Chronique : La Dame en noir

La dame en noirVous ne croyez pas aux fantômes ? Ça va changer…

La Dame en noir de Susan Hill (the woman in black) est un classique incontournable de la littérature anglaise au même titre que ses ouvrages I’m the king of the castle (Je suis le maître du château, Albin Michel – livre désormais épuisé) ou encore the mist in the mirror (pas de traduction en France). Outre quelques romans fantastiques, Susan Hill est aussi très connue pour ses polars : Meurtres à Lafferton, Au risque des ténèbres, Où rodent les hommes
La parution de la dame en noir en France n’est pas anodine puisqu’elle coïncide avec la sortie sur grand écran de son adaptation cinématographique, le 14 mars prochain. Adaptation portée à l’écran par Daniel Radcliffe (Harry Potter) qui joue le rôle du personnage principal, Arthur Kipps (voir bande-annonce ci-dessous).

Dans la petite ville de Crythin Gifford…

Arthur Kipps, jeune notaire qui a l’avenir devant lui se voit investi d’une mission en dehors de Londres, il doit se rendre au plus vite dans la bourgade de Crythin Gifford afin de s’occuper de la succession d’une cliente décédée, Mme Alice Drablow. Elle n’a apparemment aucun légataire, aucune famille proche…
Arthur Kipps va donc devoir se rendre dans la maison de la défunte propriétaire afin de trouver des quelconques traces d’héritiers potentiel et doit estimer ses nombreux biens. Un travail bien simple en vérité, sauf quand le surnaturel s’invite et fait vivre à Arthur Kipps les pires frayeurs de sa vie…

Un roman noir, cruel et saisissant

Susan Hill de ménage pas son personnage, tout comme ses lecteurs d’ailleurs. L’ambiance oppressante et silencieuse de Crythin Gifford et de ses habitants n’est pas pour réconforter, bien au contraire.
Mais le pouvoir de persuasion du roman va plus loin que dans les descriptions du manoir d’Alice Drablow perdu au milieu des marais dans une brume continuelle. Les non-dits sont pires qu’une description élaborée, ainsi ont se retrouve complètement immergé avec Artur Kipps dans cette maison aux phénomènes angoissants.
La Dame en noir fait peur, et elle maudit ceux qui ont le malheur de s’intéresser de trop près au « Manoir du Marais » comme ont le nomme dans la région.
Pourquoi une telle haine ? De quoi ou qui cherche-t-elle à se venger ? Ces questions trouveront leur réponse sans pour autant nous faire bondir de surprise, l’intérêt de l’œuvre résidant plus dans son style et dans sa conclusion finale.

Alors la dame en noir est-il un bon roman ? Oui, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour sa qualité d’écriture (la traduction est de qualité), très fidèle au style des écrivains d’il y a plus d’une centaine d’années : Poe, Maupassant…
Ensuite, je sais que le rythme ne plaira pas à tous, ce dernier étant très lent dans le déroulement de l’intrigue, mais c’est justement cette lourdeur, cette épaisseur, qui fait que le moindre signe suspect d’activité paranormale soit sinistre aux yeux du lecteur.

A lire pour tous ceux qui veulent s’essayer à une histoire de fantôme dans une ambiance gothique et baroque. Le seul regret à avoir, c’est qu’il a fallu que l’œuvre soit portée sur grand écran pour être traduite en France.

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