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Chronique : Les Chapardeurs

IMG_0456Vous ne le savez pas encore, mais dans votre maison se trouvent certainement quelques Chapardeurs…

Les Chapardeurs est une série fantastique pour la jeunesse écrite par l’anglaise Mary Norton, son titre original est The Borrowers.
Le premier tome est paru en Angleterre en 1952 et fut un succès quasi immédiat en librairie, la série a d’ailleurs remporté la très prestigieuse Library Association’s Carnegie Medal. Le premier tome de la série s’est ensuite vu traduit en France en 1957, puis la série complète a été reprise par l’Ecole des Loisirs à partir de 1979. Elle est adaptée à partir de 9-10 ans.
Classique de la littérature Anglaise, les Chapardeurs a connu de nombreuses adaptations, la plus connue aujourd’hui étant certainement celle faite par le Studio Ghibli, sorti en France en 2011 sous le titre Arrietty – Le petit monde des Chapardeurs.
De nos jours, la série est malheureusement épuisée en France, mais il n’est pas interdit d’espérer qu’elle connaisse un jour une seconde jeunesse.

IMG_0458Vous ne verrez plus jamais votre maison comme avant…

Dans un recoin sombre, sous la grande horloge se trouve un sombre et étroit trou, et si vous allez plus loin, vous y trouverez des objets incongrus amassés : épingles à nourrice, bobines de fil, bouchons… ce sont tous les objets que les Chapardeurs ont subtilisés aux habitants de la Maison.
C’est ici que vivent les trois Chapardeurs : Pod, Homily et Arrietty. Ce sont les derniers de leur espèce à vivre dans la maison, les autres ayant migré vers d’autres lieux…

La jeune Arrietty elle, ne rêve que d’une chose, apprendre à chaparder pour aider son père, dont la vivacité diminue avec le temps. Mais sa mère Homily y est fermement opposée… jusqu’à ce que Pod soit vu par le jeune garçon de la maisonnée.
Etre vu, pour un Chapardeur, est la pire chose qui puisse arriver, car cet événement met toute la famille en danger, les humains étant curieux par nature.
C’est ainsi que la famille de Chapardeurs va voir son organisation bouleversée à jamais.

Une aventure intimiste et charmante

L’écriture de Mary Norton, faite du point de vue de personnages minuscule est très bien faite, à croire qu’elle a elle-même été une Chapardeuse. Tout paraît insurmontable ou difficile à atteindre pour ces petits êtres.
Réduits à piquer quelques bouts du paillasson pour se faire une nouvelle brosse à cheveux, ou encore chiper une feuille de buvard pour le petit salon, les Chapardeurs sont complètement dépendants des humains.
L’ingéniosité de l’auteure réside dans la création de nouvelles fonctions des objets du quotidien pour ces petits personnages.
L’atmosphère, toujours silencieuse, tamisée, avec toujours un brin en suspend est retranscrite avec efficacité, sans grandes fioritures. Ce roman pour la jeunesse en séduira donc plus d’un pour son ambiance à la fois douce et prenant.

Attachants, espiègles, mais aussi très craintifs, les Chapardeurs sauront vous séduire par leur mode de vie simple et bon, bien que basé sur la disparition de petits objets du quotidiens. Frais et plein de vie, ce classique de la littérature enfantine anglaise ne l’est pas pour rien, dommage que l’édition française soit pour le moment indisponible…
Enfin, n’oubliez pas que les Chapardeurs est une série, et que la famille d’Arrietty a donc vécu de nombreuses aventures suite à la fin du tome un, même si elles ne sont pas indispensables à la lecture. Voici les couvertures de quelques-uns des ouvrages de la série.
Alors si vous avez l’occasion de lire au moins le premier tome de la série pour son ambiance bien particulière, allez-y !

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AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Phænix – Tome 1 – Les cendres de l’oubli

Phaenix 01Un triangle amoureux sur fond de musicalité et de mythologie…

Carina Rozenfeld est une auteure française dont les écrits ont toujours un lien avec le fantastique. Elle a notamment écrit la trilogie Les portes de Doregon (L’Atalante Jeunesse), Les clés de Babel (Syros) et La Quête des livres-monde (L’Atalante Jeunesse). Elle écrit également régulièrement des scénarios de dessins animés pour la jeunesse.
Publiée dans la collection R (collection destinée aux ados de Robert Laffont), sa nouvelle série Phænix comptera deux tomes et reprend de façon contemporaine le mythe d’Eros et Psychée.

