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Chronique Jeunesse : Popy la tornade

Popy la tornadeElle est vive, un peu fofolle et surtout attachante : voici Popy la tornade ! Ecrit par Stéphanie Richard (à qui l’on doit J’aime pas la danse ou encore Carnet de route d’un chasseur de lutins), il s’agit de sa première incursion dans la collection Pépix.

Au programme, un peu de folie et pas mal de pouvoirs extraordinaires… dont un détenu par la très dynamique (et un peu capricieuse) Popy. A l’illustration, retrouvons Joëlle Dreidemy que nous connaissons déjà pour ses dessins de La Sorcitresse. Elle a également réalisé nombre de dessins pour la collection Ratus chez Hatier notamment.

Une gamine presque comme les autres !

La vie de Popy est un peu complexe. Elle a deux maisons, deux chambres, un papa, une maman, et tout un tas de belles-mères ! Et surtout, elle a un secret… qui risque d’être éventé à force de trop en user. Et oui, il faut savoir doser tout, y compris les pouvoirs magiques !

Un roman qui démarre rapidement, mais qui se tempère par la suite…

L’idée de départ de ce roman jeunesse est fort sympathique, on est emballé par Popy et son univers un peu fou (et surtout sa famille très atypique). Mais peu à peu, j’avoue avoir eu moins d’affect pour cette petite héroïne et son histoire fantastique… Pourquoi ?

J’ai trouvé qu’il y avait un certain manque de cohésion quant à la façon dont l’histoire est développée. De plus, les instants de « récréation » (habituellement nommés Bonus dans la collection Pépix) n’apportent guère à l’histoire.

Par contre, l’un des points positifs pour moi est que ce roman parle de l’homoparentalité, et comme c’est encore très rare, cela mérite d’être souligné ! En effet, la maman de Popy a une copine, et la jeune fille le vit de façon tout à fait normale, décomplexée, y compris à l’école. Quand on lui fait des remarques sur sa maman et ses préférences, elle répond : « Oui, et alors ? ». La réponse parfaite en somme !

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En fait, le ton du roman, les dialogues et son ambiance sont sympathiques, mais cela ne suffit pas à apprécier l’histoire dans son ensemble. Pour moi, il manque un petit quelque chose qui aurait pu rendre l’histoire de Popy plus captivante, plus trépidante et aussi plus attachante. L’histoire de Popy est ainsi une demi-réussite, même si son univers était intéressant. En tout cas, les dessins de Joëlle Dreidemy sont toujours aussi merveilleux et mettent parfaitement dans l’ambiance !

A découvrir dès l’âge de 9 ans, pour les enfants qui aimeraient voir le monde de la magie mélangé à celui de la cour d’école.

Chronique : Journal de mon chat

Journal de mon chatUne merveilleuse ode à la race féline à travers de courts strips et de magnifiques photographies….

Véritable adorateur de son chat, l’auteur coréen Kwon Yoonjoo a décidé de lui consacrer deux ouvrages entiers. Journal de mon chat (paru chez Pocket en 2014) est un condensé de ces deux ouvrages : Mon chat, la vie et moi et Toi, mon chat (tous deux parus chez Zulma).

Entre la bd, le récit quotidien, l’humour et la photographie, découvrez l’amour inconditionnel de cet homme pour son chat ! Il en parle si bien que l’on en devient amoureux nous aussi au fil des pages…

« Tout le monde est persuadé que son chat est le plus beau du monde »

Voici l’une des premières phrases de ce petit ouvrage en couleurs dédié au chat de l’auteur. Et il a raison, quand on a un chat, c’est le plus beau, le plus drôle, le plus affectueux, le plus gentil… C’est ainsi que Kwon Yoonjoo nous invite de le quotidien intime et poétique de sa vie avec son chat.

A l’intérieur de ce petit ouvrage, vous trouverez aussi bien des croquis humoristiques de l’auteur (façon manga), des photographies de très belle qualité et de petites phrases pleines de philosophie… C’est aussi beau, que doux… comme un chat.

Journal de mon chat intérieurMagnifique, à tout point de vue

Que ce soit au niveau de la qualité des photos, ou même de la façon dont sont formulées les petites phrases qui parsèment cet ouvrage, Journal de mon chat est un bel équilibre entre humour et poésie. On se sent inspiré en voyant à quel point le lien qui unit Kwon Yoonjoo et son chat est profond… Et tous ceux qui ont la chance de vivre avec un animal de compagnie comprendront d’autant plus cet ouvrage !

