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Chronique Jeunesse : Comment se débarrasser d’un vampire (avec du ketchup, des gousses d’ail et un peu d’imagination)

Comment se débarasser d'un vampireOu quand une imagination débordante peut parfois jouer des tours…

Jean-Marcel Erre (plus connu sous le nom de J-M Erre) est un auteur français généralement habitué à la littérature adulte. Ses ouvrages sont remplis d’humour et de dérision, c’est même sa signature. Prenez soin du chien, Le mystère Sherlock ou encore La fin du monde a du retard… c’est lui !

L’auteur se lance maintenant dans le monde de la littérature jeunesse en ouvrant le bal de la collection Pop chez Rageot. Cette toute nouvelle série de romans créé par Rageot propose aux jeunes lecteurs des romans illustrés, drôles et imaginatifs, à l’image des collections telles que Pépix ou encore Witty… voilà pour la ligne éditoriale.

Bat, un professeur aux habitudes bien étranges…

Un nouveau professeur vient de débarquer à l’école, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est singulier. Il donne des TAS de devoirs aux élèves pour mieux les fatiguer et boire leur sang par la suite, il a des canines franchement pointues et puis Zazie l’a vu se transformer en chauve-souris, elle en est certaine !

Mais notre jeune héroïne ne va pas se laisser faire et compte bien démasquer ce vampire déguisé en professeur. Quitte à prendre des risques fous, à se faire porter pâle, Zazie y arrivera ! Et puis, elle consigne tout dans son super journal, au cas ou il lui arriverait quelque chose… Et c’est justement lui que nous allons lire…

Dynamique et distrayant

Pour un premier essai dans la toute nouvelle collection Pop de éditions Rageot (le lectorat visé sont les 9-11 ans), Comment se débarrasser d’un vampire reste une lecture agréable et sympathique. Les chapitres sont très courts (quand on n’aime pas forcément lire, c’est un avantage et ça motive à avancer), le tout est très illustré et le ton est très énergique.

Personnellement, le personnage de la jeune Zazie est un peu trop enjoué/artificiel à mon goût. Je trouve qu’elle est un peu « trop » sur certains aspects et n’est pas assez fidèle à ce qu’est une petite fille d’une dizaine d’année. Elle part dans des délires fous, et c’est tout à fait possible, plein d’enfants se font des idées et inventent des histoires… Mais Zazie a des traits de caractères exacerbés, ce qui ne le rend pas toujours attachante comme on aimerait.

Cependant, et ça contrebalance assez bien ce point, l’ouvrage reste drôle et intelligent. En effet, si Zazie déborde autant d’imagination, c’est à cause (ou grâce) à ses lectures fantastiques ! Dracula de Bram Stoker ou encore La guerre des mondes de H.G. Wells n’ont aucun secret pour elle… et c’est ce qui la fait cogiter autant sur ce qui l’entoure. En cela, c’est malin est appréciable, car les enfants découvrent un peu avant l’heure certains classiques ainsi que leur contenu.

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En bref, ce roman jeunesse se dévorera dès l’âge de 9 ans environ. Pour tous les petits fans d’aventures rocambolesques mettant en scène l’imagination et plus particulièrement les vampires. Même si je n’ai pas eu de réel affect avec le personnage de Zazie, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture… donc ça se tente !

A découvrir également dans la même collection : La vraie recette de l’amour d’Agnès Laroche.

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Chronique Jeunesse : Les zombies du CM2

Les zombies du CM2Et si des zombies mangeurs de cerveaux envahissaient une école primaire ? Comment s’en sortiraient les enfants ? Et les professeurs ?

Voici un nouvel ouvrage de la collection jeunesse Witty, il est paru à la fin de l’année 2015 et nous parle de zombies, de survie et… de base-ball. Oui oui. Les zombies du CM2 est le premier ouvrage de l’américain Howard Whitehouse à paraître en France. Les illustrations sont ici assurées pat Gaëtan Doremus (Le fromage qui tue, Western, Sauve qui pou !).

On ne se méfie pas assez de la cantine…

Tout commence dans la petite école primaire de Brooks, un élève fonce sur les autres en hurlant : « NNGARRGGHH !!! CEEERVEAU ! ». Et c’est le début d’une épidémie étrange et dangereuse qui va transformer un grand nombre d’habitants de cette bourgade tranquille en terribles zombies assoiffés de cerveaux et de sang.

