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Chronique Jeunesse : Histoires bizarres de Balthazar – Tome 1 – Le terrible loup-garou

Histoires bizarres de balthazar 01Un roman pour la jeunesse à l’ambiance sombre et mystérieuse entre fantastique et piraterie

Premier roman d’une série jeunesse, les histoires bizarres de Balthazar sont publiées aux éditions Bayard Jeunesse. Son auteur, Chris Mould est d’origine anglaise.

Une maison lointaine en héritage…

Notre histoire commence un jour où le jeune Balthazar Clairon trouve au pas de sa porte une grosse clé en argent : c’est celle de la maison de son grand-oncle, décédé qu’il n’a jamais connu.
C’est ainsi qu’il se retrouve le propriétaire d’une immense maison sur la petite île de La Roche-Crampon sur laquelle il va devoir se rendre pour diverses raisons administratives. Balthazar laisse donc sa famille pour quelques semaines, lui qui n’a jamais quitté sa petite ville natale se trouve livré à lui-même.

Des habitants peu chaleureux et d’étranges instructions

A peine arrivé, Balthazar ressent déjà l’étrangeté de la petite ville La Roche-Crampon, les habitants sont étranges, peu loquaces et avant que le soleil se couche, tout le monde se précipite dans sa maison. Il semblerait qu’une fois la nuit tombée une créature carnassière rôde dans les rues… un loup-garou.
Dans le même temps, notre jeune homme découvre au fur et à mesure les objets laissés par son grand-oncle, dont certains semblent attiser les convoitises…

Beaucoup de mystères et d’aventures donc dans ce premier tome. Les histoires bizarres de Balthazar sont sympathiques et plairont sans aucun doute à tout jeune garçon dès l’âge de 9 ans. L’écriture de ce petit roman table sur le genre humoristique et décalé en mêlant intrigues donnant quelque chose d’original et de plaisant.

Les petites illustrations intérieures qui parsèment le roman sont jolies et agréables. Donnant aux personnages des visages anguleux et austères qui collent très bien à l’esprit du livre.
Cependant, on regrettera le manque de soin apporté à la couverture, d’un rouge vif avec des ombres peu esthétiques, il aurait été plus sympathique à mon avis d’utiliser une des illustrations intérieures.

En conclusion, le premier tome de cette nouvelle série annonce des lectures sympathiques pour les jeunes garçons, où ils croiseront pirates, monstres, mystères et aventures. A suivre avec la sortie du second tome dans quelques mois.

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique manga : L’île de Hôzuki – Tome 1

L'ile de Hozuki 01Dans une atmosphère en huis-clos à la Shutter Island (sur une île, dans une ambiance mystérieuse et lugubre), un frère et une sœur orphelins sont envoyés dans un centre de réadaptation sur l’île de Hôzuki. Il y a peu de personnes qui vivent sur l’île, quelques enfants n’ayant pas eu de chance dans la vie comme eux, et une poignée de un à trois adultes selon les périodes. Ils ne sont donc pas plus d’une dizaine sur l’île en tout.

Tout pourrait aller bien si seulement quelques heures après leur arrivée, un élève les ayant abordés les prévient : il ne faut rien dire, rien révéler de ses pensées aux adultes, qui sont des ennemis des enfants sûr l’île, et qui apparemment complotent contre eux., la preuve, c’est que ceux qui ont trop parlés ont disparus…

Ainsi commence l’intrigue de ce seinen de Kei Sanbe vraiment très particulier. A réserver à un public averti (dès 15 ans environ, pour cause de scènes parfois violentes, et certaines suggestives sur le plan sexuel, mais l’œuvre ne tourne pas autour de ça), l’île de Hôzuki ravira les amateurs de mangas mélangeant intrigues, mystères, révélations malsaines le tout sur fond d’horreur. Le trait, et le style graphique du manga sont agréables à l’œil et collent vraiment bien à l’atmosphère ambiante, en particulier les expressions du visages qui sont très travaillées, donnant parfois l’impression qu’un personnage a plusieurs facettes. De révélation en indices, ont commence à comprendre toute l’horreur de cette histoire, et la possible existence d’un mystérieux fantôme de petite fille qui aide les enfants.

Pour conclure, l’île de Hozuki est un bon manga à découvrir, d’autant que même si l’intrigue semble nous être révélée partiellement dès le premier tome, on sent qu’il y a une autre raison à cette disparition d’enfants en chaîne sur l’île. Affaire à suivre dans le second tome…

Cette courte série horrifique sera bientôt bouclée, elle ne comprendra que 4 tomes (le dernier sortant le 14 octobre 2010). 

AUTEUR :
GENRE : Horreur, Mangas
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Méto – Tome 3 – Le Monde

meto tome 3Un final à la hauteur !

