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Actualité éditoriale : Les 10 romans de la rentrée littéraire 2016 qui me tentent le plus

Parmi les 560 romans qui forment la rentrée littéraire de 2016, je vous propose ma sélection toute personnelle des ouvrages qui me tentent le plus ! De par leur univers, leur ambiance et leurs présentations (sans oublier les couvertures), ces livres on su me donner l’envie de les découvrir.

Nous allons ainsi visiter l’Amérique sauvage et brute, rester un long moment à New York, mais aussi nous perdre dans les forêts denses et brumeuses du Québec… Sans oublier de faire un crochet au Japon, dans une famille pas comme les autres, puis nous passerons également au Liban. Et il se peut que sur notre chemin nous croisions de nombreux lapins…

Mazie, sainte patrone des fauchés et des assoiffés

Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg aux éditions Les Escales :

J’adore le catalogue des éditions Les Escales. Leurs ouvrages sont beaux, travaillés, réfléchis, esthétiques. Et avec Maizie, voici le tout nouveau roman de Jami Attenberg (à qui l’on doit déjà La famille Middlestein, véritable petit succès de librairie). Ici, l’auteur se propose de romancer l’histoire de Mazie Phillips, une femme aux convictions et à l’histoire fascinantes. L’idée d’écrire à son sujet lui est venue à la lecture d’un articles dans le New Yorker. Le roman se déroule dans un lieu et une époque magique à mes yeux : le New York des années folles. Autant dire que j’attends énormément de cette nouveauté, pour laquelle j’ai placé la barre très haut. Sortie le 18 août 2016.

Présentation de l’éditeur :

Partez à la rencontre de Mazie Phillips, inoubliable héroïne à la gouaille mordante du New York des années folles.

Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l’on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d’or, les idylles et la consommation d’alcool – malgré la Prohibition – vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa  » cage  » et faire la fête, notamment avec son amant  » le capitaine « .

Avec l’arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d’ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée  » la reine du Bowery « , elle devient alors une personnalité incontournable de New York.

Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie – dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime –, mais aussi Sœur Ti, son unique amie, sa sœur Jeanie, l’agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle… Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.

Yaak Valley, MontanaYaak Valley, Montana de Smith Henderson chez Belfond :

C’est typiquement le genre de roman que l’on peut qualifier de big novel à l’américaine (ou great american novel). C’est type de livre dense, éclatant et que l’on considère comme un futur classique. Yaak Valley, Montana réunit quoi qu’il en soit tous les critères du livre de la rentrée incontournable qui risque de nous faire passer un sacré bon moment de lecture.

Affaire à suivre après lecture, sortie le 18 août prochain !

Présentation de l’éditeur :

Dans le Montana, en 1980. Autour de Pete, assistant social dévoué, gravite tout un monde d’écorchés vifs et d’âmes déséquilibrées. Il y a Beth, son ex infidèle et alcoolique, Rachel, leur fille de treize ans, en fugue dans les bas-fonds de Tacoma, Luke, son frère, recherché par la police.

Et puis il y a Cecil l’adolescent violent et sa mère droguée et hystérique, et ce jeune Benjamin, qui vit dans les bois environnants, avec son père, Jeremiah Pearl, un illuminé persuadé que l’apocalypse est proche, que la civilisation n’est que perversion et que le salut réside dans la survie et l’anarchie. Pearl qui s’est exclu de la société, peut-être par paranoïa, peut-être aussi pour cacher qu’il aurait tué son épouse et leurs cinq enfants.
Au milieu de cette cour des miracles, Pete pourrait être l’ange rédempteur, s’il n’était pas lui-même complètement perdu…

Watership Down Toussaint LouvertureWatership Down de Richard Adams aux éditions Monsieur Toussaint Louverture :

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir ce tout petit éditeur, c’est le moment ou jamais ! En effet, Monsieur Toussaint Louverture n’édite que très peu d’ouvrages par an, mais il y apporte un soin tellement particulier et spécial qu’ils en deviennent de véritables bijoux de papier ! Watership Down, c’est la réédition d’un classique anglophone qui n’a jamais vraiment fonctionné en France. C’est l’un des ouvrages de ce top 10 que j’attends avec le plus d’impatience. Ah, et pour information, ils s’agit de fantasy animalière et les personnages principaux sont ainsi… des lapins !

Pour en savoir plus sur Watership Down, son histoire et ses origines, c’est par ici, sur l’article qui lui est tout particulièrement consacré. Parution le 15 septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ?

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

Jardin arc-en-ciel (2)Le jardin arc-en-ciel de Ito Ogawa chez Picquier :

J’en avait déjà parlé lors d’un article qui lui était presque entièrement dédié, ce tout nouveau roman d’Ito Ogawa va pour moi signer un renouveau. Il semble être dans le même esprit que l’un de ses précédents romans : Le restaurant de l’amour retrouvé. Attention, cet ouvrage est à surveiller de près, c’est pour moi un futur succès de librairie, j’en suis certaine ! L’ouvrage arrive sur les tables le 1er septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s’apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l’amour sur la terrasse d’Izumi et ne se quitteront plus. Avec le petit Sosûke, le fils d’Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takashima et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d’une maison d’hôtes, nouvelle en son genre.

Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu’un copieux nabe ou des tempuras d’angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.

Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l’intolérance et aux préjugés, d’une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l’amour est l’émotion dont les bienfaits sont les plus puissants. On réserverait bien une chambre à la Maison d’hôtes de l’Arc-en-ciel !