Mais la résistance s’installe vite grâce à un petit groupe formé de Larry, Jasper et Francine, aidé par une bien occulte organisation, le C.R.A.D.O. Et chose étrange, il semblerait qu’il n’y ait que les enfants qui voient l’épidémie telle qu’elle est… les adultes sont persuadés d’avoir à faire à une épidémie de varicelle…

Sans queue ni tête, trop barré et pas spécialement drôle…

Dire que je n’ai pas franchement aimé cette lecture relève de l’euphémisme. Là où je pensais trouver un roman jeunesse traitant le sujet des zombies de façon originale et fun, j’ai découvert un roman très passe-partout et peu engageant à la trame très classique.

Premier défaut, la narration est peu claire, voir totalement embrouillée ce qui rend la compréhension parfois malaisée. Tout n’est pas bien expliqué, ou alors beaucoup trop tard pour que l’on apprécie pleinement l’intrigue. En ce qui concerne l’humour, cela est très subjectif, mais je n’y ai que très peu adhéré tout au long du roman.

Second défaut (selon moi), Les Zombies du CM2 ressemble beaucoup à un autre ouvrage du même genre où il est question de viande avariée, de zombies, et de base-ball, qui lui, était destiné aux adultes. Il s’agit de Zombie Ball de Paolo Bacigalupi (aux éditions Diable Vauvert). Je comprends que l’on puisse s’inspirer d’une œuvre car on trouve certaines de ses idées très bonnes, mais dans ce cas-ci, il y a une foule d’éléments qui se recoupent. Prendre l’idée des battes de base-ball comme arme parfaite contre les zombies, pourquoi pas (même si ça a déjà été fait), mais rester sur cet acquis et ne rien en faire d’autre, j’ai trouvé cela dommage…

Bien entendu, le lectorat des deux ouvrages n’est absolument pas le même, mais les points communs sont tels que l’on ne puis s’empêcher à la lecture des Zombies du CM2

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Vous l’aurez aisément compris, cette lecture a pour moi été très laborieuse. Je n’y ai pris que peu de plaisir, ce qui est rare, en grande admiratrice de la collection Witty que je suis. Nous avons été habitués à bien mieux de la part de cet éditeur, c’est peut-être pour cela que j’ai mis la barre aussi haute… Pour ceux que ce titre intéresse toutefois, Les zombies du CM2 est adapté à des lecteurs dès l’âge de 9 ans.

Actualité éditoriale : La refonte visuelle des romans de Roald Dahl par Gallimard Jeunesse

Nouvelles couvertures Roald Dahl Le doigt magiqueLe 16 juin dernier, les éditions Gallimard Jeunesse ont changé tous les visuels de couverture des ouvrages de Roald Dahl. Qu’il s’agisse des romans chez Folio Junior ou des premières lectures chez L’heure des histoire ou Folio Cadet, ils ont TOUS changé ! Plus jolis, plus colorés (avec de jolies taches d’encres en dégradé multicolore), et le tout avec un glaçage sélectif, cette refonte reprend les visuels originaux parus en Angleterre avec bien évidemment les illustrations de Quentin Blake.

Cette modification des couvertures n’est peut-être pas tout à fait innocente puisque le BGG (le Bon Gros Géant) arrive au cinéma le 20 juillet prochain, adapté par Steven Spielberg.

Et vous ? Quelles couvertures préférez-vous ? Les nouvelles ou les anciennes ? Personnellement, je suis sous le charme des récentes… elles sont sublimes ! Je vous laisse comparer ! Les nouvelles sont positionnées à gauche, les anciennes à droite.

L’autre avantage de cette refonte, c’est que les anciens ouvrages (dont la couverture était intégralement en papier glacé) étaient moins costauds que ces nouvelles versions. En effet, le papier mat est beaucoup plus résistant, ce qui est parfait pour des ouvrages de cet auteur car ils se lisent, se relisent encore et encore…

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Chronique : Que du bonheur !

Que du bonheur !Journal intime d’une ado qui passe une année franchement… moisie !

Rachel Corenblit est une auteur française très prolifique. Elle écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes et affectionne en particulier le registre de l’humour… Elle a notamment écrit : Quarante tentatives pour trouver l’homme de sa vie, La fantastique aventure de Woua-Woua le chihuahua ou encore Plié de rire, pour ne citer qu’eux.

