Un des grands classiques de la littérature jeunesse anglo-saxonne à découvrir pour tout fan de fantasy animalière !
Paru initialement en 1971, Frisby et le secret de Nimh fait partie de ces grands classiques américains destinés à la jeunesse. Ils sont méconnus en France, voir totalement oubliés, mais ce sont de véritables monuments dans leur pays d’origine (États-Unis ou Royaume-Unis).
Dans cette famille des grands oubliés en France mais indispensables dans la culture populaire anglo-saxonne il y a par exemple : La toile de Charlotte (Charlotte’s web), Les chapardeurs (The borrowers), L’indien du placard (The indian in the cupboard)… et tant d’autres ! C’est une culture indispensable à avoir et à découvrir quand on aime la littérature jeunesse, et cela d’autant plus si vous êtes professionnel.le du livre. Mais c’est également une culture longue à acquérir, d’autant plus que la plupart des ouvrages mentionnés sont épuisés en France. Mais c’est passionnant de découvrir ces classiques qui ont été les premières pierres de ce qu’est la littérature jeunesse aujourd’hui. Il faut bien se l’avouer, les œuvres anglo-saxonnes ont énormément forgé les ouvrages d’aujourd’hui, quelle que soit leur origine.
Une souris qui va vivre une épopée incroyable…
Mme Frisby est une maman souris qui a beaucoup de soucis à gérer au quotidien. Elle a quatre souriceaux encore très dépendants d’elle, et quand l’un deux tombe malade, c’est encore plus dur. Timothy est si faible qu’il ne peut plus bouger, et le moindre effort l’essouffle à un tel point que sa vie est en danger. Pire encore, la famille de Mme Frisby n’a pas de remède, et leur maison est en passe d’être détruite.
C’est ainsi que débute la quête de Mme Frisby pour sauver son foyer et ses enfants à tout prix…
… à l’échelle d’un champ
Érigé au rang d’incontournable de la littérature jeunesse, il était pour moi indispensable de découvrir ce roman. Mais je dois avouer avoir eu une pointe de déception à cette lecture… Je ne peux pas vous raconter toute l’histoire, mais dans les très grandes lignes, Frisby et le secret de Nimh est en fait un simple déménagement. Semé d’embûches et de problèmes, mais un déménagement tout de même. Certes les valeurs véhiculées par ce roman sont louables, on y parle entraide, courage, abnégation… mais cela n’a rien d’extraordinaire, surtout en jeunesse.
J’ai ainsi trouvé que l’histoire en elle-même n’était pas aussi géniale que je l’espérais d’un incontournable de la jeunesse. Peut-être cette différence de perception est-elle aussi culturelle ? Quoi qu’il en soit, l’ouvrage n’a jamais été traité comme un classique ou un livre de fonds en France, et de mon point de vue, c’est assez compréhensible. Par contre, aux États-Unis, Frisby et le secret de Nimh a eu droit à plusieurs suites ! Preuve en est du succès dans son pays d’origine.
Même si Frisby et le secret de Nimh n’est pas un coup de cœur, c’était une lecture agréable, et elle saura plaire je pense aux enfants qui aiment la fantasy animalière. Sympathique, facile à lire et véhiculant de belles valeurs tout au long de l’intrigue. Mais cela s’arrête là ! A découvrir dès 9/10 ans.
Tout récemment paru chez Bayard Jeunesse, John Keskessé est un minuscule héros qui vit sous terre, avec taupes et vers… voici le premier tome de ses aventures !
Evelynne Brisou-Pellen est une autrice française incontournable dans le paysage de la littérature jeunesse, elle a écrit notamment les aventures de Garin Trousseboeuf (L’inconnu du donjon, Les pèlerins maudits…), Deux graines de cacao ou encore La vengeance de la momie. Ses romans sont très régulièrement prescrits dans les écoles.
Quant à Juliette Baily, elle a illustré quantité de romans pour la jeunesse chez différents éditeurs. Elle en a beaucoup fait pour L’école des Loisirs entre autres. Elle a également illustrés les précédents romans mettent en scène John Keskessé pour les plus jeunes.
Mais quelle est donc la différence entre ce volume de John Keskessé et les deux précédents sortis également chez Bayard sous le titre John et créé par le même duo ? Après avoir demandé à l’éditeur, il s’agit de l’âge du lectorat. Les deux premiers John parus étaient destinés aux enfants d’environ 8 ans, quant à ce nouvel ouvrage, il conte la même histoire mais pour les plus grands. Il y a moins d’images et le texte a été remanié par l’autrice et il s’adresse plus aux 9/10 ans, sa couverture est cartonnée et joliment dorée.