« Mon chat est en âge d’être mon camarade. Bientôt, il sera mon aîné. Il saura me consoler et je pourrai me reposer sur lui. […] Nous vieillirons ensemble. On peut toujours compter sur son chat.»

Toutes les scènes ont un potentiel émotionnel fort, mais également un pouvoir comique énorme, notamment quand on assiste au « Salon de la boîte en carton »… et oui, les chats adorent les boîtes.

De même, ce moment où l’auteur raconte qu’il ne voulait pas déranger son chat qui dormait sur lui, les « papattes en rond » (donc trop mignon, voir irrésistible) et qu’il a appelé son employeur pour prévenir de son retard… Irrésistible !

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Journal de mon chat intérieur 2En bref, ce livre à beau être court, on se régale à lire et relire nos passages préférés ! De plus, il est en poche à seulement 6,50€, c’est donc le genre de petit cadeau original qui fait très plaisir… Voici donc une autre façon de découvrir la production coréenne tout en se faisant plaisir !

L’ouvrage a d’ailleurs reçu le Prix 30 Millions d’Amis, preuve si il en est que cet ouvrage fait la part belle aux animaux… enfin aux chats, en l’occurrence.

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Chronique BD Jeunesse : Zita la fille de l’espace – Tome 2

Zita la fille de l'espace 2Zita, le retour de l’héroïne de l’espace !

En un seul volume, la petite Zita est devenu un personnage attachant sinon incontournable de la maison d’édition Rue de Sèvres. Ce second tome est la suite directe de ses aventures, qu’il faut absolument lire dans l’ordre pour en apprécier toute la teneur. La série Zita, fille de l’espace est une trilogie signée par l’américain Ben Hakte.

Passionnant, entraînant

Pas de repos quand on est une héroïne au grand cœur qui traverse les galaxies et les systèmes solaires. Cette fois-ci, sa réputation la précède et Zita est demandée PARTOUT. Toutes les planètes se l’arrachent avec chacune son lot de problèmes à résoudre… Mais l’une d’elles en particulier semble au bord de l’extinction si Zita ne fait rien ! Seul problème, la vraie Zita a disparu et a été « échangée » par une fausse, robotique à l’insu de tous… Même ses amis n’ont rien vu…

Zita insideToujours aussi efficace et drôle

Ce second tome des aventures de la petite terrienne fonctionne aussi bien que le premier. On y retrouve tout ce qui fait une très bonne bd pour la jeunesse : de l’action, une bonne dose d’humour, et des dessins vifs aux couleurs chatoyantes…

On retrouve les personnages auxquels on s’était rapidement attachés dans le premier tome. On découvre quelques secrets bien cachés dans le passé de Pipeau… et de Mulot (que je trouve toujours aussi mignon). Tout cela sans oublier le robot un peu vif N°1 (qui ressemble énormément au Pokémon Voltorbe) dont les répliques sont rares mais toujours percutantes. Mais de nouveaux personnages font également leur entrée dans l’intrigue, des bons comme des beaucoup plus dangereux…

Et puis, chose intéressante, la petite Zita ne sera pas une héroïne bien longtemps dans cette histoire car elle est quasiment hors-la-loi tout au long de l’aventure !

Pour cette suite, c’est encore un sans faute ! A conseiller absolument aux enfants qui débutent la lecture et qui ont pris un peu d’assurance : la fin de CP et le CE1 sont les classes idéales pour se lancer dans cette lecture.

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En somme, on ne peut que vous conseiller vivement cette série de bd dont le troisième et dernier tome est d’ores et déjà paru. Il n’y a plus qu’une seule chose à souhaiter, que Ben Hakte régale ses jeunes lecteurs (et moins jeunes) avec de nouvelles aventures…

Chronique Jeunesse : La Sorcitresse

La SorcitresseUne fusion entre une super maitresse et une terrible sorcière… ça donne la Sorcitresse !

