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Chronique jeunesse : La fille qui parlait ours

Un magnifique roman aux allures de conte initiatique aux accents slaves. Et si le bonheur était au bout de notre nez plutôt qu’au fin fond de la forêt ?

Paru en début d’année 2022, ce roman initiatique est le second de l’autrice anglaise Sophie Anderson à paraître en France. Le premier, La maison qui parcourait le monde s’inspirait déjà des mythes et légendes slaves pour servir son intrigue. Ici encore, on retrouve un mélange de contes et traditions des pays de l’Est, de même qu’une magie étrange et belle tout à la fois…

Comment vivre avec des pattes d’ours ?

La jeune Yanka s’est toujours questionnée sur ses origines. Elle n’a ni père ni mère, mais une femme qui a décidé de la recueillir quand elle était encore tout bébé. Mais malgré tout cet amour prodigué au fil des années, Yanka sent comme un trou dans sa poitrine.

Où sont ses parents ? Pourquoi l’ont-ils abandonnée ? D’où vient-elle ? Et où est son véritable foyer ?

Elle s’est toujours sentie à part à cause de son passé inconnu. Même au village, elle a peu d’amis et subit parfois moqueries et remarques sur sa différence. En effet Yanka est grande et forte, c’est d’ailleurs de là qu’elle tient son surnom : Yanka l’ourse.

Mais le jour où elle se réveille avec des pattes d’ours à la place des pieds, elle décide de partir en quête de ses origines véritables. Peu importe la réponse, tout sera mieux que l’ignorance…

Magnifique et onirique

Ce roman fait partie des textes que l’on lit lentement. Non pas parce qu’il est complexe (ce n’est d’ailleurs pas le cas) mais parce que chaque page apporte son lot de messages et de beauté. Tout y est une de à la nature et ses merveilles, au partage, à l’amour… Et quantité d’autres choses qui rendent la vie plus belle. Résumer cet ouvrage est impossible, mais je peux vous parler de la sensation qu’il m’a laissée une fois terminé.

J’ai trouvé qu’une fois cette lecture achevée, j’étais complète. Qu’un message important était passé entre mes mains, mais qu’il me fallait un temps considérable pour l’intégrer. C’est un sentiment diffus mais prégnant, un roman marquant au message fort, mais qui infuse lentement dans celui qui le lit…

Je pense que tout le monde pourrait lire ce roman destiné à la jeunesse et y trouverait son compte. Toutes les épreuves que traverse Yanka peuvent s’adapter à celles de la vie quotidienne. Mais chaque problème ayant sa solution, Yanka trouve la force de lutter contre l’adversité. Et je pense que lire cet ouvrage peut donner quelques clés à ceux qui pourraient se sentir bloqués dans leur vie.

Tout est extrêmement métaphorique dans ce roman, j’y ait souvent perçu différents degrés de compréhension, et c’est ce qui le rend si beau…

Lire ce roman, c’est se plonger dans une aventure onirique d’une poésie infinie. Chaque légende créé par Sophie Anderson apporte son lot de réflexion et d’introspection, mais également d’aventure. On y découvre par ailleurs des personnages joyeux au charisme indéniable… Mention spéciale au furet Moustache et à la maison, deux des personnalités les plus fortes de l’œuvre selon moi. La maison ne parle pas, mais elle a un merveilleux caractère qui la rend extrêmement attachante. Et Moustache… c’est le coup de foudre absolu !

Pour moi, les meilleurs romans sont ceux aux messages ancrés dans la trame de fond, et clairement La fille qui parlait ours en fait partie. Et si en plus il y a une maison à pattes de poule dans l’histoire, c’est le coup de cœur garanti ! Je n’ai pas lu le précédent roman de l’autrice, mais clairement j’ai très envie de m’y plonger.


Alors, si vous avez envie de rêve et d’aventure, de légendes et de regrets mêlés, vous êtes au bon endroit. C’est beau et sublime et ça se découvre dès l’âge de 11 ans. Mais le message de ce roman peu se découvrir à tout âge…

Chronique Jeunesse : Le club du Calmar Géant – Tome 1 – L’incroyable équipage du poisson-globe

Découvrez les aventures incroyables d’imagination d’une jeune demi-sirène et de ses amis !

Premier tome d’une nouvelle série pour la jeunesse, L’incroyable équipage du poisson-globe nous fait découvrir les secrets et les aventures du Club du Calmar Géant ! Nous avions découvert il y a quelques années celles du Club de l’ours polaire dans le grand nord, place maintenant aux fonds marins…

Alex Bell est une autrice pour la jeunesse à l’œuvre encore ténue, mais déjà bien reconnue par les lecteurs. Elle écrit également des romans horrifiques pour les adultes, dans un autre style.