Un quotidien parsemé de petites touches d’étrange…

Anaïa Heche viens de quitter Paris pour le sud de la France… une nouvelle vie s’annonce pour elle. Ses parents viennent de reprendre la maison familiale à la suite de la disparition de ses grands-parents. La reprise de la maison familiale implique non seulement un déménagement pour Anaïa, mais aussi un changement profond de mode de vie.
Ainsi la jeune fille va-t-elle faire la rencontre de nouvelles têtes. Elle va retrouver une amie d’enfance, se nouer d’amitié avec un garçon aussi beau que Chris Hemsworth (acteur qui joue le rôle de Thor) et en rencontrer un autre aussi désagréable que mystérieux et attirant…

En parallèle à cette nouvelle vie, Anaïa voit sa vie se parsemer de petites touches subtiles de surnaturel peuplé des rêves étranges, et de grains de beauté mystérieux…

Une atmosphère unique, ou musicalité et sensualité se nouent…

Anaïa a la particularité d’être une violoncelliste de grand talent, son art va ainsi l’amener à intégrer un groupe de rock composé d’amis de la fac. Et c’est dans ce groupe que joue également le sombre Eidan : taciturne, secret, mais aussi fascinant, Anaïa ne sait que penser du jeune homme… d’autant que son opposé sur tous les plans, le très beau Enry est également très attirant.

Petit à petit, les affinités se créées, se développent et la musique aidant, Anaïa va s’épanouir en découvrant une nouvelle façon d’aimer son art. En effet, avant de rencontrer Eidan, Anaïa n’avait jamais songé à faire autre chose que de la musique classique, cantonnée qu’elle était à son art dans sa version la plus traditionnelle.
C’est ainsi que l’on découvre la magie simple et extraordinaire de la musique à travers des chansons telles que : I’m in here et Breathe Me de Sia, ou encore You are mine de Mute Math. Les descriptions des chansons sont d’une justesse rare, les sentiments de magnificence et d’amour trouvant leur place naturellement.
Le ressenti de la narratrice, et par extension de l’auteure (qui a fait pendant de longues années de la musique) sur certains morceaux est transposé avec passion, de quoi donner envie de découvrir ces magnifiques morceaux si ça n’est pas déjà le cas (Il y a d’ailleurs une playlist de chansons et musiques citées à la fin de l’ouvrage, à écouter ans modération durant la lecture !).

En conclusion, le triangle amoureux qui nous est décrit dans Phænix a beau être très classique, il est efficace grâce à son ambiance et son atmosphère feutrée. Carina Rozenfeld use encore une fois de sa plume à la fois lyrique et efficace pour nous transporter vers d’autres mondes, parfois très proches du notre…

8/10

Pour les petits curieux qui trouveraient la couverture magnifique et qui voudraient en savoir plus, la photographie est signée par le photographe français Olivier Valsecchi et est tirée d’une série de tirages s’intitulant très justement Dust.

Actualité éditoriale : Les nouveautés très attendues de cette rentrée 2012 (Partie 3)

Suite et fin pour cette petite liste d’ouvrage très attendus, vous ne le savez peut-être pas encore, mais certains vous tentent déjà…

Une place à prendre Une place à prendre – J. K. Rowling – Editions Grasset

Le nouveau roman de Rowling n’appartient pas au registre de l’imaginaire, mais cette auteure est si intimement liée au genre qu’il serait dommage de ne pas présenter sa nouvelle publication. Une place à prendre se passe dans un petit village anglais sans prétention, l’humain y a ici toute sa place, et cela sous ses aspects les plus terribles et les plus divers.
A la fois huis-clos et roman à suspense teinté d’humour, ce nouveau roman est attendu de pied ferme par un très grand nombre de fans. Ils ne retrouveront évidemment pas le jeune sorcier, mais très certainement la plume simple et efficace de Rowling qui nous transporte avec aisance où elle le souhaite.

Quatrième de couverture : Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

L'équipée VolageL’équipée Volage – Rolland Auda – Collection Exprim’/Sarbacane

Prévu pour janvier prochain, l’Equipée Volage fait déjà parler de lui. Ecrit par Rolland Auda, l’auteur du Dévasteur dans la même collection, ce nouveau roman détonne complètement avec les publications traditionnelles d’Exprim’ qui se met petit à petit à l’imaginaire.
Avec sa couverture assez explicite, on comprend vite que l’Equipée Volage va nous emmener loin, très loin avec pour genre une uchronie steampunk.

