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Actualité éditoriale : Les 10 romans de la rentrée littéraire 2016 qui me tentent le plus

Parmi les 560 romans qui forment la rentrée littéraire de 2016, je vous propose ma sélection toute personnelle des ouvrages qui me tentent le plus ! De par leur univers, leur ambiance et leurs présentations (sans oublier les couvertures), ces livres on su me donner l’envie de les découvrir.

Nous allons ainsi visiter l’Amérique sauvage et brute, rester un long moment à New York, mais aussi nous perdre dans les forêts denses et brumeuses du Québec… Sans oublier de faire un crochet au Japon, dans une famille pas comme les autres, puis nous passerons également au Liban. Et il se peut que sur notre chemin nous croisions de nombreux lapins…

Mazie, sainte patrone des fauchés et des assoiffés

Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg aux éditions Les Escales :

J’adore le catalogue des éditions Les Escales. Leurs ouvrages sont beaux, travaillés, réfléchis, esthétiques. Et avec Maizie, voici le tout nouveau roman de Jami Attenberg (à qui l’on doit déjà La famille Middlestein, véritable petit succès de librairie). Ici, l’auteur se propose de romancer l’histoire de Mazie Phillips, une femme aux convictions et à l’histoire fascinantes. L’idée d’écrire à son sujet lui est venue à la lecture d’un articles dans le New Yorker. Le roman se déroule dans un lieu et une époque magique à mes yeux : le New York des années folles. Autant dire que j’attends énormément de cette nouveauté, pour laquelle j’ai placé la barre très haut. Sortie le 18 août 2016.

Présentation de l’éditeur :

Partez à la rencontre de Mazie Phillips, inoubliable héroïne à la gouaille mordante du New York des années folles.

Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l’on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d’or, les idylles et la consommation d’alcool – malgré la Prohibition – vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa  » cage  » et faire la fête, notamment avec son amant  » le capitaine « .

Avec l’arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d’ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée  » la reine du Bowery « , elle devient alors une personnalité incontournable de New York.

Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie – dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime –, mais aussi Sœur Ti, son unique amie, sa sœur Jeanie, l’agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle… Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.

Yaak Valley, MontanaYaak Valley, Montana de Smith Henderson chez Belfond :

C’est typiquement le genre de roman que l’on peut qualifier de big novel à l’américaine (ou great american novel). C’est type de livre dense, éclatant et que l’on considère comme un futur classique. Yaak Valley, Montana réunit quoi qu’il en soit tous les critères du livre de la rentrée incontournable qui risque de nous faire passer un sacré bon moment de lecture.

Affaire à suivre après lecture, sortie le 18 août prochain !

Présentation de l’éditeur :

Dans le Montana, en 1980. Autour de Pete, assistant social dévoué, gravite tout un monde d’écorchés vifs et d’âmes déséquilibrées. Il y a Beth, son ex infidèle et alcoolique, Rachel, leur fille de treize ans, en fugue dans les bas-fonds de Tacoma, Luke, son frère, recherché par la police.

Et puis il y a Cecil l’adolescent violent et sa mère droguée et hystérique, et ce jeune Benjamin, qui vit dans les bois environnants, avec son père, Jeremiah Pearl, un illuminé persuadé que l’apocalypse est proche, que la civilisation n’est que perversion et que le salut réside dans la survie et l’anarchie. Pearl qui s’est exclu de la société, peut-être par paranoïa, peut-être aussi pour cacher qu’il aurait tué son épouse et leurs cinq enfants.
Au milieu de cette cour des miracles, Pete pourrait être l’ange rédempteur, s’il n’était pas lui-même complètement perdu…

Watership Down Toussaint LouvertureWatership Down de Richard Adams aux éditions Monsieur Toussaint Louverture :

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir ce tout petit éditeur, c’est le moment ou jamais ! En effet, Monsieur Toussaint Louverture n’édite que très peu d’ouvrages par an, mais il y apporte un soin tellement particulier et spécial qu’ils en deviennent de véritables bijoux de papier ! Watership Down, c’est la réédition d’un classique anglophone qui n’a jamais vraiment fonctionné en France. C’est l’un des ouvrages de ce top 10 que j’attends avec le plus d’impatience. Ah, et pour information, ils s’agit de fantasy animalière et les personnages principaux sont ainsi… des lapins !

Pour en savoir plus sur Watership Down, son histoire et ses origines, c’est par ici, sur l’article qui lui est tout particulièrement consacré. Parution le 15 septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ?

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

Jardin arc-en-ciel (2)Le jardin arc-en-ciel de Ito Ogawa chez Picquier :

J’en avait déjà parlé lors d’un article qui lui était presque entièrement dédié, ce tout nouveau roman d’Ito Ogawa va pour moi signer un renouveau. Il semble être dans le même esprit que l’un de ses précédents romans : Le restaurant de l’amour retrouvé. Attention, cet ouvrage est à surveiller de près, c’est pour moi un futur succès de librairie, j’en suis certaine ! L’ouvrage arrive sur les tables le 1er septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s’apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l’amour sur la terrasse d’Izumi et ne se quitteront plus. Avec le petit Sosûke, le fils d’Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takashima et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d’une maison d’hôtes, nouvelle en son genre.

Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu’un copieux nabe ou des tempuras d’angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.

Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l’intolérance et aux préjugés, d’une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l’amour est l’émotion dont les bienfaits sont les plus puissants. On réserverait bien une chambre à la Maison d’hôtes de l’Arc-en-ciel !

Voici venir les rêveursVoici venir les rêveurs de Imbolo Mbue aux éditions Belfond :

C’est l’un des plus gros enjeux de l’éditeur pour la fin d’année, l’ouvrage a été un véritable phénomène lors de la Foire de Francfort où les éditeurs se sont arraché les droits dans de très nombreux pays. Voici venir les rêveurs est présenté comme LE succès annoncé, et j’avoue être tentée très fortement par cette parution et l’aura qui l’entoure avant même sa sortie officielle…

J’aime ce genre de récits où les destins s’entremêlent inexorablement sans qu’on puisse rien y faire sinon contempler, et ce roman semble être de cette trempe… On en reparle très bientôt ! L’ouvrage paraît le 18 août 2016.

Présentation de l’éditeur :

Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007. Nous sommes à l’automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains.

Mais rien n’est simple au pays de l’American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l’épée de Damoclès de l’expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l’interminable demande d’asile des Jonga et la menace d’éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes…

Ecoutez nos défaitesÉcoutez nos défaites de Laurent Gaudé chez Actes Sud :

Laurent Gaudé pour moi, c’est l’auteur du roman magistral La mort du roi Tsongor (l’un des rares livres que je relis très régulièrement). Sa prose est simple et unique, il écrit merveilleusement tout en restant accessible à tous… Je l’adore. C’est donc obligatoirement un incontournable de cette rentrée littéraire. Chaque nouveau roman de Laurent Gaudé rencontre à chaque fois un franc succès en librairie… Je ne pense pas que cette nouveauté fasse exception ! Parution le 17 août.

Présentation de l’éditeur :

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

La destinée la mort et moiLa Destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort de S.G. Brown aux éditions Agullo :

Vous ne connaissez pas encore la maison d’édition Agullo ? C’est tout à fait normal puisqu’il s’agit d’un tout nouvel éditeur ! Leurs couvertures détonnent et sont inratables en librairie, on les reconnaît immédiatement. Mais à peine arrivé, voici qu’il publie un roman de S.G. Browne, un auteur satirique qui avait eu son petit succès avec Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour ou encore Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël. Il est le roi des titres à rallonge, mais ce n’est pas sa seule particularité ! S.G. Browne est un auteur qui adore s’amuser et créer des histoires aussi débridées qu’originales. Et son nouveau roman ne fait pas exception puisque cette fois-ci, son personnage principal est le Sort lui-même ! Bref, ça semble délicieux, et ça sort le 25 août prochain…

« Règle n°1: Pas d’ingérence. mais me voilà, assis dans un centre commercial à Paramus, New Jersey, et je suis frustré. Agacé. Déçu. »
Une comédie noire et irrévérencieuse sur le sort, le destin, et les graves conséquences de l’implication d’un demi-dieu avec une humaine, par l’un des meilleurs satiristes américains.

Au cours des derniers millénaires, Sergio en est venu à détester son travail. incarnant le Sort, il est en charge de l’attribution des heurs et malheurs qui frappent la plupart du genre humain, les 83% qui font toujours tout foirer. Ecoeuré par l’interminable défilé de toxicomanes et de politiciens carriéristes qui lui incombent, il doit en plus subir l’insupportable bonne humeur de Destinée, responsable des Grands Hommes qu’elle guide avec une satisfaction béate vers la consécration d’un prix Nobel ou d’un titre de Meilleur Joueur du Super-Bowl. pour aggraver les choses, il est brouillé avec la Mort à cause d’une querelle vieille de 500 ans, et ses meilleurs amis sont Paresse et Gourmandise. Et le pire de tout ? Il vient de tomber amoureux de sa voisine, Sara Griffen, une jeune mortelle dont le sort dépend de Destinée. Entamer une relation avec elle viole la règle n°1 et au moins une dizaine d’autres, déclenchant d’énormes répercussions cosmiques qui pourraient bien le priver de son immortalité… ou le conduire à un destin pire que la mort…

Les règles d'usageLes règles d’usage de Joyce Maynard chez Philippe Rey :

Attention, ça ne présage que du bon. Joyce Maynard est une auteur que j’ai découvert il y n’y a pas si longtemps grâce à son roman paru en poche Prête à tout. Et les éditions Philippe Rey font partie de mes éditeurs favoris en littérature dite générale. Donc si vous mettez ces deux là ensemble, vous obtenez un roman extrêmement tentant !