Un peuple et son continent qui disparaissent sans laisser de traces

Il se passe des choses étranges et inquiétantes depuis quelque temps, des continents entiers, des villes dans leur totalité disparaissent. Ils ne sont pas rayés de la carte mais plutôt comme évaporés. On sait qui est derrière tout cela, mais personne n’a la possibilité de lutter contre… Mais quand la mystérieuse organisation décide de s’en prendre au Club du Calmar Géant, la jeune apprentie mécanicienne Ursula décide de faire ses preuves.

Mais les choses n’évoluent que très lentement au sein des Clubs, et Ursula étant une jeune femme, elle ne peut pas s’inscrire en tant qu’exploratrice, son rêve de toujours… C’est donc sans l’aval du Club qu’elle va tenter de sauver ce qu peut l’être d’un péril immense !

De l’aventure puissance mille et une imagination frétillante !

Alex Bell est une autrice au talent incroyable. En très peu de pages, elle nous transporte dans son univers à l’imagination débordante dans lequel on se plonge avec délices. C’est redoutable d’éfficacité, très rapide à lire, et surtout original. Les quelques sublimes illustrations détaillées de Tomislav Tomic concourrent d’ailleurs à cette sensation de renouveau. Quand on lit beaucoup d’imaginaire, il n’est pas toujours facile de trouver de nouvelles séries captivantes à l’univers atypique. Ici, c’est une russité totale !

Encore une fois, Alex Bell prouve qu’elle a un talent monstre pour tout ce qui est de créer un univers qui lui est propre. Et cette fois, c’est dans les profondeurs maritimes que l’on découvre ses dernières idées originales : glaces pour respirer sous l’eau, ville perdue sous la mer, hôtel de luxe pour créatures de la mer, esprit de kraken… Ce ne sont pas les idées géniales qui manquent.

Et pour celleux qui n’auraient pas lu le cycle précédent avec Le Club de l’ours polaire, pas d’inquiétude, même si ce nouveau cycle est en la suite, il n’est pas indispensable de l’avoir lu !

Ainsi, encore une fois, c’est une réussite totale. Mais là où j’avais passé un bon moment avec le premier tome du Club de l’ours polaire, j’ai passé ici un merveilleux moment ! Peut-être que l’univers de la mer et de ses mystères englontis me séduit plus ? Ou peut-être est-ce le pouvoir charmeur des sirènes ? Quoi qu’il en soit, c’est un véritable coup de coeur à découvrir dès l’âge de 10 ans.

Chronique ado : L’aube est bleue sur Mars

Un roman beau et sensible, épique et majestueux… un voyage intersidéral et intérieur qui reste en mémoire !

Florence Hinckel est une autrice française à l’œuvre fort prolifique. Elle a écrit notamment la série de deux romans Renversante (L’école des Loisirs), ou encore le roman Quatre filles, quatre garçons (Talents Hauts) et quantité d’autres ouvrages. L’aube est bleue sur Mars est son dernier ouvrage en date, il est paru en août 2022 aux éditions Nathan

Un destin tout tracé ?

Esther a 22 ans et l’avenir devant elle : brillante étudiante en astrophysique, elle tente une candidature pour devenir astronaute pour la NASA. Elle sait que les chances sont extrêmement réduite, mais y croire et rêver un peu n’a jamais fait de mal… En parallèle, elle découvre l’amour et les plaisirs de la vie, elle qui n’avait consacré que peu de temps au plaisir à cause de ses études. Elle ne le sait pas encore, mais elle va vivre une aventure incroyable qui va l’obliger à se dépasser encore plus, et qui surtout est beaucoup plus grande qu’elle.
Car oui, Esther va bien recevoir une lettre de la NASA, mais ce n’est que le début d’une magnifique histoire…

Un roman aux mille facettes

Il y a de tout dans ce roman, et c’est pour ça qu’il fut pour moi l’un des plus gros coups de coeur de cette année 2022. On y trouve de l’anticipation, de la science-fiction, de la technologie un peu plus avancée que la nôtre mais crédible, quantité d’informations scientifiques passionnantes qui servent l’intrigue, une belle romance, une enquête, et quantité d’autres choses.

L’aube est bleue sur Mars n’est pas simplement le parcours de la combattante d’une jeune astronaute en devenir pour aller sur Mars, c’est bien plus que cela. C’est une réflexion sur l’humanité et son avenir, sur ce que nous laissons faire passivement à notre planète, sur les histoires d’amour longue distance…

Mais c’est aussi un roman rare sur la difficulté du métier d’astronaute : loin des paillettes et des images spatiales qui font rêver, l’entraînement pour y arriver est extrême. Mais une fois toutes ces étapes franchies, c’est encore plus difficile. Psychologiquement, nerveusement, physiquement, moralement… les astronautes sont tout le temps sollicités.
J’ai trouvé cela appréciable que l’autrice nous montre l’envers du métier, bien loin de l’image que peu nous donner Thomas Pesquet et ses confrères de l’ISS. Certes, il faut faire rêver, mais il ne faut pas occulter toutes les difficultés inhérentes à ce métier unique. Florence Hinckel y va à fond, et explore ainsi tous les écueils d’un voyage dans l’espace en huis-clos avec toutes ses difficultés.

