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Chronique : Starters – tome 1

Starters - tome 1

Une dystopie effrayante où la location de corps est aussi courante que celle de voitures…

Petit nouveau dans le monde de la dystopie, Starters a été écrit par l’américaine Lissa Price, scénariste de métier. Elle a écrit des programmes pour la jeunesse et la télévision. Starters a été son premier travail d’écriture destiné aux jeunes adultes.
Paru en France en mars dernier dans la collection R (collection de Robert Laffont destinée aux jeunes adultes), la série comptera deux tomes au total.

Prime Destination : l’entreprise qui vous fera retrouver votre jeunesse grâce à celle des autres…

Suite à la propagation d’un virus mortel, la population n’a vu survivre que ses extrêmes : les jeunes et les plus âgés, créant par la suite une société plus sombre que la précédente…
Les plus jeunes sont nommés les Starters, les plus anciens, les Enders. C’est dans ce nouveau monde que vit la jeune Callie. Jeune est synonyme de pauvre dans ce monde où les Starters n’ont aucun droit : ni celui de travailler, ni celui de voter. Si ils veulent « gagner leur vie » ils doivent travailler en passant par des systèmes souterrains et non officiels jusqu’à atteindre enfin leur majorité… s’ils y parviennent.
C’est ainsi que Callie a décidé de louer son corps à Prime Destination, pour gagner beaucoup d’argent en peu de temps et ainsi mettre à l’abri son fragile petit frère.
Mais les termes du contrat signé par Callie sont flous, trop pour qu’elle puisse savoir à quoi s’attendre à la suite de la location de son corps…

Un thriller futuriste au rythme effréné

La pression constante à laquelle sont soumis les Starters pousse les lecteurs à regarder tous les personnages que croise Callie come des ennemis potentiels. Tout est hostile dans cette nouvelle société américaine de l’après-guerre, en particulier devant les plus démunis.
Cependant, certains éléments qui sont la base même de cette nouvelle société sont un peu flous. Lissa Price n’explique que très vaguement pourquoi les Starters on aussi peu de droits au regard de la loi comparé à leurs aînés. La persécution des Starters n’est quand à elle pas du tout expliquée, laissant un trop gros flou dans l’intrigue qui s’avère gênant par certains moments.

Hormis ce point noir, l’intrigue est menée de main de maître. On sent l’expérience de scénariste de Lissa Price dans les enchaînements d’actions et de révélations. L’écriture est vive, haletante, comparable à un véritable film d’action dans ses enchaînements. On s’imagine facilement une adaptation sur grand écran de l’œuvre.

En conclusion, Starters est un très bon roman young adult qui pourra plaire à un très large public. Il conviendra aussi bien aux amateurs d’action et de suspense qu’aux fans de dystopies diaboliques. On y retrouve des personnages forts, bien campés auxquels on s’attache rapidement. Et retenez bien une chose, le monde ultra technologique de Starters n’est pas ce que vous croyez… il est pire.

Enfin, si vous avez une tablette numérique, vous pourrez lire en exclusivité et gratuitement la nouvelle inédite liée à Starters : Portrait d’un Starter, elle est notamment sur le site de vente en ligne Amazon.

Chronique : Hunger Games – Tome 1

hunger games 1Une dystopie cruellement efficace

Suzanne Collins est une auteur d’origine américaine, Hunger Games est son premir ouvrage traduit en France, mais elle en a écrit d’autres, dont notamment The Underland Chronicles (série en cinq tomes). Sa trilogie, parue chez Pocket Jeunesse est un succès mondial et va bientôt être adaptée au cinéma en mars 2012.

Sur les ruines des Etats-Unis s’est développé…Panem

Comme chaque année depuis 74 ans, les Hunger Games ont lieu ; il s’agit d’un jeu télévisé organisé par le Capitole comme moyen de répression sur le peuple. Le Capitole – état situé sur les ruines d’un pays nommé avant les Etats-Unis – est composé de 12 districts chacun spécialisé dans un domaine spécial (le premier district est par exemple spécialisé dans l’industrie de luxe, le onzième dans l’agriculture, etc…).