Le thème maintenant : nous sommes à New York, le drame du World Trade Center vient d’avoir lieu. C’est l’histoire d’une jeune fille qui tente de se reconstruire, d’une famille qui va faire face, tout cela dans le Brooklyn des années 2000. J’en suis persuadée, ce roman va me plaire… Et les libraires qui l’ont déjà lu le hissent déjà dans leurs coups de cœur de la rentrée 2016. Arrivée en librairie le 1er septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise. Son beau-père et son petit frère la laissent partir le coeur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire.

Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l’entoure, faisant d’étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays. Wendy lit beaucoup, découvre Le Journal d’Anne Frank et Frankie Addams, apprend à connaître son père, se lie d’amitié avec sa belle-mère éleveuse de cactus, comprend peu à peu le couple que formaient ses parents – et les raisons de leur séparation. Ces semaines californiennes la prépareront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Retournera-t-elle à Brooklyn auprès de ceux qui l’ont vue grandir ? Émouvante histoire de reconstruction, Les règles d’usage évoque avec brio la perte d’un être cher, l’adolescence et la complexité des rapports familiaux. Un roman lumineux.

BondréeBondrée de Andrée A. Michaud chez Rivages :

Il manquait un bon petit polar à cette sélection, vous ne trouvez pas ? Voici donc Bondrée, un roman sombre qui a tous les attributs pour séduire… Reste à savoir ce qu’il a dans le ventre, mais le résumé présage de bonnes choses quant à la lecture. Et puis, l’image de couverture est magnifique et participe énormément à mon envie de découvrir cet ouvrage… Bienvenue dans une contrée reculée du Québec où tout semble être en non-dits et atmosphères pesantes… Parution le 21 septembre 2016.

Présentation de l’éditeur :

À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac des confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur mort depuis longtemps. Elle est retrouvée morte. On veut croire à un accident, lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.

« Le thriller littéraire existe, Andrée Michaud en est la preuve. Créatrice d’ambiance exceptionnelle, elle joue avec la langue, les mots et les consonances dans ce huis clos chaud et humide où une foule de personnages se battent avec leurs démons. » «La Presse», Québec. Bondrée a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada et le Prix Arthur Ellis.

Butcher's crossing photoButcher’s crossing de John Williams chez Piranha :

Alors, en ce moment, j’ai envie de grands espaces, de nature à perte de vue, de plaines brutes et de liberté… Butcher’s crossing semble ainsi tout indiqué pour assouvir ce désir. Peut-être connaissez-vous déjà John Williams grâce à son précédent roman, Stoner, qui avait été traduit par Anna Gavalda. Sortie le 23 octobre 2016.

N’hésitez pas à lire l’article complet qui lui a été dédié ici.

Présentation de l’éditeur :

Au cœur de l’Ouest américain, terre de grandeur naturelle et de décadence humaine, une expédition tragique se prépare… Par l’auteur de Stoner.

Dans les années 1870, persuadé que seul un rapprochement avec la nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le confort d’Harvard pour tenter la grande aventure dans l’Ouest sauvage. Parvenu à Butcher’s Crossing, une bourgade du Kansas, il se lie d’amitié avec un chasseur qui lui confie son secret: il est le seul à savoir où se trouve un des derniers troupeaux de bisons, caché dans une vallée inexplorée des montagnes du Colorado. Will accepte de participer à l’expédition, convaincu de toucher au but de sa quête. Le lent voyage, semé d’embûches, est éprouvant et périlleux mais la vallée ressemble effectivement à un paradis plein de promesses.

Actualité éditoriale : Watership Down, une réédition très attendue arrive pour la rentrée littéraire

Watership Down Toussaint LouvertureC’est un classique parmi les classiques, il fait partie des 25 romans les plus vendus dans le monde et pourtant… il ne dit rien à beaucoup de francophones et pour cause, Watership Down est semble-t-il un grand oublié du monde de la littérature en France.

L’ouvrage fut pourtant édité en France il y a presque 40 ans de cela aux éditions Flammarion sous le titre Les garennes de Watership Down et a été disponible pendant très longtemps en librairie.

Mais rien n’a permis à l’ouvrage de se faire connaître et reconnaître en France. Peut-être est-ce car le roman a pour personnages principaux des lapins ?

Le terme de fantasy animalière peut faire peur à certains, qui y voient un roman fantaisiste et farfelu, peut-être même un roman sans profondeur… je suppose cela car, en tant que libraire, il y a certains termes à éviter pour savoir tenter le lecteur potentiel… même quand le livre est génial. Et c’est ce que fait ici très bien le nouvel éditeur de ce classique méconnu : Monsieur Toussaint Louverture, au travers d’une toute nouvelle traduction bien plus approfondie et réfléchie que la première version parue en France. L’ouvrage est par ailleurs sélectionné parmi les 30 romans en lice pour le Prix du roman Fnac 2016.

Watership Down ventes….