L’intrigue ne tourne cependant pas seulement autour du métier d’astronaute et de ses difficultés cachées. En réalité, l’ouvrage traite de tant de sujets liés entre eux que je préfère ne pas trop développer. Tout est interdépendant, rendant l’intrigue très réussie jusqu’à la dernière page. Exprimer tous ces thèmes serait trop long, mais faites moi confiance : c’est captivant.
Esther est peut-être un peu trop lisse par moments, mais vous verrez qu’il n’en est rien au final, c’est seulement que ses brèches ne sont pas immédiatement visibles.

C’est donc un ouvrage hybride et fascinant que nous avons là. Il est un peu à la croisée de la saga de romans Phobos de Victor Dixen et du film Mission To Mars (pas de martiens dans ce roman, c’est pour autre chose que j’y fait référence). L’ambiance y est captivante en très peu de pages, et ensuite c’est fichu, impossible de le lâcher… Et les presque 500 pages se dévorent avec une facilité déconcertante. Dès 14 ans.

Chronique : Les héritiers de Brisaine Tome 1 & 2

Une incursion parfaite pour faire découvrir de la bonne fantasy francophone !

David Bry est un auteur français dont le crédo est l’imaginaire. Il écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes. Il fit une entrée remarquée en littérature avec son roman Que passe l’hiver aux éditions de L’homme sans nom en 2017 mais il écrit depuis plus d’une quinzaine d’années.

Depuis, il a écrit d’autres romans, tous concourant à asseoir son statut d’étoile montante de l’imaginaire : La princesse au visage de nuit (Pocket), Le garçon et la ville (Lynks), Le chant des géants (L’homme sans nom), la série jeunesse Les héritiers de Brisaine (trois tomes déjà parus chez Nathan).

Un royaume qui a perdu sa magie et ses créatures fantastiques….

Bienvenue dans le monde de Fabula, plus précisément dans la contrée de Trois-Dragons. C’est royaume relativement paisible, mais dont le passé récent est assez houleux. Guerre de pouvoir, vol d’un artéfact extrêmement puissant et disparition de la magie, voici les éléments clés de l’Histoire proche de Trois-Dragon et du royaume de Fabula.

C’est dans cette ville que vivent trois enfants qui ignorent encore leur destin : Aliénor, Grégoire et Enguerrand. Pour eux ainsi que pour tous les habitants du village, la magie est morte. Mais Brisaine, une vieille amie du trio va leur expliquer qu’il n’en est rien. Et que la brume qui s’échappe du Bois d’Ombres est liée à cette fameuse magie ténue qui subsiste.

Une nouvelle série jeunesse pour découvrir le genre fantasy

Si vous avez dans votre entourage des lecteurs entre 9 et 10 ans, cette série sera idéale pour eux. Il y a dans Les héritiers de Brisaine tous les codes de la fantasy avec des ressorts efficaces et bien utilisés. Mais David Bry réussit tout de même a créer quelques surprises dans cet univers créé de toutes pièces. Ses jeunes héros subissent des épreuves, mais ce sont surtout celles du quotidien qui les malmènent, en particulier le jeune Grégoire orphelin et serviteur au Château du seigneur Josserand.
L’aventure est quant à elle une véritable bouffée d’air frais et d’adrénaline pour le trio dont le quotidien n’est pas facile. Ils prennent des risques, mais savent que ce qu’ils font sert Brisaine et sa juste cause.

Pourquoi disais-je que cette série jeunesse est une parfaite introduction à la fantasy ? Tout simplement parce qu’on y retrouve une grande quête, des créatures fantastiques, de la magie et un destin incroyable semé d’embûches. Dans les deux premiers tomes, on découvre ainsi trolls, loups bicéphales, phénix, ondines et autres créatures fantastiques.
Lesdites créatures sont d’ailleurs toutes répertoriées dans le fabuleux grimoire que rempli peu à peu le jeune Grégoire, passionné de légendes et de lecture. Chacune a droit à son dessin et à un descriptif rapide en en fin d’ouvrage.

Et je ne vous ai pas encore parlé des très jolies illustrations de Noémie Chevalier, elles sont parfaites et habillent à merveille l’histoire de David Bry. Il n’y en a pas beaucoup, mais juste assez pour rassurer les enfants lecteurs qui ne veulent pas lire de trop gros livres le tout avec encore quelques images.