Elle vient tout juste d’arriver en librairie, elle est terrifiante, elle a mauvaise haleine, mais elle est aussi gentille et prévenante… voici la Sorcitresse ! A l’écriture, nous retrouvons Philippe Arnaud à qui on doit d’autres romans chez Sarbacane. Au dessin, découvre le coup de crayon de Joëlle Dreidemy qui a créé une sorcitresse aussi réussie qu’effrayante…

Deuxième-Chance, l’école où il ne fait pas bon être…

Bienvenue dans l’école de redressement pour enfants Deuxième-Chance, rebaptisée Double-Peine par tous les enfants. Elle possède son lot de surveillants aussi méchants qu’insipides, des élèves mauvais, des souffre-douleur… et de terribles professeurs !

Mais quand arrive une toute jolie et gentille maîtresse, la vie des élèves de Double-Peine va quelque peu s’adoucir… jusqu’à ce que la terrible sorcitresse la remplace une semaine sur deux !

Un univers et des dialogues accrocheurs

L’histoire de cette si gentille et adorable maitresse qui a les allures d’une princesse selon Charlotte et qu’elle qualifie de bellifique devient vite mystérieuse. En effet, avec une régularité confondante, la magnifique et si douce maitresse disparait. Lors de ces phases d’absence, c’est une terrible femme aux allures de sorcière qui la remplace : haleine atroce, ongles crochus à l’extrême, injuste au possible avec les bons élèves, presque douce avec les teignes… Autant dire que la remplaçante de la maitresse est très largement impopulaire !

L’univers créé par Philippe Arnaud est fort bien réussi. On s’immerge sans peine dans l’ambiance créée, et surtout les dessins de Joëlle Dreidemy sont parfaits, ils on tout pour plaire. Entre réalisme et merveilleux sur fond de quotidien de cour d’école, on se lance avec plaisir dans cette nouvelle aventure proposée par la collection Pépix.

L’histoire de cette sorcière aux allures ténues d’enseignante est entrainante pour des enfants dès l’âge de 9 ans. On appréciera particulièrement les dessins faits de la Sorcitresse. Ils sont franchement terribles (rien que la couverture donne une idée de sa repoussante allure…) et parfois effrayants. Pour la petite anecdote, les premières illustrations de la sorcitresse étaient bien plus épouvantables, tellement efficaces que l’illustratrice a du les remanier pour faire un peu moins peur aux lecteurs…

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En somme, vous l’aurez deviné, La Sorcitresse est un conte contemporain efficace qui a toutes les chances de plaire aux jeunes lecteurs. Entre humour et frayeurs, imaginaire et normalité le tout est rondement mené ! Cela sans oublier des dialogues bien sympathiques et de petits personnages fort attachants…

Chronique : Un stagiaire presque parfait

Un stagiaire presque parfaitQui a dit que les récits policiers ne pouvaient pas être drôles ? Qui ?

Paru en grand format sous le titre Guide de survie en milieu hostile chez Sonatine, ce roman de Shane Kuhn a été réédité en poche aux éditions 10/18 sous le nouveau titre Un stagiaire presque parfait. Il s’agit actuellement du seul roman de l’auteur paru en France.

Quand l’âge de la retraite sonne pour John Lago

Il a été stagiaire de très nombreuses fois, mais curieusement, là où il passe certains trépassent… John Lago est tout sauf un stagiaire, et son nom n’est qu’un écran de fumée pour les plus curieux. John est un tueur à gage. Il a commencé aux alentour de douze ans, et maintenant qu’il approche doucement des vingt-cinq, se faire passer pour un gentil petit stagiaire devient de plus en plus compliqué.

La retraite est donc la prochaine étape pour John Lago, mais il lui reste à accomplir une toute dernière mission, un peu corsée, mais pas beaucoup plus que d’habitude. C’est à cette occasion qu’il va nous conter son parcours et sa mission actuelle en parallèle. Pour vous, les futurs stagiaires sous couvertures, voici un guide de survie qui pourrait bien pour sortir de situations fort compromettantes !

Hilarant et plein d’action, le tout avec une écriture complètement déjantée !

Il faut l’avouer, l’intérêt principal de cette lecture n’est pas (pour moi) son intrigue (bien ficelée par ailleurs), mais son écriture totalement mordante. C’est drôle, osé, parfois cru… en bref un vrai régal !

« Tu as déjà entendu parler des ninjas. Et si tu te bidonnes à la simple mention de ce nom, c’est parce que tu es un crétin d’Occidental persuadé que tout ce qui vient d’autres cultures peut être résumé en quelques blagues dans un talk-show de deuxième partie de soirée… »

Les délires de John Lago ainsi que ses nombreuses références cinématographiques (en particulier les films de gangsters, mais sans oublier Pretty Woman ou encore Eternal Sunshine of the Spotless Mind) sont aussi pertinentes qu’amusantes.