Je vous laisse maintenant lire la présentation de l’éditeur pour savoir si cette nouveauté inattendue de la rentrée littéraire 2016 vous séduira… Moi, je suis d’ores et déjà conquise ! Et vous, êtes-vous tenté ? En tout cas, si vous avez envie d’une autre rentrée littéraire, qui sort des sentiers battus, et qui est motivée avant tout par la passion de transmettre, c’est avec ce genre d’ouvrage que ça se passe !

Présentation de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ?

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie.

Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer

Chronique Jeunesse : Sacrées Souris !

Sacrées souris !A la découverte de la vie quotidienne des souris d’église… !

Lois Lowry est une auteur américaine qui a de très nombreux ouvrages pour la jeunesse à son actif. Mais on la connait surtout pour sa série Le Quatuor qui comprend le roman Le Passeur (tout juste adapté au cinéma d’ailleurs) ou encore L’élue. Elle a également écrit Passeuse de rêves, Compte les étoiles ainsi que la série de romans Anastasia.

Sacrées Souris est paru en avril 2014 dans la collection Neuf de l’école des Loisirs et se destine à des lecteurs de 8-9 ans environ.

Hildegarde, Maîtresse Souris de son état

Dans le monde des souris, il existe une petite communauté bien spéciale… les souris d’église. Ces dernières ne vivent que dans les dessous de la nef, de la sacristie et du garde-manger ! Tout va donc pour le mieux chez les souris, mais il ne faut pas oublier que le jour de la Bénédiction des Animaux approche, et avec lui les ennuis.

Ça, sans oublier la menace du Grand X qui pèse sur les souris depuis toujours et qui se fait plus précise depuis quelque temps… et oui, quand une dizaine de souriceaux devient visible en plein milieu de l’église, ça éveille l’inquiétude des humains ! Et c’est à Hildegarde de gérer tout cela, avec la pression qu’induit le fait d’avoir le statut de Maîtresse Souris.

Sympathique, drôle et plein de bonnes idées

Ecrire des romans avec des souris pour personnages, c’est la mode du moment en jeunesse (Catacomb City, Sacrée Souris…) et je dois avouer que c’est un sous-genre de la fantasy animalière qui me plaît beaucoup. Ce court roman est écrit du point de vue d’Hildegarde, la grande chef souris. Son rôle est constamment remis en question par Lucretia, qui convoite sa place depuis longtemps.

Le Grand X dont il est question n’est autre qu’un exterminateur, alors les attachantes petites souris n’ont qu’à bien se tenir ! C’est ainsi que l’on suit les nombreuses péripéties que doit traverser Hildegarde pour préserver tout le monde : porté de souriceaux cavalant partout à travers la nef, pièges à souris cachés partout à travers la nef…

« C’était terrible d’être appelé « nuisible » ! […] Mais les souris ? Et en particulier les mignonnes souris d’église, qui connaissaient les paroles de tous les hymnes et de toutes les prières ? Qui chantaient de leurs petites voix aiguës, pieuses et gonflées par la foi, les yeux vers le ciel et les queues courbées avec respect ? Si Père Urphy savait seulement quels trésors demeuraient dans ses murs ! »

Ce récit est donc fort sympathique, et c’est presque à regret que l’on quitte ces souris sacrées… De plus, c’est un réel plaisir que de parcourir l’église de leur point de vue. On découvre tout le vocabulaire associé à l’architecture des églises : nef, narthex, déambulatoire, travées… elles n’auront plus de secrets pour vous et les jeunes lecteurs !

 …..

Sacrées Souris est donc joliment écrit et charmant en tous points. Il a beau se passer dans une église et traiter de religion, le but n’est pas de convertir, mais de découvrir le monde feutré des églises… d’un tout petit point de vue.

A lire dès le CE1 environ. Malicieux, plein de tendresse avec un soupçon d’action : voilà le mélange simple et efficace de ce roman. Et si Lois Lowry nous lit un jour : une suite, une suite !

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Les Outrepasseurs – Tome 1 – Les Héritiers

Les outrepasseurs 01Un premier volume très introductif aux heures les plus sombres du Moyen-Âge…

Vient de paraître aux éditions nantaises Gulf Stream le premier tome de la série Les Outrepasseurs. Il s’agit de leur premier roman dans le style Young-Adult, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas fait les choses à moitié : finition de l’ouvrage magnifique, lancement original… tout y est ! (cf article de présentation avec des photos de l’ouvrage)

L’auteur est Cindy Van Wilder, de nationalité Belge, et c’est son premier roman publié. Elle fait notamment partie du collectif CoCyclics qui se constitue de bêta-lecteurs de l’imaginaire.