Ainsi, les deux premiers tomes de cette série de fantasy sont parfaits pour initier les jeunes lecteur.ices au genre. L’auteur use des codes habituels pour nous offrir une intrigue efficace et non dénuée d’intérêt. Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est la parfaite porte d’entrée pour faire découvrir d’autres choses par la suite… !

La saga Les héritiers de Brisaine n’est pas terminée, un troisième tome est paru et un quatrième est à paraître pour le mois de septembre 2022.

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Chronique : Le royaume assassiné

Une réécriture du conte de la Petite sirène version fantasy, ça vous tente ?

Premier roman d’Alexandra Christo, Le royaume assassiné a connu un grand succès à sa parution aux États-Unis. Il est paru en France aux éditions De Saxus en novembre 2020. L’éditeur a fait un premier tirage tout particulier pour ce roman, faisant la surprise d’un ouvrage en couverture rigide uniquement pour la première impression (il avait cependant le même ISBN que le souple). Une jolie façon de remercier les lecteurs !


Le Royaume assassiné se propose de vous faire découvrir une version de La petite sirène assez différente du conte d’Andersen…

La Tueuse de princes en quête de sa plus belle cible…

Elle se prénomme Lira, et elle est la plus redoutable des sirènes. Fille de la reine, elle se réserve le droit d’arracher le cœur d’un prince à chacun de ses anniversaires. Elle est crainte dans tous les royaumes, tous les océans par-delà le monde. Mais sa mère la reine la perçois de plus en plus comme une menace et la punit pour lui avoir désobéi : elle ainsi transformée en une fragile humaine.
Lorsque sa route va croiser celle d’un prince amoureux de l’océan, elle est loin de se douter que sa vie va basculer… et peut-être pas uniquement la sienne…

Une réécriture de conte de fées intéressante

Le royaume assassiné est le roman parfait pour une incursion dans l’univers de la fantasy maritime. C’est un genre qui se développe de plus en plus en France par le biais de traductions (mais pas seulement) : Le trône des sept îles de Adalyn Grace (De Saxus), De sang, d’écume et de glace d’Alexiane de Lys (Michel Lafon), La carte des confins de Marie Reppelin (PKJ) pour ne citer qu’eux. On peux dire que ça a le vent en poupe. Ou en poulpe ?

C’est la première fois que je m’essaie à ce sous-genre de la fantasy et je dois avouer avoir trouvé cela plaisant. D’autant plus qu’il s’agissait d’une réécriture de conte de fées. Le style d’Alexandra Christo est très fluide, les chapitres s’enchainent avec une aisance confondante, c’est un bon page-turner. Cependant, malgré son efficacité, ce n’est pas un coup de cœur, loin de là. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’intrigue est trop linéaire… il y a certes des côtés sombres à cette histoire, mais elle reste très classique et cousue de fil blanc.

Le royaume assassiné est vendu comme une fantasy aux accents très sombres, mais ce n’est pas parce que Lira arrache des cœurs à des princes que ça suffit pour classer l’ouvrage comme tel. L’autrice aurait dû aller beaucoup plus loin dans la noirceur si elle voulait que l’on considère son ouvrage comme de la dark fantasy. Pour moi, c’est un bon ouvrage de fantasy maritime sur fond de romance, mais on oublie très vite le côté sombre tant il est ténu.
Une fois qu’on accepte ça, on passe un très bon moment de lecture !

Ainsi, comme réécriture de conte, ce roman est une réussite, mais pas au point de l’ériger au rang de coup de cœur. A réserver à celleux qui n’ont pas l’habitude des poncifs de la fantasy, car l’intrigue est extrêmement classique. C’est one-shot, ce qui a le mérite d’être très appréciable quand on en a assez des séries de fantasy à rallonge… A découvrir dès l’âge de 14 ans.

Pour aller plus loin : L’édition française bénéficie de cinq illustrations inédites magnifiques réalisées par différents artistes mais toutes parfaites pour l’univers.

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Chronique YA : La nuit des reines

Il vient tout juste de paraître dans la collection ado des éditions Bayard, voici un roman d’Alex Bell (l’autrice de la géniale série du Club de l’Ours Polaire !). Elle revient ici avec un texte assez sombre destiné aux 14 ans et plus dans une Nouvelle-Orléans emplie de sombre magie… Pour une fois, c’est un one-shot, ce qui est rare.

Baton Noir, la ville-miroir de Baton Rouge, la magie obscure en plus…

Bienvenue dans la ville de Bâton Noir où la musique et la magie sont intimement mêlées, et où règne en maîtresse la reine Ivory Monette. Seule ombre au tableau, elle vient d’être sauvagement assassinée et son esprit compte bien assouvir sa vengeance sur le ou la responsable…


Mais comment la vie de Jude, jeune musicienne sans le sous peut-elle basculer à cause de ce meurtre dont il ignore toutes les intrigues souterraines ?