Une vie cachée sous nos pieds
John est le fils d’une taupe. Enfin… c’est ce qu’il croit, et c’est également ce que sa « maman » taupe pense… mais de cela, nous n’en saurons pas plus pour le moment. Ce que l’on va découvrir en revanche, c’est le mode de vie bien particulier et passionnant des taupes, mais également des vers de terre (qu’elles dévorent) ou encore des vipères et des chouettes effraie. C’est donc sous nos pieds que John va peu à peu découvrir le monde, se questionner et partir à l’aventure. Il ne le sait pas encore, mais il va fortuitement partir en quête de ses troubles origines… Tout ça est le magnifique prétexte pour découvrir la vie qui se cache sous terre, et elle est foisonnante !
Un premier tome engageant
Pour un début de série, Le secret des souterrains est assez réussi. L’intrigue avance vite, le mystère est assez dosé pour donner envie aux jeunes lecteurs et lectrices de continuer… Et surtout, on en apprend énormément sur la vie souterraine, particulièrement celle des taupes. C’est ainsi que l’on apprend qu’elles meurent si elles ne mangent pas pendant plus de douze heures, qu’elles ont flair excellent pour sentir les vers et mille autres trucs les concernant.
Lire ce petit roman, c’est une bonne façon d’en apprendre plus sur la nature qui nous entoure et son fonctionnement. D’ailleurs, l’autrice nous propose en fin d’ouvrage un petit bestiaire de tous les animaux croisés dans l’ouvrage. Caractéristiques, mode de vie, infos amusantes, vous saurez tout sur les animaux qui peuplent l’entourage de John Keskessé.
A la fois roman de fantasy animalière et documentaire, ce premier tome des aventures de John Keskessé est parfait à découvrir pour les 9/10 ans. Il y a de l’humour et une intrigue qui tiens la route… et on a envie de découvrir la suite ! Patience cependant, elle est encore à paraître. Un roman qui plaira sans aucun doute aux fans de Tom Patate!
Les renards, héros de cette saga de fantasy animalière pour la jeunesse
Paru aux éditions Albin Michel Jeunesse en 2016, Foxcraft est une trilogie de fantasy animalière mettant en scène des renards. La série est écrite par Inbali Iserles, qui est familière de ce sous-genre si particulier puisqu’elle a écrit des volumes de La Guerre des Clans (LA série de fantasy animalière à succès chez les enfants). Ici, nous suivons tout un nouvel univers mettant en scène une jeune renarde poursuivie par ses congénères pour une mystérieuse raison…
La vie sauvage dans la ville est-elle possible ?
Isla est une jeune renarde qui a toujours connu le cocon familial. Entourée de ses parents, son frère et sa grand-mère, son enfance a été heureuse… Mais un jour qu’elle rentre au terrier, tout le monde a disparu ! Elle découvre alors que son frère Pirie est recherché par un groupe de renards aux yeux rouges. Où sont-ils tous passés ? Et surtout, pourquoi Pirie attire-t-il autant l’attention de ce groupe de renards malfaisants ? Autant de questions qui vont rester sans réponses pour le moment…
En effet, Isla est encore une toute jeune renarde et elle ne sait même pas encore chasser par elle-même. Il lui faudra donc d’abord survivre avant de pouvoir partir à la recherche de sa famille…
Une histoire très (trop ?) classique mais qui saura séduire les jeunes lecteurs amoureux des animaux
Les possédés est un premier tome qui saura plaire aux lecteurs et lectrices fans de fantasy animalière. En effet, on y retrouve tout ce qui fonctionne dans un roman jeunesse fantastique : de l’action, du mystère, beaucoup de questions sans réponses, et un soupçon de magie (ici, la Foxcraft). C’est à la fois la qualité et le défaut de ce roman d’ailleurs. C’est tellement familier et déjà lu que Foxcraft n’apporte pas grand chose si ce n’est contenter notre amour des renards… L’intrigue est cousue de fil blanc et traîne assez en longueur pour en faire une trilogie. En effet, même si il y a beaucoup d’action et de courses-poursuite dans ce premier tome, il ne s’y passe guère de choses au final.
La seule spécificité intéressante de l’univers de Foxcraft est sa magie, qui donne d’ailleurs son nom à la saga. En effet, la jeune Pirie va découvrir qu’il lui est nécessaire de maîtriser la Foxcraft et ses nuances si elle veut survivre. Ce qui nous amène à découvrir un vocabulaire créé pour l’occasion et assez bien pensé (et traduit !) : l’évanouiscence (pour se rendre invisible aux yeux des ennemis), Wa’akkir (pour prendre la forme d’une autre créature pourvue qu’elle soit de la famille des canidés)… Il y a encore d’autres expressions et termes magiques créés pour l’occasion, je vous laisserait les découvrir !
De même, le vocabulaire que les renards utilisent pour parler de nous, humains, est bien pensé. Nous sommes ainsi nommés les peaux-nues, les voitures sont des broyeuses et la route se nomme La rivière de la mort… Quant à la ville, il s’agit de La Grande Rumeur étant donné que même la nuit, le cœur d’une ville continue de battre.
