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Chronique Jeunesse : Esther et Mandragore

Esther Mandragore 1Une nouvelle héroïne pour la jeunesse débarque, et attention, elle a un chat extrêmement grognon !

L’ouvrage Esther Mandragore inaugure une toute nouvelle collection chez Talents Hauts… il s’agit de Zazou. Elle réunira des romans pour la jeunesse adaptés aux 8-10 ans, le tout parsemé de quelques illustrations bien placées signées par Marie-Pierre Oddoux…

Pour le moment, Esther Mandragore est le seul ouvrage chez Zazou, mais la collection va s’étoffer très rapidement avec un roman de Clémentine Beauvais : Les petites filles top-modèles.

En route pour le monde des humains !

La jeune Esther a remporté un bien étrange et inattendu prix lors de la remise de fin d’année à son école de sorcières : Le Prix de Curiosité ! Et en quoi consiste-t-il ? La jeune demoiselle va avoir le droit d’aller dans le fascinant et merveilleux monde des humains ! Et oui, pour les sorcières, notre monde est extrêmement curieux, fascinant et même bizarre…

C’est ainsi, qu’accompagnée de son chat Mandragore (et sacrément ronchon), Esther va faire une incursion en territoire humain. Et à peine arrivés, un mystère à résoudre tombe sur le duo de choc ! Humour, dérision et aventure… préparez-vous à aimer une toute nouvelle héroïne pleine de peps.

Une lecture fort distrayante et des personnages que l’on veut découvrir plus amplement…

A peine commencé, on se plonge immédiatement dans le monde coloré et drôle d’Esther et Mandragore… Mais la grande force de ce court roman jeunesse (dès 8-9 ans), c’est le personnage acariâtre et désagréable (et donc génial) de Mandragore. Jamais content, toujours boudeur et exigeant, il est une véritable perle à lui tout seul.

Dans cette histoire il vous faudra aimer voir même littéralement A-D-O-R-E-R les chats, car il y en a des dizaines dans cette histoire ! Ils sont l’objet même de l’enquête menée par nos deux compères.

En ce qui concerne les petites illustrations de l’ouvrage, il y en a, mais elles sont peu nombreuses. Elles sont créées par Marie-Pierre Oddoux, une grande habituée des illustrations d’ouvrages pour la jeunesse. En noir et blanc et toutes en rondeurs, elles habillent parfaitement le texte.

Esther Mandragore 1 insideCe premier ouvrage de la collection Zazou de Talents Hauts (que l’on peut comparer à Witty chez Albin Michel ou encore à Pépix chez Sarbacane) laisse présager du très bon pour la suite : le format, la pagination, la mise en page, les dessins… Tout participe à créer un début de collection très avenant, et j’ai hâte de découvrir les autres nouveautés à venir…

Seul petit questionnement concernant la ligne éditoriale, on voit beaucoup moins le penchant féministe ou prônant l’égalité des sexes auquel nous a habitué l’éditeur, même si le monde d’Esther semble dénué d’hommes, nous n’avons aucune explication…

Peut-être aurons-nous la réponse dans une potentielle suite ?

Chronique : La compagnie des menteurs

La compagnie des menteursUn roman historique sombre, haletant et aussi obscur que les âges dont il traite…

Karen Maitland fait partie de ces auteurs qui gagneraient à être connus. Son univers est aussi obscur que saisissant et sa plume absolument efficace ! De nationalité anglaise, sa spécialité est le roman historique sur fond de policier. Avec il y a toujours un ou deux cadavres derrière l’étable, et une quantité de suspects tous plus crédibles les uns que les autres.

En France, nous avons la chance d’avoir trois de ses ouvrages publiés : La compagnie des menteurs (le plus connu d’entre tous), Les âges sombres et La malédiction du Norfolk. Bienvenue dans un univers historique à nul autre pareil…

Un petit groupe d’itinérants qui grossit, grossit…

1348 – Tout commence avec un maître et son apprenti qui traversent l’Angleterre à la recherche de travail tout en fuyant les ports et les grandes villes, où sévit la peste. Puis, la petite compagnie se retrouve à être rejointe par un couple qui attend un enfant, dont le passé reste mystérieux, puis c’est au tour d’un marchand taciturne, etc.