Une ambiance « typique », peut-être même un peu trop

Quand on pense à la Nouvelle-Orléans, il est vrai qu’on associe immédiatement certaines images-type dans notre esprit : la musique, le jazz, le vaudou, les cimetières hantés… Certes, c’est l’image que l’on s’en fait car connait peu, voir pas du tout la région/la culture… ce qui est mon cas. Mais malgré ma méconnaissance totale de la région dont s’inspire l’autrice ainsi que de ses croyances, j’ai trouvé l’ensemble du roman très stéréotypé. De plus, je m’attendais à quelque chose de sombre voir très sombre, or on se retrouve juste avec un roman à destination des ados avec de la magie dite noire, mais qui dans les faits ne l’est pas tant que cela.

L’autrice parle dans son roman de « legbas », des divinités qui jouent le rôle d’intermédiaire entre le monde des humains et celui des dieux, après quelques recherches j’ai découvert qu’il y a un Papa Legba dans la religion Vaudou. Il a la fonction d’intermédiaire également et équivaut à Saint-Pierre dans la religion catholique. Elle s’inspire donc directement de ce dernier, mais l’a remanié à sa façon pour créer sa propre mythologie.
Elle a également créé (du moins je n’ai pas trouvé d’équivalent direct) le Fossoyeur ou encore le baron Lukah (équivalent du Baron Samedi ? on peut le supposer).

Autre forme de magie intéressante : l’idée des talismans est très maline, dommage pour moi qu’elle n’ait pas été plus exploitée. Dans La nuit des reines, on découvre qu’il existe quantité de talismans, plus ou moins cher selon leur puissance, leur utilité. Par exemple, si vous possédez un talisman de beauté très puissant vous serez considérée comme l’une des femmes les plus belles de la création. Dès que vous l’enlevez d’un des plis de vos vêtements ou utilisé comme bijou, vous retrouvez votre physique naturel.

Les artifices sont nombreux à Bâton Noir, et l’autrice a su s’approprier et créer tout à la fois un univers intéressant. C’est pour cela que je trouve dommage qu’il ne soit pas davantage développé et expliqué. A cause de cela, on reste avant tout dans une suite d’actions qui s’enchainent sans jamais vraiment nous pousser à découvrir toute la mythologie pensée derrière. On reste sur une façade attirante, mais très friable car peu développée… dommage. Et encore plus dommage, l’intrigue est assez prévisible malgré une ambiance assez sombre.

En somme, ce roman d’Alex Bell est totalement dispensable… Il s’appuie sur de nombreux stéréotypes pour nous proposer un univers qui aurait pu être intéressant s’il avait été mieux développé. Quant à l’intrigue, elle est malheureusement assez commune malgré un écrin qui se veut original. Dès 14 ans pour celleux que ça intéresse malgré tout.

Chronique : Hadès & Perséphone – Tome 1 – A touch of darkness

Romance sulfureuse et mythes grecs en pleine époque contemporaine, c’est possible ? Oui !

Premier tome d’une trilogie qui se propose de nous faire (re)découvrir les mythes à la façon contemporaine, Hadès & Perséphone vient tout juste de paraître en mai chez Hugo Roman. A peine sorti, l’ouvrage se hisse immédiatement dans les meilleures ventes au national en France… De bons auspices pour la suite de la série qui sort de façon très rapprochée au rythme de un tome par mois. Le second est sorti le 1er juin et le troisième paraîtra tout début juillet.

Il s’agit du premier ouvrage de l’autrice américaine à paraître en France.

Une déesse cachée…

Perséphone fait tout pour vivre normalement et poursuivre ses études de journalisme. Mais c’est très difficile quand on a sa déesse de mère sur le dos en la personne de Déméter. Et que cette dernière oblige la jeune fille à lui rendre des comptes sur les moindres de ses déplacements. Oui, Perséphone est pourtant une déesse, mais Déméter a fait le choix de la cacher aux yeux du monde. Ainsi, personne ne connaît l’existence de la Déesse du printemps.

Mais les choses vont très vite basculer quand la jeune fille s’émancipe quelque peu… Elle se retrouve en boîte de nuit avec une amie, et est très vite repérée par le propriétaire des lieux… Hadès. Et dès ce moment, il ne va plus la lâcher : entre séduction et agacement, l’histoire entre la naïve Perséphone et le brûlant Hadès va débuter… Pour le meilleur et pour le pire, car les dieux aiment se jouer de leurs semblables, peu importe qui en pâti…

Une romance pure qui fonctionne fort bien

Je dois l’avouer je ne suis clairement pas le public cible dès que ça concerne de la romance. J’en ai lu très peu, mais c’est vrai qu’à chaque fois j’avais adoré. Mais je n’ai comme comparatifs que aa série Les étoiles de Noss Head de Sophie Jomain ainsi que sa série avec les anges (Les anges mordent aussi, etc). Pour le reste, je suis assez peu au fait de ce qui se fait. Mais ai-je passé un bon moment ? Oui !