Voici venir les rêveursVoici venir les rêveurs de Imbolo Mbue aux éditions Belfond :

C’est l’un des plus gros enjeux de l’éditeur pour la fin d’année, l’ouvrage a été un véritable phénomène lors de la Foire de Francfort où les éditeurs se sont arraché les droits dans de très nombreux pays. Voici venir les rêveurs est présenté comme LE succès annoncé, et j’avoue être tentée très fortement par cette parution et l’aura qui l’entoure avant même sa sortie officielle…

J’aime ce genre de récits où les destins s’entremêlent inexorablement sans qu’on puisse rien y faire sinon contempler, et ce roman semble être de cette trempe… On en reparle très bientôt ! L’ouvrage paraît le 18 août 2016.

Présentation de l’éditeur :

Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007. Nous sommes à l’automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains.

Mais rien n’est simple au pays de l’American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l’épée de Damoclès de l’expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l’interminable demande d’asile des Jonga et la menace d’éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes…

Ecoutez nos défaitesÉcoutez nos défaites de Laurent Gaudé chez Actes Sud :

Laurent Gaudé pour moi, c’est l’auteur du roman magistral La mort du roi Tsongor (l’un des rares livres que je relis très régulièrement). Sa prose est simple et unique, il écrit merveilleusement tout en restant accessible à tous… Je l’adore. C’est donc obligatoirement un incontournable de cette rentrée littéraire. Chaque nouveau roman de Laurent Gaudé rencontre à chaque fois un franc succès en librairie… Je ne pense pas que cette nouveauté fasse exception ! Parution le 17 août.

Présentation de l’éditeur :

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

La destinée la mort et moiLa Destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort de S.G. Brown aux éditions Agullo :

Vous ne connaissez pas encore la maison d’édition Agullo ? C’est tout à fait normal puisqu’il s’agit d’un tout nouvel éditeur ! Leurs couvertures détonnent et sont inratables en librairie, on les reconnaît immédiatement. Mais à peine arrivé, voici qu’il publie un roman de S.G. Browne, un auteur satirique qui avait eu son petit succès avec Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour ou encore Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël. Il est le roi des titres à rallonge, mais ce n’est pas sa seule particularité ! S.G. Browne est un auteur qui adore s’amuser et créer des histoires aussi débridées qu’originales. Et son nouveau roman ne fait pas exception puisque cette fois-ci, son personnage principal est le Sort lui-même ! Bref, ça semble délicieux, et ça sort le 25 août prochain…

« Règle n°1: Pas d’ingérence. mais me voilà, assis dans un centre commercial à Paramus, New Jersey, et je suis frustré. Agacé. Déçu. »
Une comédie noire et irrévérencieuse sur le sort, le destin, et les graves conséquences de l’implication d’un demi-dieu avec une humaine, par l’un des meilleurs satiristes américains.

Au cours des derniers millénaires, Sergio en est venu à détester son travail. incarnant le Sort, il est en charge de l’attribution des heurs et malheurs qui frappent la plupart du genre humain, les 83% qui font toujours tout foirer. Ecoeuré par l’interminable défilé de toxicomanes et de politiciens carriéristes qui lui incombent, il doit en plus subir l’insupportable bonne humeur de Destinée, responsable des Grands Hommes qu’elle guide avec une satisfaction béate vers la consécration d’un prix Nobel ou d’un titre de Meilleur Joueur du Super-Bowl. pour aggraver les choses, il est brouillé avec la Mort à cause d’une querelle vieille de 500 ans, et ses meilleurs amis sont Paresse et Gourmandise. Et le pire de tout ? Il vient de tomber amoureux de sa voisine, Sara Griffen, une jeune mortelle dont le sort dépend de Destinée. Entamer une relation avec elle viole la règle n°1 et au moins une dizaine d’autres, déclenchant d’énormes répercussions cosmiques qui pourraient bien le priver de son immortalité… ou le conduire à un destin pire que la mort…

Les règles d'usageLes règles d’usage de Joyce Maynard chez Philippe Rey :

Attention, ça ne présage que du bon. Joyce Maynard est une auteur que j’ai découvert il y n’y a pas si longtemps grâce à son roman paru en poche Prête à tout. Et les éditions Philippe Rey font partie de mes éditeurs favoris en littérature dite générale. Donc si vous mettez ces deux là ensemble, vous obtenez un roman extrêmement tentant !

Le thème maintenant : nous sommes à New York, le drame du World Trade Center vient d’avoir lieu. C’est l’histoire d’une jeune fille qui tente de se reconstruire, d’une famille qui va faire face, tout cela dans le Brooklyn des années 2000. J’en suis persuadée, ce roman va me plaire… Et les libraires qui l’ont déjà lu le hissent déjà dans leurs coups de cœur de la rentrée 2016. Arrivée en librairie le 1er septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise. Son beau-père et son petit frère la laissent partir le coeur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire.

Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l’entoure, faisant d’étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays. Wendy lit beaucoup, découvre Le Journal d’Anne Frank et Frankie Addams, apprend à connaître son père, se lie d’amitié avec sa belle-mère éleveuse de cactus, comprend peu à peu le couple que formaient ses parents – et les raisons de leur séparation. Ces semaines californiennes la prépareront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Retournera-t-elle à Brooklyn auprès de ceux qui l’ont vue grandir ? Émouvante histoire de reconstruction, Les règles d’usage évoque avec brio la perte d’un être cher, l’adolescence et la complexité des rapports familiaux. Un roman lumineux.