Mais cette petite troupe itinérante fuyant la peste est loin de se douter à quel point elle va devoir lutter pour sa survie ! La maladie est une chose, mais les croyances populaires et les ont-dits sont parfois aussi mortels et autrement plus pernicieux…

Bienvenue dans un pays où les légendes se bâtissent sur rien, où on marie de force des infirmes entre eux pour conjurer le sort d’un village et où la superstition règne en maître… avec la saleté et la maladie…

Grandiose et captivant

Quand on est parti dans ce genre d’ambiance à la fois dure et sordide, on sait que l’on va passer un excellent moment de lecture. Cela peut paraître paradoxal pour certains, mais c’est le sentiment que j’ai quand un roman prend au tripes en passant par tous les stades de l’horreur, de la lâchetés, de la haine, des croyances…

On le devine assez rapidement, chaque personnage de la petite compagnie itinérante à un secret plus ou moins lourd à cacher, parfois même plusieurs ! Mais ce n’est pas le seul intérêt pour lire ce livre. On plonge avec délectation dans une Angleterre où l’ambiance est si magnifiquement retranscrite et où les personnages sont si creusés que l’on s’attache vite au moindre d’entre eux. Ici, point d’action à n’en plus finir, mais plutôt un rythme lent, lancinant, où chacun attend son heure, ce qui créé une atmosphère pour le moins mortifère et sur le fil… Délectable.

.Ici, on nage entre le roman historique, tout en empruntant les codes de l’imaginaire et des contes populaires, sans oublier le côté sanglant et cru des polars. Bref, c’est le mélange de genres ultime, parfait (selon moi). Karen Maitland vous tiens ici avec son histoire, et elle ne vous lâchera pas de sitôt. Même après la lecture, vous y repenserez (les dernières phrases de ce roman tournent encore dans ma tête tant tout est maîtrisé).

Il faut également saluer le travail de traduction assuré par Fabrice Pointeau, car c’est également grâce à lui que l’on se retrouve avec un ouvrage si travaillé et brillamment écrit.

J’espère avoir su vous convaincre avec cette chronique : cet ouvrage laisse un souvenir durable et plaisant. Sa lecture est profonde, captivante et surtout incontournable. Régalez-vous avec ce livre passionnant ! Et puis, la bonne nouvelle, c’est qu’il y en a d’autres… (MAJ 11/2023 – Malheureusement La malédiction du Norfolk et Les âges sombres sont épuisés, mais vous pourrez toujours les trouver d’occasion !).

J’ai lu La compagnie des menteurs sur les très bons conseils d’une amie, il y a presque dix ans maintenant… Et j’ai vendu plus de 500 exemplaires de ce roman tellement je l’ai adoré !

Chronique : Enclave – Tome 1

Enclave 1Une nouvelle trilogie dystopique à suivre de près… ou l’avenir de l’humanité survit dans les entrailles de la terre.

Enclave est une trilogie dystopique parue à l’origine chez Black Moon (nommée The Razorland Trilogy en VO), les éditions Le Livre de Poche Jeunesse prennent la relève pour la parution en petit format. La saga est écrite par Ann Aguirre, une auteur de nationalité américaine, elle a écrit plus d’une vingtaine d’ouvrages fantastiques et futuristes pour les adolescents. En France, il n’y a que la trilogie d’Enclave qui est parue pour le moment.

Un univers extrêmement sombre et dangereux

Tout ce que l’on connaissait de notre planète est devenu caduc. Pire même, il s’avère que la surface n’est même plus viable. Le peu de survivants qui ont réussi à échapper à l’apocalypse ont élu domicile dans les égouts, un vestige peu reluisant de l’humanité. C’est dans ce monde sombre et sale que vit notre héroïne, qui n’a même pas de nom au début du récit, juste un numéro : Fille 15 (on perd si facilement les bébés de ce monde… à quoi bon leur donner un nom ?). Elle est en passe de devenir Chasseuse, un poste aussi prestigieux que dangereux qui implique de sortir de l’Enclave.

