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Chronique : Danny Valentine – Tome 1 – Le baiser du démon

Danny Valentine 01Ça y est, c’est officiel je m’essaye à un nouveau genre très en vogue de la fantasy urbaine avec Danny Valentine : La Bit-lit. Pour ceux qui en ont déjà entendu parler, on a souvent affaire à des héroïnes qui ont eu la vie dure et surtout un caractère bien trempé : mais qui elles prennent souvent leur revanche sur la vie en chassant des démons, en effectuant des missions d’ordre surnaturel… (ex : Buffy contre les vampires fait partie de ce genre spécial de fantasy, eh oui, vous aimez peut-être la bit-lit sans le savoir !).

Premier tome de la série de Danny Valentine, Le Baiser du démon de Lilith Saintcrow est le premier roman du genre que l’éditeur Orbit publie en 2010. Particularité originale et bienvenue dans ce livre ; le mélange de genres avec beaucoup d’éléments empruntés à la science-fiction rendant le tout très intéressant.

Une nécromancienne dans un univers extrêmement urbain…

La vie de notre héroïne n’est vraiment pas de tout repos : c’est une mercenaire nécromancienne qui contre une certaine somme d’argent peut réveiller les morts pour vous, elle est d’ailleurs la meilleure dans son domaine. Tout va relativement bien dans sa vie jusqu’au jour où le bras droit de Lucifer frappe à sa porte : le Seigneur des Enfers souhaite l’employer pour un travail très spécial… mais je n’en dit pas plus !

Danny Valentine 01 pocheMon point de vue sur ce livre est mitigé, le personnage de Danny Valentine est très stéréotypé, ce qui est dommage, allant parfois à la vulgarité sans que la situation ne le justifie. D’un autre côté, la science-fiction ajoutée à la bit-lit fait de ce livre un OVNI assez intéressant, car l’auteur exploite à fond ce créneau et s’en sert même de fondement à l’intrigue, on se retrouve alors avec des démons se servant de leurs pouvoirs obscurs pour renforcer des boucliers militaires ultra-perfectionnés ou encore avec des manipulations génétiques douteuses et inattendues.

En conclusion, Danny Valentine n’est pas une série à mettre dans les indispensables, mais au fur et à mesure de l’histoire on s’attache finalement à son personnage (autant qu’à son vécu qui soulève beaucoup de questions) qui évolue au fil des pages tout en sentant que l’auteur nous a réservées bien d’autres surprises et qu’elle prépare le terrain… avec en prime une belle histoire d’amour. A la fin de ce premier tome j’étais plutôt satisfaite, avec une petite pointe de tristesse pour cette héroïne qui m’a apporté quelques bons moments de lecture.

J’attends la suite avec curiosité, en espérant que l’auteur exploitera plus les possibilités de son personnage sans tomber dans le stéréotype, affaire à suivre…

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Une aventure d’Emma Bannon et Archibald Clare – Tome 1 – Le mystère du drake mécaniste

Le mystere du Drake mécanisteDécevant et sans surprises, un roman de style steampunk où l’on se perd facilement…

Premier tome de la série des Aventures d’Emma Bannon et Archibald Clare, Le mystère du drake mécaniste est paru aux éditions Le Livre de Poche en juin 2013.

Écrite par Lilith Saintcrow, la série comporte deux tomes aux États-Unis. Elle est également l’auteur d’autres séries fantastiques comme Dany Valentine ou encore Jill Kismet, toutes deux parues aux éditions Orbit, puis au Livre de Poche. Le mystère du drake mécaniste est – chose rare – sorti directement au format poche.

Dans le Londres imaginaire et dangereux où magie rime avec survie

L’intrigue se déroule dans une Angleterre fantastique nommée Britannie ou Londres devient Londinium (qui était son ancien nom, créé par les Romains). On y découvre toute une nouvelle mythologie ou la magie est omniprésente et où il n’est pas rare de croiser des Altérés, personnes ayant transformé une partie de leur corps mécaniquement. C’est clairement dans une époque de type victorienne teintée d’imaginaire que nous évoluons, au rythme des fiacres et autres symboles de l’époque.

Voici ainsi posée l’atmosphère du roman : entre magie et mystères, dans les brumes de Londinium, nous plongeons pour découvrir le fameux mystère du drake mécaniste…

Emma Bannon, Prima (magicienne aux très grands pouvoirs) de son état va devoir faire appel à l’un des seuls Mentha (personne ayant une logique et un esprit de déduction bien plus développés que la normale) disponibles du Royaume pour protéger Sa Majesté et peut-être même le pays tout entier !