BondréeBondrée de Andrée A. Michaud chez Rivages :

Il manquait un bon petit polar à cette sélection, vous ne trouvez pas ? Voici donc Bondrée, un roman sombre qui a tous les attributs pour séduire… Reste à savoir ce qu’il a dans le ventre, mais le résumé présage de bonnes choses quant à la lecture. Et puis, l’image de couverture est magnifique et participe énormément à mon envie de découvrir cet ouvrage… Bienvenue dans une contrée reculée du Québec où tout semble être en non-dits et atmosphères pesantes… Parution le 21 septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac des confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur mort depuis longtemps. Elle est retrouvée morte. On veut croire à un accident, lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.

« Le thriller littéraire existe, Andrée Michaud en est la preuve. Créatrice d’ambiance exceptionnelle, elle joue avec la langue, les mots et les consonances dans ce huis clos chaud et humide où une foule de personnages se battent avec leurs démons. » «La Presse», Québec. Bondrée a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada et le Prix Arthur Ellis.

Butcher's crossing photoButcher’s crossing de John Williams chez Piranha :

Alors, en ce moment, j’ai envie de grands espaces, de nature à perte de vue, de plaines brutes et de liberté… Butcher’s crossing semble ainsi tout indiqué pour assouvir ce désir. Peut-être connaissez-vous déjà John Williams grâce à son précédent roman, Stoner, qui avait été traduit par Anna Gavalda. Sortie le 23 octobre 2016.

N’hésitez pas à lire l’article complet qui lui a été dédié ici.

Présentation de l’éditeur :

Au cœur de l’Ouest américain, terre de grandeur naturelle et de décadence humaine, une expédition tragique se prépare… Par l’auteur de Stoner.

Dans les années 1870, persuadé que seul un rapprochement avec la nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le confort d’Harvard pour tenter la grande aventure dans l’Ouest sauvage. Parvenu à Butcher’s Crossing, une bourgade du Kansas, il se lie d’amitié avec un chasseur qui lui confie son secret: il est le seul à savoir où se trouve un des derniers troupeaux de bisons, caché dans une vallée inexplorée des montagnes du Colorado. Will accepte de participer à l’expédition, convaincu de toucher au but de sa quête. Le lent voyage, semé d’embûches, est éprouvant et périlleux mais la vallée ressemble effectivement à un paradis plein de promesses.

Chronique : Les Chevaliers du Temps – Tome 1 – Les mystères de la pyramide

Les Chevaliers du temps 01Une nouvelle série jeunesse pour apprendre tout en se distrayant vient de voir le jour : voici Les Chevaliers du Temps !

Trois auteurs pour trois nouveaux héros à suivre à travers l’espace et le temps, voici une toute nouvelle série jeunesse qui vient de paraître aux éditions Playbac. Hélène Duchateau est professeure et scénariste, Stanislas Grimler est professeur d’histoire-géographie mais participe à beaucoup d’expositions pour faire partager la culture au plus grand nombre, quant à Candice Roger, elle est avant tout éditrice de livres pratiques dédiés à la cuisine !

Ces trois auteurs aux profils très différents se proposent de faire vivre aux jeunes lecteurs une aventure qui s’ancre dans notre quotidien pour basculer très rapidement dans l’aventure fantastique… Sans oublier au passage de cultiver les lecteurs. Dans ce premier tome, direction l’Égypte Ancienne !

Un voyage dans le temps pour sauver son passé, son présent et son avenir

Emma, Mehdi et Axel sont trois élèves qui n’ont en commun que le d’être dans la même classe. Ils ne se parlent que rarement et ne s’apprécient guère… Mais le jour où leur professeur d’histoire leur fait part d’un secret les mettant en danger, ils vont devoir s’allier pour sauver le cours passé, présent et futur de leur vie, mais aussi celle des autres ! En effet, le professeur Mamet a réussit à créer une machine à voyager dans le temps, mais déjà, quelqu’un souhaite se l’approprier pour manipuler le temps et le tourner à son avantage…

Seuls nos trois élèves semblent pouvoir réussir cette mission périlleuse, désignés par la machine temporelle elle-même, mais arriveront-ils à passer tous les obstacles sur leur chemin ?

Du bon et du moins bon, Les Chevaliers du temps est une série jeunesse au potentiel perfectible

A trop vouloir se rapprocher du lecteur préadolescent en l’imitant, on le perd. Et j’ai vraiment le sentiment qu’ici; il y a un côté trop artificiel dans la narration. Les scènes comiques sont prévisibles voir attendues, les personnages sont trop marqués avec d’un côté l’intello de service Mehdi, de l’autre la jeune et jolie sportive Emma et le beau gosse qui a un groupe de musique et beaucoup de succès auprès de la gent féminine, Axel…

Un peu plus de nuance aurait été appréciable pour ne pas tomber dans une histoire avec les gentils d’un côté et les méchants de l’autre…

De plus, les quelques transitions qui se déroulent dans l’ouvrage sont parfois très abruptes : par exemple, la scène de présentation des enjeux de la série avec la machine temporelle et le professeur Mamet est un peu trop expéditive. Le tout manque ainsi parfois de développement et de mise en scène, ce qui donne un sentiment de lecture rapide, certes, mais trop hâtive.

Malgré ces quelques maladresses, il y a tout de même des côtés positifs. Le premier étant des chapitres courts et une narration qui rentre immédiatement dans le vif du sujet au bout de quelques pages à peine. Pour ceux qui n’aiment pas franchement lire, ça peut être une façon engageante d’aborder l’acte de lecture.

L’autre élément positif, c’est le côté ludique du roman. En effet, sous couvert de nous conter une histoire fantastique, c’est également un petit cours d’histoire qui nous est proposé avec pour thème l’Égypte Ancienne (sujet normalement étudié en 6ème, il fédère toujours beaucoup les élèves car c’est une époque et un peuple qui fascinent). De plus, la culture apportée à la lecture va plus loins que le simple roman puisque vous trouverez un bon petit dossier en couleurs d’une dizaine de pages pour approfondir vos connaissance sur l’Égypte Ancienne.