Les Hunger Games – véritable punition pour le peuple – sont en fait l’héritage laissé par les  rébellions qui ont remué le Capitole par le passé.

Le principe des Jeux est simple : un garçon et une fille de chaque district qui ont entre 12 et 18 ans sont tirés au sort pour participer à un combat à mort sur un terrain choisi et aménagé par le Capitole. Il n’y a qu’un seul gagnant possible. Ainsi, c’est 24 participants au total qui sont amenés à jouer leur vie pour l’honneur de leur district, et surtout pour sauver leur peau.

Pour la victoire, chaque élément est important : l’apparence, le bluff, le charisme et autres moyens de pressions sur les autres « joueurs » sont déterminants pour la victoire.

Parmis les « chanceux » sélectionnés il y a Katniss, une jeune fille qui vit dans le 12ème District de Panem et elle va participer aux Hunger Games.

Un roman haletant, incisif et fascinant

Le roman de Suzanne Collins est fascinant par bien des aspects. Outre le développement très fouillé de ce monde post-apocalyptique et de son fonctionnement politique, la dimension psychologique y tient une très grande place.

Mais plus encore que la forte présence de la politique sous toutes ses formes dans l’œuvre, la dystopie de Suzan Collins nous fait nous poser bon nombre questions. En effet, pourquoi les Etats-Unis ont-ils disparu et ont étés remplacés par le Capitole ? En quelle année sommes-nous ? Que s’est-il passé pour que le monde tel qu’on le connaissait ait été transformé en une société aussi cruelle ?

Loin du roman moraliste, Hunger Games nous montre le pire de l’âme humaine, mais paradoxalement aussi, le meilleur. Chaque once d’humanité devient précieuse à côté de toute cette cruauté étalée au grand jour.

Une anticipation sur nos inquiétudes actuelles

Hunger Games n’est pas le premier ouvrage à se poser la question : Et si notre futur était gouverné par un état totalitaire qui ferait pression sur le peuple pour arranger les plus hauts placés au pouvoir ? Ce scénario n’est pas sans faire penser au livre de Koushun Takami édité en 1999 au Japon : Battle Royale. L’intrigue se déroule dans un pays asiatique jamais nommé existe un programme gouvernemental nommé Battle Royal. Son but, sélectionner au hasard une classe de lycée dans le pays et l’envoyer sur une île afin qu’ils s’entretuent, le jeu se termine quand il reste un seul survivant. Cette opération permet au gouvernement de maintenir la population afin qu’elle « reste dans le rang ». Les données de chaque opération sont ensuite exploitées par le gouvernement.

Comme vous pouvez le constater, les deux scénarios sur le principe sont assez similaire. Mais il y a une grosse différence entre les deux histoires. Hunger Games est médiatisé, voire surmédiatisé par le gouvernement contrairement au programme de Battle Royale qui est strictement confiné et réservé aux organisateurs eux-mêmes.

Ainsi, Battle Royale, bien qu’étant une œuvre ayant clairement inspiré Suzanne Collins  n’est pas une copie de l’œuvre. Elle a su s’en détacher et créer son propre univers parfois même plus cruel que l’original par son côté populaire.

Mais une des choses les plus importantes concernant Hunger Games, c’est qu’il s’agit d’une œuvre qui fait se poser de vraies questions sur les inégalités sociales. Interrogations qui ne sont qu’esquissées dans ce premier opus mais qui seront creusées dans les deux tomes suivant.

Pour conclure sur ce premier tome explosif, Hunger Games est un très bon roman à faire lire dès l’âge de 13 ans environ. A la fois psychologique, empli d’action et de sentiments exacerbés. Rendez-vous bientôt pour la chronique du second tome de la série : L’embrasement.

9.5/10

Chronique : Les tours de Samarante

Les tours de SamaranteUne perle de la SF française

Premier roman de l’auteur français Norbert Merjagnan, Les tours de Samarante est sorti en poche chez Folio SF en avril dernier, en même temps que sa suite, Treis altitude zéro, parue en grand format aux éditions Denöel, collection Lunes d’encre.