Une narration terriblement peu captivante…

Est-ce la faute aux nombreuses descriptions des tenues de mademoiselle Bannon ? Aux scènes où il ne se passe au final que peu de choses ? Au langage voulu soutenu par l’auteur et qui nous perd à force de lourdeurs ? Ou à la mythologie de l’univers que Lilith Saintcrow a créé mais sans donner guère d’explication au lecteur ? Quoi qu’il en soit, il est difficile de rester « accroché » au roman tant il comprend passages peu dynamiques, et surtout tant il manque de précisions.

Nous suivons une intrigue que l’on comprend dans les grandes lignes mais où une bonne partie n’est pas appréciée faute de compréhension. On se perd dans une écriture lourde, faite d’un grand nombre de fioritures et qui au final ne nous conte que bien peu de choses.

C’est donc une immense déception que cette lecture, surtout quand on a lu d’autres romans de Lilith Saintcrow, comme sa série Danny Valentine qui ne manquait pas d’action ni de piquant.

Désireuse de m’essayer doucement au genre qu’est le steampunk, il est clair que ce roman ne m’a absolument pas satisfaite, mais pas à cause du genre lui-même, mais de la façon dont il est (à peine) traité. On croise de petits éléments qui définissent ce style littéraire bien particulier : quelques chevaux mécaniques et une armée de machines… un peu léger tout de même.

 …..

En somme ce roman est une désillusion totale : si vous recherchez un récit captivant ou simplement une histoire cohérente et simple qui vous transporte, vous ne la trouverez pas ici… Lilith Saintcrow a fait de bien meilleurs livres aux héroïnes bien plus captivantes et à l’univers bien plus cohérent.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Actualité éditoriale : Widdershins arrive aux éditions Lumen le 3 avril prochain

Widdershins 01Aristocrate hier, voleuse aujourd’hui, suivez Widdershins dans les bas-fonds de la cité de Davillon…

Écrit par Ari Marmell, voici la toute nouvelle parution des éditions Lumen qui débute ainsi avec son premier roman dans le genre fantasy pur : Widdershins. Le premier tome arrive le 3 avril prochain et s’intitulera Le pacte de la voleuse. L’auteur a déjà publié deux romans en France avec ses deux tomes de la série Corvis Rebaine, parue chez Bragelonne en 2011.

En attendant la parution du roman, en voici le résumé ainsi que la couverture définitive, qui est bien plus belle et plus dynamique que celle proposée précédemment par l’éditeur. La série est prévue en quatre tomes et est annoncée dans un style dark fantasy. Affaire à suivre !

Quatrième de couverture : Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse – la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrêmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle est désormais considérée comme l’une des voleuses les plus intrépides… Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !

AUTEUR :
GENRE : Fantasy
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Chronique : Les chroniques de Harris Burdick

14 auteurs racontent les chroniques de Harris BurdickQuatorze auteurs se prêtent au jeu de la novélisation à partir d’une image et d’une simple phrase de Chris Van Allsburg… difficile exercice !

Paru en novembre 2013 aux éditions l’Ecole des Loisirs, ce recueil de nouvelles regroupe parmi les plus grands auteurs américains du moment, le tout introduit par Lemony Snicket (auteur des Aventures des orphelins Baudelaire) : vous trouverez Sherman Alexie (Dix petits indiens, Flight), Louis Sachar (Le Passage), Lois Lowry (Le Passeur, L’élue, Compte les étoiles) ou encore Stephen King (Shining, Carrie, Misery)… rien que ça !

Chaque nouvelle s’inspire librement des dessins (sur)réalistes et fouillés de Chris Van Allsburgh, un illustrateur connu notamment pour ses albums Jumanji, Boréal-Express ou encore Zathura (les trois ont d’ailleurs été adaptés en film).

Le roman-ci tire ses illustrations de l’album Les mystères de Harris Burdick qui n’est fait que d’illustrations et de mystérieux sous-titres…c’est à partir de cette matière ténue que des auteurs ont lancé leur plume sur les chemins énigmatiques de l’œuvre de Chris Van Allsburg.

Quand le fantastique s’invite dans la réalité…

Ce recueil de nouvelles est très inégal en termes de qualité et d’intérêt des différentes histoires : il est difficile d’en parler de façon globale, c’est pourquoi nous allons vous parler des nouvelles qui sont selon moi les plus marquantes. Mais avant, voici la lite complète des nouvelles contenues dans ce recueil :

  • Archie Smith, le petit Génie de Tabitha King
  • Sous le tapis de Jon Scieszka
  • Un étrange jour de juillet de Sherman Alexie
  • Disparition à Venise de Gregory Maguire
  • Un autre lieu, un autre temps de Cory Doctorow
  • Des hôtes imprévus de Jules Feiffer
  • La harpe de Linda Sue Park
  • La bibliothèque de M. Linden de Walter Dean Myers
  • Les sept chaises de Lois Lowry
  • La chambre du troisième étage de Kate DiCamillo
  • Le désert de Halloween de M.T. Anderson
  • Capitaine Tory de Louis Sachar
  • Oscar et Alphonse de Chris Van Allsburgh
  • La maison de Mapple Street de Stephen King

