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Actualité éditoriale : Les Contes de Beedle le Barde, l’édition de luxe limitée à sept exemplaires !

Beedle le barde (english cover)Sortie mondiale le 4 Décembre 2008 !

Les contes de Beedle le Barde sont évoqués pour la première fois dans le septième tome de la série, Harry Potter et les Reliques de la Mort ; c’est le livre que Dumbledore lègue à Hermione dans son testament. Il est dit que c’est un livre très populaire chez les jeunes sorciers, et il est comparé aux Cendrillon et Blanche-Neige du monde moldu.

Tout ces contes sont de l’invention de J.K. Rowling, ainsi que toutes les illustrations du livre. On y retrouvera donc certains des contes cités dans le dernier Harry Potter tels que : Le conte des Trois frères, ou Le Sorcier et la marmitte sauteuse.

Pour la petite histoire, avant de parvenir au grand public, Les contes de Beedle le Barde ont étés édités à 7 exemplaires. Ces livres sont des carnets reliés en cuir marron de 160 pages. Ils ont été décorés sur la première de couverture par les orfèvres Hamilton & Inches (situés à Édimbourg) de cinq ornements d’argent, gravés à la main, poinçonnés et montés de pierres de lune. (cf photo plus bas).

Six déstinés étant destinés aux personnes ayant le plus contribué dans le développement de l’oeuvre Harry Potter. Le septième ayant été vendu aux enchères au profit de l’association The Children’s Voice (La voix des enfants, auparavant appelé The Children’s High Level Group, le Groupe de haut niveau pour l’enfance).

Ce septième exemplaire a été revendu à Amazon pour la coquette somme de 1 950 000 livres sterling !

Beedle le barde (luxe edition)

Chronique : 10 façons d’assassiner notre planète

10 façon assassiner notre planète originalCe livre pour jeune public (environ 11 ans) est on ne peut plus pertinent dans l’état actuel de l’Écologie, et ce au niveau mondial. La démarche est simple : 10 auteurs nous content chacun une catastrophe de type « post-apocalyptique » (l’auteur ne nous raconte pas l’événement apocalyptique en lui-même mais ce qui arrive après, ce qui est d’autant plus marquant et percutant). On passe de la pandémie à la guerre contre les robots intelligents, sans oublier la fameuse et incontournable explosion nucléaire.

Chaque nouvelle est précédée d’un petit en-tête d’une page environ dans lequel l’auteur détaille l’une des facettes de la crise écologique qui nous est contemporaine : il nous explique ainsi pourquoi son récit n’est peut-être pas aussi surréaliste que l’on pourrait le croire… de quoi faire froid dans le dos ! Mais peut-être de quoi réveiller les consciences, et ce quel que soit l’âge. Dans tous les cas, il ne faut pas vous attendre à des happy-end : c’est une vision froide et dure de notre futur qui nous est ici contée…

  • GlaciationLe petit lapin tondu (Danielle Martiginol) : Cette nouvelle est absolument géniale, je crois que c’est la meilleure de celles présentées dans ce recueil.
  • Innondations Aquella (Donald A. Wollheim) : Très bien faite elle aussi, cette nouvelle nous montre ce que pourrait bien devenir notre planète si toute les glaces fondaient, quelle serait la vie après la catastrophe, et comment cacher cet horrible secret : la honte d’avoir ainsi ruiné notre planète…

  • Pollution Les Oiseaux (Thomas Disch) : L’histoire est belle, mais trop poignante pour moi : je l’ai trouvée d’une horrible tristesse. Au moins, elle a le mérite de marquer les esprits…

  • 10 façon d'assassiner notre planeteSurpopulationDans le silence du soir (Lee Hoffman) : La meilleure nouvelle après celle de la glaciation, même si elle reste un peu dure à encaisser. Le problème de la surpopulation n’est pas celui auquel on penserait spontanément, mais il reste un cas relativement intéressant à traiter. Cette nouvelle suscite en effet de nombreuses interrogations, telles que : « Que serait une société qui limite le nombre de naissances ? » en y apportant une réponse claire et précise : « Quelque chose d’horrible en n’en pas douter… » Et pourtant, il nous est possible actuellement de citer l’exemple de quelques pays comme la Chine, où la politique d’État a entrainé une vague massive d’infanticides en supprimant des avantages aux familles possédant plus d’un unique enfant… Des plus horribles, n’est-ce pas ?

  • Guerre AtomiqueLe jour de lève (Robert Bloch) – Cette nouvelle retranscrit avec beaucoup de précision l’horreur que pourrait engendrer une guerre nucléaire. Cependant, malgré le caractère très envisageable d’une telle tragédie, elle reste malheureusement cloitrée à une description : l’intrigue est quasi-inexistante, et l’histoire possède quelques incohérences qu’il est ma foi difficile d’ignorer.

  • Disparition de la faune et de la floreHomo Jardinus (Christophe Lambert) : Drôle et alarmante à la fois : un « petit vieux » d’Angleterre se retrouve surpris un matin par la disparition d’un carré de son gazon ! Histoire à suivre…

  • Maladies, pandémies, manipulations génétiquesDans le regard des miens (Pierre Bordage) : Un thème des plus intéressant, un réel talent d’écriture : ce texte est un mélange réussi de peur, d’horreur et de compassion, réalisé à partir de l’un des aspects les plus graves de la bêtise humaine : notre manie de jouer avec les lois de la nature… Généticiens, gare à vous !!!

