Chronique : On dirait que je suis morte

Un roman inclassable où l’on suit une anti-héroïne qui n’a pas de limites… ni de but.

Paru lors de la Rentrée d’hiver de 2019, On dirait que je suis morte est le premier ouvrage de Jen Beagin à paraître en France, il est aux éditions Buchet Chastel. Et on peut dire qu’il est assez… étrange et décousu, mais plaisant pas certains côtés. Explications.

Une jeune femme qui rencontre l’amour en la personne de « Monsieur Dégoûtant »

Mona a 24 ans, vit dans la ville de Lowell, elle est femme de ménage et ne se voit pas faire autre chose de sa vie. Quelques heures par semaines, elle fait du bénévolat dans un centre d’aide pour drogués. Elle donne des seringues stérilisées, quelques mots gentils… Mais quand elle rencontre Mr Dégoûtant – comme elle-même le surnomme dans sa tête – ils vont vivre une histoire d’amour… à leur échelle. Il fait les poubelles pour lui offrir de jolies choses, tente de se droguer moins… Mais est-ce qu’avoir trouvé l’amour est une fin en soi ? Ou y-a-t-il autre chose qui se profile pour Mona ?

Le roman d’un début de vie fait de bric et de broc

Ce roman est en fait le récit de vie d’une jeune femme avec qui la vie n’a jamais été douce. Parents à peine mentionnés, seulement une tante qui se préoccupe quelque peu d’elle. Toutes ses rencontrer sont hasardeuses, sinon désastreuses… Ce serait un bon résumé de la vie de Mona, que nous suivons durant pendant un temps assez court (environ 2/3 ans).

Mais quel est le but de cette histoire ? De ce roman atypique sans morale ni but ? Et bien justement… je cherche encore. Le personnage de Mona est pourtant intéressant, voir drôle par moments malgré l’adversité. Mais je ne comprends guère le pourquoi de cette histoire, qui se termine très abruptement et sans réelle finalité ou conclusion.

J’ai passé un bon moment avec Mona et ses frasques – elle se fait de nombreux films à propos des clients chez qui elle fait le ménage, et parfois ça va très loin ! – mais pas assez pour en parler avec enthousiasme. En fait, je n’ai rien ressenti du tout pour la vie de Mona et ses pérégrinations étranges et décousues de Lowell à Valdez…

En vérité, On dirait que je suis morte est un roman que l’on lit, et que l’on oublie presque immédiatement. Je n’ai rien retiré de cette lecture, ni en bien ou en mal. Je n’ai rien appris, je n’ai pas eu ni plaisir ni dégoût. C’est comme si tout était là, mais pas là… C’est peut-être cela que voulait dire le titre ? Que si Mona n’était pas là, on ne verrait pas la différence, et que son existence n’a rien d’exceptionnel, de notable…

AUTEUR :
GENRE : Littérature
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

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