Chroniques Harris Burdick - Sous le tapisSous le tapis de Jon Scieszka : En sept pages seulement, vous avez le droit à une belle nouvelle à la chute teintée d’un humour sombre. Un jeune garçon qui aurait dû écouter sa grand-mère va conclure un peu trop tard que la procrastination peut être fatale au sens premier du terme…

Une nouvelle courte et efficace qui s’amuse des vieilles citations que nos aïeux ont (parfois trop) souvent à la bouche… mais ils ont souvent bien raison ! Excellente nouvelle à l’humour bien noir qui est l’une des meilleures du recueil. Elle est simple, courte et efficace… que demander de plus ?

Chroniques Harris Burdick - Un étrange jour de juilletUn étrange jour de juillet de Sherman Alexie : Deux enfants, Timmy et Tina, sont absolument insupportables. Tellement invivables qu’ils ont trouvé une nouvelle idée pour rendre tout leur petit monde complètement chèvre : se créer une troisième sœur en la personne…d’une robe.

Si leur robe-sœur ne va pas à l’école, alors eux non plus. C’est ainsi que Mary Elisabeth St Pierre (la robe) se retrouve à l’école, se promène avec son frère et sa sœur, joue avec eux, toujours tenue par la manche par chacun d’eux… jusqu’au jour où ! Quelque chose d’étrange et d’inquiétant se produit. Cet événement clos ainsi l’histoire de manière brutale, qui nous laisse presque sur notre faim. Nous aurions aimé en savoir plus sur Mary Elisabeth St Pierre, la robe vide qui fait office de sœur aux deux petits garnements…

Chroniques Harris Burdick - La harpeLa harpe de Linda Sue Park : Une nouvelle très belle sur une amitié entre sœurs qui va devoir s’améliorer. Les deux jeunes filles ne savent faire qu’une seule chose, se crêper le chignon à longueur de temps. Leurs parents n’ont qu’une seule solution dans ces cas là : leur faire faire un tour dehors pour respirer un peu. Emma et Frances vont ainsi se balader dans la forêt et découvrir l’objet le plus incongru qui soit : une harpe.

Mais cette harpe n’est pas comme les autres et va les enchaîner le temps qu’il faudra à une magie qui va les forcer à collaborer et à s’entendre. En effet, l’une des deux sœurs va se transformer en grenouille… et pour briser le sortilège, elles vont devoir jouer un air qui « a le pouvoir d’apaiser un cœur sauvage… ».

En parallèle de cette histoire, nous suivons un jeune homme qui est « enfermé » chez son grand-père pour les vacances, et cela est bien loin de lui plaire… Comment ces deux histoires de vies sont-elles liées ? Comment jouer de la harpe, même avec de l’aide, quand on est une grenouille ? Et encore plus difficile, comment apaiser un cœur sauvage ? Là est toute la question de cette nouvelle qui séduit avec des personnages simples et réalistes.

Chroniques Harris Burdick - Les sept chaisesLes sept chaises de Lois Lowry : Une des nouvelles les plus étranges du recueil, et pour cause, l’image qui l’accompagne n’est pas facile à expliquer, même par le biais d’une nouvelle. Mary Katherine Maguire possède un don très spécial : celui de pouvoir léviter, mais seulement sur des chaises… et uniquement sur des chaises bien spéciales.

La nouvelle s’étale ainsi sur plusieurs décennies de la vie de Mary Katherine : cette dernière découvre qu’elle ne peut léviter que sur certaines chaises bien particulières. L’une d’elle provient de sa chambre, l’une encore de chez un antiquaire… elles n’ont rien de spécial en apparence, mais Mary Katherine « sent » qu’elles acceptent de voler avec elle.

Une nouvelle bien spéciale dont la fin est belle, originale et surprenante et qui colle parfaitement à l’univers mystérieux de Chris Van Allsburg.

Chroniques Harris Burdick - Le désert de HalloweenLe désert de Halloween de M.T.Anderson : Certainement l’une des meilleures nouvelles du recueil : où nous suivons un jeune garçon un peu trop curieux de ce qui l’entoure. Alex Lee est né le jour d’Halloween, son anniversaire a ainsi toujours revêtu quelque chose de très spécial pour lui : tout le monde se déguise et fait la fête, il y a des bonbons à foison… bref, être né à cette date est une chance ! Mais Alex est un garçon un petit peu trop curieux, qui au cours d’une de ses pérégrinations en vélo va voir son attention attisée par une étrange chose sur la route…

Sans vous en dire plus, cette nouvelle est vraiment l’une des meilleures pour la simple et bonne raison que sa chute est vraiment inattendue. L’illustration qui l’accompagne, avec cette citrouille qui brille de façon si étrange est également parfaitement justifiée. A lire, et à relire…

Alors qu’en est-il des autres nouvelles non mentionnées ? Elles ne valent pas franchement le détour, notamment celle de Tabitha King (qui n’est autre que la femme de Stephen King), très courte, mais qui n’apporte pas grand-chose.

