Chronique : Les stagiaires

Un roman rafraichissant et vivant sur le difficile et fascinant monde de l’entreprise… vu par des yeux de stagiaires !

Samantha Bailly est une jeune auteure, mais ça ne l’empêche pas d’être confirmée ! Elle écrit dans styles très différents tels que la littérature dite « blanche », la fantasy, l’imaginaire au sens plus large, la littérature ado…

On lui doit entre autres : Nos âmes jumelles (Rageot), Ce qui nous lie (Milady), Oraisons (Bragelonne), Souvenirs Perdus (Syros)…

Son roman Les stagiaires est paru initialement aux éditions Milady et vient de paraître en poche il y a quelques mois chez Le livre de poche.

Le début d’une nouvelle vie

Ophélie, fraîchement débarquée de Rennes vient de trouver le stage dans l’entreprise de ses rêves : Pyxis. A la pointe de la dernière tendance, éditeur de mangas, créateur de jeux en ligne, sur tous les fronts en terme de community management, Pyxis est une boite qui fait fantasmer un nombre incalculable de gens… On dit même que les employés peuvent jouer à des jeux vidéo !

Du moins, sur le papier, ça vend du rêve. Mais comme va le constater Ophélie, il y a tout un monde entre les rêves et la réalité. Trouver un appartement, galérer pour le décrocher réellement, découvrir les loyers parisiens, s’intégrer dans l’entreprise, ne pas se faire exploiter tout en montrant qu’on est motivé pour décrocher le fabuleux CDD qui sera peut-être à la clé… Tout cela sans oublier les autres stagiaires et toutes les histoires d’amitié et de cœur qui se nouent au fil des mois !

Des histoires de vies qui se nouent, font un bout de chemin ensemble… et parfois se séparent !

Véritable roman d’initiation au monde de l’entreprise, Les stagiaires, sous couvert d’être humoristique, est également très acerbe. Il nous montre sous un ton ironique à quel point le monde corporate peut parfois être difficile voir cruel.

Pour décrocher un potentiel sacro-saint CDI (ou CDD, soyons lucide), il faudra aux stagiaires toute leur volonté et beaucoup d’énergie… Et surtout, supporter les remarques, les brimades, et ne pas compter leurs heures…

C’est ainsi que l’on suit tout particulièrement Ophélie et Arthur. Les chapitres alternent entre leurs deux points de vue diamétralement opposés. Ophélie est une adepte de la débrouille, ses parents refusant même de l’épauler, que ce soit sur le plan moral et financier. Quant à Arthur, c’est tout l’inverse : issu d’une famille où le salaire mensuel est au minimum cinq fois le SMIC, l’argent n’est pas un problème. A tel point que ça le rend blasé de tout et extrêmement difficile à cerner… Eternel insatisfait, séducteur invétéré qui trompe sa petite amie régulièrement depuis de nombreuses années, le cas Arthur est complexe…

C’est pour cela que j’ai aimé Les stagiaires, pour la psychologie des personnages que l’on a envie de suivre jusqu’au bout de l’histoire ! Que vont-ils devenir ? Quelles décisions cruciales vont-ils prendre ?

……

Vivant, rempli d’autant d’aléas que la vie elle-même, de fous rires, d’histoires d’amour manquées… découvrez le monde du travail 2.0 ! Humour, efficacité et fraicheur sont donc au rendez-vous dans ce roman. On passe un excellent moment et plus la fin approche, moins on a envie de quitter les personnages… A découvrir donc !

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