Mais malgré tout ce qu’elle a beau faire pour son peuple, les règles de vie sont extrêmement strictes dans l’Enclave et tout peu basculer rapidement… comme va nous le prouver la suite des événements. Bienvenue dans un univers âpre et terriblement accrocheur, le monde de l’Enclave, des souterrains glauques et des monstres qui y sévissent…

Une nouvelle saga efficace et convaincante

Malgré le nombre toujours croissant de dystopies et autres romans d’anticipation, Ann Aguirre  réussit à signer un roman somme toute original. Bien plus ténébreux que la plupart des romans qui font juste semblant de l’être, Enclave nous entraîne dans un monde aussi aléatoire que lugubre.

L’auteur a fait l’effort de nous proposer son lot de créatures créées spécialement pour l’occasion, une espèce en particulier est aussi attachante qu’étrange.

De même, le système de castes qu’elle a créé est très bien pensé, mais également très dur, même pour ceux qui s’y investissent corps et âme comme Trèfle (Chasseuse) ou encore Sable (Géniteur). Le système est si perfectionniste et pernicieux qu’un enfant naissant avec la moindre malformation, même bénigne se voit tué sur le champ. Il existe également une troisième caste, celle des Ouvriers.

En ce qui concerne ce côté très incertain quant au déroulement de l’intrigue, il nous permet de prendre un réel plaisir à la lecture. On ne sait pas à l’avance tout ce qu’il va se passer (bien entendu il y a quelques scènes et idées attendues, mais pas seulement), et c’est tant mieux. Rien de tel qu’une histoire qui n’est pas cousue de fil blanc…

Dernier point très positif, l’histoire de Trèfle se dévore, littéralement. Lue en deux jours à peine, on ressort de cette lecture avec un souvenir plaisant. C’est le genre d’ouvrage qui prouve que tout n’a pas été fait dans le monde de la dystopie !

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Ainsi, le monde de Trèfle et Del la beau être implacable, on le découvre avec plaisir et curiosité. Je ne pourrais développer plus sous peine de vous en dire trop et de vous empêcher de découvrir pleinement par vous-même ce roman.

Alors, que dire de plus sinon que le premier tome d’Enclave est une petite réussite ? On a hâte de lire la suite et, ça tombe bien, elle vient tout juste de paraître en poche ! Affaire à suivre très bientôt… A découvrir dès l’âge de 15 ans.

Chronique : Fils de l’eau

Fils de l'eauLe second roman paru en France de l’auteur des Petits pains de la pleine lune… Onirique, étrange et d’une sensualité inattendue

Si vous connaissez un peu le blog, vous devez savoir que Gu Byeong-mo est devenue ici une auteur incontournable que j’admire profondément. Son roman Les petits pains de la pleine lune est une œuvre que tout le monde devrait découvrir un jour tant il est d’une beauté douce et inclassable.

Avec son roman Fils de l’eau paru en 2013 (il vient tout juste de paraître en poche en février 2016), Gu Byeong-mo conforte sa position d’auteur incontournable de la littérature coréenne, toujours à la frontière des mondes… Pour en découvrir plus sur Gu Byeong-Mo, nous vous proposons de lire son interview ici sur le site.

Un petit garçon avec d’étranges entailles derrière les oreilles…

Le tragique parcours d’une famille va voir naître un étrange garçon possédant des ouïes. On ne sait si il est né avec ou si le fait d’avoir été plongé dans un lac aux profondeurs toxiques les a créées. Quoi qu’il en soit, ce garçon différent et ne pourra jamais se mélanger avec les hommes…

Il va être adopté par un vieux monsieur et son fils, vivant dans un village connu pour son lac qui attire nombre de gens qui souhaitent en finir…

Surnommé Gon par sa famille adoptive, il va être protégé et même surprotégé et en même temps rudoyé et malmené… Quel avenir peut donc se dessiner pour Gon, si étrange et si à part qu’il ne semble pas avoir sa place parmi les humains ?

Fils de l'eau pocheDélétère et fascinant… sans oublier un onirisme perpétuel

Encore une fois Gu Byeong-mo nous plonge dans son monde à la fois étrange, magique et parfois quelque peu morbide. L’ambiance de son œuvre est d’une beauté unique et Fils de l’eau n’échappe pas à la règle.