La nouvelle Disparition à Venise est très étrange, peu compréhensible… à point tel que l’on se demande si l’on n’est pas passé à côté de quelque chose. L’histoire du Capitaine Tory est sympathique, de même que La bibliothèque de M. Linden mais pas de là à marquer les esprits de façon durable… et c’est ce que l’on demande à une nouvelle : qu’elle soit percutante.

Enfin, la nouvelle de Stephen King non plus n’est pas extraordinaire, elle revêt l’ambiance de mystère et d’étrangeté qu’affectionne l’auteur mais sans nous embarquer comme il sait si bien le faire dans certaines de ses autres nouvelles, dommage.

Harris Burdick insideLe bilan de cette lecture est donc assez mitigé puisque que sur les quatorze nouvelles, à peine un tiers valent réellement le coup (selon moi) d’être lues. Quoi qu’il en soit, l’initiative de créer des nouvelles à partir de simples images et d’un sous-titre est excellente, le seul regret étant l’inégalité desdites histoires.

Actualité éditoriale : Lumen, lancement d’un nouvel éditeur pour la jeunesse et les ados débarque !‏

Lumen logoUne nouvelle collection d’ouvrages à destination de la jeunesse et des adolescents arrive sur la scène éditoriale le 6 mars prochain : Lumen.
Aux vues de la présentation faite par l’éditeur, la collection tablera sur des publications destinées à des lecteurs d’au moins 11 ans jusqu’à beaucoup plus. Pour 2014, ce sont déjà 16 titres de prévus, dont 10 nouveautés.

Un beau et très ambitieux programme de parution dont nous vous communiquons aujourd’hui quelques informations.

Dualed 01 VODualed – Tome 1 – L’initiation de Elsie Chapman :

Dans le futur, toute personne qui naît possède un double, élevé dans une autre famille. Mais une fois un certain âge atteint dans la société, un seul des deux peut survivre. Remporter ce combat signifie pour le gagnant un bon travail, un mariage, en somme la vie.


Le résumé est tentant : entre roman d’anticipation et thriller, le tout est fort engageant, on a hâte de le lire et de vous en faire la chronique.
Dualed est une série en deux tomes, rendez-vous le 6 mars prochain pour le découvrir en librairie.


King's Game 01King’s Game – Tome 1 de
Nobuaki Kanazawa :

Tout droit venu du Japon, King’s Game est avant tout un ketai roman, c’est à dire un livre qui a été écrit à partir d’un téléphone portable, comme c’est la mode au pays du soleil levant.
L’ouvrage a ensuite été adapté en manga sur cinq tomes qui sont d’ailleurs parus en France aux éditions Ki-oon, le dernier arrivant le 13 février prochain.
Pour patienter avant la sortie du roman par lequel tout a commencé, il faudra attendre jusqu’au 15 mai 2014. En attendant, voici la quatrième de couverture du manga.

Quatrième de couverture : Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange sms qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un “King’s Game”. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence : ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort . Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ? King’s Game… 1 classe, 32 élèves, 24h pour obéir. Une seule sanction : la mort.

Lumen plaquette (6)

 

Les parutions Lumen :

Lumen plaquette (1)Voici pour les parutions à venir et nous avons déjà des titres qui nous font les yeux doux, en particulier King’s Game et Gardiens des Cités Perdues (dont la couverture est magnifique) ou encore le tout nouveau roman d’Andrea Cremer, Le secret de l’inventeur

Chronique : Filles de Lune – Tome 5 – L’Héritier

Filles de lune 05Un final qui retombe dans les écueils des débuts de la série…

Cinquième et dernier opus de la saga de fantasy québécoise Filles de Lune, L’héritier est paru en septembre 2013 simultanément en Pocket et en Pocket Jeunesse.

L’auteur, Elisabeth Tremblay, est diplômée en rédaction-communication mais a très vite décidé de s’occuper avant tout de sa famille. Ce n’est que des années plus tard, l’un de ses enfants étant atteint d’une grave maladie, qu’elle décida de coucher sur le papier les univers qui grandissaient dans son imagination.

Sa série Filles de Lune reste pour le moment sa seule publication en France.

La guerre finale se profile pour la cité de Ramchad

Chaque camp prépare ses troupes du mieux possible, de vieux sorts sont exhumés de l’oubli et les vieilles rancœurs refont surface… Nous retrouvons nos personnages où nous les avions laissés, sans aucune interruption entre le quatrième tome et celui-ci.