Évidemment, on sait déjà qu’ils vont tomber dans les bras l’un de l’autre, mais ce n’est pas ça que l’on recherche dans ce type de roman. Ce qu’on veut, c’est vibrer avec les personnages, les voir se repousser et s’attirer continuellement. Oui, c’est de la torture aussi bien pour les lecteurs que pour lesdits personnages, mais c’est aussi ce qu’il y a de mieux ! Pour moi, la partie romance fonctionne donc, même si je n’ai pas été transportée totalement, j’ai aimé.

Ce que j’ai préféré dans ce premier tome, c’est la façon dont Scarlett St. Clair s’est approprié les mythes et légendes pour les transposer dans un monde semblable au nôtre. Dans son univers, les Dieux sont descendus sur Terre et on créée un cataclysme sans précédent chez les hommes. Toutes les vies en ont été bouleversées et continuent de l’être. Les plus grosses entreprises appartiennent à des dieux et des déesses, dont le succès est avant-tout dû au statut divin de son/sa propriétaire. Et comme dans les mythes que l’on connaît, les dieux se jalousent, se mettent en compétition continuellement et n’arrivent guère à s’entendre. Et comme dans les mythes, ce sont souvent les hommes qui paient de leurs vies leurs rancœurs et leurs haines…

Cette partie là donc, qui transpose les légendes pour les mettre dans notre monde est réussie tout particulièrement. Seule remarque pour moi, j’ai trouvé que le personnage d’Hadès ressemblait beaucoup trop à celui de la série Lucifer (issue elle-même d’un comics créé par Neil Gaiman). En effet, il possède une boîte de nuit, il est riche, il adore les paris, et semble avoir une attirance irraisonnée pour Perséphone. C’est un peu trop ressemblant sur ce plan, dommage… Mais pour le reste, rien à redire.

Alors, non, je ne suis clairement pas dans le lectorat type de la romance, mais j’ai passé un bon moment de lecture. La preuve ? J’enchaîne avec le second tome pour savoir ce que va devenir cette histoire entre le dieux des Enfers et la déesse du Printemps… C’est que ça m’a assez plu. Je suis curieuse de voir ce que donne la suite…

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Chronique Jeunesse : Raymond le démon – Tome 1 – Où est le mal ?

Avez-vous déjà lu le journal intime d’un démon pour enfants ? Quand ce sera fait vous allez avoir peur que Raymond réussisse à avoir sa promotion…

Luc Blanvillain est un auteur qui s’est installé dans le paysage éditorial français depuis une bonne petite dizaine d’années. Il écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les ados sans oublier les adultes. Il écrit énormément, je suis donc loin d’avoir lu tous ses ouvrages… Mais à chaque fois, je tombe sous le charme de son humour décapant et de son écriture toujours très juste. Le journal de Raymond le démon ne fait pas exception…

Parmi ses précédents romans, je peux notamment vous citer Crimes et jeans slims, un excellent roman policier pour la jeunesse qui ne manque pas d’humour. Ou encore Journal d’un nul débutant, absolument charmant comme j’aime… Cette fois-ci, avec Raymond, vous allez avoir de belles surprises… ! Vous avez déjà lu le journal intime d’un démon, vous ?

Une promotion à la clé…

Raymond est un démon… démoniaque. Rien de lui a encore résisté, et une belle carrière est en train de s’esquisser pour lui. C’est d’ailleurs le moment pour lui de faire un coup de maître afin d’avoir LA promotion dont il rêve depuis des millénaires. En effet, être démon pour enfants n’est pas très excitant ni épanouissant… Mais s’il réussit à mener sur la mauvaise pente la jeune Anne-Fleur Berzingue, il deviendra démon pour dictateurs et autre personnages détestables. Le rêve donc.

Mais ce dont il ne se doute pas encore, c’est que cette très chère Anne-Fleur est ADORABLE. Elle ne pense jamais à mal, aime son prochain et serait prête à tendre l’autre joue si elle était giflée… Autrement dit, Raymond a un problème de taille avec elle. Il va donc tout mettre en œuvre pour que la parfaite jeune fille se transforme en véritable rebelle et plus encore…

Une réussite hilarante !

Encore une fois Luc Blanvillain réussit à me faire rire et à créer une histoire originale, ce qui n’est pas chose aisée en jeunesse. Beaucoup de choses ont été faites, mais cette idée de démon pour enfants en attente d’une promotion est fort bien trouvée. Et tout aussi bien développée.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce premier tome des aventures de Raymond (la suite est prévue pour l’été 2022). Les dialogues sont savoureux et ne manquent pas de piquants… Et surtout, l’auteur réussit à bien mener sa barque et à surprendre ses lecteurs au fil de l’intrigue. C’est très bien joué… J’ai adoré.