  • Guerre avec les machines Que la lumière soit (Horace B. Fyfe) : Sujet récurrent, repris tellement souvent qu’il en est usé, cette nouvelle a beaucoup de mal à accrocher son lecteur. Malgré un réel talent de plume pour la description, l’auteur n’a pas fait de moi sa plus grande fan…

  • Guerre avec les insectesLe Sacrifié (Philip K. Dick) Sortez les insecticides, nous sommes envahis !!! Cette excellente nouvelle à pour thème principal nos invisibles compagnons aux pattes multiples : les insectes. En effet, ces derniers, de par leur nombre, leur capacité d’organisation, leur rapidité de propagation et de reproduction, auraient le potentiel requis pour dominer le Monde et renverser l’espèce humaine. Il ne reste plus qu’à nos chers scientifiques à trouver comment leur injecter l’idée…

  • Les déchets La grande Décharge (Rita Kraus) – Les chiffres sont les suivants : « Chacun d’entre nous produit en moyenne 400 kg de déchets par an. Nos poubelles s’enflent de plus en plus avec des produits au packaging plus élaboré plus coûteux et plus volumineux…en France, ce sont ainsi 865 millions de tonnes de déchets qu’il faut gérer chaque année… » Vous ne rêvez pas, nous avons ici à faire à une nouvelle parlant d’amour ! Un amour si fort qu’il peut briser les barrières. Sauf qu’ici, la barrière est juste constituée de… quelques milliers de tonnes de déchets !

Chronique : Serpentine

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Première fois que je me lance dans les écrits de Mélanie Fazi, et je doit avouer que j’ai bien envie d’y retourner dès que mon budget me le permet ! Je l’ai découverte au Salon du livre qui s’est déroulé il y a peu, au stand de Bragelonne qui était d’ailleurs très beau. mais ceci est une autre histoire, alors revenons sur Serpentine.

C’est un recueil de nouvelles fantastiques, beaucoup dans le style urbain et sombre. D’autres sont pleines de fraîcheur (surtout une en fait, qui a été mon coup de coeur !), et certaines sont d’une beauté crue que j’ai vraiment du mal à définir, mais qui sont magnifiques. Quelques passages sont vraiment très beaux. Il ne s’agit des fois que d’une phrase, d’une description, d’un instant d’écriture et de lecture… mais ils sont tellement parfaits : en concordance avec l’harmonie de l’histoire. J’adore !

De plus, beaucoup de ses histoires ont une chute, et ça il faut avouer que j’adore et que si vous aimez aussi l’innatendu, vous allez accrochez comme moi.

Le recueil de Serpentine contient 10 nouvelles, et parmi ces nouvelles, six coups de coeur. Sans vous donner l’intrigue de l’histoire voici les titres et l’ambiance donnée par Mélanie Fazi, pour attiser votre curiosité.

Nous reprendre à la route : Superbe ambiance, croit comprendre au début, mais en fait rien n’est plus faut que l’idée de départ.

Rêves de cendre : Ou comment ne plus jamais regarder une flamme de la même façon.

Matilda : Superbe nouvelle au niveau des descriptions, pas facile de décrire pendant longtemps des inflexions de voix, des tensions…

Mémoire des herbes aromatiques : Personnelement, c’est la nouvelle que j’ai préférée à toutes les autres. Elle change de style, elle n’est pas du tout urbaine, mais très mythologique. Beaucoup de références qui sont comprises avec un grand délice quand on connaît un peu la mythologie. Superbe, douce… à lire absolument.

Le passeur : Vraiment étrange nouvelle, mais qui trouve son chemin pages après pages…

Ghost Town Blues : La deuxième meilleure selon moi. Toute en finesse et subtilité, mais aussi pleine de tristesse et de joies mêlées.

AUTEUR :
GENRE : Non classé
EDITEUR :

Chronique : Tous des Sorciers !

tous des sorciersVoila une superbe compilation de nouvelles fantastiques pour les enfants et les plus grands… avec de très bons auteurs, et de belles illustrations en prime. Une seule par nouvelle, nous laissant imaginer à notre guise…

Parmi les nouvelles que vous trouverez, il y en a une qui pourrait être un cauchemar pour des passionnés de lecture, pouvoir lire éternellement des livres sans jamais pouvoir les toucher, horrible n’est-ce pas ? De plus, l’histoire en elle même est bien écrite, mais elle a un côté qui me glace les sangs part sa tristesse. C’est très prenant.

Une autre nouvelle est celle d’un jeune enfant qui va en pension loin de ses parents et qui va découvrir d’étranges choses, sans en dire plus, elle est très bien aussi !

Celle de Roald Dahl est fort sympathique aussi, avec une belle chute comme je les aime. Alors que tout commence par un simple jeu d’enfant qui marche sur des pavés blancs et noirs, et qui s’amuse à éviter les noirs…

En bref un vrai régal que cette anthologie, c’est pourquoi je vous la recommande vivement ! Il n’y a pas d’âge pour la lire même si l’éditeur est J’ai Lu jeunesse. Bon régal.