Ce roman a eu l’honneur de recevoir le Nouveau Grand Prix de la science-fiction française en 2008.

Samarante, ville de l’homme dans toute sa splendeur

Ville qui se suffit à elle-même, puissante, splendide, Samarante abrite les hommes mais aussi les machines qui assurent son bon fonctionnement. Les caméras qui veillent sur la totalité de la ville sont parfois des hommes dont l’esprit a été inséré dans une machine comme peine, remplaçant la prison. Mais c’est aussi une ville emplie de secrets, dont les familles les plus puissantes ont le contrôle : certaines détruites, réduites à néants, d’autres manipulatrices qui regardent ceux qui fourmillent en bas…

Trois êtres constituent la clé de voûte de ce roman : Oshagan, le guerrier nomade qui vient du désert et qui détient des armes surpuissantes dont la technologie a été perdue depuis longtemps ; Triple A, un jeune garçon des rues fasciné par les Tours d’une façon que l’on peu qualifier de maladive ; enfin, il y a la mystérieuse Cinabre, une « préfigurée » recherchée par la police de la ville pour des raisons inconnues.

Un premier roman incroyablement bien maîtrisé

Quand on sait que Les tours de Samarante est le premier roman de Norbert Merjagnan on ne peut qu’être surpris de sa maîtrise des archétypes qui font le genre de la science-fiction, mais aussi par sa capacité à les dépasser et à créer ses propres règles.

Le monde de Samarante est dense, fascinant, il nous fait passer du désert aride et cruel des nomades aux intelligences artificielles qui régissent la ville, créant quelques scènes typiquement cyberpunk, au monde des hommes « de la ville » et à leurs tracas quotidiens pour se faire une place dans la société.

L’histoire et son intrigue ne sont pas les seuls points forts. L’écriture de ce roman est tout simplement magnifique : le style, le rythme, les mots, tout y est pour faire un grand roman. La seule chose que l’on pourrait reprocher à cet univers si fascinant et grandiose, c’est sa densité. Beaucoup d’informations à assimiler, mais aussi des concepts nouveaux.

Les tours de Samarante est donc un très bon roman de science-fiction à ne pas rater qui se classe d’ores et déjà dans les classiques et incontournables. L’univers de Merjagnan est tout simplement inoubliable, original, et d’une fabuleuse poésie dans son écriture. A lire et à relire.

EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Maul

MaulL’homme est-il indispensable à l’avenir de la femme ?

Publié aux éditions du Diable Vauvert en mars dernier, Maul est le premier roman de Tricia Sullivan traduit en France. Son auteure, d’origine américaine, a écrit une petite dizaine de romans SF. Elle a aussi participé à l’écriture d’autres ouvrages, notamment dans la série La Compagnie des Glaces sous le pseudonyme de Valery Leith.

Un mal fatal qui ne touche que les hommes…

Les pestes Y on éradiqué presque totalement les mâles humains de la planète, la société qui en a resurgi est donc presque exclusivement féminine. Avec de nouvelles préoccupations, les femmes sont devenues « les reines » de ce nouveau monde.

Mais avec aussi peu de mâles humains sur Terre, rares sont les élues à pouvoir prétendre à la procréation, qui coûte maintenant extrêmement cher et qui nécessite un rang social très élevé.

C’est dans ce monde cruel et parfois superficiel qu’évoluent deux femmes radicalement différentes : Sun Katz, une adolescente au caractère plus que bien trempé qui voue une adoration totale aux gangs de guerrières qu’elle voit sur le Net, aspirant elle-même à en faire partie ; de l’autre côté, le Docteur Baldino, éminente scientifique qui cherche un moyen de comprendre les pestes Y depuis des années sur un sujet mâle encore vivant : Meniscus.

Jamais amenées à se croiser, ces deux tranches de vies, ainsi que d’autres qui s’ajoutent au fil des pages, vont chacune avoir leur importance sur la vision globale à apporter à cette nouvelle société exclusivement féminine qui n’est pas devenue plus douce pour autant.