En fait, Foxcraft réussit à plaire de part son univers bien pensé et amené de façon logique, subtile. Ce roman suit une trame narrative éculée, certes, mais ça fonctionne malgré tout. A réserver toutefois à des lecteurs assez jeunes qui n’auraient pas encore lu des romans plus denses ou plus originaux, sinon ils seront assez déçus. A découvrir donc dès l’âge de 10 ans environ.
PS : Pour ceux que Foxcraft intrigue, sachez que les trois ouvrages sont désormais épuisés… La collection Wiz d’Albin Michel avait un beau catalogue, mais peu à peu il semble disparaître au détriment de nouveautés toujours plus nombreuses… C’est fort dommage.
Tout juste paru au mois de septembre 2021, voici le tout nouveau (et merveilleux) album d’Inga Moore, une illustratrice anglaise au talent extraordinaire. Elle adore donner vie à des animaux anthropomorphes et a d’ailleurs adapté Le vent dans les saules dans une sublime version illustrée (une partie est encore disponible à L’école des Loisirs).
Le bibliobus est donc sa nouveauté, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle était attendue… la production de l’autrice-illustratrice étant aussi rare que précieuse…
A la découverte de la lecture
Elan adore les histoires. A tel point qu’il a créé chez lui une véritable routine qui consiste raconter une histoire de son cru à sa femme et ses enfants. Mais un jour, Elan n’a plus d’idées et part en quête de livres en demandant à ses voisins de lui en prêter. Sauf que… personne dans la forêt n’a de livres !
C’est ainsi qu’Elan part dans la grande ville, dans une bibliothèque pour emprunter quantité d’ouvrages. Son amour de la lecture et des bonnes histoires est tel qu’il va en faire bénéficier tous ses voisins de la forêt…
Un petit bijou de lecture
Le bibliobus est typiquement ce que l’on peut appeler un album-doudou. Le lire nous réconforte, nous fait nous sentir merveilleusement bien… Inga Moore réussit en à peine une page à nous faire plonger dans le quotidien bucolique et tendre d’Elan et de sa douce famille.
Évidemment, les illustrations sont la magnifique force de ce court album. Véritable ode aux histoire et à leur diffusions au plus grand nombre, Le bibliobus est un album pour les amoureux (et futurs amoureux) des livres. On a une seule envie, se retrouver dans le petit salon, près de la cheminée d’Elan et de sa femme, une tasse de chocolat chaud entre les mains (ou les pattes).
Cet album jeunesse est pour moi un véritable coup de cœur sur tous les aspects : illustrations, histoire, message derrière l’ouvrage, évasion… Il est à découvrir à partir de 3 ans puis sans aucune restriction ! Les adultes également trouverons leur content de mignonnitude dans ce bel album…
Ils sont beaux, ils sont frais (ou presque), voici mes dernières lectures dans la catégorie des romans jeunesse ! Au programme, de l’aventure qui nous fera traverser les mondes connus, l’histoire véritable de l’ourse qui a inspiré l’auteur de Winnie l’ourson, ou encore les aventures d’une minuscule souris. Préparez-vous à une sélection avec uniquement des lectures qui m’ont plu (pour une fois).
Wilma la vampire – Chrysostome Gourio – Sarbacane, collection Pépix
Peut-être que le nom de l’auteur vous dit quelque chose ? Si c’est le cas, c’est bien normal car j’ai déjà eu l’occasion de chroniquer l’un de ses roman : Rufus le fantôme ou la grève de la Mort. L’histoire de Wilma la vampire s’inscrit dans le même univers et on va même avoir le plaisir de revoir ce fameux Rufus si attachant !
L’histoire de Wilma est celle d’une jeune vampire qui vient tout juste de déménager, elle habite désormais dans le cimetière où vis Rufus. Avant, elle était dans les forêts denses de Transylvanie, dans les Carpates.
L’aventure va commencer dès lors que l’on apprend le décès terrible de Lemmy, chanteur star du groupe Mordörhead (j’adore le jeu de mots). La petite vampire va tout faire pour tenter de sauver ce qui aurait dû être le concert du siècle.
Ici, pas besoin d’avoir lu les aventures de Rufus pour apprécier pleinement celles de la jeune Wilma ! J’ai trouvé ce deuxième ouvrage de l’auteur encore plus créatif et osé que le premier – dans le bon sens du terme. En effet, le côté plaisant du roman réside dans l’idée d’intégrer beaucoup de clins-d’oeil et références tout au long du roman. Et elles ne sont pas toutes à destination des enfants, qui ne connaissant pas tous le célèbre groupe de rock dont est inspiré Mordörhead.