Quatrième de couverture : Rêvons un peu : en 1492, Christophe Colomb n’a jamais découvert l’Amérique. Et aujourd’hui, en 1905, l’empire Incaztèque domine le monde tandis que l’Europe est une myriade anarchique de cités recouvertes par les eaux. Les mers sont peuplées de monstres mutants et de flibustiers.
Au milieu de tout cela, deux piratesses, Barbe-Marie et Rejji, tentent de découvrir une île mythique : Isocélie. Pour y parvenir, elles devront semer le cruel Phinéas Moog dans les méandres de Massilia, la Cité Flottante. Aider Conan Doyle à retrouver Sherlock Holmes. Et enfin, traverser l’Atlantique pour découvrir la solution à l’énigme du Dôme Atlante… Mais que cache vraiment Isocélie ?

Nina Volkovitch 01Nina Volkovitch – Tome 1 – La lignée – Carole Trébor

A paraître aux éditions Gulf Stream le six septembre prochain, Nina Volkovitch est le roman inattendu de cette rentrée de par sa thématique et son originalité. Premier tome d’une trilogie destinée à des lecteurs dès l’âge de 13 ans environ, cette nouvelle série nous emmène en Russie, à la découverte d’une culture peu exploitée pour ce lectorat. Nouant historique et fantastique, une chose est certaine, Nina Volkovitch ne vous laissera pas indifférent !

Quatrième de couverture : Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu’elle possède sans le savoir. Car Nina est la descendante des Volkovitch, une illustre famille qui détient des pouvoirs aussi prodigieux que terrifiants. Et c’est elle, Nina, qui représente le dernier espoir face à un ennemi plus puissant que la dictature soviétique…

Chronique Jeunesse : Sirellia

Sirellia nouvelle couverture

Un premier roman sympathique qui permet de se familiariser à une fantasy urbaine douce et poétique.

Premier roman de l’auteur Alissandre, Sirellia est aussi une des premières publications des éditions Sortilèges. Nouant féérie et histoire contemporaine, l’histoire de Sirellia nous illustre de façon poétique et simple ce dont la nature humaine est capable de faire face à quelque chose de « différent »… que ça soit de façon positive ou négative…

Au sommet d’un arbre du lycée se trouvent d’étranges inscriptions…

Au commencement était une petite ville : Lumia. Puis, Clément un jeune adolescent rêveur aux yeux captivants. Lycéen, il mène une vie on ne peux plus normale bien qu’assez peu sociable. Peu expansif, il aime se balader durant les moments de pause entre les cours plutôt que de discuter avec des camarades qui ne le comprennent guère…
Or, un jour, Clément découvre d’étranges symboles gravés au sommet d’un des arbres de la cour de l’école. Décidant d’y grimper pour être sûr qu’il ne rêve pas, Clément va jusqu’à toucher les inscriptions, qui disparaissent aussitôt… mais ce geste va changer sa vie à jamais, car le soir même un étrange individu fait son apparition chez lui…et hypnotise sa mère.

Le lendemain même de cette visite déconcertante, Clément fait la rencontre d’une nouvelle dans sa classe : Ambre. Tout de suite, le courant passe entre eux et une amitié fusionnelle se créé. Les événements sont-ils liés ? Quelles sont ces inscriptions que Clément à touchées et qui ont disparues ? Et surtout qui est cet homme, Eldin Fan Ligor qui a disparu la soirée dernière en effaçant toue trace de son passage dans les souvenirs de sa mère ?

Un destin tout tracé pour sauver un peuple en voie de disparition

Au fil des chapitres, Clément le découvre ; il est unique, et ce bien plus que tout ce qu’il aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous.
En effet, suite à de nombreuses visites d’Eldin Fan Ligor Clément commence à percevoir tout ce qui est possible, mais surtout, les devoirs qui lui incombent. En effet, les humains ne sont pas les seuls à vivre à Lumia. Dans la forêt qui borde la ville, depuis des siècles existe un peuple étrange et fascinant qui participe à l’équilibre de la Terre : les féérines.

Ces êtres à la peau bleue et au charisme rayonnant sont issus d’une transformation les assimilant à part entière à la Terre. Mais leur peuple est en danger, un mal mystérieux semble tuer la forêt alentour… et seul Clément semble pouvoir être à même de l’éradiquer.