Au carrefour des genres…

Comme esquissé par la couverture avec sa bottine à talon aiguille sur fond de câblages, Maul est un roman qui traite à la fois du consumérisme (et du sur-consumérisme), de sexe, de manipulations d’ordre politique et de hautes technologies entre autres choses.

On retrouve cette orientation « porno-chic » dans l’écriture de Tricia Sullivan, très crue dans certaines scènes (trop peut-être ?) ainsi que dans la psychologie de tous ses personnages : le sexe faisait tourner le monde avant les pestes Y et c’est toujours le cas, voire plus, après la quasi-extinction des hommes.

Toujours balloté entre rêve et réalité, attention au lecteur de ne pas se perdre dans les méandres du Maul. Difficile d’en dire plus sur le roman, qui fait partie de ces livres dont il ne faut pas trop parler sous peine d’en dévoiler plus que de raison.

Maul n’est pas un livre que l’on peut qualifier d’abordable, mais si l’on se laisse porter par cette histoire originale, même si parfois très décousue, on peut vite devenir curieux de savoir ce qui va suivre. Personnellement, ça ne pas fonctionné… Cette chronique a été réalisée pour le site ActuSF

TRANCHE d´ÂGE :

Parution : Le tome trois d’Hunger Games sortira en france le 5 Mai 2011 !

hunger games 3Comme annoncé dans le titre, le troisième et dernier tome de la série Hunger Games sortira en France le 5 Mai 2011. Pas plus

En attendant, vous pouvez feuilleter en ligne le catalogue de l’éditeur Pocket Jeunesse, très fournit en nouveautés et en livres de fonds de qualité : Catalogue Pocket Jeunesse.

Site officiel de la série (en anglais) : The Hunger Games

Enfin, sachez qu’un film est prévu pour fin 2011, début 2012 : à suivre de très près.

Chronique : Genesis

genesis pole fictionL’utopie est-elle possible ?

Qui n’a jamais rêvé d’une société parfaite ? D’un monde sans haine ni violence ? C’est ici ce que nous propose Bernard Becket avec un roman post-apocalyptique décapant. On y découvre une nouvelle forme d’organisation de la société humaine où les hommes et les femmes ne se croisent quasiment jamais, où les enfants sont séparés de leurs parents et où il faut une autorisation de l’état pour en avoir.

C’est dans ce nouveau monde que vit Anaximandre, une jeune fille qui postule à l’Académie. Qu’est-ce que l’Académie ? Qu’y fait-on ? Nous ne le savons d’ailleurs pas vraiment avant d’atteindre la dernière page. Tout ce que l’on sait, c’est qu’Anaximandre doit passer un test oral de plus de 5 heures afin de savoir si elle mérite ou non d’y entrer.

C’est ainsi qu’au fur et à mesure des heures de l’examen on découvre des pans entier de notre histoire future, et certains sont terrifiants, il y aurait eu une guerre atomique, puis des virus se propageant partout à travers le monde… mais Genesis est plus qu’un simple petit roman post-apocalyptique, c’est aussi un essai sur l’intelligence artificielle et toutes les questions que ça implique. Mais sans en ajouter, sachez que rien n’est révélé totalement jusqu’à la dernière heure, puis la dernière page… et même la dernière phrase.

A la fois essai, nouvelle et court roman, Génésis séduira les fans d’anticipation, ceux qui aiment les surprises en cascade, mais aussi les curieux qui se posent des questions sur les sciences et la philosophie.

En ce qui concerne l’âge de lecture, il est difficile d’en donner un à ce livre si particulier ; mais je le conseillerais aux adolescents dès 15-16 ans et aux adultes sans modération.

Chronique : Intuitions

intuitionsUn très bon thriller psychologique pour ados.

Imaginez que vous pouvez connaître la date de mort de toutes les personnes que vous regardez dans les yeux. Un pouvoir terrible n’est-ce pas ? Et bien c’est celui que possède Jem, une adolescente dite « à problèmes » dont la mère est morte d’overdose, et qui a été trainée d’une famille d’accueil à une autre.