Pour ce qui est des références pour les enfants, la plus géniale de toutes restera très certainement celle de la Gurty transformée en cerbère (image ci-dessus) pour l’occasion ! Elle est terrifiante avec ses trois têtes féroces… et ses prouts qui le sont plus encore. Mais il y a un autre personnage génial qui s’invite également, c’est celui de l’ange gardien de Carambol’Ange issu d’un roman Pépix écrit par Clémentine Beauvais ! Avec des guests pareils, impossible de ne pas sourire… Et si les enfants ne les connaissent pas, ce sera pour eux l’occasion de les découvrir si ils sont intéressés. Tout cela sans parler des petites mentions discrètes de quantité d’autres romans Pépix : L’ogre au pull vert moutarde ou encore La Sorcitresse sont également mentionnés.
Il y a également toute une partie du roman qui se déroule dans les Enfers, donc c’est l’occasion pour les enfants de découvrir la mythologie d’une façon beaucoup plus fun.
Entre références à la culture pop (dont une à G. Lockhart et son Voyages avec les vampires) et humour décalé très Pépixien, les aventures de Wilma sont un régal… Et encore plus pour qui sait lire entre les lignes !
Winnie et la Grande Guerre – Lindsay Mattick & Josh Greenhut – L’école des Loisirs, collection Neuf
Voici l’histoire incroyable, véridique et documentée d’un ourson venu du Canada qui va traverser l’Atlantique avec des troupes canadienne en direction de l’Europe pour affronter la Grande Guerre. Véritable mascotte de sa troupe, cet ourson a eu une vie incroyable et bien remplie…
Cette histoire, c’est plus que le parcours réel et fascinant d’un ourson, c’est également celle de Harry Colebourn, arrière grand-père de Lindsay Mattick. Elle a réalisé un véritable travail de fourmi et d’historienne pour regrouper toutes les traces du parcours unique de duo que formaient Harry et Winnie. Vous trouverez même en fin d’ouvrage quelques rares photos glanées, ainsi qu’une statue immortalisant l’amitié incroyable du jeune soldat et de l’ourson que vous pouvez retrouver à Londres et à Winnipeg.
Pour ceux et celles qui aiment l’Histoire et les animaux, Winnie et la Grande Guerre me paraît tout indiqué. Surtout que toute une partie du roman est narrée du point de vue de l’ourson. Démuni et apeuré au début du roman, on va le voir peu à peu prendre confiance et s’épanouir grâce à Harry et sa bienveillance.
Winnie va également être un incroyable atout pour le moral des troupes en partance pour l’Europe. Les conditions sont difficiles et même exécrables, mais la présence de l’ourson va leur mettre à tous du baume au coeur…
Ainsi, cette lecture était très plaisante, et je suis persuadée qu’elle a déjà su trouver son public. L’ouvrage sera parfait pour les lecteurs et lectrices à partir de 9/10 ans, d’autant qu’il y a de très jolies illustrations qui parsème le texte joliment…
Meurtres dans l’espace – Christophe Lambert – Syros, collection Mini Syros PLUS
Parfait court roman pour initier les 9/11 ans au policier ET à la science-fiction, Meurtres dans l’espace est une petite réussite. Intrigue efficace et bien ficellée, huis-clos intersidéral glaçant comme il faut… on est dans l’ambiance en très peu de pages. Et ça tombe bien, puisque l’ouvrage ne fait que 130 pages.
On y fait la connaissance de la jeune Alexia, 13 ans, elle vit dans le Space Beagle II, un vaisseau spatial. Ses parents sont des scientifiques de haut niveau, de même que toutes les personnes vivant à bord.
Le problème, c’est que depuis la mort d’un des membres de l’équipage, la tension est à son comble et que rien ne semble pouvoir la faire retomber… Surtout depuis que l’équipage a fait une terrible découverte à propos des conditions du voyage de retour vers la Terre…
C’est dans ce contexte extrêmement tendu et dangereux qu’Alexia va tenter d’élucider le mystère de cette mission spatiale qui tourne peu à peu au cauchemar. C’est efficace, en peu de pages les lecteurs seront plongés dans l’intrigue, c’est une certitude !
L’ouvrage a beau être court, il ne manque pas de cohérence et toutes les réponses à nos nombreuses questions trouverons leurs réponses, et cela jusqu’à la dernière page.
J’ai beaucoup apprécié cette lecture, je ne puis que vous la conseiller vivement pour initier les plus jeunes à deux genres littéraires peu exploités pour cet âge là (surtout les 9/10 ans).
Si vous ne connaissez pas encore la patte toute mignonne de Clothilde Delacroix, Sidonie Souris est l’occasion pour les tous jeunes lecteurs de la découvrir ! Elle a déjà plusieurs albums jeunesse tout aussi mignons à son actif, dont certains mettent en scène des lapins, des loups, des chats… Elle aime tous les animaux, et ça se voit au travers de son œuvre ! (elle adore aussi les lutins, qu’elle a mis en scène dans un MAGNIFIQUE album jeunesse).