La sorcière Wandéline vient de disparaître de la Terre des Anciens grâce (ou à cause ?) d’Alix. Mais cette noirceur soudaine autour d’un personnage que nous voyions comme noble et pur est surprenante et risque bien de changer la donne…

En parallèle, Naïla prépare également des Filles de Lune pour l’affrontement à venir. Alejandre marche sur Ramchad afin d’éradiquer toute menace susceptible de faire flancher ses rêves de domination. Une armée de morts invincibles menace de refaire surface, et les élémentaux de feux ne sont pas en reste quand il s’agit pour eux de retrouver de puissants parchemins…

Enfin, dans l’ombre des espace-temps et des failles, travaillent Saül… mais aussi Roderick, avec chacun ses propres objectifs en terme de conquête de la fameuse Terre des Anciens. Les luttes de pouvoirs ne font que commencer, mais de façon beaucoup plus frontale…

Filles de lune 05 mortagneUne action perpétuelle et soutenue

S’il y a bien un point fort à ce dernier opus de la saga, c’est son enchaînement d’actions, et cela sans aucun temps mort. Les dizaines de personnages traités ont tous un intérêt particulier et aucun ne diminue la force de l’intrigue.

Cependant, la construction même des personnages frôle parfois le stéréotype, notamment celui d’Alix qui ne peut renier son ascendance maléfique avec Ulphydius. Ce revirement un peu trop soudain dans le caractère du personnage le dessert lui et sa crédibilité…

De même, Naïla, devenue Grande Gardienne et possédant de grands pouvoirs se retrouve au final faible et démunie devant ses ennemis, tellement qu’elle assiste les autres plus qu’elle n’initie les choses. Elle reste ainsi beaucoup dans l’observation et l’attente… dommage pour une héroïne, on la voudrait plus forte et volontaire et non pas dans une constante expectative.

Difficile ainsi de s’attacher à des héros qui sont issus de ficèles moult fois utilisées. C’est fort dommage aux vues de l’univers développé tout au long des cinq tomes qui lui est dense et bien trouvé. Les différents mondes, les passages, la magie de la Terre des Anciens, les nombreuses races magiques remises au goût du jour par l’auteur et d’autres créées… La mythologie des Filles de Lune est riche, mais ne suffit pas assurer la qualité globale du roman, et c’est là où le bât blesse.

Pour ce dernier volume, on retombe dans les écueils des deux premiers tomes : une Naïla passive et peu réactive, ce qui ne la rend pas attachante. Des ennemis au fond entièrement mauvais couronnent le tout, sans aucune ambivalence avec pour seul moteur leur besoin de dominer le monde…

C’est dommage que l’ouvrage ne confirme pas la bonne évolution des deux précédents volumes. Ainsi, L’héritier, point final de la série, nous laisse un sentiment d’avoir lu une histoire dont la fin était somme toute très prévisible. Pas de grande surprise, peu d’émotions, mais un univers qui aurait pu prendre une dimension beaucoup  plus grande si le tout avait été mieux combiné.
Cette lecture laisse donc un sentiment partagé et indéfinissable : ni une franche déception à proprement parler, mais pas non plus un sentiment de plénitude une fois l’ouvrage refermé…

TRANCHE d´ÂGE :

News éditoriales : Les nouveautés Milady de janvier et février 2014

Le programme des éditions Milady pour la période de janvier-février est alléchant : une sortie poche d’un des grands succès de Bragelonne, des rééditions sous forme d’intégrales, des suites de séries… il y a de quoi faire et de quoi lire !

Kushiel 01 pocheKushiel – Tome 1 – La Marque de Jacqueline Carey :

Récit plein de grandeur, de sacrifice, de trahisons et de conspirations machiavéliques, La Marque dévoile un monde de poètes vénéneux, de courtisans assassins, de monarques assiégés, de seigneurs de guerre barbares… vu par les yeux d’une héroïne comme vous n’en avez jamais rencontré et que vous n’oublierez jamais.

Voici un argumentaire qui fait fort envie, et la sortie  poche est l’occasion pour ceux qui n’ont pas pu se procurer les grands formats de se rattraper. Avec 840 pages au total, l’ouvrage sera un poche de taille considérable au prix de 12,90€. Date de sortie : 24 janvier.

Le tome 2, Elue est prévu pour juillet 2014 et le troisième, Avatar, pour décembre 2014.

Les soeurs de la Lune intégrale 01Les sœurs de la Lune – Intégrale 1 (comprend le tome 1 et 2) de Yasmine Galenorn :

Nous sommes les sœurs D’Artigo : mi-humaines, mi-fées, agents de la CIA d’Outre-monde. Etre une fée dans votre monde confère bien des avantages : nous sommes plutôt bien perçues, contrairement à nos congénères un peu moins, disons…sexy.
Malheureusement, notre ascendance nous joue parfois des tours. Quand elle panique, ma sœur Delilah se transforme en chat. Menolly, elle, est un vampire qui tente de s’adapter à sa condition. Quant à moi ? Je suis Camille… une sorcière. Sauf que ma magie est aussi imprévisible que la météo, et ça, mes ennemis vont l’apprendre à leurs dépens !