Et cette nouveauté parue dans la collection DoAdo du Rouergue ne fait pas exception.

Journal intime en demi-teinte

Un chat mort, une trahison odieuse d’une soi-disant meilleure amie, les parents qui se séparent… et encore, ce n’est que le début des mésaventures d’Angela, narratrice et personnage principal de ce journal intime. Et encore, le revers de la médaille n’est même pas encore tombé sur le coin du nez de notre jeune héroïne !

Un récit aux chapitre courts, relativement drôle, mais pas mémorable…

Bienvenue dans la tête d’une ado tout à fait normale et donc un peu déjantée ! La jeune Angela commence effectivement l’année en fanfare… mais dans le mauvais sens du terme. Rien ne va plus dans sa vie, que ce soit au niveau des amitiés, des amours ou de la famille…

En ce qui concerne la narration d’Angela, elle est plutôt réaliste, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage… Elle enchaine les casseroles et les déconvenues, mais le tout sans être véritablement convaincante (selon moi).

Le quotidien de la jeune fille a beau être un peu drôle et loufoque, il ne sort pas franchement du lot, et il en faut beaucoup de nos jours pour faire un roman/journal intime d’ado convaincant. Ils sont très nombreux à s’y être essayés avec plus ou moins de succès : Le journal d’Aurélie Laflamme d’India Desjardin, Le Journal d’une princesse de Meg Cabot, la série 15 ans et 16 ans de Sue Limb.

Alors, certes, nous sommes dans un roman beaucoup moins fleur bleue et beaucoup plus réaliste que du Aurélie Laflamme ou du Meg Cabot, mais je trouve que le roman de Rachel Corenblit n’est pas à la auteur d’un des romans de Sue Limb, par exemple. Que du bonheur ! est le genre d’ouvrage que l’on lit sans déplaisir, mais qui ne laisse aucun souvenir une fois terminé.

De plus, les quelques illustrations, dessins et photos ajoutés pour donner plus de réalisme à l’ouvrage n’apportent que peu de choses et on même un côté « artificiel ». Ce qui donne l’effet contraire à celui voulu initialement…

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Au final, cette lecture m’a laissé assez indifférente, ce qui est très rare quand je lis un ouvrage paru chez Le Rouergue. C’est un éditeur pour lequel j’ai un affect tout particulier et dont je trouve les choix éditoriaux originaux et très souvent percutants et prégnants. Cette lecture n’a pas fait mouche, mais ça arrive, on ne peut pas tout aimer dans la vie comme dans nos lectures !

Chronique Jeunesse : La fantastique aventure de Wouah-Wouah le chihuahua

La fantastique de Woua-Woua le chuihuahuaWouah-Wouah le chihuahua = terreur des montagnes

Rachel Corenblit est une auteur pour la jeunesse et les adultes très productive. Parmi ses dernières nouveautés, on peut citer : Quarante tentatives pour trouver l’homme de sa vie, 146 298, ou encore 2 min 35 de bonheur (à paraître en avril 2016).

La fantastique aventure de Wouah-Wouah le chihuahua est son premier roman dans la collection jeunesse dynamique et déjantée Pépix. Les illustrations sont quant à elles réalisée par Caroline Ayrault (Sacrée Souris, Billie Fossette)

Une vie bien pépère de chien-chien

Bon, il faut l’avouer, quand on est un chihuahua, la vie est bien plus tranquille que lorsque l’on est un berger allemand ou un boxer. Et bien oui, on est si petit que personne n’aurait l’idée de nous lancer dans une folle bataille contre un loup légendaire issu de la montagne juste pour frimer…

Enfin, ça c’est ce que pensait Wouah-Wouah, mais son maître, Yanis, a une toute autre idée des capacités de son chien… Pour lui, Wouah-Wouah est un féroce canidé, et il est prêt à la prouver à ses copains. Dommage pour le minuscule, riquiqui et choupi chihuahua…

Une aventure pas comme les autres… et pourtant

Écrit du point de vue du molosse qu’est Wouah-Wouah, le ton général du roman est résolument vif, positif et farfelu, à l’image de son « héros » à poils. Beaucoup d’humour et d’autodérision sont ainsi exploités pour ce roman haut en couleurs.