Ici, nous suivons le premier petit tome des aventures de Sidonie, une petite souris qui manque d’inspiration pour écrire et qui va partir à l’aventure pour remplir à nouveau son imagination. Et ça fonctionne !
Ce petit roman est un réussite et plaira aux tous premiers lecteurs de niveau CP. Sidonie n’est d’ailleurs pas en reste car un second volume de ses courtes aventures vient tout juste de sortir en mars 2021 : Sidonie & Petit-Bec. Pas d’ordre de lecture, laissez les jeunes lecteurs découvrir Sidonie dans l’ordre qu’il leur plaît !
Le monstre des glaces – David Walliams & Tony Ross – Albin Michel Jeunesse, collection Witty
Si vous ne connaissez pas encore l’œuvre de David Walliams, sachez qu’il est présenté comme étant le digne héritier de Roald Dahl. Chacune de ses sorties est un succès de librairie aussi bien en Angleterre qu’en France. Mais je dois avouer que le temps passant, je trouve que ses ouvrages baissent en qualité… Malheureusement, Le monstre des glaces m’a confortée dans cette idée. Pour moi, David Walliams a perdu son petit grain de folie et de génie qui me faisait sourire dans ses premiers ouvrages.
L’histoire ici est celle d’un mammouth qui est retrouvé parfaitement conservé. Un savant un peu fou décide de le faire revivre pour des raisons plus ou moins avouables… Mais c’était sans compter sur Elsie, une petite orpheline courageuse qui n’a pas froid aux yeux !
La première partie du roman était assez sympathique, mais dès lors que le fameux mammouth est réveillé, l’histoire part dans tous les sens. C’est totalement ubuesque, décousu et pas très drôle… Et j’ai ce sentiment persistant sur mes dernières lectures de David Walliams, à tel point que je ne pense pas en relire avant longtemps…
Je vous conseille cependant de lire ses premiers ouvrages, ils sont géniaux et méritent le détour. C’est d’ailleurs grâce à eux qu’il est désormais présenté comme l’héritier naturel de Roald Dahl. Présentation à nuancer, donc, mais pas totalement fausse… Parmi ses meilleures titres (selon moi), lisez Joe Millionaire, Ratburger ou encore Monsieur Kipu. Ils valent le détour !
Les guerriers de glace – Estelle Faye & Nancy Pena – Nathan, collection Premiers Romans
Un super roman fantastique et français à destination des 8/10 ans, ça vous tente ? Bienvenue dans le petit village de Rosheim, où vivent Alduin et Léna, ils sont amis depuis toujours…
Leur vie est tranquille, sans aucune ombre au tableau sauf quand les Guerriers de glace réapparaissent au village pour enlever une jeune fille… Le village se réunit en secret et décide que ce sera Léna qui sera « offert » aux Guerriers pour préserver la paix. C’était sans compter sur la loyauté d’Alduin et le courage de Léna !
J’ai trouvé ce court roman jeunesse absolument parfait : écriture travaillée, univers original… En effet, il renouvelle gentiment le genre avec une histoire qui ne tombe pas dans un déroulement classique. Pour l’âge ciblé, c’est assez rare pour être souligné car nombre de romans usent d’une intrigue lue et relue…
Il faut dire qu’Estelle Faye est familière des histoires qui sortent des sentiers battus, et cela pour tous les âges (elle est surtout connue pour écrire à destination des adultes – Porcelaine aux Moutons Électriques, Un éclat de givre, Folio SF).
Après avoir terminé cet ouvrage, j’ai découvert que Les guerriers de glace est le premier tome d’une trilogie (et un quatrième tome est à paraître au moment où cette chronique est publiée) ! Il n’est pas indispensable de lire la suite pour que les enfants y prennent plaisir, mais si ils aiment… les deux suites ont de grandes chances de leur plaire !
Poules renards vipères – Tome 1 – Albin – Paul Ivoire – Poulpe Fiction
Dans la même tranche d’âge que les Pépix ou encore la collection Witty, Poulpe Fiction a réussi à se tailler une place de choix dans l’univers ultra-compétitif de la littérature jeunesse.
Ce premier tome d’une série qui en compte trois ravira tous les enfants amoureux d’aventure, de révélations et d’animaux ! On y suit trois personnages censés ne JAMAIS se rencontrer… et pour cause, il sont chacun d’une espère différentes dont les royaumes se font la guerre depuis toujours. Albin est un poussin, Célis est un serpent et Zora une renarde. A eux trois et grâce à leur rencontre fortuite, ils vont déjouer un complot terrible à l’échelle de leurs trois royaumes… Mais le chemin sera semé d’embuches et de dangers.
J’ai beaucoup apprécié cette petite lecture, les personnages y sont mignons (tant graphiquement que dans leur personnalité), l’histoire fonctionne à merveille même si c’est légèrement manichéen par moments.