A cause de son pouvoir (qui fait beaucoup penser au manga Death Note), Jem fait tout pour ne pas s’attacher aux gens, voir la date de leur mort l’empêche de créer des liens, car elle sait que tout a une fin, comme pour sa mère. Mais un jour, un curieux garçon, Spider, un grand black dégingandé gentil, plein d’innocence, bien qu’il n’ait pas une vie facile non plus, va lever les barrières que Jem s’était juré de ne jamais abaisser. Mais elle va malgré tout s’attacher à Spider, même si la date de sa mort est prévue dans quelques mois à peine…

Mais ça n’est que le début de l’histoire, car en plus de tout ça, Jem va se retrouver pourchassée par la police avec Spider, uniquement parce qu’elle a remarqué que tout les gens autour d’elles portaient tous la même date de mort et qu’elle a fuit…

Intuitions est un roman vraiment très prenant dès les premières pages, même si il s’essouffle quelque peu au milieu lors de la course poursuite, la fin du roman rattrape largement ce défaut. Beaucoup d’action, de révélations, et un très beau passage chargé de passion qui m’a beaucoup plu.

Mais le passage magistral, c’est vraiment la fin ainsi que son épilogue : une fin ouverte aux questions, et l’annonce d’une suite…, (pourquoi pas, même si un seul livre aurait suffit au plaisir), en espérant qu’elle soit aussi passionnante que ce premier livre. En résumé, un livre pour adolescentes bien sympathique, malgré certains défauts, à ne pas élargir à un lectorat adulte, car un peu trop fleur bleue par certains côtés.

Ce roman est paru sous le titre original Numbers, qui je trouve fait un peu moins simplet qu’Intuitions, quand à la couverture, bien qu’elle soit esthétique, je trouve qu’elle fait un peu trop classique, dommage aussi.

Chronique Jeunesse : La rançon des pirates

la rancon des piratesUn roman d’aventure post-apocalyptique efficace et sympathique.

Contexte de la sortie du livre : En Angleterre, le prestigieux journal The Times a organisé en 2008 un concours d’auteur avec Barry Cunningham, l’éditeur de Harry Potter, comme président du jury.
Élue “meilleur nouvel auteur jeunesse de l’année“, Emily Diamand a gagné la publication de son formidable premier roman, La Rançon des Pirates.

Tout commence en 2216, la face du monde a changé et les terres sont de moins en moins grandes suite à une montée des eaux il y a des siècles… tout le monde en ignore la raison (mais on peut aisément penser à un réchauffement climatique dit global warming et à la fonte des glaciers). L’action du roman se déroule en Angleterre, ou du moins ce qu’il en reste. Trois clans se battent pour en avoir le contrôle… la technologie n’existe plus, l’humanité a régressé, elle s’en est retournée au temps des navires, galiotes et frégates… et des pirates !

En tout cas, on comprend pourquoi Emily Diamand a gagné le prix du meilleur auteur jeunesse : dès le début du roman, le lecteur est littéralement happé par un enchaînement d’actions. Vous ferez ainsi la découverte la découverte des chats de mer… une espèce de chat très rare, tellement rare que certains sont prêts à se battre pour en obtenir un…

Et surtout, le type de narration est très captivant car on est dans la peau de deux personnage complètement opposés de chapitre en chapitre… il y a une simple pêcheuse dont la vie a été complètement bouleversée suite à la venue des pirates dans son village ayant tout détruit sur leur passage(venus pour récupérer un mystérieux objet), et il y a aussi le fils du chef pirate le plus puissant de toutes les familles… ! en bref, il y a vraiment de quoi faire avec ce livre qui m’est vraiment sympathique, réunissant tout les ingrédients d’un « bon p’tit truc » à lire.

Car il faut l’avouer, la recette utilisée est simple, mais efficace sans être usée (il n’est pas ici question de prophétie ou de je ne sais quel « élu »…) c’est tout simplement une aventure sur l’eau qui se lit très bien ! Bonne lecture à tous les moussaillons qui voudront bien prendre la barre ! Et espérons qu’Emily Diamand ne s’arrêtera pas en aussi bon chemin avec ce premier livre jeunesse réussi.