Et pourtant, j’avoue ne pas avoir été entièrement convaincue par l’histoire de Wouah-Wouah, de son intrépide maître et de ses copains. Le roman est pourtant rythmé, enjoué et bien ficelé et malgré tout, je n’ai pas eu d’élan de sympathie pour les personnages. Aucun n’a réussi à créer un attachement suffisant pour que je puisse vous conseiller avec conviction cette lecture. Cela arrive parfois, sans parvenir à le justifier véritablement…

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Passe-t-on un bon moment de lecture ? Oui. L’histoire tient-t-elle la route ? Oui. Ce roman fait son office et distraira le jeune lecteur dès 9 ans, sans aucun problème !

Mais quitte à choisir une chouette histoire de chien qui m’a réellement convaincue, je vous proposerais plutôt Le journal du Gurty, le journal d’une petite chienne carrément folle et extrêmement drôle, dans la même collection (dès 8 ans).

Chronique Jeunesse : Zarf le troll – Tome 1 – Barouf chez les fouines

Zarf le troll 1Imaginez le Journal d’un dégonflé version fantasy avec un troll pour héros… le tout dans un monde doté  tout de même des réseaux sociaux et du téléphone portable !

Ecrit et illustré par l’américain Rob Harrell, Zarf le Troll est le premier tome d’une nouvelle série de romans jeunesse très illustrés. A classer entre le Journal d’un dégonflé ou encore Tom Gates, ou encore Big Nate. On est pile entre le roman et la bd, c’est rempli d’une foule d’illustrations, mais il y a tout de même du texte… Bref les enfants adorent ce format de livre, et c’est dès l’âge de 9 ans environ !

Le Troll, une espèce honnie et dénigrée

Zarf est donc un troll, comme vous l’indique assez explicitement le titre du livre. Mais ce que l’on ne sait pas immédiatement, c’est que les trolls sont une espèce peu appréciée… Les mots « troll » et « populaire » ne riment pas franchement ensemble, et ça risque de s’aggraver encore… Zarf est donc peu apprécié, complètement mis à l’écart ou presque, et surtout, le fils du roi se moque constamment de lui (ils sont dans le même établissement). Vous l’aurez compris, la vie de Zarf n’est pas top, et pas franchement de tout repos, mais il prend plutôt bien le tout… jusqu’à un certain point ! Mais les choses vont brutalement changer suite à la disparition du roi, mais pas nécessairement pour le mieux…

Zarf le troll dragonFranchement fun et un brin barré

L’histoire de Zarf, affublé pour seuls amis d’un cochon anthropomorphe nommé Kevin (un brin trouillard) et le fils du bouffon du roi, Chester (qui n’a pas les talents de son père en matière d’humour) est très vite entrainante.

Pas encore très connu, ce roman rassemble tout ce qui plait quand on a une petite dizaine d’années : de l’humour (en barre), des dialogues très actuels et dynamiques, un lieu d’intrigue merveilleux (un royaume entier rien que pour vous, jeunes lecteurs !), et malgré tout, les technologies de notre mondes y sont très ancrées. Ce mélange de genres est aussi original qu’efficace et on se retrouve ainsi avec un premier roman plutôt bien mené.

Plus que l’intrigue (aussi prévisible que sympathique), c’est avant tout l’esprit du livre que l’on va retenir. C’est joyeux, très drôle (parfois aux dépends de notre héros), et bien mené. Et surtout, les dessins de Rob Harrell sont très réussis. A la fois épais et précis, on apprécie qu’il y ait au moins une illustration par page au minimum, c’est parfait pour les enfants qui ont encore besoin de se rassurer avec un texte très illustré.

A titre personnel, c’est avant tout Kevin le cochon que j’ai trouvé le plus attachant parmi le trio casse-cou. Sa façon de parler et sa terreur persistante envers tout et tout le monde a de quoi étonner… et amuser.

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Pour tous les parents qui ne savent plus quoi faire lire à leurs enfants après le Journal d’un dégonflé, prenez Zarf le troll, c’est juste parfait ! L’histoire a beau se dérouler dans un royaume typé fantasy, tout y est très actuel (à part les dragons et les farfouines).

Cette nouvelle série a donc de quoi séduire… Le second tome est à paraître dans quelques semaines sous le titre Le troll qui criait au loup. Et aux États-Unis, la saga verra le troisième tome paraître dans le courant de l’automne 2016… Donc, tout roule pour Zarf !