L’idée de montrer aux lecteurs que tout n’est pas si évident et qu’il faut parfois remettre en questions les informations que l’on nous donne est maline. C’est sur ce chemin dangereux et incertain que va se lancer Albin avec ses amis… avec tous les risques que cela comporte.
En somme, c’est une petite réussite qui ravira les 8/10 ans fans d’animaux, c’est certain !
Comment j’ai changé ma soeur en huître (et une huître en ma soeur) – Emilie Chazerand & Joëlle Dreidemy – Sarbacane, collection Pépix
Soyons clairs, j’ai rarement lu un roman jeunesse aussi barré que celui-là. Rien qu’en lisant le titre, on devine que ça va être détonnant… mais franchement pas à ce point. C’est fou, totalement décalé et génial !
On découvre l’histoire d’un jeune homme prénommé Germain. Pour lui, tout va bien… à l’exception d’une ombre au tableau en la personne de sa grande sœur. Agaçante, désagréable, toujours en train d’appuyer là où ça fait mal… bref Judith est la grande sœur par excellence.
Alors quand Germain a l’opportunité d’échanger la personnalité de sa sœur avec celle d’une huître lors d’un dîner, il n’hésite pas une seconde ! Mais il va très vite le regretter… les huitres ont peut-être 2 de QI, mais elles sont dangereuses… méfiez-vous aux prochaines festivités de Noël.
« C’était mou et froid et visqueux mais avec quelques endroits plus solides et presque… caoutchouteux. Ça devait faire tchouin tchouin sous les dents ça, sûr. »
« – Moi, je veux pas être une huître ! Je suis allergique aux huîtres !
–Bah, t’as qu’à t’auto-manger, idiot ! a dit une autre huître à l(huître allergique aux huîtres.«
Voilà. Je pense que ces deux petits extraits sont assez explicites sur le ton de l’ouvrage : fou et génial.
Je ne puis que vous conseiller de découvrir ce roman parfait pour les enfants dès l’âge de 9 ans… que l’on aime ou pas manger des huîtres, c’est un régal !
Connaissez-vous William Steig ? Je pense que vous seriez tenté de dire non, et pourtant… je pense que oui !
Pourquoi ? Car cet auteur jeunesse n’est rien d’autre que le créateur du monstre et de l’album jeunesse nommés Shrek ! (paru lui aussi aux éditions Gallimard Jeunesse, cf image en fin d’article ).
Ici, je vais vous présenter trois de ses romans dans la collection Folio Junior. Parfaits pour découvrir la fantasy animalière quand on a environ 10 ans.
L’île d’Abel
Voici l’histoire d’une petite souris prénommée Abel. Il est marié, très amoureux et part pique-niquer avec sa chère et tendre épouse Amanda.
Sauf que… une tempête arrive violemment et oblige le couple à se cacher dans une grotte avec d’autres animaux. Mais à cause d’un coup de vent qui va emporter l’écharpe de sa femme, Abel va prendre tous les risques et tenter de la récupérer. Il ne va malheureusement jamais retrouver le chemin de la grotte et se retrouver isolé sur une île, seul au monde. Une sorte de Castaway ou de Robinson Crusoé version enfants !
Petit roman attendrissant rempli de bon sens et d’humour, l’histoire d’Abel vous fera parfois sourire, d’autres fois attendrir…
C’est un véritable roman de survie pour les enfants. Abel va faire preuve d’ingéniosité et de persévérance pour s’en sortir, surtout qu’il va rester de très longs mois sur l’île…
Ce n’est pas mon préféré des trois romans, mais il m’a malgré tout fait passer un moment agréable.
Dominic
Ici nous avons affaire à un conte philosophique qui nous narre le voyage de Dominic, un chien qui décide de quitter sa maison du jour au lendemain pour partir découvrir le monde.
C’est curieux, attendrissant et assez original. Dominic, c’est en fait une réécriture de Candide pour les enfants selon moi. De nombreux messages et symboliques parsèment ce court roman philosophique.
Chaque rencontre que Dominic va faire est pour lui l’occasion de réfléchir au mieux à comment faire le bien autour de lui. Cela peut sembler un peu niais de présenter les choses comme ça, mais c’est un personnage profondément bon qui semble au-dessus de toute corruption.
Que ce soit la richesse, l’oisiveté ou tout autre chose, Dominic n’est jamais atteint et trouve toujours une parade.
L’éditeur suggère cette lecture à partir de 9 ans, mais je pense qu’il n’est pas aussi aisé à lire qu’il n’y paraît. Alors 9 ans, pourquoi pas, mais il pourra se savourer jusque 11 ans environ.
Le vrai voleur
Voici mon préféré des trois petits romans de William Steig ! Pourquoi ? Parce que le personnage principal est une oie, et qu’il y a une enquête policière à la clé !