Pour ceux qui étaient déjà tentés par les ouvrages de la série des sœurs de Lune, cette version intégrale est peut-être un prétexte pour franchir le pas. En effet, le format des intégrales de Milady sont franchement pratiques à manipuler et elles rendent très bien dans la bibliothèque…

Ce premier volume fait 660 pages et coûte 9,90€, sortie le 24 janvier.

Dark Elite 01Dark Elite – Tome 1 – Magie de Feu de Chloé Neill :

Lily Parler est la petite nouvelle au lycée privé Sainte-Sophia. Ses parents sont partis à l’autre bout du monde… en la laissant dans ce pensionnat d’adolescentes riches et snobs. Heureusement, la compagne de chambrée de Lily détonne dans le paysage : Scout est excentrique et connaît les lieux comme sa poche. Mais elle lui dissimule des choses… Ses mystérieuses activités…

La trilogie précédemment parue dans la collection Castelmore arrive enfin en poche, et c’est un vrai plaisir ! Sortie du tome 1 – La magie du feu le 24 janvier. Tome 2 – Marque de l’ombre le 21 février et Tome 3 – Coup du sort le 28 mars. Chaque tome est au prix de 7€.

Queen Betsy 12Queen Betsy – Tome 12 – Vampire et paumée de MaryJanice Davidson :

Rien de surprenant à ce qu’un voyage en enfer soit… un enfer. Betsy a réussi à éliminer le diable et doit désormais se comporter comme une monarque responsable. Mais entre son mari, Sinclair, complètement intenable depuis qu’il a développé une tolérance au soleil, son fils adoptif qui a commencé à marcher, et sa sœur qui assume le rôle de Satan, la reine des vampires risque d’user plus d’une paire de Pradas à gérer tout ce petit monde…

Déjà le douzième tome pour notre héroïne aux dents longues et aux très nombreuses chaussures, sortie prévue le 21 février au prix de 7,10€.

Chroniques du nécromancien 01Les chroniques du Nécromancien – Tome 1 – L’invocateur de Gail Z. Martin :

Le monde du prince Martris Drayke vole en éclats le jour où son frère assassine leur père et s’empare du trône. Contraint de fuir, abandonné par les vivants, Martris va découvrir qu’il est l’héritier d’un don rare et effrayant  qui va le conduire à aller chercher ses alliés…chez les morts !

Parue tout d’abord dans la défunte (ou presque) collection des grands-formats de Milady, la quadrilogie des Chroniques du Nécromancien arrive enfin en poche ! Avec presque 600 pages, l’ouvrage paraîtra le 21 février prochain et coûtera 9,20€ et on a franchement hâte de lire ça !

Chronique : Wunderkind – Tome 1 – La pièce d’argent

Wunderkind 01Un roman de dark fantasy dans un Paris des plus sombres… 

Souvenez-vous, il y a deux mois de cela, nous vous parlions du nouveau roman à paraître aux éditions Bayard, présenté même comme l’un de leur enjeux de fin d’année : Wunderkind.

Le livre est paru le 19 septembre dernier et n’est pas conseillé avant l’âge de seize ans environ par l’éditeur. Traduit de l’italien, La pièce d’argent est le premier volume de la trilogie écrite par D’Andrea G.L. Annoncé comme un roman passerelle, Wunderkind devrait séduire les jeunes adultes aussi bien que les adultes, mais nous allons voir ici que ça n’est pas nécessairement le cas…

Dans les rues cachées et sombres de la capitale… bienvenue dans le Dent de Nuit

Tout commence avec un jeune garçon devenu subitement orphelin : le jeune Caius est perdu, ne sachant à qui se fier et où se tourner. Il fait ainsi très rapidement la rencontre d’un personnage aussi étrange qu’inquiétant : Le Marchand, également nommé Herr Spiegelmann. Ce dernier lui remet une pièce d’argent dont l’utilité n’apparaît pas immédiatement aux yeux de Caius, bien au contraire, elle se révèle être la source de nombreux maux. Mais le jeune garçon ne sera pas seul pour découvrir les réponses à ses nombreuses questions et sera aidé d’une petite équipée d’adultes experts en magie, Manufacturés et autres sombres subtilités du Dent de Nuit, ce quartier de Paris qui n’apparaît qu’à ceux qui en connaissent déjà l’existence.

Que veut donc l’étrange et effrayant Marchand aux nombreux sbires à sa botte ? Que signifie être le Wunderkind ?