Le Moyen-âge : ses croyances, ses superstitions et ses créatures malveillantes…

Quand commence les Outrepasseurs, nous sommes à notre époque, sur les pas de Peter, un adolescent qui va devoir assimiler beaucoup d’informations sur ses origines en un temps record… et cela ne va pas être chose aisée. En peu de temps, il découvre qu’il est menacé de mort et est sauvé de justesse sauvé par… un renard. Ses ancêtres cachent de nombreux secrets, et qu’il va devoir suivre sans discuter sa mère qui l’emmène dans un endroit très particulier : Lion House.

C’est là-bas que tout va se jouer : la découverte du passé mystérieux de ses aïeux à l’époque du Moyen-Âge, mais aussi ses nouveaux devoirs face aux révélations qui vont lui être faites. Ainsi commence de façon très mystérieuse, ce premier opus des Outrepasseurs…

Sombre, cruel, sensuel… quand l’imaginaire s’invite dans un univers très réaliste

La majorité du roman se déroule ainsi au Moyen-âge, alors que l’on aurait pu croire que la découverte des aïeux de Peter serait une simple partie du roman, elle en compose en fait la quasi-totalité. Préparez-vous donc à un tome extrêmement introductif qui raconte les origines des Outrepasseurs, de Peter, dont vous ne saurez au final que bien de choses…

Ainsi partons-nous à la découverte de Villeneuve, une petite bourgade qui est née il y a peu (comme son nom l’indique) et qui se développe peu à peu. Nous y faisons la rencontre de nombreuses familles et personnages ayant tous leurs caractères : certains sont altruistes et bonhommes, d’autres méchants, pernicieux, sales… en bref, l’ambiance moyenâgeuse et l’idée que l’on peut se faire de l’époque sont bien retranscrits !

L’histoire se concentre tout particulièrement sur Arnaut, l’un des membres de la famille de Niels. En parallèle, nous suivons celui que l’on prénomme le Chasseur, un fé dangereux qui a un goût particulier pour les jeunes humains encore purs et innocents…

Le plus réussit dans ce roman reste sans conteste les descriptions (rares et sans concessions) mais efficaces des fées. Loin des images légères et charmantes auxquelles nous ont habitué notre culture, c’est dans une atmosphère lourde et sombre que nous trempons en découvrant leur mythe…

Mais qui sont les Outrepasseurs ?

Difficile de répondre d’emblée à cette question une fois la lecture terminée, même si nous en avons une certaine idée. Le seul défaut de ce premier tome est à mon sens qu’il reste extrêmement introductif et que de nouvelles questions s’ajoutent à celles de base…

Beaucoup de mystères entourent donc ce premier opus et l’on a hâte de voir quels sont les enjeux qui vont tomber sur la tête du pauvre Peter qui est complètement dépassé par les événements, et nous aussi !

Quoi qu’il en soit, malgré tous ces non-dits, l’ambiance si particulière et impénétrable du roman séduit, parfois même avec une touche d’érotisme effronté surprenante mais non malvenue… les fées sont malsaines et nuisibles, ne l’oubliez pas !

 …..

En conclusion, Les Outrepasseurs est clairement un roman pour les grands adolescents, à partir de 15 ans environ, mais aussi pour les adultes. Utilisant un vocabulaire riche et une plume de qualité, Cindy Van Wilder intrigue et séduit. Les éditions Gulf Stream ont fait un gros pari en lançant à la fois un nouvel auteur et un premier roman young-adult, et on peut dire qu’ils ont réussi à nous intriguer… On attend donc le second tome avec impatience pour connaître enfin tous les enjeux de la trilogie et confirmer l’émergence d’un auteur et d’une série de qualité.

Chronique : Alice racontée aux petits

Alice racontée aux petitsFiche signalétique :

  • Edition : Milan
  • Illustration : Annelore Parot
  • Réécriture : Maxime Rovere
  • Type : Livre animé pour tout-petits
  • Date de sortie : 9 octobre 2013
  • Prix : 29.90€
  • ISBN : 9782745952271

Vient de paraître le 9 octobre 2013 Alice racontée au petits de Maxime Rovere et Annelore Parot aux éditions Milan. Couverture cartonnée, reliure en tissu, une chose est sûre, c’est un livre qui donne envie. Le texte a été retravaillé pour les enfants afin de l’adapter à l’âge d’environ 5 ans, le tout avec de nombreuses animations.
Un exercice difficile quand on connait l’œuvre de Carroll, mais ce dernier avait déjà prévu et réécrit son récit pour les petits sous le titre The Nursery Alice. Alors, bien sûr, on ne peut pas y raconter toute les aventures d’Alice, mais les pans qui y sont contés sont intéressants, car différents de ceux habituellement traités.

En effet, dans la plupart des éditions abrégées et/ou animées d’Alice au pays des merveilles (notamment celle des éditions du Seuil par Sabuda), nous ne voyons pas notamment la scène du bébé se transformant en cochon ou encore l’épisode de la simili-tortue et dans celui-ci oui ! Cela change l’approche du texte pour la jeunesse et permet d’offrir une nouvelle version de ce classique qui n’est pas pour déplaire.