Chevaliers temps intérieurEnfin, l’ouvrage est illustré et en couleurs, et les dessins de Krystel font merveille. Entièrement numériques, ils sont très réussis, vivants et pleins de couleurs. J’ai particulièrement aimé le premier dessin en pleine-page du roman. Le point de vue donne une belle impressions de dynamisme.

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En somme, mon avis est assez partagé sur ce premier tome. D’un côté, la partie instructive et ludique de l’ouvrage est indéniable le tout étant agrémenté joliment. L’objet livre en lui-même est très agréable à manipuler avec un vrai soin apporté à sa création. De l’autre, l’histoire est parfois trop rapide et les personnages stéréotypés.

Je conseillerais cet ouvrage à des lecteurs qui ont entre 10 et 11 ans et qui ne sont pas encore pleinement motivés à lire. Car une chose est sûre, ça se lit très rapidement, et les enfants sont fiers de pouvoir dire qu’ils ont terminé leur premier livre un peu épais, avec une vraie intrigue complète.

Chronique : Alice au pays des Morts-Vivants – Tome 1

Alice au pays des morts-vivantsAlice au Pays des Merveilles à la façon zombies… un mélange qui peut paraître étrange et qui pourtant couve une intrigue passionnante !

Premier tome d’une trilogie survoltée, Alice au Pays des Morts-Vivants est écrit par l’auteur d’origine indienne Mainak Dhar. En France, la série est publiée par Fleuve éditions, dans leur collection dédiée à l’imaginaire : Outre Fleuve. Bien que le cycle revêt trois tomes à la base, la saga s’est depuis fort bien développée avec des titres supplémentaires se déroulant entre certains tomes, et même après.

Aux Etats-Unis, c’est même une série télévisée qui est actuellement en cours d’adaptation en se basant sur la trilogie d’Alice au Pays des Morts-Vivants ! C’est dire l’engouement qui entoure cette œuvre.

Mainak Dhar est également auteur de polars, son roman noir géopolitique Flashpoint est paru chez Actes Noirs (la collection grand format de polars chez Actes Sud) en 2008.  Mais aussi et surtout avant d’écrire des romans, Mainak Dhar est le directeur général d’une très grande entreprise d’agroalimentaire en Inde : General Mills.

Un zombie affublé d’oreilles de lapin saute dans un terrier…

Imaginez la Terre anéantie, intéressez-vous plus particulièrement à ce que l’on appelait il n’y a encore pas si longtemps l’Inde. Des ruines, des carcasses, quelques camps ténus de survivants qui lutent au quotidien pour voir le soleil se lever… C’est ce monde post-apocalyptique qu’a toujours connu la jeune Alice. Formée au combat depuis son plus jeune âgé, c’est l’une des meilleures combattantes de son camp. Respectée, intelligente et courageuse, son expérience guerrière n’a rien à envier aux plus anciens. Elle a tué son premier mordeur très jeune, et depuis… elle a su se révéler indispensable.

Mais le jour où elle voit un mordeur plonger dans un trou dans le sol, sa curiosité est piquée à vif. Elle décide de le suivre… mais ne se doute pas un seul instant que sa décision va changer la façon de voir de chaque camp vis-à-vis des autres : les mordeurs, les humains survivants éparpillés dans des camps indépendants et l’entreprise militaire Zeus. Le danger ne vient peut-être pas d’où on le croyait…

Un roman plus fouillé qu’il n’y paraît

Sous couvert de faire un hommage à Alice au Pays des Merveilles, ce roman de Mainak Dhar est bien moins superficiel que ce à quoi on aurait pu s’attendre. En effet, il ne s’agit pas d’une énième histoire se basant sur le classique de Lewis Carroll pour jouer sur un effet de mode, mais d’un récit réellement passionnant et bien construit.

Tout d’abord, le mythe de ces mordeurs est bien pensé, avec une Reine aux étrange propriétés pour les guider (et effrayante à souhaits). Ensuite, l’organisation Zeus, très floue aux premiers abords revêt peu à peu un caractère plus franc et dangereux au fil des pages. Et c’est là que l’on découvre que l’intrigue met en jeu bien plus que la petite vie simple bien que téméraire d’Alice.

La façon qu’a l’auteur de faire évoluer (dans tous les sens du terme) son héroïne est passionnante. On la suit avec plaisir et curiosité, et surtout on apprécie de voir que l’auteur n’a pas peur de la faire progresser vers des choses inattendues. Il ne la préserve pas, et c’est en ça que ça peut justement plaire.

Sans en dire trop, on découvrira également que ces fameux mordeurs ont un côté attachant au final, peut-être est-ce en partie grâce aux surnoms dont Alice affuble certains. Quoi qu’il en soit, l’auteur lance une bonne idée que l’on espère voir développée plus longuement et plus densément dans le second tome. L’un des meilleurs personnages de cette nouvelle saga restera cependant celui de la Reine. Mainak Dhar a magnifiquement transposé l’univers d’Alice grâce à elle et sa douce folie, tout en la rendant très intelligente. Ce mélange dangereux en fait un personnage fascinant et emblématique que l’on a plaisir à découvrir.

 ……

Alors même si certaines choses sont nécessairement attendues et prévisibles (notamment certains personnages issus de Zeus), le tout est assurément très plaisant à lire. Ce premier tome lance de très bonnes idées et traite le mythe des zombies/morts-vivants de façon originale en les « humanisant » par certains côtés. On a franchement hâte de découvrir la suite des aventures d’Alice et de ses « amis » en putréfaction. Une belle surprise !

