découvrir le monde feutré des Ailes de Mer…
Vous connaissez certainement l’auteur Paul Féval (1816-1887), dont l’œuvre la plus connue à ce jour est et restera certainement Le Bossu (d’ailleurs adapté plusieurs fois au cinéma). Les éditions des Moutons Electriques ont eu la bonne idée de rééditer l’un de ses textes dans leur collection originale, Les Saisons de l’ Étrange.
Avant de s’intituler Ann Radcliffe contre les vampires et de mettre en scène l’une des mères du roman gothique, l’ouvrage avait pour titre original La ville-vampire.
Une course contre la montre et un jeu de dupe
Au début du roman, nous découvrons une ancienne amie d’Ann Radcliffe. Cette dernière voudrait partager avec ses interlocuteurs l’une des histoires les plus incroyables qu’a vécu son amie à l’époque. Il y est question de mariage intriguant, de vampires et même d’une ville entièrement peuplée de ces derniers…
La jeune qu’était Ann Radcliffe n’avait pas froid aux yeux et décida de tout faire pour sauver son amie des griffes de ces monstres voulant faire main basse sur sa fortune, son statut, et sa santé mentale.
Un roman à l’ambiance inimitable, mais qui garde une petite couche de poussière…
Ce roman a beau avoir été écrit par un grand romancier, il reste assez lourd à digérer. Aucun découpage en chapitres (rendant le tout très dense), histoire remplie de rebondissements tels qu’il faut bien s’accrocher… C’est dommage, tous les ingrédients sont là, mais ça ne prend pas. Trop de longueurs, de personnages dont on ne comprend pas clairement le but ou les enjeux.
Il faut bien avouer cependant que l’écriture de Paul Féval est assez drôle, voir même grinçante par certains moments. Il se joue avec brio de la langue française et sait amuser son public, même dans le drame d’une course-poursuite mettant plusieurs vies en jeu.
Et l’idée de mettre en scène une auteure ayant réellement existé rend le tout plus prégnant, plus réel que si cela avait un personnage quelconque. Paul Féval base son intrigue sur le fait que l’imagination débordante d’Ann Radcliffe tient plus de son passif avec l’étrange que de son imagination pure, et ça c’est une idée de génie pour l’époque !
Autre chose intéressante, Paul Féval nous propose une toute autre mythologie du vampire que celle que l’on connait. Il change de forme, créé des entités jumelles, a les yeux qui brillent d’une étrange lueur, rend fou les gens dont il s’alimente pendant de très longs mois…
……
Mais au final, pourquoi ça ne prend pas totalement ? Peut-être parce que le texte est trop ancien, ou tout simplement qu’il ne s’agit pas du meilleur texte de Paul Féval ? C’est dommage car la collection des Saisons de L’Étrange sait toujours donner envie, et ne pas aimer un de leur titre est déjà une déception en soi…