En ce qui concerne le livre en lui-même, les animations restent basiques, mais sont efficaces. En retrouve des petits volets à soulever, des « tirettes » (qui permettent de déclencher une animation) Alice qui tourne sur elle-même quand elle tombe dans le tunnel, des animaux qui dansent et se retournent etc. Il y a également quelques légères animations dites pop-up, avec l’épisode de la maison du lapin blanc et surtout le final des cartes à jouer, qui est très joli (et qui ressemble beaucoup au Sabuda).

Alice pop-up Milan (8)Les tons pastels et doux de l’ouvrage sont rassurants, on est loin de la véritable folie du texte original, mais ils auront bien le temps de le découvrir plus tard !

On appréciera également le « relookage » joliment coloré du chat du Cheshire (prononcer « Chéchayeur », comme nous l’explique bien l’ouvrage pour ne pas nous tromper lors de notre narration) qui sans avoir l’air effrayant a su garder une très belle part de mystère.

Alice pop-up Milan (4)Alors ce livre animé est-il une réussite ?

Oui, pour des enfants qui ne connaissent pas encore ce classique, il se met à un niveau d’adaptation simple mais pas simpliste, avec peu de texte et des illustrations attractives.

Il n’y avait pas encore de version pour des petits de 5 ans environ, c’est maintenant chose faite !

Les autres versions proposées par les éditeurs jeunesse restaient difficiles d’accès aux plus jeunes, notamment le Rebecca Dautremer qui relevait paradoxalement plus du beau-livre jeunesse destiné aux adultes, ou encore celui fait par les éditions Lito qui contenait beaucoup de texte, de même que celui réalisé par Quatre Fleuves, très beau, bien animé, mais trop fragile pour les petits.

Alice pop-up Milan (13)

Alice pop-up Milan (9)

Alice pop-up Milan (10)

Alice pop-up Milan (11)

Alice pop-up Milan (5)

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Actualité éditoriale : Les Outrepasseurs, présentation d’une nouveauté tentante…

Les outrepasseurs 01Les Outrepasseurs est le premier roman de l’auteur Cindy Van Wilder à paraître le 13 février 2014 aux éditions Gulf Stream. En attendant la chronique à paraître prochainement sur le site, en voici la quatrième de couverture et quelques photos du livre, dont la finition est superbe : dorures sélectives sur tout le livre, première page repliable cachant une belle image… Rien que le fait de voir le livre donne envie de l’ouvrir… !

La chronique du tome 1, Les Héritiers.

« -Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Tomaison de la série les Outrepasseurs :

En outre, pour avoir peut-être la chance de lire en avant-première l’ouvrage, voici un concours organisé sur le site officiel de l’auteur : http://cindyvanwilder.wordpress.com/2013/11/28/outrepasseurs-le-concours. Alors bonne chance !

outrepasseur trilogie

Outrepasseur photo (1)

Outrepasseur photo (2)

Chronique Jeunesse : Le chant de la Grande Rivière

Le chant de la grande rivièrePremier roman de l’auteur anglais Tom Moorhouse, Le chant de la Grande Rivière inaugure une toute nouvelle collection de romans chez Hélium : Fiction Nature. Au rendez-vous : des histoires racontées du point de vue des animaux, des aventures et la découverte d’espèces dont le mode de vie est souvent méconnu. Ici, nous découvrons les campagnols dans leur habitat naturel, ainsi que les nombreuses péripéties qui les conduirons toujours plus loin de leur territoire.

Tom Moorhouse travaille dans le département de zoologie de la prestigieuse Université d’Oxford. Il a déjà publié de nombreux ouvrages, mais ces derniers étaient tous à visées universitaires. Le Chant de la Grande Rivière est sa première fiction. Il apprécie la vie au plus près de la nature, et les escapades en montagne ou en forêt font pour lui partie de son quotidien.

Un second tome est déjà en préparation pour courant 2014 en France… !

Il était dans une fois dans un terrier, une portée de campagnols…

Ainsi commence notre roman, paisiblement, au bord de la rivière et de son doux chant glougloutant et rassurant… Mais la paix ne va pas tarder à disparaître à cause de l’apparition d’un monstre qui dévore les campagnols et d’autres habitants alentour. Quelle st donc cette créature étrange et terrifiante que tous redoutent ? En tout cas, certainement pas un des prédateurs habituels des campagnols que sont les chouettes et renards. Il s’agit d’autre chose, quelque chose de plus gros, dont personne n’a jamais entendu parler.

Un roman d’aventure au plus près de mère Nature et de ses petits habitants

Dans ce roman riche en actions, nous suivons les pas d’une famille de quatre frères et sœurs campagnols, à la recherche d’un nouveau foyer : Sylvan, Orris, Fern et Aven. Tous les quatre ont chacun leur petit trait de caractère : Sylvan a la bougeotte au point de risquer parfois d’être vu par certains prédateurs, Orris est plutôt pantouflard et ronchon…etc.