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Chronique Jeunesse : Esther et Mandragore

Esther Mandragore 1Une nouvelle héroïne pour la jeunesse débarque, et attention, elle a un chat extrêmement grognon !

L’ouvrage Esther Mandragore inaugure une toute nouvelle collection chez Talents Hauts… il s’agit de Zazou. Elle réunira des romans pour la jeunesse adaptés aux 8-10 ans, le tout parsemé de quelques illustrations bien placées signées par Marie-Pierre Oddoux…

Pour le moment, Esther Mandragore est le seul ouvrage chez Zazou, mais la collection va s’étoffer très rapidement avec un roman de Clémentine Beauvais : Les petites filles top-modèles.

En route pour le monde des humains !

La jeune Esther a remporté un bien étrange et inattendu prix lors de la remise de fin d’année à son école de sorcières : Le Prix de Curiosité ! Et en quoi consiste-t-il ? La jeune demoiselle va avoir le droit d’aller dans le fascinant et merveilleux monde des humains ! Et oui, pour les sorcières, notre monde est extrêmement curieux, fascinant et même bizarre…

C’est ainsi, qu’accompagnée de son chat Mandragore (et sacrément ronchon), Esther va faire une incursion en territoire humain. Et à peine arrivés, un mystère à résoudre tombe sur le duo de choc ! Humour, dérision et aventure… préparez-vous à aimer une toute nouvelle héroïne pleine de peps.

Une lecture fort distrayante et des personnages que l’on veut découvrir plus amplement…

A peine commencé, on se plonge immédiatement dans le monde coloré et drôle d’Esther et Mandragore… Mais la grande force de ce court roman jeunesse (dès 8-9 ans), c’est le personnage acariâtre et désagréable (et donc génial) de Mandragore. Jamais content, toujours boudeur et exigeant, il est une véritable perle à lui tout seul.

Dans cette histoire il vous faudra aimer voir même littéralement A-D-O-R-E-R les chats, car il y en a des dizaines dans cette histoire ! Ils sont l’objet même de l’enquête menée par nos deux compères.

En ce qui concerne les petites illustrations de l’ouvrage, il y en a, mais elles sont peu nombreuses. Elles sont créées par Marie-Pierre Oddoux, une grande habituée des illustrations d’ouvrages pour la jeunesse. En noir et blanc et toutes en rondeurs, elles habillent parfaitement le texte.

Esther Mandragore 1 insideCe premier ouvrage de la collection Zazou de Talents Hauts (que l’on peut comparer à Witty chez Albin Michel ou encore à Pépix chez Sarbacane) laisse présager du très bon pour la suite : le format, la pagination, la mise en page, les dessins… Tout participe à créer un début de collection très avenant, et j’ai hâte de découvrir les autres nouveautés à venir…

Seul petit questionnement concernant la ligne éditoriale, on voit beaucoup moins le penchant féministe ou prônant l’égalité des sexes auquel nous a habitué l’éditeur, même si le monde d’Esther semble dénué d’hommes, nous n’avons aucune explication…

Peut-être aurons-nous la réponse dans une potentielle suite ?

Chronique Jeunesse : La drôle d’expédition

La drôle d'expéditionPlus loin, plus haut, plus fort… voici la Drôle d’expédition, la suite directe de La drôle d’évasion.  Vers l’infini… et au-delà !

Devenue une habituée de la collection Pépix, voici le retour de Séverine Vidal ! Après La drôle d’évasion et Il était deux fois dans l’Ouest, voici la suite des aventures de Zach, voyageur du temps malgré lui… Mais l’auteur ne fait pas que de la littérature jeunesse pure, elle sait également s’adresser aux ados, notamment avec son roman Quelqu’un qu’on aime.

Nouveau voyage temporel, nouvelle aventure… 

Un an après avoir participé à l’évasion la plus spectaculaire de l’Histoire avec La drôle d’évasion, voici le grand retour de Zach ! Et cette fois-ci, il ne s’évade pas, bien au contraire… en effet, notre jeune voyageur du temps vient d’embarquer totalement malgré lui en pleine mission Apollo 11… Encore une fois, Zach participe à une page marquante de l’Histoire, puisque cette mission est celle qui a vu Neil Armstrong se poser sur la lune ! « Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité »… ça vous dit quelque chose ?

Et bien entendu, même si c’est absolument merveilleux de voguer dans l’espace, Zach n’a aucune idée de comment il a atterrit là… Et encore moins comment il va en sortir pour retrouver son époque et ses deux petites sœurs fraîchement nées !

