Chronique : Doglands

doglandsUne épopée canine écrite par l’un des maîtres du polar historique

Vous connaissez certainement Tim Willocks pour ses romans historiques qui ont extrêmement bien fonctionnés en librairie : La religion, et Les douze enfants de Paris. Mais Doglands appartient à un tout autre genre. Nous voici dans une histoire écrite du point de vue d’un lévrier en captivité.

Premièrement paru aux éditions pour ados Syros en 2012, Doglands a bénéficié d’une seconde vie en 2014 chez Pocket.

Une vie à souffrir le martyr, puis mourir

Voici le destin cru mais bien réel qui attend Furgul ainsi que toute sa famille. Sa mère, ses frères et sœurs. Tous sont destinés à courir le plus vite possible pour des courses clandestines, mais une fois qu’ils ne seront plus les meilleurs, ils mourront. Élevés dans la saleté, la haine et la crainte, les lévriers tels que Furgul n’ont aucune perspective, aucun avenir… Mais la mère de Furgul est persuadée d’une chose dans ce monde de douleur : Furgul a un destin, à lui de l’embrasser…

Une lecture rapide, agréable mais guère impérissable

La lecture de Doglands est assez inattendue. Il est très rare de découvrir un roman ayant pour personnage principal un chien, et encore moins un lévrier. Cette originalité n’est pas pour déplaire… On y découvre un univers âpre, sale, extrêmement cruel, mais aussi d’une douceur sauvage inattendue (je pense aux scènes familiales concernant la portée dont est issu Furgul, pleines de moiteur et d’amour).

Mais hormis l’atmosphère unique du roman, son histoire reste somme toute très traditionnelle. Rien de mal à cela, me direz-vous, et vous avez bien raison. Mais je n’ai tout simplement pas réussit à apprécier pleinement Doglands. Cette histoire de destin, de prophétie, d’accomplissement à atteindre à un goût de déjà vu bien trop prononcé.

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Malgré cela, Doglands reste un récit beau et intéressant, la plus grande réussite de ce roman restera la capacité de l’auteur à « penser chien ». Tim Willocks a su insuffler à ses personnages canins de belles émotions, les rendant crédibles et attachants, vivants même. Ce roman restera cependant assez épisodique dans l’œuvre de Tim Willocks, et pour cause. Trop en surface et assez prévisible au final, c’est dommage…

AUTEUR :
GENRE : Littérature
EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE : ,

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