Tout ce petit monde va prendre beaucoup de risques pour trouver ce fameux nouveau foyer. En effet, impossible pour eux de s’incruster sur le territoire d’un autre campagnol, certains ont étés tués pour moins que ça. La dure loi de la nature est en marche, et seuls les plus forts survivront…

Rencontres inattendues et personnages mémorables (je pense notamment à Fodur, qui n’est pas un campagnol et qui parle d’une façon très différente de nos héros ; son langage est très succinct mais il arrive à faire passer beaucoup de sentiments de façon simple), l’histoire a beau être très traditionnelle, on ne s’ennuie pas.

En effet, le petit plus de cette histoire, c’est qu’elle est écrite par une personne qui connaît réellement les animaux et leur mode de vie. Ici, toute l’intrigue est basée sur cela : leur nourriture, les nids dans lesquels les campagnols pourront s’épanouir, leur relation entre eux, leur prédateurs…

Le Chant de la Grande Rivière est donc un premier roman réussi et bien sympathique. On a hâte de voir ce que Tom Moorhouse va nous concocter dans le second opus des aventures de Sylvan et de sa petite fratrie. Une chose est certaine, c’est un bon roman dans le genre pour initier les jeunes lecteur à ce style de lecture où les héros sont des animaux avec des problèmes à leur échelle.

Espérons que ce livre n’est que le prémisse d’une suite plus dense en notions naturalistes et anecdote sur cette espèce méconnue que sont les campagnols ! Parfait dès l’âge de 9-10 environ.

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Chronique Jeunesse : Tom Patate – tome 2 – Le pays caché d’Alba Spina

Tom Patate - tome 2Retour dans le jardin féérique de Tom Patate

Second tome de la série jeunesse Tom Patate publié aux éditions Graine 2, nous continuons à suivre les aventures du jeune fadou à la recherche de ses origines…

Toujours aussi enchanteur

Suite aux premières aventures de Tom Patate s’ensuivent…de nouvelles. Maintenant le jeune fadou s’en va concourir pour devenir Granmanitou, c’est-à-dire un des sages dirigeants du jardin. Et ce concours est tout sauf rassurant : il se joue en trois épreuves toutes les trois très dangereuses.

Outre les Concourailles (c’est ainsi que se nomme le concours pour devenir Granmanitou), Tom cherche toujours à découvrir d’où il vient, et il ira de surprises en surprises… Dans ce second tome, c’est aussi plus d’action que l’on découvre, et pour la première fois Tom Patate va être confronté à de vrais ennemis. De quoi ajouter un peu de piquant au relatif calme du jardin…

On retrouve avec grand plaisir les souriceaux du premier tome de la série ainsi que de nouveaux personnages aussi étranges qu’attachants. Notamment Mam’zelle Mortepeau, une créature nauséabonde aux tics très étranges…

Que dire de plus sur ce nouvel opus si ce n’est qu’il mérite d’être découvert par les jeunes lecteurs, et ce dès l’âge de neuf ans. Parfait pour s’évader tout en restant dans un univers connu. Si vous ne savez pas quoi lire ou faire lire à vos enfants, Tom Patate sera parfait. On s’évade, on rit, on s’attache et s’émerveille.

Et si j’insiste autant, c’est que cet ouvrage mérite à être connu, et ce d’autant plus que l’éditeur est peu diffusé, ce qui est dommage. Car quand on découvre un livre dont le travail est aussi bien finalisé (illustrations magnifiques, couverture cartonnée du plus bel effet…), on ne peut que vouloir son succès. Affaire à suivre avec la chronique du troisième tome : Eïlandihis ou les monnes en furies.

Chronique : Tom Patate – Tome 1 – La société secrète des Granmanitous

tom patate - tome 1Une fantasy animalière pour la jeunesse aux allures de retour aux sources… très belle découverte.

Sorti en septembre 2010 aux éditions pour la jeunesse Graine 2, Tom Patate est une trilogie pour la jeunesse qui séduira les jeunes lecteurs dès l’âge de 9 ans. L’histoire Tom Patate, qui est sa première œuvre, est le fruit de très longues années d’idées qui trottèrent dans la tête d’Emmanuelle Maisonneuve (plus de neuf ans). Mais avant d’être un livre, c’est un récit oral dont elle avait conté le début à ses enfants avant qu’elle n’en fasse trois romans, dont l’écriture lui pris trois années.

L’illustrateur François Gomez a déjà été édite plusieurs fois, il réalise notamment les dessins des bandes-dessinées Terres de Sienn, et des Contes du Korrigan.

Dans un jardin comme les autres… ou presque

Tout commence dans le jardin, où vivent toutes sortent d’animaux ; taupes, musaraignes, vers de terre, hérissons… mais le calme équilibre du jardin va être perturbé par une étrange créature… ou plutôt un étrange humain minuscule sorti d’une patate. Il ne se souvient de rien, ni d’où il vient ni qui il est. Mistigrise la souris, qui est la première à le rencontrer décide alors de le nommer Tom Patate.