Chronique : L’œil de Chaac

L'oeil de ChaacLes légendes Mayas sont dangereuses et cruelles… et ceux qui y croient encore plus.

Premier roman de l’auteur française Emma Lanero, L’oeil de Chaac est paru en février dernier aux éditions Gulf Stream dans l’excellente (et détonante) collection Électrogène. L’histoire est celle d’une quête autour d’un objet étrange et mystique qui date de l’ère des Mayas sinon plus… Mêlant fantastique, légendes et réalisme âpre, cette lecture est aussi inclassable qu’originale.

Des destins liés malgré eux autour d’un objet aux pouvoirs effrayants

Un jeune irlandais tombé dans la délinquance, une jeune femme tatouée sur l’intégralité de son corps qui possède une aura mystique, un chercheur spécialisé dans le passé des Mayas, un barman qui tien son échoppe modeste en pleine jungle…

Mais qu’ont-ils tous en commun ? Rien à priori, mais pourtant, quelque chose d’étrange et de singulier va les réunir : la sphère. Il semblerait que ce soit Chaac, (le dieu de la pluie chez les Mayas) qui l’ait envoyée sur Terre dans un but bien précis… Il est question de catastrophes naturelles, de notre humanité décadente et de son devenir, et aussi d’un long voyage pour éprouver sa valeur au travers d’épreuves…

Une aventure pleine d’action… et de mysticisme

Dans cette histoire, les personnages ne sont pas nécessairement attachants, mais singuliers. Uniques par leur passé marqué, à nul autre pareil à cause de leurs caractéristiques rares. Ici, vous ne suivrez pas de héros charismatiques, mais juste des hommes et des femmes ayant eu la « chance » d’entrevoir autre chose, de percevoir que tout n’est pas fait de ce que l’on voit…

L’histoire est quant à elle très classique, mais son traitement lui, l’est beaucoup moins. ici, on découvre la misère d’un pays, le symbolisme d’un peuple disparu (que l’on aurait aimé découvrir bien plus au travers de cette histoire). Rien n’est édulcoré, tout est vrai, vif, violent. Les symboliques y sont nombreuses, je suis d’ailleurs persuadées que j’ai dû en louper certaines qui m’auraient aidée à comprendre mieux le parcours de chacun. J’aime l’idée qu’il y ait des messages cachés et une sémiologie dense dans un ouvrage…

L’écriture à beau être facile d’accès, elle est toutefois lente, lourde, à l’image de la chape de plomb qui sévit dans les pays du sud tels que le Guatemala ou le Venezuela, où se déroule l’intrigue. On se sent pris dans une torpeur étrange, une lenteur hypnotique même parfois.

C’est assez paradoxal, surtout quand on constate que l’ouvrage se lit au final assez vite, mais j’ai pris mon temps pour le lire. Je ne pense pas que L’oeil de Chaac fasse partie de ces romans qui se dévorent, mais plutôt de ceux qui se découvrent peu à peu, d’où cette perception de lenteur tirée  de cette expérience de lecture.

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C’est un ouvrage à conseiller à ceux qui veulent découvrir une autre littérature (ado ou non). Une lecture moins facile qu’à l’accoutumée, plus creusée et qui n’est pas là pour nécessairement plaire au lecteur, mais pour lui faire vivre une expérience de lecture différente.

L’oeil de Chaac est ainsi une lecture totalement inclassable, très instructive (on apprend une foule de choses, mais on aurait aimé en apprendre encore bien plus !) aux personnages forts et à l’action vibrante. Parfait pour le dépaysement et la découverte totale. Une chose est certaine, ça ne plaira pas à tout le monde, mais ça vaut la peine de tenter l’expérience. Dès 15 ans minimum.

Actualité éditoriale : Watership Down, une réédition très attendue arrive pour la rentrée littéraire

Watership Down Toussaint LouvertureC’est un classique parmi les classiques, il fait partie des 25 romans les plus vendus dans le monde et pourtant… il ne dit rien à beaucoup de francophones et pour cause, Watership Down est semble-t-il un grand oublié du monde de la littérature en France.

L’ouvrage fut pourtant édité en France il y a presque 40 ans de cela aux éditions Flammarion sous le titre Les garennes de Watership Down et a été disponible pendant très longtemps en librairie.

Mais rien n’a permis à l’ouvrage de se faire connaître et reconnaître en France. Peut-être est-ce car le roman a pour personnages principaux des lapins ?

Le terme de fantasy animalière peut faire peur à certains, qui y voient un roman fantaisiste et farfelu, peut-être même un roman sans profondeur… je suppose cela car, en tant que libraire, il y a certains termes à éviter pour savoir tenter le lecteur potentiel… même quand le livre est génial. Et c’est ce que fait ici très bien le nouvel éditeur de ce classique méconnu : Monsieur Toussaint Louverture, au travers d’une toute nouvelle traduction bien plus approfondie et réfléchie que la première version parue en France. L’ouvrage est par ailleurs sélectionné parmi les 30 romans en lice pour le Prix du roman Fnac 2016.

Watership Down ventes….

Je vous laisse maintenant lire la présentation de l’éditeur pour savoir si cette nouveauté inattendue de la rentrée littéraire 2016 vous séduira… Moi, je suis d’ores et déjà conquise ! Et vous, êtes-vous tenté ? En tout cas, si vous avez envie d’une autre rentrée littéraire, qui sort des sentiers battus, et qui est motivée avant tout par la passion de transmettre, c’est avec ce genre d’ouvrage que ça se passe !

Présentation de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ?

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie.

Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer

Actualité éditoriale : La refonte visuelle des romans de Roald Dahl par Gallimard Jeunesse

Nouvelles couvertures Roald Dahl Le doigt magiqueLe 16 juin dernier, les éditions Gallimard Jeunesse ont changé tous les visuels de couverture des ouvrages de Roald Dahl. Qu’il s’agisse des romans chez Folio Junior ou des premières lectures chez L’heure des histoire ou Folio Cadet, ils ont TOUS changé ! Plus jolis, plus colorés (avec de jolies taches d’encres en dégradé multicolore), et le tout avec un glaçage sélectif, cette refonte reprend les visuels originaux parus en Angleterre avec bien évidemment les illustrations de Quentin Blake.

Cette modification des couvertures n’est peut-être pas tout à fait innocente puisque le BGG (le Bon Gros Géant) arrive au cinéma le 20 juillet prochain, adapté par Steven Spielberg.

Et vous ? Quelles couvertures préférez-vous ? Les nouvelles ou les anciennes ? Personnellement, je suis sous le charme des récentes… elles sont sublimes ! Je vous laisse comparer ! Les nouvelles sont positionnées à gauche, les anciennes à droite.

L’autre avantage de cette refonte, c’est que les anciens ouvrages (dont la couverture était intégralement en papier glacé) étaient moins costauds que ces nouvelles versions. En effet, le papier mat est beaucoup plus résistant, ce qui est parfait pour des ouvrages de cet auteur car ils se lisent, se relisent encore et encore…

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Chronique : La Passe-miroir – Tome 1 – Les Fiancés de l’hiver

La passe miroir 01Un magnifique premier roman rempli d’imagination, captivant, dynamique, génial. Une révélation qui changera la face de la littérature imaginaire francophone… mais pas seulement, espérons-le !

Christelle Dabos, qui est-ce donc ? Une auteur qui nous vient de nulle part ? Oui… et non ! En effet, la jeune auteur a gagné le très prestigieux Concours du Premier Roman organisé par Gallimard Jeunesse. Ce prix est plus qu’un tremplin ou une opportunité, c’est une passerelle merveilleuse pour faire connaître au plus grand nombre son œuvre, et cela avec un éditeur exigeant, qui prend grand soin que chaque livre qu’il édite.

La Passe-miroir, c’est une histoire dense, merveilleuse avec une intrigue d’une profondeur rare… chronique d’un coup de cœur mémorable à partager.

Une héroïne presque insignifiante, discrète, animée uniquement par la passion de la lecture

Ophélie est un petit bout de femme en devenir. Petite, discrète, presque effacée, elle ne vit que pour le musée dont elle s’occupe et la lecture des objets qui y sont conservés. Pourquoi mettre le mot lecture en italique ? Car il ne s’agit pas de la lecture au sens où on l’entend habituellement. Ici, la lecture permet de remonter à l’histoire d’un objet en le touchant, on y ressent les émotions de ceux qui l’ont possédé avant, et cela jusqu’à sa création pour les plus doué. Et justement, Ophélie a beau être passe-partout, son don lui, est unique et extrêmement développé. D’autant qu’elle en possède un autre encore plus incroyable et rare : celui de voyager entre les miroirs.

Mais qu’importent les talents d’Ophélie, sa vie va être changée à jamais par… un mariage arrangé avec un homme du Pôle. A force d’avoir refusé des propositions de mariage au sein de sa patrie, Anima, la voici forcée à l’exil pour épouser un inconnu. Elle va devoir quitter tous ceux qu’elle aime, et cela à tout jamais… Mais plus que le déchirement de partir loin et d’abandonner son quotidien et sa famille, Ophélie va devoir faire face à monde cruel, dur et froid qui lui est totalement inconnu. Mystères, intrigue, pouvoirs inconnus, haine… C’est une palette de nouveautés incroyable qui va se heurter à l’innocente et douce Ophélie, et l’intrigue ne fait que commencer !

La passe miroir 01 pocheUne histoire merveilleuse, dense et emplie d’une fantaisie hors-normes

L’univers de La Passe-Miroir est si abondant, si riche que le but de cette chronique ne sera pas de vous le résumer ou de vous le présenter. Premièrement, cela pourrait vous gâcher une partie de l’intrigue, et deuxièmement, c’est un exercice difficile que de résumer un tel ouvrage.

Ce que l’on peu d’ores et déjà dire, c’est que tout comme il y a eu un avant et un après Harry Potter, ou La croisée des mondes, je suis persuadée que cette saga marquera durablement de très nombreux lecteurs de tous âges.

Gallimard y croit d’ailleurs tellement lui aussi que la parution poche du premier tome s’est faite en Pôle Fiction (la collection jeunesse/ado poche de Gallimard) et en Folio, pour les adultes. Oui, il s’agit d’un ouvrage estampillé jeunesse, mais il plaira sans réserves aux adultes aimant un tant soi peu l’imaginaire.

Les idées sont si bien trouvées et les personnages si profonds, attachants et inquiétants qu’il est impossible de ne pas être captivé rapidement par cette histoire hors normes. Vous découvrirez ici un monde de vernis et de paillettes, mais aussi de crasse et de cruauté… Tout n’est qu’apparences et coups fourbes à la Citacielle, et il est impossible de prédire à qui se fier. Thorn ? Le fiancé et promis d’Ophélie ? Le volubile Archibal ? La belle-sœur Bérénilde ?

Imaginez une sorte de cour comme celle d’un roi, avec ses courtisan(e)s, ses serviteurs, ses secrets d’alcôves, ses tromperies… vous aurez ainsi une légère idée de ce qui vous attend, et encore… !