Nous nous retrouvons à nouveau dans la Maison quand tout commence, avec ses règles idiotes, dépassées, incompréhensibles. Mais cette fois, Méto ne se retrouve pas du côté des enfants aux rubans, mais dans le camp des Césars, dont il devient l’apprenti et qui l’obligent à se faire haïr de ses anciens amis de diverses et perverses façons. Méto se retrouve seul sans personne à qui faire réellement confiance, aussi bien dans la Maison que sur l’île toute entière.

Le roman commence donc sous les meilleurs auspices mais uniquement pour mieux nous éblouir par la suite. En effet, Méto se voit confier de mystérieuses missions à l’extérieur de l’île, et pour cela il doit suivre des cours très particuliers (cours de géographie, d’histoire, mais aussi de mensonges et de socialisation qui font appel à la mémoire, car la moindre erreur peut-être synonyme de mort…).

C’est à partir de ce moment là que l’on commence à voir toutes les pièces s’assemblent et que l’horreur nous apparaît dans toute sa grandeur. On découvre ce qu’est la Maison, mais aussi ce qu’est le Monde après cette mise en abîme des trois titres (la Maison, puis l’île, puis le Monde), et plus précisément, on apprend la position géographique de l’île d’Hélios. Sans rien vous révéler de vital, sachez que Méto se déroule dans notre monde à nous, ajoutant une dimension réaliste et inquiétante à la saga.

Que vous dire de plus sans rien vous révélez ? Bien peu de choses, malheureusement, je ne peux que vous faire l’éloge de cette trilogie qui est une vraie gifle par ses concepts et ses idées. Méto est un personnage simple mais complexe, humain et inhumain, à la fois victime et manipulateur qui ne finira pas de vous surprendre.

La conclusion de Méto se résume de façon brillamment simple par la dernière phrase de l’œuvre et nous laisse un goût d’aventure et de révolte…

Chronique : Méto – Tome 2 – L’île

meto 02Nous voici à nouveaux emportés dans le monde cruel et curieux de Méto. Attention, pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier tome, les lignes suivantes pourraient compromettre le plaisir de la lecture.

Certains enfants de la Maison ont réussis à s’évader, mais ce à un prix qui n’aurait jamais dû être. Ils font enfin la connaissance des Oreilles Coupées, qui vivent eux aussi sur l’île, un « peuple » bien mystérieux, qui vit aux crochets de la Maison en lui volant des vivres, et toutes sortes d’outils leur permettant de survivre…

Dans ce second tome, Yves Grevet nous offre une horrible mise en abime : La Maison (lieu dur, cruel), autour de laquelle vivent les Oreilles Coupées (peuple cruel qui tire ses origines de la Maison, ils sont bien plus cruels que ceux qui faisaient régner l’ordre dans la Maison) tout ce petit monde complètement déréglé étant abrité par l’île. Mais qu’y a-t-il après l’île, c’est la question que tout le monde se pose et que l’auteur ne nous laisse qu’imaginer pour le moment… est-ce que en dehors de l’île les autres humains sont cruels entre eux sans raison ? brutaux ? violents ? ou au contraire, derrière l’île se cache un paradis ?

De toutes ces interrogations, nous sont égrenées les réponses au fil des pages, de façon souvent subtile, entre les lignes, l’auteur nous manipule comme les César de son livre. L’intrigue est passionnante, d’autant plus que l’on commence a brosser nous-mêmes un portrait du monde extérieur.

J’ai donc beaucoup aimé aussi se second tome, mais légèrement moins que le premier, car l’atmosphère pesante que l’on y trouvé est ici remplacée par quelque chose de plus vaste, qui m’a moins passionnée. A part ça, « L’île » se lit très vite, à l’instar de « La Maison », c’est vraiment le seul gros défaut de l’œuvre : ça se dévore !

J’ai vraiment hâte de lire la suite (qui devrait sortir au premier trimestre 2010), et aux vues des nombreux prix qu’a reçu ce livre, je suis loin d’être la seule, nous sommes légion. J’espère vous avoir donné envie de lire cette saga qui n’imite rien, qui s’est créé une atmosphère a elle seule, et c’est de plus en plus rare et appréciable, la preuve que toutes les idées n’ont pas encore vu le jour !

8/10

Chronique : Peter Pan

peter panUn livre sympathique mais sans plus, peut-être beaucoup de déception car j’ai vu le dessin animé et le film avant d’avoir lu le livre. En tout cas, ça a le mérite de se lire assez bien car c’est tout de même intéressant, car quand on a vu le film et le dessin animé, on peut comparer et voir tout ce qui a pu être éludé.

En tout cas le concept a le mérite d’être original, il fallait y penser.