Ce premier tome est l’intégration de Tom Patate dans le monde du jardin. Il découvre comment survivre aux prédateurs, s’abriter, trouver un foyer, subvenir à ses besoins… et va vivre de nombreuses aventures avec les six fils de Mistigrise : Têtaclac, Têtedelar, Têtedebois, Têtenlair, Têtedemule, et Têtapou.

Enfin, vous en saurez un petit peu plus sur la fameuse Société secrète des Granmanitous…

Un livre qui nous fait retomber en enfance

Tom Patate fait partie de ces livres qui savent faire voyager son lecteur, qu’il soit un enfant ou un adulte. On se plonge avec un immense plaisir dans l’univers fascinant du jardin avec ses nombreux personnages attachants, même le père Lagronle le hérisson saura attirer votre sympathie. Aventures, bêtises de petites bêtes et quête pour découvrir ses origines, Tom Patate saura vous tenir en haleine.

Les illustrations et le format du livre contribuent à rendre l’ouvrage « exceptionnel ». Les dessins de François Gomes font merveille et complètent à la perfection l’image, et même, la sublime. Toujours en noir et blanc, entre le dessin naturaliste et le croquis, les planches sont magnifiques.

Enfin, le format du livre est lui aussi très travaillé par l’éditeur, qui n’a rien laissé au hasard. Ouvrage relié, papier de qualité et légèrement jauni on a vraiment la sensation d’avoir un objet de qualité entre les mains, pari réussi.

A la fois clin d’œil aux contes de notre enfance (Tom Pouce), mais aussi à des ouvrages classiques (on ne peux s’empêcher de penser aux Chapardeurs de l’anglaise Mary Norton ou encore aux premiers roman pour la jeunesse qui ont faits la fantasy animalière, comme Beatrix Potter) Tom Patate nous offre un beau renouvellement d’un genre quelque peu oublié maintenant.

En conclusion, Tom Patate est un très bel ouvrage à faire découvrir à ceux qui ont envie de rêver sans partir trop loin de chez eux (on reste dans le jardin, c’est promis). Les animaux du jardin n’auront plus de secrets pour vous. Affaire à suivre dans le second tome de la série : Tome Patate – Tome 2 – Le pays caché d’Alba Spina.

9/10

Chronique Jeunesse : Au revoir blaireau

Au revoir blaireauOu comment parler de la mort aux tout-petits

Née en 1961, Suzan Varley est une illustratrice pour la jeunesse d’origine anglaise. Elle est passée par le collège d’arts graphiques de Manchester où elle a eu la chance d’avoir Tony Ross comme professeur (La petite Princesse, Le garçon qui criait au loup …) . Ce dernier fut séduit par le trait tendre et touchant des dessins de Suzan la pousse à montrer son travail de fin d’étude à son propre éditeur. Au revoir Blaireau est alors publié en et décroche en 1985 le prix de la fondation de France. Ses ouvrages traduits en France sont publiés aux éditions Gallimard Jeunesse.

« Blaireau est un ami sûr, toujours prêt à rendre service. Très vieux, il connaissait tout de la vie et savait aussi qu’il allait mourir bientôt. Blaireau n’avait pas peur de la mort. » Courte histoire adaptée aux enfants dès l’âge de 3-4 ans, Au revoir blaireau traite de la mort pour les plus jeunes avec des mots simples et facilement compréhensibles. L’histoire commence au moment où Blaireau sens sa fin proche, il prévient gentiment ses amis, que bientôt il descendra dans « le Grand Tunnel« .

Puis un beau jour, Blaireau ne sort pas de sa maison, ses amis s’inquiètent : Blaireau est parti. Taupe, Grenouille, Mme Lapin et d’autres encore se sentent tristes et perdus. Mais ils vont réussir à surmonter leur peine en se remémorant chacun leur tour les meilleurs souvenir qu’ils ont de Blaireau.

Au revoir blaireau insideTouchant autant par son illustration que par son texte, cet ouvrage est un des piliers de la littérature enfantine qui parle avec art et doigté d’une thématique difficile. Le texte utilise à la fois des métaphores douces pour symboliser la mort. Le mot « mort », utilisé une seule fois dans le texte, (et nécessaire selon moi) est également mentionné avec franchise.

L’illustration détaillée et charmante des animaux anthropomorphes n’est pas sans faire penser aux illustrations de Beatrix Potter ou encore de Ernest H. Shepard (auteur de l’ouvrage pour la jeunesse Winnie the Pooh et repris plus tard par Disney) tirées de l’oeuvre de l’anglais Kenneth Graham : Le vent dans les saules. Mais Suzan Varley a su trouver sa propre voie, toute en beauté paisible et touchante.

Cette franchise dans le vocabulaire vis à vis des enfants, les illustrations merveilleuses et emplies de sensibilité font d’au revoir blaireau une oeuvre originale, unique et merveilleuse.