La drôle d'expédition intérieur

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Une suite efficace, drôle et captivante… puissance dix !

Documentée et dynamique, cette nouvelle histoire de Zach vous emmènera aux confins de l’espace… Au travers de cette aventure fringante, les jeunes lecteurs (garçons OU filles, j’insiste) apprendront une foule de faits intéressants sur la conquête spatiale et le mode de vie des astronautes. Comment boit-on dans l’espace ? De quoi est constituée une fusée ? Et plus important encore… comment fait-on pipi dans l’espace ?

Par ailleurs, les jeunes lecteurs découvrirons un tout nouveau trio de comparses en la personne de Neil Armstrong, Mike Collins et Buzz Aldrin (ou on apprend que le nom de Buzz l’éclair est un hommage de Pixar à cet astronaute de renom dans la saga Toy’s Story).

Cette amitié inattendue qui se développe entre Zach et les astronautes est très touchante et bien amenée. On passe du rire, au dramatique (les voyages dans l’espace sont aussi dangereux que stressants) sans oublier un petit côté surréaliste. Le tout est donc très bien mené de bout en bout, tout cela sans oublier les illustrations indispensables de Marion Puech qui collent parfaitement à l’esprit. Elles sont à l’image du texte : drôles et réalistes, sans oublier une petite dose d’imaginaire qui fait plaisir.

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Donc, on récapitule : si vous aimez les chats à plumes, les jeux-vidéo et les aventures dans l’espace… La drôle d’expédition est faite pour vous (et vos enfants). D’autant qu’on y apprend une foule de choses qui se sont réellement passées, et ça, c’est le meilleur moyen d’apprendre et d’aiguiser sa curiosité : découvrir en s’amusant. A lire dès l’âge de 9 ans.

Chronique Jeunesse : Billie Fossette

Billie FossetteBienvenue à la  » ferme pour enfants récalcitrants  » où il ne fait pas bon être spontané et un peu vif comme la jeune Billie Fossette !

Bienvenue dans le monde coloré et animé de Sabrina Bensalah au travers de son tout premier roman Pépix : Billie Fossette. Peut-être connaissiez-vous déjà l’auteur, elle a déjà écrit un roman chez Sarbacane, dans la collection Exprim’ : Vers le bleu, l’ouvrage va d’ailleurs être prochainement adapté au cinéma.

Avec Billie Fossette, l’auteur signe un roman jeunesse adapté aux enfants dès l’âge de 9 ans totalement décalé et même un peu fou ! Au dessin, nous retrouvons la talentueuse Caroline Ayrault à qui l’on doit déjà de magnifiques ouvrages Pépix joliment illustrés : Sacrée souris, La fantastique aventure de Woua-Woua le chihuahua… c’est elle !

Une ferme de « redressement » pour enfants mal élevés

Cette fois-ci, les parents de Billie en on marre : ils sont exténué par la facilité de leur fille à répondre et à faire des bêtises, et ils ont LA solution. La ferme tenue par le couple Lamatraque est peut-être un moyen pour les parents de Billie de souffler un peu et de récupérer un petit ange après son séjour… mais rien ne va se passer comme prévu ! Ou même, si ça se trouve, ses parents ont coché la case « pour toujours » et ne comptent pas récupérer leur fille ?

Les Lamatraque sont tout sauf des éducateurs, on pourrait plutôt les classer dans la catégorie des tortionnaires… Un séjour terrible et pas très drôle s’annonce pour Billie, où les corvées de la ferme sont toutes assumées par les enfants. Heureusement, Billie n’est pas la seule dans ce cas et va pouvoir se lier d’amitié avec d’autres enfants… Et peut-être résoudre quelques mystères, dont notamment celui du coq qui chante du Stromae !

Un roman enlevé, drôle et carrément drôle

Billie Fossette est le genre de roman qui sait faire aimer la collection Pépix, tant il est représentatif de sa ligne éditoriale.

C’est drôle, ça ne se prend pas au sérieux, et sa jeune héroïne est d’une spontanéité très appréciable. Billie est drôle, un peu fofolle et adore faire tout un tas de bêtises. Elle déteste tout ce qui ne ressemble pas à une salopette, la crasse ne lui fait pas peur… bref on s’attache à elle en deux temps trois mouvement ! Les autre personnages sont tout aussi bien campés, j’aime particulièrement la nièce un peu sorcière des Lamatraque, cette chère Mélusine. Le petit Baptistin est également attendrissant, même si il adore vous lancer des tas d’infos comme un dictionnaire vivant.