Magie, écologie, féérie, mais aussi amour et amitié sont au rendez-vous pour créer une atmosphère bien particulière et très plaisante. C’est d’ailleurs l’un des points forts de ce roman, les descriptions sont bien menées et précises, permettant une vision très claire de ce qui y est écrit. Ainsi le lieu de vie des féérines prend vie avec beauté et simplicité, faisant penser parfois à ces maisons de rêves perdues dans les forêts que l’on trouve dans nos contes de fées.

En somme, Sirellia est un roman qui se tient parfaitement dans son ensemble mais qui manque d’originalité. Le reproche principal que l’on peut lui faire étant d’avoir une trame trop attendue malgré quelques idées bien pensées. Clément, le héros de ce récit fantastique a une destinée trop discernable qui diminue l’intérêt de l’histoire.
Il s’agit toutefois d’un premier roman, et d’un récit parfaitement adapté à des lecteurs dès l’âge de 11-12 ans, qui peut être idéal pour initier à la fantasy urbaine et au fantastique.
Ainsi, sans pour autant être un coup de cœur, Sirellia est un roman qui dénote d’un réel travail d’écrivain et d’éditeur. Le livre en tant qu’objet est d’ailleurs une très belle réussite, son format est léger et pratique, rendant la lecture très agréable.

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Chronique : Vampire Academy – Tome 3 – Baiser de l’ombre

Vampire Academy 03

Enfin des révélations substantielles sur le lien mystérieux qui uni Rose et Lissa…

Troisième tome de la série Vampire Academy qui en compte six au total, Baiser de l’ombre renoue avec les éléments qui ont faits sont succès… et en ajoute de nouveaux…
Mais Richelle Mead n’a pas que cette série vampirique a son actif mais aussi deux autres cycles : Succubus et Cygne Noir, tous chez Bragelonne ou ses labels.

Dernière ligne droite avant le diplôme de gardien.

La fin de l’année approche à grands pas à l’Académie, en effet, les apprentis gardiens vont passer l’un de leur dernier examen. Une épreuve de terrain avec pour mission seule mission de protéger à tout prix le moroï auquel ils ont étés attribués. Et surprise, Rose n’a pas à protéger Lissa… un choix de ses maître qui l’ulcère et la révolte au plus haut point…
Mais malgré tout, elle se doit de remplir son devoir de future gardienne et prouver ses compétences avec une autre personne que Lissa à protéger. En effet, leur lien permet à Rose de savoir quand sa meilleure amie est en danger ou quand elle souffre.

Cet examen, Rose, aux vues de ses compétences devrait le réussir haut la main. Mais c’est sans compter sur les fantômes qu’elle commence à voir apparaître… serait-ce encore une nouvelle évolution du lien qu’elle entretien avec Lissa ?

Un tome qui noircit foncièrement la série.

Les strigoïs qui semblaient désorganisés dans les précédents tomes intensifient leurs attaques, laissant présager une possible guerre ouverte entre les deux camps dans un futur proche.
Cette fois encore, Rose n’est pas ménagée et doit affronter de nouvelles épreuves, aussi bien physiques que morales et sentimentales. Son personnage évolue encore, si c’est possible.

Cette fois-ci, c’est bien Rose le centre de toute l’attention et non pas sa fidèle et précieuse amie Lissa. En effet, le baiser de l’ombre qu’a subit Rose lui fait découvrir un nouveau pouvoir pour le moins effrayant. Parallèlement à cette découverte de nouveaux pouvoirs, ceux de Lissa sont en train de se développer petit à petit, cette dernière apprenant à se servir de l’esprit de différente manière avec le tumultueux Adrian.
Ajoutez à cela de jeunes élèves de l’Académie qui sont mystérieusement battus par une obscure association d’élèves et vous verrez que cet opus n’est encore pas de tout repos.

Et bien entendu, la fameuse romance interdite entre Rose et Dimitri devient de plus en plus dangereuse pour eux et leur entourage… de quoi ajouter un piquant fort plaisant qui plaira à toutes les lectrices un peu fleur bleues.
Les derniers chapitres sont magnifiques et terribles à la fois. Car au fil des tomes, on ne peut s’empêcher de parfois s’attacher plus que de raison à certains personnages, à leurs manies, leur façon d’être. Un final mémorable riche en émotions fait de ce tome un épisode charnière de la saga : celui où tout bascule ; magnifiquement et terriblement.