Plus sombre que Les petits pains de la pleine lune, on retrouve toutefois les éléments chers à l’auteur : la perte de l’innocence, la quête d’identité, les références aux contes et légendes… Clairement, ce roman a un côté malsain et dérangeant qui titillera le lecteur, le forcera à réagir, à s’indigner, mais aussi à se délecter.

Gon, cet homme-sirène aux mœurs étranges et hors de tout, n’est pas le seul à receler un intérêt. Les autres personnages du récit sont très peu nombreux (on peut en noter cinq en tout) mais complexes. Chacun revêt sa spécificité ou son trait de caractère (parfois haïssable ou noble selon les cas…), mais aucun ne laisse indifférent.

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On sera touché par ce récit encore une fois inclassable mais si doux-amer à déguster. Fils de l’eau est un très beau roman qui conte une histoire belle et triste à la fois. Cet écrit de Gu Byeong-mo est beaucoup plus difficile à conseiller cependant.

Il revêt un côté très sombre et très malsain que ne possédait pas autant son roman précédent. Il est donc à réserver aux fans de littérature coréenne ainsi qu’à ceux qui ont adoré sans réserves Les petits pains de la pleine lune.

Espérons que les éditions Picquier éditeront nombre des autres romans de Gu Byeong-mo, car l’auteur en a beaucoup à son actif dans son pays d’origine et on rêve de les découvrir…

Chronique : Bird Box

Bird Box pocheUn roman horrifique sur une chose mystérieuse qui rend fous ceux qui la regardent… partout à travers le monde. Un thriller fantastique dont l’ambiance est à couper au couteau.

Josh Malerman est un auteur de nationalité américaine, Bird Box est son tout premier roman, mais il a également écrit quelques nouvelles. Outre son art de manier la plume, Josh Malerman est également le chanteur du groupe de rock The High Strung.

Par ailleurs, les droits d’adaptation cinématographiques ont été vendus et Bird Box devrait arriver dans les salles obscures dans un avenir proche…

Une horreur indicible se cache sur la terre et dans le ciel

Quelle qu’elle soit, une chose rôde depuis quelque temps sur la Terre. Tout à commencé par un cas isolé, puis un autre, quelque temps après. Quelque chose à l’extérieur rend fous les gens ; à tel point qu’ils se mettent à tuer tous ceux qui sont proches d’eux puis se suicident dans un bain de sang inouï.

D’un coup, ce genre d’événement s’est généralisé très rapidement. Les cas de folie se sont déclarés en quantité exponentielle, les survivants on commencé à s’organiser, à masquer leurs fenêtre, à bander leurs yeux… Qu’est-ce donc qui rend les gens fous à la seule vue de cette chose ? Les animaux sont-ils atteints ? Ou est-ce seulement l’espèce humaine ? Quel avenir peut donc se profiler pour les survivants de cette folle pandémie ?

A travers le point de vue de Malorie, une survivante, découvrez la Terre telle qu’elle était avant ces funestes circonstances et surtout… bien des années après. Qu’est devenue notre société face à un tel phénomène ? A-t-elle seulement survécu ? Et si oui qu’en reste-t-il ?

Bird Box orbitEnfin un thriller bien sombre qui joue efficacement avec les codes de l’épouvante

Dès les premières pages, Bird Box nous captive par son ambiance et ses nombreux mystères. Entrecoupée de flash-back, l’histoire nous entraîne dans les méandres de la pensée humaine à travers l’esprit de Malorie : à la fois dans le passé, où elle tente de survivre alors qu’elle est enceinte, et dans le présent où elle a si peur de perdre ses enfants qu’elle ne leur a jamais donné de prénom.

Cette femme courageuse et vulnérable à la fois a des réactions tout à fait réalistes. Nous pourrions être à sa place, et réagir tout comme elle : entre peur et interrogations continuelles.

L’autre point fort de ce sombre récit, c’est la psychologie des personnages. Ils ont beau être peu nombreux, ils sont extrêmement cohérents, flippants (pour certains), et bien décrits. Les nombreuses scènes d’enfermement entraînent des malaises qui vont crescendo, d’autant plus quand de nouveaux personnages débarquent.