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Il y a de nombreux termes dans ce nouvel univers : Animistes, Dragons (qui n’a pas la signification habituelle), Esprit de famille, Doyennes, Citacielle… Leur force réside avant tout dans l’idée qu’ils portent. Christelle Dabos a réussit à trouver des mots inventifs et surtout très parlants pour porter son univers.

Pour conclure, cette nouvelle grande saga fantastique est à classer immédiatement dans les incontournable de l’imaginaire, de la jeunesse et de la littérature en général. C’est juste, passionnant, inventif, merveilleux… on s’y plonge corps et âme pour n’en ressortir qu’une fois les presque 550 pages terminées ! La suite est à surveiller d’extrêmement près avec Les disparus du Clairdelune paru il y a peu.

Chronique : Les étoiles de Noss Head – Tome 2 – Rivalités

Les étoiles de Noss Head 2Une suite encore plus passionnante que le premier opus !

Sophie Jomain est une auteur française. Son œuvre navigue entre l’imaginaire et la littérature réaliste, mais la romance reste une de ses constantes ! Parmi ses nombreuses parutions, on peut citer : Quand la nuit devient jour, Felicity Atcock (série en 5 tomes), Cherche jeune femme avisée

A la découverte du Cercle  

Bienvenue dans la ville de St Andrews, en Écosse. Hannah entre maintenant à l’université, vit dans un studio en collocation, voit régulièrement son petit ami Leith… Bref, la vie, la vraie commence ! Mais il ne faut jamais oublier que quand on sort avec un garou, les problèmes sont à l’échelle de ses capacités extraordinaires…

A peine quelques jours après le début des cours, Hannah fait la connaissance d’un groupe singulier, étrange et quelque peu hypnotique : Le Cercle. Leith refuse catégoriquement qu’Hannah ai le moindre lien avec eux… mais pourquoi donc ? Les réponses ne vont pas vous plaire…

Une suite largement à la hauteur et tout aussi captivante

Hannah grandit un peu dans ce second tome. Plus posée, moins fleur bleue par moment, et surtout moins crispante, on l’apprécie plus pleinement dans ce nouvel opus… Même si elle continue à poser une foule de questions à tort et à travers !

Leith nous montre des côtés possessifs inattendus et assez déplaisants pour Hannah et pour nous lecteurs. Leur relation évolue, et bien loin d’être parfaite, les tensions sont présentes, mais c’est ce qui la rend justement réaliste et plus crédible.

De nouveaux personnages charismatiques et très intéressants font leur apparition. On a très envie d’en découvrir plus sur eux : Darius (membre de l’éminent Cercle), Georgia, Tarja… Ils sont tous très bien campés et donnent envie de les connaître bien plus ! Surtout que l’auteur développe la mythologie qu’elle a créé avec de nouvelles créatures à faire froid dans le dos…

Je ne saurais dire pourquoi, mais malgré un assez grand nombre de clichés (la résolution de ce second tome est franchement très prévisible – tout comme le premier), je me suis tout de même beaucoup attachée à cette saga. En effet, j’avais beau me dire que c’était parfois assez attendu, le tout est bien construit et le caractère des personnages si bien pensé que l’on est curieux de connaître leurs sentiments, leurs réactions.

Alors, la solution au problème énoncé durant ce tome est facile à trouver. Cependant, le final de l’ouvrage est totalement génial et inattendu ! Impossible d’en dire plus, mais au moment où l’on croit que l’on a tout vu et tout compris, un élément très perturbateur s’invite dans l’intrigue… et clap. Fin du second tome. Autant dire que vous n’avez pas le choix et que vous êtes dans l’obligation d’enchaîner immédiatement sur le troisième opus… !

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Alors, oui ce second tome est meilleur que le premier malgré un certain nombre de choses convenues. La force de cette saga, ce sont ses personnages, son décor universitaire qui fait rêver, et son côté surnaturel/romance très bien géré… Et qu’importe le reste !

Chronique album jeunesse : Un Empyrée de dragons

Un Empyrée de dragonsUne merveille d’album pour la jeunesse où la mythologie du monde entier est à l’honneur !

Parue dans la toute petite (mais très prometteuse) maison d’édition Psyché, voici une véritable merveille, un petit inclassable dans le domaine de la littérature jeunesse : Un Empyrée de Dragons.

Les illustrations sont assurées par Nicoletta Ceccoli, elle a été consacrée meilleure illustratrice italienne en 2001, et on comprend immédiatement pourquoi. Son travail est mondialement reconnu puisqu’elle a exposé à Paris, a publié de nombreux artbooks et a même participé au film Jack et la mécanique du cœur en tant que character designer.

Entre le documentaire, l’album illustré et le bestiaire merveilleux, vous en prendrez plein les mirettes, découvrirez de magnifiques créatures issues de toutes les cultures et les mythologies… Le tout servi par une illustration hors du commun et sublime… C’est typiquement le genre d’album pour les enfants que nous adultes avons envie d’avoir rien que pour nous !

Un Empyrée de dragons intérieur 3Comment nomme-t-on un groupe de créatures magiques ?

Si vous vous êtes toujours posé la question de comment on appelle un groupe de licornes, de Chi-lin, de sphinx ou encore de manticores, cet ouvrage est pour vous.

Se jouant des mots et des styles, Un Empyrée de Dragons nous fait voyager à travers les très ombreuses cultures de notre monde. Le tout étant servi par un texte aussi sublime que les illustrations qui l’accompagnent. Ainsi pourrez-vous découvrir des yétis, mais également des chimères, des chevaux de mer ou encore de magnifiques Quetzalcoatls…

Par ailleurs, Un Empyrée de Dragons est issu d’une traduction de l’anglais – A dignity of dragons en langue originale (on imagine la difficulté à retranscrire un tel texte). En effet, l’ouvrage est publié par Houghton Mifflin Harcourt à l’origine, et l’éditeur et le traducteur précisent qu’ils ont parfois dû s’éloigner du texte d’origine afin de mieux coller à l’univers onirique et merveilleux de l’œuvre, et parfois même inventer ses propres formulations… Et c’est une réussite !