Car oui, Vampire Académie réunit avec art des éléments déjà vus et utilisés dans nombre de romans et de films, et ça marche. Encore une fois Richelle Mead réussit à ajouter une nouvelle dimension à ses personnages et à leur entourage… pour le meilleur et pour le pire.

8/10

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Chronique : De mon sang – Tome 1

De mon sang 01

Le phénomène Amanda Hocking débarque en France

Edité chez Castelmore en juin dernier, De mon sang est un véritable phénomène éditorial Outre-Atlantique, et ce grâce aux nombreux blogs de chroniques littéraires. En effet, son auteure s’est fait connaître grâce à ses publications numérique bien avant de sortir en version papier.
En avril 2010, Amanda Hocking auto-publie un de ses romans, en seulement six mois, elle en vend plus de 15000 exemplaires aux Etats-Unis. En tout, sa série s’est déjà vendue à plus d’un million d’exemplaires…
c’est donc un ouvrage très attendu en France et dans les autres pays où il aura la chance de paraître.
L’histoire ? C’est celle d’Alice, une ado comme les autres qui au détour d’une ruelle un peu trop sombre va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie…
Au moins quatre tomes sont prévus pour cette nouvelle série, alors accrochez-vous…

Un démarrage des plus classiques.

Ce premier opus commence de façon très traditionnelle avec une héroïne pour le moins normale. Lycéenne aux résultats pas vraiment exceptionnels, Alice est surtout le faire-valoir de sa meilleure amie Jane. Après une soirée à essayer de rentrer sans succès dans de nombreuses boites de nuit, les deux jeunes filles décident de rentrer à pied par les rues de plus en plus sombres… et font une mauvaise rencontre.
C’est ainsi que la rencontre d’Alice avec l’étrange Jack s’est produite. Ce jeune homme fort à la beauté étrange sauva les deux jeunes filles… et va changer subtilement et à jamais la vie d’Alice…

Avec ce début d’histoire, on peut se dire que l’intrigue de Twilight n’est pas loin : un beau jeune homme à la beauté hypnotique, des mystères qui s’épaississent autour de lui… mais la ressemblance s’arrête là. En effet, Amanda Hocking a écrit une histoire bien à elle dont l’intrigue se détache très vite de la série vampirique de Stephenie Meyer.

Le sang et ses affinités chimiques au coeur de l’intrigue.

Chose étonnante, Alice se familiarise extrêmement rapidement à Jack et participe très vite avec lui à de nombreuses soirées.
Le duo semble devenir inséparable au bout de quelques jours seulement (ou plutôt soirées), Alice délaissant petit à petit sa famille déjà éclatée et peu épanouie ainsi que sa scolarité, au grand dam de son petit frère Milo, dont elle est la seule présence à la maison… leur mère travaillant d’arrache-pied  de nuit.

Les nuits se suivent et se ressemblent pour Alice, enivrée par cette amitié et cette complicité inattendues. Puis un jour, Jack propose à Alice de lui présenter sa famille et là, il devient de plus en plus difficile pour elle de ne pas se poser de questions…
Elle ne les voit jamais manger, l’un des frères de Jack, Peter, semble la détester au plus au point et essaye de s’éloigner le plus possible d’elle quand ils se trouvent dans la même pièce. Mae, sa belle-sœur, semble lui vouer une quasi adoration tout à fait inexplicable.
Et surtout, Jack possède une force incroyable, et son charisme change la personnalité de toutes les personnes qu’il croise, seule Alice semble rester plus ou moins elle-même en sa présence.

Le titre étant assez explicite sur la nature de Jack, la surprise réside plus dans le fonctionnement de l’univers d’Amanda Hocking. En effet, elle part du principe que le sang d’une personne peux parfois être compatible à un tel point avec celui d’un vampire qu’ils sont comme « prédestinés », à l’image d’âmes sœurs. Mais le mystère réside dans le sang d’Alice, qui semble être attirant et affolant aux yeux de son « prédestiné »… mais aussi de Jack, chose qui est normalement impossible…

Un triangle amoureux s’installe donc au fil des chapitres et ne semble pas se résorber, mettant en danger la famille de Jack dans son ensemble…

Romance, attirance, mais aussi danger, ce combo par le passé efficace refait ici surface avec Amanda Hocking et sa série vampirique. Beaucoup d’éléments ne sont qu’évoqués dans ce premier tome qui pose l’intrigue de la série, il est donc difficile de cerner de façon certaine la qualité de la série.
Tout ce que l’on peut en dire pour le moment, c’est que ce premier tome est efficace et se lit très vite, donnant envie de lire la suite… assez prometteur donc ! Parution du second tome le 9 novembre prochain.