Il y a toujours ce savant mélange entre écriture travaillée et humour très piquant, c’est devenu pour moi la signature des romans de Luc Blanvillain. De l’humour, de la tendresse et toujours une plume travaillée tout en sachant s’adresser à un jeune public (ne pas prendre les jeunes lecteurs pour des idiots en les infantilisant par exemple).
Pour moi, cet ouvrage est à classer pile entre La troisième vengeance de Robert Pouttifard de J.C. Mourlevat et Les Willoughby de Lois Lowry pour ce qui est de l’humour débordant.

Difficile de rentrer plus dans le détail sous peine de trop en dire, je vous demande juste de me faire confiance, ce petit roman est une réussite. Il s’adresse aux lecteurs et lectrices dès l’âge de 9 ans jusque 11 ans environ. Et en tant qu’adulte, j’ai passé un excellent moment, alors je gage que ce sera le cas aussi pour les enfants ! Alors vivement la suite…

Chronique : Le jeu de l’assassin

Paru en 2014 aux éditions Bragelonne, Le jeu de l’assassin est le premier tome d’une trilogie mais peut cependant se suffire à lui-même. Au programme : un empereur à tuer, une guerre et de la romance dans un univers fantasy assez classique.
Amy Raby est une autrice américaine, Le jeu de l’assassin fut un gros succès populaire et a remporté l’Emerald City Opener en 2010.

Une formation bien particulière…

Vitala est une jeune femme aux atouts aussi nombreux que discrets. Elle travaille pour un groupuscule secret, le Cercle d’Obsidienne, qui cherche à libérer le peuple Riorcan du joug Kjallan depuis des décennies. En effet, les riorcans sont soumis à l’esclavage ou doivent payer de lourds tribus pour rester en vie.

Cette oppression prendrait fin si seulement l’empereur kjallan se faisait assassiner. C’est là qu’entre en jeu Vitala et ses aptitudes pour l’assassinat. Pour cela, rien de plus simple, il lui suffit de mettre l’empereur dans son lit… Mais la mission est-elle aussi simple qu’il y paraît ?

Un démarrage prometteur mais un développement fort décevant

J’ai apprécié le premier tiers du roman car l’autrice a su créer un univers au fonctionnement sinon original, du moins intéressant. La façon qu’on les assassins du Cercle d’Obsidienne de parvenir à leur fin et d’utiliser le sexe comme arme, les pierres de pouvoir liées à une personne… C’était de bonnes idées mises au service d’une histoire qui démarrait bien. Mais une fois la romance entre la cible et son assassin débutée, l’histoire est comme cousue de fil blanc. Ne vous attendez pas à beaucoup de surprises ni d’originalité dans ce roman…

On peut cependant souligner l’effort de l’autrice pour créer des personnages atypiques : Vitala a ce que l’on peut qualifier de syndromes post-traumatiques (tels ceux que vivent les anciens combattants) et Lucien est un empereur unijambiste qui sait faire régner l’ordre malgré son handicap qu’il réussit à tirer à son avantage.
Mais c’est loin d’être suffisant pour nous offrir une intrigue flamboyante que l’on est en droit d’espérer quand on lit de la romance.

De plus, je suis déçue par l’univers dans son ensemble. Rien n’y est décrit, ni l’architecture ni les paysages, on ne sait donc pas où se campe l’histoire. Avec la couverture française, on est tenté de penser qu’on va lire de la fantasy orientale (je l’espérait), mais il n’en est rien. Le bâtiment que l’on observe au fond derrière Vitala a pourtant les caractéristiques d’un bâtiment de style oriental. Les lames qu’elle tient dans sa main sont recourbées et font penser à des cimeterres et autres types d’armes à la lame courbe… Quand on regarde les couvertures en VO, on découvre en paysage de fond un château caractéristique du moyen-âge, laissant penser qu’on est dans une fantasy inspirée du Moyen-Âge occidental.
En réalité, il n’y a aucun marqueur dans un sens ou dans l’autre, et c’est fort dommage car cela rend le roman très artificiel.

Ainsi, Le jeu de l’assassin est un ouvrage qui aurait pu être bon si seulement il avait réussit à s’émanciper des intrigues classiques de la fantasy et de la romance…

Mais le gros point noir réside surtout dans l’absence de spécificités de l’univers, totalement interchangeable et très peu marqué. Heureusement, Le jeu de l’assassin a beau faire partie d’une trilogie, il peut tout à fait se lire indépendamment, donc pas de frustration, juste de la déception…

AUTEUR :
GENRE : Fantasy
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Gallant

Une orpheline découvre qu’elle a une famille dans un mystérieux endroit nommé Gallant… Sa mère l’avait pourtant prévenue dans son journal qu’il ne fallait jamais qu’elle s’en approche pour sa sécurité… Mais l’attrait est trop fort, la voici à Gallant.