Un récit décousu et manquant de cohérence

Le gros problème de ce récit réside dans son intrigue trop conventionnelle et dans sa traduction très brouillonne et pourtant un bel univers a été créé pour l’occasion. Impossible pour le lecteur de lire l’ouvrage de façon fluide. Il faut constamment relire quelques lignes précédentes, feuilleter des pages d’avant pour comprendre ce que l’on lit… la lecture en devient sportive.

De plus, la cohérence de la traduction n’est pas vraiment là non plus. On assiste à des scènes d’action où certains faits ne sont pas expliqués, pas assez développés, rendant le tout furieusement difficile et malaisé à comprendre.

Avec tous ces problèmes d’ordre d’écriture et/ou de traduction s’ajoute celui de l’histoire. Le roman fait un peu plus de trois-cent pages, mais l’histoire n’avance que très peu. Le héros se voit constamment martelé de la phrase « tu es le Wunderkind » sans jamais savoir ce que cela inclut réellement, et nous non plus…

Une magie originale inventée de toute pièce pour l’intrigue

Alors que la trame de l’histoire est difficile à suivre à cause de tous les virages qu’elle prend, le système magique de Wunderkind est quant à lui assez clair et surtout séduisant.

Basée sur la mémoire du magicien, la puissance d’un sort est proportionnelle à la force du souvenir qui lui sert de source. Mais attention, une fois un souvenir utilisé, ce dernier disparaît à jamais ; c’est donc une magie très dangereuse et pernicieuse qu’il faut savoir doser que l’on découvre. Certains pratiquants s’y étant déjà brulés les ailes…

On découvre aussi toute une mythologie créée pour l’occasion : les Calibans, les Cagoulards… autant de monstres créées pour nous immerger dans le sombre Dent de Nuit, et cela fonctionne. Les objets nommés les Manufacturés sont également très intéressants et laissent entrevoir une autre facette lugubre de l’histoire.

Alors que conclure de ce premier roman ? Qu’il n’est pas abouti et qu’il aurait certainement pu donner quelque chose de beaucoup plus cohérent. L’ambiance est parfaite dans le genre glauque et sinistre, de même que la mythologie qui l’entoure, mais cela ne suffit pas à compenser… Le lecteur est bien trop laissé sur sa faim pour avoir envie d’en savoir plus, il aurait fallu lui en mettre un peu plus sous la dent… Wunderkind est donc un rendez-vous manqué que l’on regrette tant il nous semblait prometteur…

Chronique : La Fille-Sortilège

La fille-sortilègeSorti en mars dernier dans la collection ado du Pré aux Clerc nommée Pandore, La Fille-Sortilège est un roman de fantasy à l’univers accrocheur et à l’histoire bien construite. Le livre vient d’ailleurs de recevoir le prix Elbakin 2013 du meilleur roman fantasy français jeunesse.

Son auteur, Marie Pavlenko, est française et commence à se faire un nom dans le monde de l’imaginaire français. Elle a commencé à faire parler d’elle à la sortie de son premier roman : Le livre de Saskia (chez Scrinéo Jeunesse), qui fait partie d’une trilogie. A la mi-octobre, Marie Pavlenko va d’ailleurs clore son cycle de Saskia.

La Cité des Six, une belle utopie… pour qui y vit bien

Plantée en plein désert se trouve la Cité. Magnifique, prolifique, magique… les superlatifs ne manquent pas pour décrire la Cité des Six dont les origines légendaires sont connues de tous. Elle regroupe six clans au savoir-faire unique et nécessaire aux autres, leur équilibre est la source de leur harmonie.

Ainsi trouve-t-on les clans suivants : Les Planteurs, Les Sourciers, Les Dresseurs, Les Façonniers, Les Coutelliers et les Guérisseurs. Chacun utilise une magie particulière connue uniquement des membres dudit Clan. Les bases d’un univers sont posées.

Les habitants des Clans n’ont guère à se plaindre de leur mode de vie. Leur seul devoir étant de fournir à la ville les objets ou savoir-faire demandés pour le bien-être de tous, en contrepartie la ville leur fourni nourriture, vêtements, etc.

Mais dès que l’on sort de l’univers bien propret des Clans, nous découvrons aux abords de la Cité des Six les habitations des Orklas : des gens qui n’ont pas de clan et qui sont considéré comme des moins que rien. C’est dans ces quartiers peu recommandables que vit Erine, notre héroïne.

Quand commence notre histoire, nous somme en pleine nuit, suivant les pas feutrés d’Érine. Dans un cimetière, cette dernière déterre des cadavres. Pourquoi ? Elle-même l’ignore. La seule chose qu’elle sait, c’est qu’elle est payée pour cela, alors hors de question de faire la fine bouche. Bien payé mais risqué, le travail d’Érine est éreintant.