« Une fulguration d’hippogriffes, Une poignée de griffons, Une sociénigme de Sphinx, une embrasée de feng-huangs… »

Un Empyrée de dragons intérieurOutre un graphisme qui laisse rêveur, vous découvrirez en fin d’ouvrage un petit glossaire très complet. Chaque créature y est décrite avec son pays d’origine, ses spécificités, les anecdotes qui l’entourent…

La façon dont se présente l’ouvrage n’est pas sans faire penser au magnifique Livre des Créatures de Nadja. En somme, c’est un superbe imagier merveilleux qui s’offre à vous !

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Pour les passionnés de mythologie, pour ceux qui veulent faire découvrir les créatures fantastiques à leurs enfants… ou encore ceux qui veulent avoir rien que pour eux un magnifique album, Un empyrée de Dragons est une petite merveille à ne pas louper.

Pour les enfants, c’est un ouvrage à découvrir dès l’âge de 8 ans environ, quand ils découvrent les mythes et les légendes à l’école.

Un Empyrée de dragons intérieur 2

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique : Les étoiles de Noss Head – Tome 1 – Vertige

Les étoiles de Noss Head 1La romance fantastique française a de beaux jours devant elle avec des ouvrages comme Les étoiles de Noss Head !

Initialement paru aux éditions Rebelle, la série Les étoiles de Noss Head est celle qui a révélé l’auteure française Sophie Jomain. Depuis, elle est publiée régulièrement aussi bien chez J’ai Lu que chez Rebelle éditions et tout récemment chez Pygmalion. Les étoiles de Noss Head est une trilogie, elle comporte aussi plusieurs deux autres tomes qui font office de préquels.

Si vous souhaitez découvrir un univers situé entre le surnaturel et la romance, celui de Sophie Jomain pourrait bien vous séduire… !

Des vacances « prometteuses »… dans la petite bourgade perdue de Wick, en Écosse.

Elle a bientôt 18 ans, la vie devant elle, et surtout les vacances d’été pour s’amuser ! Sauf que ses parents ont décidé qu’Hannah les passera à Wick (à l’extrême nord de l’Écosse) et non pas à Paris… Ennui et pluie en perspective donc pour l’adolescente qui ne se doute pas encore que sa vie et son destin seront bouleversés définitivement dans les semaines à venir… Tout cela à cause d’une rencontre inattendue avec un bel inconnu aux yeux verts…

Les étoiles de Noss Head 1 rebelleDe la romance fantastique à l’état pur

N’étant pas une grande lectrice de romance, j’avoue avoir débuté la lecture de cet ouvrage avec un brin de scepticisme. Je craignais de tomber sur une énième histoire d’amour, quelque chose de trop fleur bleue, de ne pas être portée par l’ambiance… Mais ça, c’était avant de pousser un peu plus loin que les apparences, car je suis rapidement tombée sous le charme de cet ouvrage.

Une ambiance toute particulière propre aux petites villes, des paysages sauvages, l’odeur de la mer qui nous éveille, de la magie et de nombreux mystères… le décor laisse rêveur. Et ce n’est que le début : une intrigue mâtinée de secrets de famille, de mystères et de mythologie (très bien développée et mélangeant légendes réelles et créations de l’auteur), voici ce qui vous attend.

Et puis… on est captivé par l’histoire, fort bien maniée par l’auteur. Ce n’est pas tant l’intrigue (assez facile à prévoir) que la façon dont elle est traitée qui en fait l’efficacité. Entre sensualité et retenue, on retrouve les sens qui s’enflamment de l’adolescence au travers du personnage innocent d’Hannah. Cette lecture a l’étrange propriété qu’ont certains romans : ils sont captivants, efficaces, purs… et se dévorent. Cela faisait un long moment que je n’avais pas ressenti un tel plaisir de lecture (dans le domaine de la romance fantastique), attendant avec impatience de retrouver les personnages.

Enfin, j’adresse une mention spéciale à la couverture du poche (même si celle du grand format est tout aussi magnifique), parfaite vis-à-vis de l’esprit du livre, et en accord complet avec l’histoire. En effet, le joli flacon que l’on voit en couverture a toute sa place dans l’intrigue… Les couleurs sont par ailleurs belles et harmonieuses, c’est un succès.

Un de mes rares regrets concernant cet ouvrage concerne les corrections et relectures. J’ai pu constater la présence d’une demi-douzaine de coquilles. Quelques erreurs de frappe, et une faute de conjugaison. Pour une réédition poche et une aussi grande maison d’édition qu’est J’ai Lu, on est en droit de s’attendre à un texte parfait. Dommage sur ce point.

De même, je n’ai pas toujours accroché à l’écriture de la narratrice, qui est parfois très orale. Nous sommes dans la tête d’une adolescentes, certes, mais sa façon d’écrire la rend parfois franchement agaçante et naïve, ce qui la dessert.

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Quoi qu’il en soit, Les étoiles de Noss Head – Vertige est une belle romance fantastique, on s’évade, on retourne parfois même à l’état sauvage. On sent l’odeur des embruns et de cette nature féroce au travers du personnage mystérieux de Leith…

On retombe avec délices dans les affres de la passion telle qu’elle se vit quand on est adolescente : pleinement et avec exaltation, quelles que soient les conséquences ! Autant dire que la lecture de la suite ne tardera guère… c’était si bon que l’on en redemande !