L’histoire est celle d’un des membre les plus fiables du royaume : Gauvain l’oie est Gardien en chef du Trésor Royal, et c’est le seul à détenir les clés de la chambre forte du palais. Un poste prestigieux mais qui est également lourd de responsabilités…
Sauf que : depuis peu, il semblerait que de petites choses aient disparu du trésor royal. Au début, c’était une pièce, puis un autre, puis de la joaillerie… Jusqu’à ce que les disparitions deviennent très visibles.
Et comme Gauvain l’oie est le seul à avoir accès au trésor fermé à double-tour, c’est forcément elle qui est accusée ! Seul problème, elle est totalement innocente, mais n’a aucune preuve pour appuyer ses dires…
Cette histoire est ma favorite des trois romans de William Steig, déjà car le personnage est une oie, et ensuite car l’histoire est maline, touchante. De plus, les illustrations de l’auteur sont magnifiques. Rien que le dessin de couverture avec cette petite oie toute fière de son travail, sa posture confiante… c’est adorable !
Mais surtout, l’histoire d’une bataille contre l’injustice est lancée pour que Gauvain sauve ses plumes, mais ce n’est pas une affaire évidente… Cette histoire courte d’à peine soixante-dix pages plaira aux enfants qui aiment les mystères et les enquêtes.
Alors, qui est le vrai voleur de cette histoire ?
Et voici le fameux Shrek original, bien plus terrifiant que celui que l’on connait tous !
Il ne sera jamais trop tard pour lire ce grand classique du génie italien Buzzati !
L’auteur italien Dino Buzzati
a écrit énormément de nouvelles fantastiques ou à chute (ou les deux), il est
notamment connu pour Le K. Parmi ses romans marquants il
y a le fameux Désert des tartares, qui a même eu le droit à une adaptation
cinématographique il y a longtemps de cela.
Mais Dino Buzzati n’a pas
écrit uniquement à destination des adultes, et l’un des ses ouvrages les plus connus
est un roman dit « pour la jeunesse » : La fameuse invasion de la Sicile
par les ours. Mais sa portée et le message qu’il contient sont à
découvrir par tous et toutes et ne se limite pas à un jeune public. Un film
d’animation inspiré du roman est d’ailleurs sorti en 2019.
Les ours, descendirent de leurs montagnes pour sauver un ourson et vivre comme l’homme, qu’ils envient
Le fils du roi des ours,
Tonin, a été enlevé par des humains, c’est ainsi que le roi rassemble son armée
et qu’ils descendent chez l’homme. Ils ont toujours été curieux voir envieux du
mode de vie des hommes, et cet enlèvement leur donne l’occasion d’assouvir leurs
interrogations ! Mais n’oublions pas toutefois l’objet de leur descente des
montagne vers la vallée des humain. Les distractions sont nombreuses, et tout
le monde n’est pas nécessairement pressé de retrouver le jeune Tonin.
La tendresse en une simplissime image.
Un conte philosophique aux nombreux niveaux de lecture
Moi qui adore Dino Buzzati, je
n’avais jamais lu ce grand classique de l’auteur. Et pourtant, à 30 ans passé,
c’est encore le bon âge pour découvrir ce fabuleux texte.
Il entre encore en résonance avec notre actualité, ce qui en fait un texte intemporel, immortel. Il y a de l’humour (cruel parfois, certes) qui fait passer des messages très à propos, mais toujours avec subtilité…
Les ours se perdent peu à peu
dans toutes les découvertes qu’ils font du monde des humains : le confort, les
jeux (notamment d’argent), l’alcool, l’égoïsme… Plus les ours restent chez
les humains, plus ils semblent adopter leurs pires travers. Pas tous les ours
heureusement, mais certains sont clairement en train de changer… notamment le
fameux Ours Salpêtre. Ainsi, la beauté et la laideur du monde des hommes
imprègne peu à peu la culture de ces ours si respectables quand ils étaient
descendus des montagnes…
La fameuse invasion de la Sicile
par les ours est un texte marquant, d’une grande subtilité, et qui peut
se lire à tout âge à partir de 9 ans environ. Je pense même que c’est le genre
de livre que l’on peut relire des années plus tard, et y trouver de nouvelles
métaphores et réflexions. Tout cela au travers d’un texte des plus simples, et
souvent fort drôle bien qu’au dépend de certains.
Donc, quel que soit votre âge,
procurez-vous ce roman court et génial. Il vous incitera à méditer quelque peu
sur notre existence et notre quotidien au travers d’une histoire réussie et
mémorable.
Un second volet aussi tendre et adorable que le précédent…
Hôtel Heartwood est une série pour la jeunesse en quatre tomes parue chez Casterman. Le second tome est paru en France en février, durant la période la plus froide de l’hiver… Mais cette douce histoire vous réchauffera, c’est certain !