« Ca va, moi aussi, j’ai vu Le Ninja de Beverly Hills avec Chris Farley. Le ninjutsu, ça fait marrer les gens, mais si tu n’es pas complètement demeuré, tu devrais savoir qu’il n’y a pas de quoi rigoler. »

Tout l’écriture est ainsi : très orale, emplie de références contemporaines et surtout, extrêmement vivante. Pour faire simple, c’est génial.

Et qu’en est-il de l’intrigue alors ? Si vous avez soif de quelques fusillades, beaucoup de surprises et un soupçon de trahisons, vous êtes au bon endroit. L’histoire est bien ficelée, tient bien la route et se lit avec curiosité. Le tout est vif, sans temps mort, et surtout rempli de bonnes répliques qui mériteraient toutes d’être dans un bon film.

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Vous l’aurez compris, être un « stagiaire », et être mandaté par une compagnie très spéciale pour éliminer certaines personnes, ça n’est pas de tout repos ! Un stagiaire presque parfait est ainsi un excellent roman qui fait un beau mélange de genres. Humoristique, suspense, un peu de romance (mais pas trop !), c’est juste parfait et indispensable.

Chronique : Ma vie à la baguette

Ma vie à la baguetteAttention, nouvelle pépite en vue !

Paru aux éditions Thierry Magnier en août 2015, voici Ma vie à la baguette, le tout premier roman de Chloé Cattelain ! Et le moins que l’on puisse dire concernant ce premier ouvrage, c’est qu’il est maîtrisé de main de maître… L’auteur aime la Chine et la connaît comme personne : elle a appris le mandarin, est partie vivre en Chine quelque temps, et a même eu le temps de devenir championne du monde de karaoké en 2003 !

Dans ce roman, vous découvrez le monde Kevin, un jeune français aux origines chinoises, tiraillé entre le pays dans lequel il est né et où il vit au quotidien et celui auquel il doit ses origines…

Une famille soudée, mais qui cache de nombreux secrets

Kévin a beau être né en France, ça n’est pas plus évident ou plus simple pour lui. Il serait né en Chine puis arrivé en France, cela aurait été pareil… Des remarques, des blagues sur son physique et sa culture éminemment asiatiques. Au quotidien, c’est fatiguant et quelque peu décourageant également…

Et puis, il y a Laura, la jolie et surprenante camarade de Kévin, qui en pince énormément pour elle. Mais rien n’est simple à l’adolescence, et cela d’autant plus lorsque l’on se sent tiraillé par ses origines chinoises et bloqué par un père qui ne voit que la réussite scolaire comme échappatoire pour ses enfants.

Ajoutez à cela le mystère d’une mère défunte qui a laissé derrière elle de nombreux secrets sur sa famille et ses actes passés en République Démocratique de Chine et vous aurez un aperçu du tableau dépeint avec art par Chloé Cattelain.

Hautement recommandable

Ce tout premier roman est une véritable merveille ! On navigue entre deux pays, deux cultures, deux modes de pensée radicalement différents. Le solide bagage culturel que Chloé Cattelain s’est créé en allant en Chine y est sans aucun doute pour quelque chose. Le personnage de Kévin, tout comme elle, parle couramment le mandarin. Son petit frère se débrouille également, mais un peu moins bien.

Alors quand il s’agit pour la famille Zhang de se rendre en Chine à chaque vacances, ils sont parfaitement immergés ! Mais au fil du temps, la partie de la famille restée en Chine répond de moins en moins aux questions curieuses et pressantes de Kévin concernant certains points obscurs sur sa famille. Il sait qu’il a besoin de mieux connaître sa mère et son passé pour avancer et choisir son propre avenir, mais tout semble se liguer contre lui.

Cette histoire destinée aux adolescents est une magnifique ode à la découverte d’une autre culture que la nôtre et pousse également à la réflexion. Que l’on soit tiraillé par nos différentes origines ou non, ce roman est de ces textes qui parlent et qui résonnent dans les pensées du lecteur. C’est ainsi que nous sommes également ballotés entre la France et la Chine au gré des chapitres.