Quant à la réaction de folie causée par ces mystérieuses présences à l’extérieur, l’auteur sait entretenir le mystère sans trop entrainer de frustration. Il nous pousse à nous interroger également sur des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé au premier abord… C’est bien machiavélique, très retors et carrément fou par moments, en bref c’est délectable et parfois un peu sanglant !

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D’une douce folie, Bird Box est un roman sombre, dérangeant et très mystérieux. Vous n’aurez pas les réponses à toutes vos interrogations, mais qu’importe. Ce roman noir et post-apocalyptique est une petite merveille qui se hisse sans peine dans mes coups de cœur. A lire et à méditer, c’est un magnifique roman à la fois poétique et implacable qui mérite d’être découvert.

Chronique : King’s Game – Tome 2 – King’s Game Extreme

King's Game 02Toujours aussi sanglant et sur le fil… avec quelques bonnes révélations en prime !

King’s Game est un véritable phénomène éditorial au Japon : d’abord un roman (écrit sur téléphone portable), puis un manga à succès, la saga n’a pas fini de fasciner.

A la fois sanglante et psychologique, cette saga en cinq tomes n’a pas fini de surprendre, la preuve avec un second opus sous haute tension où Nobuaki remet le couvert pour… un second jeu du Roi dans sa toute nouvelle classe !

Une malédiction dont il est impossible de se défaire

Nobuaki Kanazawa (oui, c’est également le nom de l’auteur !) est le seul survivant du jeu du Roi. Il avait un ultime choix à faire en gagnant : signer pour un nouveau jeu du Roi ou mourir, tout simplement. Le chois de Nobuaki fut donc de vivre, et de lancer malgré lui un nouveau jeu du Roi dans la classe qu’il vient tout juste d’intégrer… Comme dans le précédent tome, il ne faut surtout pas se fier aux apparences !

Plus accrocheur et explicatif que le premier tome

Pour ceux qui auraient été quelque peu frustrés du manque d’explications du premier opus (comme moi), vous trouverez ici une partie des réponses. En effet, on commence à apercevoir les ramifications de l’intrigue, ainsi que ses sources dans le passé…

En ce qui concerne l’intrigue générale et le jeu du Roi en lui-même, il se déroule de façon très similaire hormis quelques petites différences. La première, c’est que le jeu du Roi pour cette seconde édition est beaucoup plus ardu. En quelques heures, c’est l’hécatombe dans la classe de première du lycée de Gokô. L’histoire de King’s Game Extreme se déroule ainsi en seulement cinq jours.

Le second point à souligner, c’est que la chose inutile à n’absolument pas faire est différente du premier tome… ce qui ajoute un peu de piquant à l’intrigue ! D’autant qu’elle est extrêmement difficile à trouver.

Seul petit élément parfois peu réaliste, c’est le personnage de Natsuko. Trop ambivalent et retors, tout est « trop » chez elle. Le reste de la classe de Nabuoki est assez cohérente, malgré certains comportements un peu trop fleur bleue à mon goût, mais c’est assez japonais que de retrouver de beaux sentiments innocents (et parfois naïfs) face à l’adversité…

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Alors, bien entendu, tout n’est pas entièrement expliqué dans ce second tome de la saga, mais l’histoire commence à prendre sens. D’autant plus que la fin de l’ouvrage est à rendre fou ! Et on a envie que d’une chose… découvrir en hâte la suite !

Mais il va falloir prendre son mal en patience car le troisième tome se déroule 33 ans avant King’s Game, dans le village ou tout à commencé sous le titre King’s Game Origin. La suite directe de King’s Game Extreme est prévue pour le mois d’avril prochain, il s’agit de King’s Game Spiral

Chronique Jeunesse : La Sorcitresse

La SorcitresseUne fusion entre une super maitresse et une terrible sorcière… ça donne la Sorcitresse !