Chronique : 10 façons d’assassiner notre planète

10 façon assassiner notre planète originalCe livre pour jeune public (environ 11 ans) est on ne peut plus pertinent dans l’état actuel de l’Écologie, et ce au niveau mondial. La démarche est simple : 10 auteurs nous content chacun une catastrophe de type « post-apocalyptique » (l’auteur ne nous raconte pas l’événement apocalyptique en lui-même mais ce qui arrive après, ce qui est d’autant plus marquant et percutant). On passe de la pandémie à la guerre contre les robots intelligents, sans oublier la fameuse et incontournable explosion nucléaire.

Chaque nouvelle est précédée d’un petit en-tête d’une page environ dans lequel l’auteur détaille l’une des facettes de la crise écologique qui nous est contemporaine : il nous explique ainsi pourquoi son récit n’est peut-être pas aussi surréaliste que l’on pourrait le croire… de quoi faire froid dans le dos ! Mais peut-être de quoi réveiller les consciences, et ce quel que soit l’âge. Dans tous les cas, il ne faut pas vous attendre à des happy-end : c’est une vision froide et dure de notre futur qui nous est ici contée…

  • GlaciationLe petit lapin tondu (Danielle Martiginol) : Cette nouvelle est absolument géniale, je crois que c’est la meilleure de celles présentées dans ce recueil.
  • Innondations Aquella (Donald A. Wollheim) : Très bien faite elle aussi, cette nouvelle nous montre ce que pourrait bien devenir notre planète si toute les glaces fondaient, quelle serait la vie après la catastrophe, et comment cacher cet horrible secret : la honte d’avoir ainsi ruiné notre planète…

  • Pollution Les Oiseaux (Thomas Disch) : L’histoire est belle, mais trop poignante pour moi : je l’ai trouvée d’une horrible tristesse. Au moins, elle a le mérite de marquer les esprits…

  • 10 façon d'assassiner notre planeteSurpopulationDans le silence du soir (Lee Hoffman) : La meilleure nouvelle après celle de la glaciation, même si elle reste un peu dure à encaisser. Le problème de la surpopulation n’est pas celui auquel on penserait spontanément, mais il reste un cas relativement intéressant à traiter. Cette nouvelle suscite en effet de nombreuses interrogations, telles que : « Que serait une société qui limite le nombre de naissances ? » en y apportant une réponse claire et précise : « Quelque chose d’horrible en n’en pas douter… » Et pourtant, il nous est possible actuellement de citer l’exemple de quelques pays comme la Chine, où la politique d’État a entrainé une vague massive d’infanticides en supprimant des avantages aux familles possédant plus d’un unique enfant… Des plus horribles, n’est-ce pas ?

  • Guerre AtomiqueLe jour de lève (Robert Bloch) – Cette nouvelle retranscrit avec beaucoup de précision l’horreur que pourrait engendrer une guerre nucléaire. Cependant, malgré le caractère très envisageable d’une telle tragédie, elle reste malheureusement cloitrée à une description : l’intrigue est quasi-inexistante, et l’histoire possède quelques incohérences qu’il est ma foi difficile d’ignorer.

  • Disparition de la faune et de la floreHomo Jardinus (Christophe Lambert) : Drôle et alarmante à la fois : un « petit vieux » d’Angleterre se retrouve surpris un matin par la disparition d’un carré de son gazon ! Histoire à suivre…

  • Maladies, pandémies, manipulations génétiquesDans le regard des miens (Pierre Bordage) : Un thème des plus intéressant, un réel talent d’écriture : ce texte est un mélange réussi de peur, d’horreur et de compassion, réalisé à partir de l’un des aspects les plus graves de la bêtise humaine : notre manie de jouer avec les lois de la nature… Généticiens, gare à vous !!!