Mais Ma vie à la baguette n’est pas seulement un récit sur l’adolescence et l’identité, c’est aussi un roman qui permet de mieux comprendre ce qu’est la Chine, et à quel point la censure y est encore très présente.

On y traite notamment des manifestations de la place Tian’anmen de 1989 (ou plutôt des massacres), mais également de la politique de désinformation toujours d’actualité en Chine… Par exemple si vous tapez Tian’anmen sur le Google chinois, jamais vous ne trouverez les images de chars écrasant un étudiant qui on fait le tour du monde. En effet, la Chine bloque toutes les recherches gênantes pour proposer aux internautes une version édulcorée ou même aucune information du tout.….

C’est aussi cela la Chine : un pays complexe et fascinant aux mœurs et à la politique qui le sont tout autant. Ce n’est pas pour rien que ce cher Kévin Zhang lui-même s’y perd et que l’on suit ses pas avec enchantement et curiosité ! Après une telle lecture, on ne peut souhaiter qu’une seule chose : que Chloé Cattelain réitère l’exploit et nous fasse découvrir une autre facette de la Chine dans un prochain roman, qui sait ? Quoi qu’il en soit, c’est une merveilleuse lecture qu’il ne faut rater sous aucun prétexte !

Chronique : Il était deux fois dans l’Ouest

Il était 2 fois dans l'OuestLes vacances sur fond de grands espaces, d’indiens, de serpents, de cow-boy fous… et d’amour !

Voici l’un des petits derniers de Séverine Vidal, paru simultanément avec le roman ado Quelqu’un qu’on aime dans la collection Exprim’. Il était 2 fois dans l’Ouest est quant à lui paru dans la collection jeunesse Pépix. Le nom de cette auteur pour la jeunesse vous dit peut-être quelque chose ? C’est normal, on lui doit déjà un beau nombre d’ouvrages : La drôle d’évasion, On n’a rien vu venir, La meilleure nuit de tous les temps, Philo mène la danse… pour ne citer que cela.

En ce qui concerne les illustrations, elles sont signées Anne-Lise Combeaud, elle a déjà illustré des ouvrages chez Gulf Stream ou encore Actes Sud Junior.

Plongée immédiate dans l’aventure

D’un côté, vous avez Luna, fraîchement débarquée aux États-Unis pendant les grandes vacances. D’un autre, vous avez Josh, un véritable indien Navajo ! Ces deux là vont vivre des aventures incroyables, et même dangereuses…

Au programme : un plateau de tournage en plein Monument Valley, de dangereux prédateurs, des croyances et des esprits… mais aussi une imagination débordante ! Bienvenue dans le monde coloré et vivant de Séverine Vidal !

Il était 2 fois dans l'Ouest insideUn agréable roman à deux voix

Si on devait choisir un seul mot pour définir ce récit, ce serait Aventure. Ouais, la vraie. La fascination des grands espaces et de leurs nombreux dangers sont parfaitement décrits, mais aussi illustrés.

On se prend très vie d’intérêt pour le récit de ces deux jeunes qu’à priori tout oppose (culture, langue, style de vie…). Chaque chapitre alterne entre Luna et Josh, et les points communs qu’ils se trouvent (parfois sans se l’avouer) sont en réalité très nombreux ! Excepté peut-être pour Odette, le doudou de Luna, Josh lui n’a rien de semblable et trouve même cela un peu étrange…

La façon dont l’histoire est narrée rend le tout attractif pour un jeune lecteur, et surtout cela plaira aussi bien aux garçons qu’aux filles ! Le petit « plus » vraiment sympa ici étant que l’on découvre quelques traditions et termes des indiens navajos au travers du récit de Josh, mais aussi grâce aux bonus. Et surtout, il n’y a jamais de temps mort, tout s’enchaine très vite et avec efficacité, pas le temps de s’ennuyer.

Enfin, il ne faut pas oublier les illustrations très réussies d’Anne-Lise Combeaud, certaines doubles-pages sont absolument superbes, je pense notamment à la toute dernière de l’ouvrage, démesurée et superbe.

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C’est donc un bon roman pour les enfants qui vous est ici proposé par les éditions Sarbacane, comme habituellement. A conseiller sans modération aux amateurs de westerns, et de déserts sans fin… mais aussi aux autres ! Dès 9 ans.