Elle vient tout juste d’arriver en librairie, elle est terrifiante, elle a mauvaise haleine, mais elle est aussi gentille et prévenante… voici la Sorcitresse ! A l’écriture, nous retrouvons Philippe Arnaud à qui on doit d’autres romans chez Sarbacane. Au dessin, découvre le coup de crayon de Joëlle Dreidemy qui a créé une sorcitresse aussi réussie qu’effrayante…

Deuxième-Chance, l’école où il ne fait pas bon être…

Bienvenue dans l’école de redressement pour enfants Deuxième-Chance, rebaptisée Double-Peine par tous les enfants. Elle possède son lot de surveillants aussi méchants qu’insipides, des élèves mauvais, des souffre-douleur… et de terribles professeurs !

Mais quand arrive une toute jolie et gentille maîtresse, la vie des élèves de Double-Peine va quelque peu s’adoucir… jusqu’à ce que la terrible sorcitresse la remplace une semaine sur deux !

Un univers et des dialogues accrocheurs

L’histoire de cette si gentille et adorable maitresse qui a les allures d’une princesse selon Charlotte et qu’elle qualifie de bellifique devient vite mystérieuse. En effet, avec une régularité confondante, la magnifique et si douce maitresse disparait. Lors de ces phases d’absence, c’est une terrible femme aux allures de sorcière qui la remplace : haleine atroce, ongles crochus à l’extrême, injuste au possible avec les bons élèves, presque douce avec les teignes… Autant dire que la remplaçante de la maitresse est très largement impopulaire !

L’univers créé par Philippe Arnaud est fort bien réussi. On s’immerge sans peine dans l’ambiance créée, et surtout les dessins de Joëlle Dreidemy sont parfaits, ils on tout pour plaire. Entre réalisme et merveilleux sur fond de quotidien de cour d’école, on se lance avec plaisir dans cette nouvelle aventure proposée par la collection Pépix.

L’histoire de cette sorcière aux allures ténues d’enseignante est entrainante pour des enfants dès l’âge de 9 ans. On appréciera particulièrement les dessins faits de la Sorcitresse. Ils sont franchement terribles (rien que la couverture donne une idée de sa repoussante allure…) et parfois effrayants. Pour la petite anecdote, les premières illustrations de la sorcitresse étaient bien plus épouvantables, tellement efficaces que l’illustratrice a du les remanier pour faire un peu moins peur aux lecteurs…

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En somme, vous l’aurez deviné, La Sorcitresse est un conte contemporain efficace qui a toutes les chances de plaire aux jeunes lecteurs. Entre humour et frayeurs, imaginaire et normalité le tout est rondement mené ! Cela sans oublier des dialogues bien sympathiques et de petits personnages fort attachants…

Chronique : La Marque des Anges – Tome 1 – Fille des Chimères

La marques des anges 1Une fantasy urbaine extraordinaire et subjuguante

La marque des anges est le nom d’une trilogie ambitieuse est sublime écrite par l’américaine Laini Taylor. En France, ce sont les éditions Gallimard qui en assurent la publication. Fille des chimères en est le premier tome. L’ouvrage a été élu Meilleur Roman Jeunesse 2011 par le Publishers Weekly.

Surprenant, inattendu, inclassable, voici les quelques adjectifs qui nous viennent à l’esprit pour vous présenter ce roman que nous avons tout simplement dévoré…

Prague, une ville qui est le théâtre de choses étranges et… surnaturelles

Tout débute avec un personnage qui devient vite emblématique, un personnage que l’on a envie de suivre partout, dont les moindres faits et gestes nous intéressent : Karou, dix-sept ans, étudiante de dessin vivant à Prague. Elle vit à Prague, a les cheveux bleus, un air mystérieux et de nombreux secrets… voilà comment la décrire succinctement. Mais elle est beaucoup plus que cela… sauf qu’elle ne sait pas elle-même qui elle est…

Elle ne le sait pas encore, mais sa quête légitime de vérité et de réponses vont la mener vers de très nombreux dangers où la magie sera très présente… Mais aussi d’autres formes d’envoûtement plus anciennes et plus hasardeuses…

Avec elle, nous allons arpenter le vieux Prague et découvrir tout un monde caché juste devant nous… enfin, juste derrière une simple porte pour être plus précis.

Un air de déjà lu ? Et bien non !

Aux premiers abords, la présentation que nous venons faire de cet ouvrage peu sembler très classique, voir ressassée… il n’en est rien. Fille des chimères a beau avoir une accroche extrêmement classique, son développement nous éloigne bien vite des intrigues cousues de fil blanc.