Une nouvelle saison à l’Hôtel pour Mona et ses collègues/amis
L’hiver approche, et avec lui les approvisionnements à gérer avant l’hibernation de quantité de clients. Les chambres sont prêtes : ni trop chaudes, ni trop froides afin que les pensionnaires dorment jusqu’au printemps, les stocks sont parés pour leur réveil (ils auront très faim en se levant de leur long sommeil) et l’équipe de l’Hôtel Heartwood a mérité de lever un peu le pied… Sauf que, évidemment, il va se passer pas mal de choses qui vont les empêcher de souffler. Des disparitions mystérieuses, des travaux d’aménagement pour accueillir au mieux les insectes et… l’arrivée d’une duchesse lapine !
Et ce n’est que le début pour la petite équipe de l’hôtel…
Toujours aussi chouette et plaisant
C’est une réussite que ce second tome ! On retrouve avec plaisir ce qui m’avait tellement plu dans le premier opus sans tomber dans la répétition. De nouveaux personnages arrivent, on apprend à mieux connaître les anciens ainsi que leur passé… notamment celui de Tilly l’écureuil. Les petits mystères qui parsèment la saison hivernale sont bien amenés, avec juste ce qu’il faut de suspense. Tout est parfaitement dosé, maîtrisé, on ne peux que passer un excellent moment de lecture.
Et comme précédemment, les illustrations sont magnifiques ! Toujours en noir et blanc, les crayonnés de Stephanie Gregin sont magnifiques, détaillés, précieux.
C’est un bel hommage au genre souvent boudé qu’est la fantasy animalière et donne envie de lire d’autres ouvrages dans le même genre… Hôtel Heartwood donne furieusement envie de (re)lire Le vent dans les saules… Tout est bon pour ne pas quitter cette ambiance feutrée et douce à nulle autre pareille !
Info fun :Vous pouvez aller sur le site officiel de l’Hôtel et réserver une chambre ! http://heartwoodhotel.com/rooms.html Il vous suffit de dire à quelle date vous souhaitez réserver, préciser votre espèce (taupe, oiseau, ours, humain…) et d’envoyer un mail à info@heartwoodhotel.com . Selon votre espèce, vous ne pourrez peut-être pas réserver, j’ai essayé pour les ours, mais ce n’était pas possible car trop gros. Quant aux humains, ils ne peuvent pas réserver à l’Hôtel Heartwood… mais si vous êtes un raton-laveur ou un porc-épic, pas de problème !
L’entrée d’une des chambres de l’hôtel… on rêve d’y entrer… ça a l’air si confortable et cocooning !
Un roman jeunesse empli de mignonitude et d’aventures… un régal !
Hôtel Heartwood est une série en quatre tomes destinée à la jeunesse. Le premier est paru en octobre 2018 aux éditions Casterman. Désormais, elle est entièrement traduite et disponible en librairie. L’histoire est signée Kallie George et les illustrations tendres sont de la main de Stephanie Graegin.
Une petite souris en errance…
Mona est une souris orpheline qui vit dans la forêt : elle a tout perdu suite à une inondation, sa petite maison, ses maigres affaires… il ne lui reste plus rien hormis sa valise en coque de noix ornée d’un cœur gravé. C’est ainsi qu’elle cherche un abri qui pourrait devenir sa nouvelle maison… et elle tombe sur le magnifique (et caché) Hôtel Heartwood ! Et c’est tout un monde de joie et de douceur qui s’ouvre à elle, dommage qu’elle ne puisse y rester que pendant l’automne, à la saison pleine, l’hôtel n’a pas besoin de mains supplémentaires en hiver… ce n’est donc que du temporaire pour la malheureuse souris… mais c’est déjà ça !
De la tendresse et de la bienveillance en quantité
Lire Hôtel Heartwood, c’est un peu comme de se couvrir d’un plaid tout doux, s’installer confortablement dans son fauteuil préférée et savourer une délicieuse boisson chaude… C’est doux, apaisant… on est dans une petite bulle de plaisir ! Je ne puis que vous conseiller ce merveilleux début de saga pour les enfants. On y trouve à la fois de l’aventure, de l’humour, un peu de suspense, et beaucoup de beaux sentiments (sans tomber dans le niais, ce qui n’était pas facile !).
Mona, l’héroïne de la série.
Il se peut que vous détestiez Tilly, la petite écureuil, mais le temps passant, vous réussirez certainement à l’apprécier malgré les apparences, qui sont contre elle… Pour les autres personnages, ils ont tous un petit quelque chose qui vous fera les aimer : Mr Heartwood et sa manie de parler tout le temps en rimes, Mme Prickles la cuisinière avec ses fameux palets aux graines exquis, le pic qui donne l’alerte en cas de danger, Ted l’ours (jeu de mot en VO avec Teddy Bear, ourson en peluche)…
On a une seule envie en refermant le premier tome des aventures de Mona à l’Hôtel Heartwood, c’est d’y retourner ! Et quelle chance, c’est possible puisqu’il y a encore trois autres tomes à découvrir… Le second se déroule pendant l’hiver (à la Saint Édredon) et s’intitule Un hiver si doux.