Chronique album jeunesse : Le Manoir Croquignole – Tome 1- Coup de foudre à l’école

Manoir Croquignole 1Une nouvelle série mignonne et originale débarque… Le Manoir Croquignole !

L’auteur Antoine Dole (que vous connaissez pour ces nombreux romans pour ados) signe ici sous le pseudonyme de Mr Tan pour vous proposer une toute nouvelle série pour la jeunesse située entre la bande-dessinée et l’album : Le Manoir Croquignole. Il est aidé en cela par l’illustratrice Camille Roy au trait créatif, original et coloré !

Le premier tome de cette nouvelle série jeunesse est paru en mars 2015 aux éditions Milan, mais il y a déjà quatre albums de parus au total, et déjà d’autres en prévision…

Manoir Croquignole inside 3Méchanceté obligatoire, sinon….

Être un méchant, un vrai ça s’apprend, et il y a même une école pour cela ! Ainsi, petits loups-garous, fantômes, monstres bizarres et diablotins vont-ils tous dans le même établissement… le Manoir Croquignole !

La première règle à respecter au Manoir Croquignole, c’est d’être bien méchant, sinon, on est puni. Comme par exemple, si tu souris, tu va au coin. Si tu es gentil, pareil. Alors, est-ce que tomber amoureux est autorisé par l’école ? Vous allez bientôt le savoir en découvrant la rentrée d’une petite nouvelle dans l’école : Coralia, une jeune sirène. Et quand Garou (le… loup-garou !) la voit, il tombe instantanément sous le charme…

Manoir Croquignole inside 2Charmant et étrange

Assez inattendue, cette nouvelle série jeunesse s’adresse à des enfants dès l’âge de 5 ans, mais elle peut également être lue de façon autonome dès le CE1 environ. Elle est à situer entre la série de bd Adèle pour le côté irrévérencieux et graphique et la série de romans jeunesse Les petits monstres.

Au Manoir Croquignole, on découvre une foule de petits personnages tous étranges mais très mignons ! Glotte, Bigleu, Clac-Clac, Pépin, Gaa, Igor, Garou, Lady Cracra… pour ne citer qu’eux.

Outre le graphisme très joli de Camille Roy, on appréciera sa façon de coloriser ses œuvres. C’est à la fois vif et coloré, sans oublier une part plus sombre… (on est dans une école de monstres tout de même !). Il y a beaucoup de menus détails au fil des pages, ainsi la lecture n’est pas la seule distraction possible, loin de là !

Rien qu’à partir de la première page, on dénote une foule de petites choses à découvrir : une lampe fantôme, un sarcophage comme lit pour pépin la momie, des lampes en forme de plante carnivore…

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Manoir Croquignole insideL’histoire en elle-même est sympathique et on espère vite lire la suite de cette série. Découvrir de nouveaux personnages et voir cet univers se développer sera très plaisant, en tout cas, on compte dessus !

Le Manoir Croquignole, c’est déjà quatre tomes de parus chez Milan, et ce n’est que le début…

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Chronique Jeunesse : Tatie Pourrie

Tatie PourrieElle est terrible, elle est méchante et les hiboux sont sa seule passion… voici Tatie Pourrie !

Certains l’attendaient avec beaucoup d’impatience et de fébrilité, le voici enfin : le tout dernier roman de David Walliams ! Paru à la fin de septembre 2015, toujours dans la collection Witty, il s’agit du sixième roman jeunesse de l’auteur et acteur anglais.

En Angleterre, la parution de Tatie Pourrie a été un véritable phénomène éditorial : l’ouvrage a été vendu 500 000 exemplaires en trois mois seulement ! Plus fou que les précédents, mais aussi plus cruel, préparez-vous à une histoire pas comme les autres dont les hiboux en sont la clé de voute…

Le manoir de Saxby Hall pour héritage… mais pour qui ?

Quand la jeune Stella se réveille, c’est tout un tas de mauvaises nouvelles qui lui tombe dessus. Premièrement, elle apprend que ses parents n’ont pas survécu à l’accident de voiture dont elle est rescapée.

Deuxièmement, elle découvre qu’elle est complètement momifiée car tous ses petits os sont brisés, elle va ainsi devoir rester alitée des mois entiers !