  • Guerre avec les machines Que la lumière soit (Horace B. Fyfe) : Sujet récurrent, repris tellement souvent qu’il en est usé, cette nouvelle a beaucoup de mal à accrocher son lecteur. Malgré un réel talent de plume pour la description, l’auteur n’a pas fait de moi sa plus grande fan…

  • Guerre avec les insectesLe Sacrifié (Philip K. Dick) Sortez les insecticides, nous sommes envahis !!! Cette excellente nouvelle à pour thème principal nos invisibles compagnons aux pattes multiples : les insectes. En effet, ces derniers, de par leur nombre, leur capacité d’organisation, leur rapidité de propagation et de reproduction, auraient le potentiel requis pour dominer le Monde et renverser l’espèce humaine. Il ne reste plus qu’à nos chers scientifiques à trouver comment leur injecter l’idée…

  • Les déchets La grande Décharge (Rita Kraus) – Les chiffres sont les suivants : « Chacun d’entre nous produit en moyenne 400 kg de déchets par an. Nos poubelles s’enflent de plus en plus avec des produits au packaging plus élaboré plus coûteux et plus volumineux…en France, ce sont ainsi 865 millions de tonnes de déchets qu’il faut gérer chaque année… » Vous ne rêvez pas, nous avons ici à faire à une nouvelle parlant d’amour ! Un amour si fort qu’il peut briser les barrières. Sauf qu’ici, la barrière est juste constituée de… quelques milliers de tonnes de déchets !

Chronique Manga : Gunnm – Tome 1

gunnm 01Un des meilleurs mangas de Sf et de Mecha

Gunnm est une série manga créée par Yukito Kishiro, ce tome-ci est le premier de la première série qui est composée de 9 tomes au total. Elle est parue pour la première fois en France en 1999. Des années plus tard, l’auteur a décidé de renouer avec sa série à succès en créant un autre cycle : Gunnm Last Order qui est composée actuellement de 19 tomes.

La Décharge et Zalem ou l’Enfer et le Paradis…

L’univers de Gunnm est un futur post-apocalyptique dans une ambiance mecha et cyberpunk très séduisante. L’univers de l’histoire nous fait supposer une catastrophe écologique due à l’homme (climat, pollution…) même si l’on en sait pas plus sur le sujet.

Gunnm nous raconte l’histoire d’un robot nommé Gally, retrouvé par un habitant de la Décharge qui va la réparer, la soigner et s’en occuper comme d’un enfant. Mais Gally ne tarde pas à voler de ses propres ailes en retrouvant des bribes de son passé par le biais de l’art du combat, chose pour laquelle elle était apparemment créée à la base…

Parallèlement à l’histoire de Gally, c’est aussi le passé de deux peuples qui nous est racontée : celui de la Décharge, le monde de la Terre dans le futur, et celui de Zalem la ville au-dessus du ciel qui est une vraie utopie vivante et dont tout ceux vivant dans la Décharge rêvent.

Ainsi, le premier tome pose l’univers, son fonctionnement et ses horreurs cachées. La première partie nous montre Gally et la découverte de son nouveau corps qu’elle avait perdu. La seconde partie est consacrée à la redécouverte psychique des sens de Gally, avec sur fond des combats entre ceux essayant de créer une hypothétique vie calme et rassurante et ceux voulant régner sur la Décharge par la terreur.

….

L’histoire est intéressante, ce premier tome nous fait plonger sans l’univers de Gunnm de façon directe, puissante et entraînante, le tout avec des dessins que je trouve superbes et d’une finesse très esthétique qui fait rêver !

On attend avec curiosité et impatience l’adaptation promise par James Cameron depuis maintenant près de 8 ans… sortie prévue en 2017, à surveiller de près sous le titre Battle Angel (MAJ du 10 février 2019 – lire la chronique de l’adaptation cinématographique ici). Il y a déjà eu un anime au format film il y a de cela plus de 20 ans, mais il ne reprenait la série que dans ses très grandes lignes. Bref, vous devez lire les mangas avant de vous lancer dans le visionnage de toute adaptation de cette saga géniale.

Gunnm 01 inside