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Chronique : Vampire Academy – tome 2 – Morsure de glace

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Une suite aussi prenante et efficace que le premier opus.

Second tome de la série Vampire Academy, Morsure de glace nous plonge à nouveau dans le cadre austère et parfois dangereux de l’école vampirique…
Nous suivons à nouveau Rose et Lissa pour de nouvelles révélations sur la magie vampirique…et une foule d’autres choses encore.

Un début de roman choc

Rose doit se rendre à quelques heures de route à un examen qui sera mené par l’un des plus grands gardiens vivant de tous les temps. Pour s’y rendre, elle est accompagnée de Dimitri, son mentor. Mais l’examen ne va pas vraiment se dérouler comme prévu et montre une nouvelle facette de la dangerosité des strigoï…  remettant en question les protections de tous les bâtiments hautement protégés tels que l’Académie ou le centre du pouvoir des vampires, entre autres.
Parallèlement à cette dérangeante découverte, Lissa essaye de reprendre pied afin de maîtriser sa magie. La sienne est en effet très particulière, et pernicieuse : n’appartenant ni à l’air, ni à l’eau, ni au feu, ni à la terre, mais à l’esprit. Son pouvoir est immense, elle peu notamment utiliser la suggestion pour plier les gens à sa volonté très aisément… mais son pouvoir peu également la faire basculer dans la folie si elle en use trop… et comme personne ne connaît d’autres magiciens de l’esprit, Lissa est condamnée à faire elle-même des essais sans pouvoir partager son pouvoir avec quelqu’un d’autre…

Encore une fois, vous aurez votre dose de romance subtilement dosée. Juste assez pour attiser les passions, mais pas assez pour exploser de joie sur de possibles couples.
Vous l’aurez compris, magie et romance sont encore une fois au rendez-vous, mais une pointe d’obscurité commence à faire son chemin dans la saga avec les offensives strigoï, plus présentes.

De nouveaux personnages changent la donne

Vous l’aurez compris, les personnages actuels évoluent et de nouveaux entrent en scène. Mais leur ajout, loin d’être inintéressant apporte au contraire du piquant à l’intrigue.
On en apprend ainsi beaucoup plus sur les possibilités qu’offre le fantastique pouvoir de Lissa. Rose essaye de faire tomber les barrières entre Dimitri et elle… et un nouveau personnage incontournable fait son apparition : Adrian. Issu d’une très riche famille royale moroï, ce dernier fait ce qu’il lui plaît… or, c’est Rose et Lissa qui l’intéressent au plus haut point pour une mystérieuse raison.

Une intrigue simple et encore une fois efficace

Ce second opus a le même mode de fonctionnement que le premier : démarrage, développement de l’intrigue puis combat final. Et chose surprenante, on ne se lasse pas. La profondeur et l’attitude des personnages y est pour beaucoup. A la fois réalistes et incarnant beaucoup de valeurs auxquelles on aime à s’identifier, la vie de ces héros ne lasse pas, bien au contraire.

Second tome et donc second petit succès pour Richelle Mead, la Vampire Academy n’a pas fini de nous étonner…et de nous passionner !

7.5/10

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Chronique : Monster High – Tome 1

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Quand les monstres sont à la pointe de la mode…

Lisi Harrison est une écrivain américain qui écrit des romans très girly. Deux de ses séries ont étés traduites en France il y a quelques années : La Clique et La Bande.
Tout d’abord une licence de jouets créé par Mattel, Monster High a ensuite été décliné sur de nombreux supports : série TV, T-shirt, jeux… et livre.
La série est publiée aux éditions Castelmore, le label jeunesse-ado des éditions Bragelonne.

