Chronique : Hygiène de l’assassin

Hygiène de l'assassinJ’ai vraiment apprécié la majorité des livres d’Amélie Nothomb (comme Acide Sulfurique ou Antéchrista), mais j’ai exécré celui-ci, et heureusement que ça n’était pas ma première expérience de l’auteure. 

L’histoire et son concept étaient intéressant, mais l’auteur a poussé trop loin l’horreur et l’insalubrité avec des mots (en cela l’effet voulu est atteint et magnifiquement réussi)… je dois avouer que sur la fin chaque page me coûtait.

Je vais tout de même vous donner le concept du livre qui était pourtant intéressant… une sorte d’enquête immiscée dans une interview : un grand écrivain vit ses dernières semaines sur terre, et c’est ainsi qu’avant sa disparition, il se fait interviewé par quatre journalistes. Et c’est au fil des interviews que l’on découvre le grand écrivain Prétextat Tach (auteur d’autant plus reconnu qu’il est peu lu). Un personnage excentrique, imbu de lui-même jusqu’à l’excès, et de la cuisine encore plus, comme le prouve sa corpulence… Ainsi le décor est posé, les journalistes et les propos odieux (bien tournés tout de même, il faut l’avoue) se succèdent.

Mais de mon avis, tout est trop dans ce livre : trop glauque, trop cru, trop odieux, trop sale pour faire de ce roman une beauté dans la laideur. Même si j’ai adoré le côté progressif de l’interview et de l’intrigue, l’histoire est selon moi trop malsaine.  

Pour finir, ce qui ajoute à mon sentiment de déception, c’est cette fin précipitée, légèrement bâclée qui même si elle était inattendue, n’en est pas moins inachevée.

Il manque trop de chose à cette œuvre pour que ça tienne la route, rendant le tout d’un surprenant ridicule…

Vous l’aurez compris, je ne porte pas ce livre au rang de mes préférés, même s’il aura au moins eu le mérite de ne pas laisser indifférent. En cela, Amélie Nothomb a joué de main de maître. 

GENRE : Littérature
TRANCHE d´ÂGE : ,

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