Mais sa tâche nocturne n’est rien comparé aux dangers qui vont lui tomber dessus sous peu : chantage, poursuite, cavale, complots… la jeune Erine va devenir le centre d’une tornade sociale et magique dont elle ignore la portée…

La fille-sortilège propositionUne fantasy originale qui donne un souffle d’air frais au genre

Difficile de décrire et de résumer un univers aussi dense et prolifique que celui imaginé dans la Fille-Sortilège. Tant de nuances et de paramètres entrent en ligne de compte que vous les décrire serait fastidieux.

Mais ce que l’on peut en dire de façon certaine c’est que l’on a affaire à un très bon roman dans le style fantasy. Loin des stéréotypes du genre (ici point de dragons et autres créatures habituelles), Marie Pavlenko nous offre son imaginaire sur un plateau avec son propre bestiaire et sa magie bien à elle. Le fait d’avoir implanté son univers dans une sorte de monde oriental est également plaisant, on aime à sentir le souffle chaud du désert entre les lignes…

On y parle de thèmes forts, universels, tels que l’injustice sociale, l’amitié qui fait tomber beaucoup de barrières, notamment quand nous n’avons plus rien à quoi nous raccrocher… La souffrance est là, omniprésente, qu’elle soit physique ou morale, mais elle nous fait découvrir les forces cachées de nos protagonistes. On y voit également leur beauté à travers ces nombreux maux qu’ils traversent.

Érine, que l’on suivrait les yeux fermés est belle par sa force et sa persévérance. Ne se laissant jamais aller à la facilité, cette dernière nous transporte dans son univers, à la fois cruel et fascinant. On y découvre aussi celui qu’elle a pris sous son aile : Arkadi, un jeune homme encore en plein dans l’adolescence, son histoire est encore plus cruelle que celle d’Erine. On ne peut que se sentir intime avec des personnages dont l’histoire passe par des sentiments vrais et forts.

Bien que paru dans la collection Pandore (destinée principalement aux adolescents), ce roman s’adresse selon moi avec plus d’efficacité encore à des adultes… mais la frontière devient bien mince entre les deux lectorats.

Atypique, captivant et remarquable, la Fille-Sortilège ne vous fera pas passer un bon moment, mais vivre une très belle expérience de lecture. On en vient presque à regretter que ce roman soit un one-shot, mais c’est aussi ce qui fait son charme. En bref, un roman qui marque !

Chronique : Le livre de Saskia – Tome 2 – L’épreuve

Saskia 02Marie Pavlenko est une nouvelle auteure française sur la scène de l’imaginaire, mais elle a déjà su s’imposer avec le premier tome de sa série Saskia, aux éditions Scrinéo. Fort bien accueillie par les libraires et les blogs, elle signe ici le second tome de la série avec l’épreuve.

Marie Pavlenko vient également d’écrire un one-shot aux éditions le Pré aux clercs dans la collection young-adult Pandore sous le titre La Fille-Sortilège.

De retour à la maison pour Saskia

A la fin du premier tome, notre héroïne voit sa mère tuée par ses ennemis, un clan mystérieux voulant à tout prix l’éliminer. Alors qu’elle semble avoir tous les attributs des faucheurs, Saskia ressent certaines caractéristiques propres uniquement aux gardiens, ainsi se termine le premier tome. Si ces faits deviennent avérés, Saskia pourrait-être le troisième Enkidar, un être censé réunir les clans des faucheurs et des gardiens qui s’évitent depuis toujours…

Quand nous reprenons les aventures de Saskia, nous sommes quelques secondes après la conclusion du premier opus. Sa double-nature semble être confirmée par les douleurs qu’elle ressent en bas du dos, une particularité propre aux gardiens quand un être humain est sur le point de mourir (alors que les faucheurs ont le pouvoir de « capturer » l’âme des morts en eux).

Mais l’étau se resserre autour de notre héroïne ailée, et le pire semble encore être à venir quand Tod décide de l’emmener dans son Nid pour la protéger des nombreuses menaces qui l’entoure….

On en redemande !

Ce second tome est à la hauteur du premier opus avec des personnages toujours aussi crédibles et habillement exploités. On en apprend beaucoup plus sur les subtilités sociales et magiques du monde des Enkidars.

La relation si fusionnelle que connaissaient Saskia et Tod bat de l’aile. L’ambiance qui règne dans le Nid de Tod à leur arrivée est plus que tendue : mortelle… entre non-dits et secrets de clans (et de famille), l’ensemble promet d’être explosif.

Encore une fois, la mythologie propre au monde de Saskia est très bien expliquée et présentée par l’auteure. Les subtilités de son univers sont bien pensées et très intéressante.

On se plonge donc sans réserve dans ce second opus. Efficace, bien tourné, et réussi, tout comme le premier. Nous n’avons qu’une seule hâte maintenant, c’est de lire enfin le troisième et ultime tome prévu pour la fin de l’année ! Dès 13-14 ans.

7.5/10