C’est complexe, beau, et même un peu torturé parfois, mais c’est avant tout génial. Le système magique créé par l’auteur (dont on ne peut pas trop développer le fonctionnement pour préserver le piquant) est très intéressant et recèle de nombreuses nuances.

La marques des anges 1 VO Daughter of smoke and boneUne magie nouvelle et originale

Tout se base sur les vœux. Cela peut aller du vœu basique pour changer sa couleur de cheveux à des vœux beaucoup plus chers pour apprendre d’autres langues ou même acquérir des capacités extraordinaires…

Il y a différentes « monnaies » de vœux, les voici par ordre d’importance (du moins cher au plus onéreux) : le scoubi, le ching, le baraka, le gavriel et enfin le bruxis. Quant à savoir d’où leur pouvoir est tiré, c’est une toute autre affaire… Ce sont ces vœux qui vont faire prendre à l’histoire toute son ampleur et qui rendent l’univers de Karou si beau et terrible.

C’est ainsi beaucoup de notions magiques nouvelles à découvrir, fascinantes sans être complexes. De secrets, de connaissances à avoir. Tout un nouvel univers merveilleux à assimiler avec toutes ses nuances et ses étrangetés… et c’est mené de main de maître !

Un roman que l’on ne veut quitter sous aucun prétexte

Fille des chimères réunit tout ce que l’on a envie de lire dans un roman young-adult de qualité : une intrigue solide, des surprises qui le sont vraiment, un suspense efficace, des personnages crédibles et vivants. La magie qui est au cœur de l’intrigue tient la route et surtout participe efficacement aux nombreux développements de l’histoire. Enfin, il y a une partie romance qui même si elle n’est pas extrêmement présente dans la première moitié de l’ouvrage prend gentiment de l’ampleur jusqu’à devenir passionnante et insoutenable.

Une grande partie du récit se déroule dans la ville de Prague, en République Tchèque, et une chose est certaine : vous tomberez amoureux de la ville à travers les descriptions de Karou. Vieilles bâtisses, bâtiments en pierre de toute beauté, ambiance surannée et nocturne…

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Vous l’aurez aisément compris : pour moi, cette saga pour les adolescents est donc tout simplement géniale ! Il ne vous reste plus qu’à vous précipiter chez votre libraire pour vous la procurer. Elle vaut vraiment le détour et mérite d’être découverte. Il faut la prendre comme une petite pépite cachée dans l’énorme (sur)production littéraire.

Le seul problème avec ce genre de roman, c’est la difficulté que l’on a à quitter les personnages et l’univers tout entier du livre… Le livre est tellement passionnant qu’on le dévore et que… c’est déjà fini ! Prochainement, la chronique du second tome : Revenante.

Chronique : Wizards – Tome 2 – Le sacrifice

Wizards 02Suite des aventures de Kit et Nita… en territoire marin !

Diane Duane est une auteur américaine reconnue dans le domaine de la littérature jeunesse et ado. Sa série Wizards y est une référence pour tous les professionnels du livre. D’ailleurs, Wizards est la saga conseillée par un grand nombre de bibliothécaires aux États-Unis quand les enfants ont terminé les Harry Potter.

Alors si vous cherchez une longue série de romans fantastiques aux inspirations magiques, préparez-vous… car Wizards est composé de 10 tomes !

De belles vacances en perspective

Tout semblait bien commencer pour Nita et Kit. Les vacances s’annonçaient géniales, les parents de Nita ont réussi à louer une magnifique maison en bord de mer et ont accepté d’emmener Kit avec eux. Les deux adolescents avaient donc de superbes vacances en prévisions… Sauf que la magie s’en est mêlée en la personne d’une baleine blessée.

En effet, l’Océan est en danger, et à travers lui, tout une partie des Etats-Unis au bas mot. Et bien entendu le timing est extrêmement serré, et le Pouvoir Solitaire est derrière tout cela…

Les abysses de l’Hudson comme théâtre de l’intrigue

Plus prenant que le premier tome, Le sacrifice se déroule quasi exclusivement dans les profondeurs marines et traite de l’art de la métamorphose…  Moins centré sur les formules et le système magique de l’univers de Diane Duane, on entre très rapidement dans le vif de l’action ! Le premier opus était celui de la formation et de l’apprentissage, le second sera celui de la confirmation et du don de soi… l’ouvrage portant très bien son nom.