Ah, et j’oubliais… les poules ont également leur importance… elle ne parle pas beaucoup, mais elles ont leur importance… Et elles sont très caractérielles !

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En somme, ce nouveau Pépix (paru en septembre 2015) est une véritable réussite ! On se prend à rêver d’une autre aventure de Billie Fossette avec pourquoi pas une autre guest star ? En tout cas, c’est une belle réussite, à faire découvrir à tous les enfants… qu’ils soient fans de lecture ou non ! Oui !

Chronique : Les Autodafeurs – Tome 3 – Nous sommes tous des propagateurs

Les Autodafeurs 03Clôture d’une saga pour ados qui restera géniale et mythique !

Marine Carteron est une auteur française qui s’est fait connaître très rapidement grâce à sa série pour la jeunesse et les ados Les Autodafeurs. Rythme soutenu, humour omniprésent le tout sur fond de complot d’ordre mondial… l’histoire des Autodafeurs est absolument captivante ! Et en voici la conclusion…

Un début où la Confrérie se terre sur une île secrète…

Il faut l’avouer, la fin du second tome de la saga laissait nos héros dans une situation loin d’être brillante ou positive… Et le tout ne va pas en s’arrangeant quand on découvre peu à peu ce que les Autodafeurs ont décidé de faire subir à Gus et à sa famille. On sous-estime le pouvoir de l’information (ou de la désinformation) avant de la voir à l’œuvre…

Ainsi, l’avenir s’annonce bien sombre pour l’humanité, la Confrérie semblant bien frêle et sans défense face à l’immense pouvoir des Autodafeurs dans les plus hautes sphères du pouvoir… Comment une poignée d’adolescents désobéissants vont-ils bien pouvoir faire face à une menace pareille ?

Toujours aussi savoureux et génial !

Pour une toute dernière partie, nous voilà avec la team élargie de Gus : Césarine, Néné, Shé, Inès et Rama sont prêts, du moins le croient-t-ils…

Comme dans les tomes précédents, nous retrouvons la plume enlevée de Marine Carteron par le biais de Gus et Césarine. Et comme dans les tomes précédents… c’est de la bombe ! Diablement bien écrit, totalement jubilatoire, la lire est un régal…

Parmi tous les passages géniaux de la saga, la meilleure de toutes est très certainement celle du combat sous-marin entre Césarine et un sbire des Autodafeurs… C’est l’une des meilleures de toutes (excepté peut-être celle du stylo à bille dans le second tome).

Et autre chose très réussie, l’arrivée de nombreux nouveaux personnages : Rama en particulier, il est aussi intéressant qu’agaçant ! Mais il y a également la belle et brutale Inès, qui excelle dans les différents arts du combat. Sa relation étrange avec Gus est aussi drôle que désespérante pendant un très long moment… !

Dernier point extrêmement réussit, l’auteur nous lance des twists totalement imprévisibles. Impossible d’en dire plus, je vous laisse la primeur de la découverte… Mais sachez que ce troisième tome nous réserve énormément de surprises d’ordre politiques… entre autres. La toute fin est quant à elle si surprenante que je dois bien vous avouer avoir été quelque peu déboussolée au début. J’ai eu besoin d’un petit temps d’adaptation pour apprécier l’idée et l’intégrer pleinement à l’histoire, mais avec le temps et en y repensant, on s’y fait.

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Il faut l’avouer, Marine Carteron sait mener ses lecteurs par le bout du nez. Elle sait créer la surprise, même à ceux qui ont lu beaucoup de romans fantastiques pour ados, et c’est pour cela que l’on ne peut qu’adorer sa saga ! Les Autodafeurs, c’est ainsi une série maline, intelligente, incroyable, superbement écrite… Aussi inclassable que géniale ! Et bravo à ceux qui auront deviné ce qu’était le livre que l’on ne peut pas lire

Je reste toutefois curieuse à propos de la conclusion de cette histoire, qui reste très ouverte… on dirait bien que l’auteur se réserve une belle porte de sortie pour peut-être prolonger sa saga ? En tout cas, on en redemande !