V.E. Schwab est une autrice américaine que je ne présente plus sur le blog. J’ai lu beaucoup de ses ouvrages (presque tous) et dire que j’attendais l’arrivée de Gallant en France frise l’euphémisme. Je voyais tellement d’avis positifs sur les réseaux sociaux (Instagram pour ne pas le citer) et sur Goodreads que l’attente était énorme. Alors, Gallant vaut-il le halo d’excellence qui brille autour de sa parution ?

Quand on ne possède rien, on n’espère rien

Olivia Prior est une orpheline assez banale si ce n’est qu’elle est muette et qu’elle voit des goules. Mais comme personne ne se préoccupe d’elle et la prend pour plus idiote que la normale, elle n’en a jamais fait mention et se fait la plus dicrète possible. En effet, les nones de Merilance sont dures à la tâche et extrêmement sévères avec leur pensionnaires.
Mais une lueur d’espoir apparaît dans l’existence morne et glauque d’Olivia quand elle apprend qu’une branche de sa famille vient de la retrouver et lui envoie une voiture pour rejoindre le domaine de Gallant.

Sa mère l’avait prévenue il y a des années dans son journal intime (seul objet qu’il lui reste d’elle) que pour sa sécurité, il ne faillait JAMAIS s’approcher de Gallant. Olivia ignorait s’il s’agissait d’une personne ou d’autre chose. Quand elle découvre qu’il s’agit du nom du domaine, cela ne change rien pour elle, bien trop ravie de quitter l’âpreté de la vie à l’orphelinat… Mais ce qu’elle va découvrir n’est-il pas pire ?

Un roman young-adult à l’ambiance gothique réussie, mais est-ce suffisant ?

Vous recherchez une ambiance ? Vous en aurez une très réussie. Des mystères ? Vous en aurez. Une intrigue réussie ? Je suis plus que mitigée… Pour moi, il ne suffit pas de réussir une atmosphère, il faut avant tout que l’histoire me prenne aux tripes. C’est le minimum que j’attendais de Gallant vu la « hype » autour.

Et bien ce fut une lourde déception. Je veux bien entendre que mes attentes étaient trop élevées, mais il faut se rendre compte du battage qu’il y eu autour de Gallant dès sa sortie US. Battage qui continue encore là-bas et qui se perpétue maintenant en France puisqu’il vient tout juste de sortir. Gallant n’est pas un mauvais roman, loin de là, mais c’est plus un roman d’ambiance que d’intrigue. Si vous partez de ce principe, je pense que la déception sera moindre.

Mais alors pourquoi un tel phénomène ? Déjà, il y a le nom de l’autrice, à lui seul il est devenu gage de qualité ce qui fut effectivement le cas pour moi avec ses précédents ouvrages. J’ai bien aimé les Cassidy Blake, et j’ai adoré la trilogie Shades of Magic. D’ailleurs, j’ai trouvé que Gallant alliait les idées de ces deux séries : Olivia voit des goules (pas exactement comme les fantômes que voit Cassidy, mais on est sur le même thème) et surtout il y l’idée d’un monde possédent plusieurs strates (comme les Londres rouge, blanc et noirs de Shades Of Magic). Gallant a pour moi fusionné ces deux séries mais sans en retirer une intrigue digne de ce nom…

L’ouvrage a une originalité, il laisse une place importante à l’illustration ce qui en fait une sorte de livre à énigmes. Mais malheureusement cette curiosité ne suffit pas à contenter un lecteur avide. En effet, c’est plus la mise en forme (et la beauté de l’ouvrage) qui en font un ouvrage intriguant, mais le reste est du déjà lu… Je vous met au défi ne pas deviner très rapidement certaines « révélations » et enjeux.

Alors, si vous cherchiez avec Gallant un roman addictif, passez votre chemin. Si toutefois vous êtes inconditionnel de l’œuvre de Schwab, son atmosphère déliquescente et fanée pourrait peut-être vous plaire. Gallant est plus un ouvrage de style que d’histoire. Les fans de romans à l’ambiance gothique et sombre y trouverons peut-être également leur content. Personnellement j’aime les romans de Schwab et les ambiances à la Shirley Jackson et les manoirs en ruines isolés de tout, mais ça ne m’a pas convaincue…


Alors à vous de vous faire votre propre avis sur la question !

PS : Toutes les photos de cet articles sont issues du magnifique kit de presse envoyé par les éditions Lumen. Faux dépliant pour l’orphelinat de Merilance, courrier de l’oncle Prior, dessins à l’encre, photo ancienne du manoir… Ils font toujours les choses en grand pour chaque parution, et ça, que l’on aime ou non l’ouvrage en question, c’est extrêmement appréciable.