Même si il s’agit d’un roman destiné à la jeunesse, ont sent que les personnages de Kit et Nita gagnent en maturité. Ils sont plus posés, plus responsables grâce à leurs pouvoirs et aux responsabilités qu’ils impliquent… et ce n’est que le début. D’ailleurs, l’une de leurs réactions va être géniale face au problème quotidien qui consister à concilier vie normale et missions magiques.

L’intrigue a beau être assez probable, on prend plaisir à découvrir un nouvel univers imbriqué dans celui déjà créé. Il en est de même en ce qui concerne les personnages. On se prend à s’attacher en particulier à l’un des plus ambivalents et dangereux : Ed, un terrible requin à la voix froide et distante. Il fait peur, mais il fascine… on aimerait d’ailleurs en savoir plus sur lui et son histoire.

Bref, plus on avance dans l’histoire, plus certains protagonistes donnent envie que l’histoire s’intéresse plus densément à eux. .

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Wizards 01En somme, c’est un univers plus riche que nous propose Diane Duane à travers le second tome de sa saga. Il est plus intéressant et plus dynamique, cela laisse augurer de bonnes choses pour la suite !

J’avoue être très curieuse de découvrir le troisième tome qui cette fois-ci se déroule dans l’espace sous le titre L’éveil. Et un nouveau personnage pas encore assez exploité arrive : Dairine, la petite sœur vive et casse-cou de Nita !

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Concours : Trois exemplaires du premier tome de Tellucidar à gagner !

Tellucidar 1Voici le tout premier de concours de l’année 2016 sur le site avec un magnifique partenariat avec les éditions Scrinéo !

Bienvenue dans le monde de Tellucidar, la nouvelle saga de l’auteur français Jean-Luc Marcastel. Si vous ne connaissez pas encore cet auteur français, c’est l’occasion. En effet, Jean-Luc Marcastel a une imagination foisonnante, une plume passionnante et des intrigues toujours bien ficelées ! Il a notamment écrit : Le dernier hiver, Louis le Galoup (5 tomes), Les enfants d’Erebus, Frankia ou encore Praërie.

Pour participer : Ce sont ainsi trois exemplaires qui sont mis en jeu par les éditions Scrinéo et La Bibliothèque de Glow, et pour tenter sa chance, rien de plus simple !

Il vous suffit de commenter cet article entre le 10 et le 18 février. La liste des gagnants sera révélée sur la page Facebook du site ainsi que sur cet article. Bonne chance à tous !

Concours terminé ! Bravo aux gagnants : Fistone Book, Marine V et audrey4764

Présentation de l’éditeur :

Et si le monde, notre monde, n’était pas comme nous le croyons… C’est ce que va découvrir Lucas, un jeune homme de 15 ans dont le père, géologue, a disparu en sondant une grotte pour le compte de la Tellcorp, la société qui, depuis, révolutionne le monde grâce au Tellurium, un minerai miracle… Mais d’où provient le Tellurium ? La Tellcorp dit-elle toute la vérité ? Ne cache-t-elle pas un formidable secret ?

Quand une foreuse tout droit sortie d’un film d’anticipation crève le gazon du stade où son père disparu lui a donné rendez-vous en pleine nuit par un énigmatique message, et que s’en extirpe deux passagers, dont une jeune fille aux cheveux blancs, aux yeux violets, l’univers de Lucas bascule. Cette jeune fille se nomme Korè Attawhakan, dernière représentante de la famille royale de Panshir, une cité située… Au cœur de la terre. Car là, à quelques kilomètres sous nos pieds, ne se trouve pas seulement du magma ardent, mais un autre monde, un monde éclairé par un soleil intérieur, où la nuit n’existe pas, un monde où des humains issus de civilisations disparues, grecques ou précolombiennes, vivent en symbiose avec les descendants des dinosaures… Mais un monde dont le temps est compté. Tellucidar. Aurez-vous le courage de tourner la page et de les accompagner ?