Et troisièmement, il ne reste de sa famille que son horrible tante : Tatie Alberta qui va tout faire pour s’approprier l’héritage de sa nièce, le fameux manoir de Saxby Hall aidée en cela par son terrible hibou Wagner… Bref, cette histoire commence très mal, et ça ne semble pas près de s’arranger !

Tatie Pourrie insideDrôle et mordant à la fois

Encore une fois, ce nouveau roman de David Walliams fait mouche. Toujours décalé, toujours drôle, les chapitres s’enchainent avec efficacité.

En tant qu’adulte, on pourrait croire que certaines scènes sont un peu trop dures pour les enfants : Stella est malmenée par sa tante, emprisonnée dans la cave au milieu du charbon et échappe de nombreuses fois à une mort prématurée… Et bien rassurez-vous, les enfants ADORENT. Mon travail de libraire me permet de vous le confirmer, j’ai croisé quelques petits lecteurs qui ont été absolument fans de Tatie Pourrie.

Outre des questions d’héritage et de titres de propriétés cachés à des endroits insoupçonnés, vous croiserez pêle-mêle : des fantômes attachants à l’argot fort développé, une machination terrible ainsi que quelques bons moments de fou-rire. Le tout très bien mélangé !

Tatie Pourrie s’adresse aussi bien à ceux qui connaissent par cœur les romans de David Walliams que pour ceux qui découvrent, ce roman est parfait à lire dès l’âge de 9 ans environ.

Ceux qui on déjà lu plusieurs ouvrage de l’auteur apprécierons beaucoup l’ultime chapitre de ce roman… car c’est Raj qui l’a rédigé sous le titre : Une lettre de réclamation, est c’est vraiment à mourir de rire quand on a lu les autres ouvrages de David Walliams !

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Tatie Pourrie inside 2En somme, cette nouvelle lecture est encore une fois une petite réussite, à croire que David Walliams ne nous décevra jamais, ce que l’on espère !

Vous pouvez donc l’offrir les yeux fermés à tous les enfants autour de vous… c’est le parfait cadeau pour les fêtes de fin d’année qui approchent…

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Chronique Jeunesse : La drôle d’évasion

La drôle d'évasionVous saurez tout sur les évadés d’Alcatraz après cette lecture animée !

Si vous avez toujours voulu tout savoir sur les évadés d’Alcatraz, et que vous croyez dur comme fer qu’ils ne sont pas morts durant leur fuite, ce roman est pour vous. Dans ce Pépix (collection de romans jeunesse de Sarbacane) nous découvrons l’étonnant Zach, fasciné depuis toujours par Alcatraz et ses célèbres évadés…

La prison dont nul ne s’est jamais évadé…

San Francisco, de nos jours. Le jeune Zach est en vacances avec sa famille dans « la ville sur la baie » et a déjà tout prévu. Il a réussi à « convaincre » ses parents de passer les vacances dans la région et il est maintenant en passe de réussir a aller dans Alcatraz…

Son projet : reproduire l’évasion légendaire de Frank Lee Morris, de John William Anglin et son frère Clarence. Mais pour se faire, il va falloir déjouer la surveillance de son père et rester sur l’îlot après la fermeture, donc se jouer des gardiens !

En effet, Zach est absolument persuadé que les trois évadés ne sont pas morts de leur évasion et qu’ils ont vécu de beaux et longs jours… mais encore faut-il le prouver…

Action et humour garantis

L’écriture vive et entrainante de Séverine Vidal, oups pardon, de Zac ne laisse pas de place à l’ennui. C’est que le jeune garçon a une foule d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres pour parvenir à ses fins.

En grand fan des évadés d’Alcatraz, il connait toutes leurs astuces, mais en a prévu de nouvelles… C’est sur un rythme débridé que l’on part pour l’aventure, la VRAIE. Les jeunes lecteurs et lectrices devraient donc se passionner pour cette histoire originale qui ne manque pas souffle. Et puis, il y a un peu de fantastique dans tout ça… car Zach va mystérieusement voyager dans le temps ! Tout cela sans oublier quelques bonnes petites réparties par-ci, par-là….

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C’est donc un roman sympathique auquel nous avons ici affaire. Il devrait plaire à des lecteurs entre 8 et 10 ans environ. Ce n’est pas mon roman Pépix favori entre tous, mais il est tout de même en bonne place ! A lire pour découvrir San Francisco et sa légendaire prison… et oui, les bandits font rêver, quel que soit l’âge du lecteur !