De nouveaux habitants dans la petite ville de Salem

Salem : un nom évocateur quand on connaît sa signification. Mais la famille de Mélodie ne déménage pas dans la mythique ville du Massachussetts où se déroula le procès des sorcières de Salem. Mélodie et sa famille vont vivre à Salem… dans l’Oregon.
Ravie de cette seconde chance dans la vie, Mélodie pense déjà aux nouveaux amis qu’elle va se faire avec pourquoi pas un petit ami également ? Par contre, sa sœur Candace déchante : elle vient de perde tout ce qui faisait son bonheur…ses meilleures amies, le shopping…
Parallèlement à ces nouveaux venus, vient de naître Frankie, une adolescente presque ordinaire hormis le fait qu’elle est faite de morceaux d’être humain cousus entre eux. Ses parents l’on fabriquée eux-mêmes et ils en sont très fiers.
Le point commun entre Frankie et Mélodie ? Elles vont devoir s’intégrer à Merston High tout en cachant habilement leurs « faiblesses » dans la jungle du lycée…

Sympathique mais pas flamboyant

Monster High tire sa force de personnages descendants de monstres mondialement connus. Ainsi Frankie est la descendante du monstre du professeur Frankenstein, quand aux autres… vous verrez.
Les clins d’œil à la littérature fantastique classique sont vraiment plaisants mais ne suffisent toutefois pas créer une vraie intrigue. Le thème de l’intégration est évidemment majeur, de même que l’acceptation de la différence par les autres.

Cette nouvelle série fantasti-chic plaira certainement à des lectrices adolescentes qui pourront s’identifier sans problèmes à l’un des nombreux personnages. Facile à lire, immersif, ce roman a le mérite de pouvoir donner envie de lire à un public qui n’est pas nécessairement très porté sur la lecture, et ça c’est un point positif.

Le plus dommage réside dans le manque de crédibilité des personnages. Melodie a un père chirurgien esthétique qui l’a d’ailleurs retouchée, sa mère quand à elle est juste styliste pour les stars. Elle a donc tout ce qui lui est nécessaire pour être parfaite, malgré son mal-être et ses complexes… Frankie elle aussi est à la pointe de la mode, elle a toutes les dernières nouveautés textiles et accessoires pour être in, ses parents lui cédant tout car trop heureux d’avoir enfin un « enfant ».

Alors, être à la mode et porter le dernier Gucci ou Prada, pourquoi pas, mais il aurait fallu que l’histoire soit un peu plus construite. On a parfois l’impression (au début en particulier) d’avoir de la publicité entre les lignes. Très consumériste dans l’état d’esprit, cette utilisation de produits de grandes marques ne suffit pas aux héroïnes pour s’épanouir. Une petite leçon de vie qui même si elle sera vite oubliée, est sur le fond positive.

En somme Monster High est sympathique mais ne laissera pas de souvenir impérissable à ses lecteurs… dommage, l’idée étant originale.

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Chronique : Vampire Academy – tome 1 – Sœurs de sang

Vampire Academy 01

Dans une institution vampirique pas comme les autres…

Publié chez Castelmore, le label pour ados de Bragelonne, Vampire Academy est une série qui compte six tomes au total et qui a rencontré un énorme succès à travers le monde. Plus de quatre millions d’exemplaire vendus aux Etats-Unis, et plus 60 000 en France, quand le dernier tome n’était pas encore sorti.
Le nom du genre qu’incarne Vampire Academy est la bit-lit (terme déposé par les éditions Bragelonne), ou plus simplement de la fantasy urbaine sur fond de vampirisme. L’auteure de la saga, Richelle Mead, est loin d’en être à son premier coup d’essai, elle a écrit le cycle Succubus ou encore Cygne Noir.

Derrière les grilles de la Vampire Academy

Bienvenue dans un curieux établissement qui forme les jeunes vampires. L’originalité de l’œuvre aborde son lecteur dès les premières pages avec un univers et une mythologie bien spécifiques.

En effet, il existe trois races de vampires : les Moroï, des vampires dont certains sont de sang royal ; ils ont un besoin de sang régulier pour vivre, mais ne tuent en aucun cas des humains pour subvenir à leur besoins, ces derniers sont toujours volontaires. Les Moroï sont d’une assez faible constitution, mais ils ont en contrepartie le pouvoir de maîtriser à l’adolescence la magie, elle peut-être d’air, de feu, de terre ou d’eau.
La seconde race est celle des Dhampir, issus d’un parent humain et d’un parent Moroï, ces derniers deviennent souvent Gardiens par la suite, c’est à dire des gardes du corps pour les Moroï.
L’existence des Gardiens s’explique par la troisième race de vampires : les Strigoï, assoiffés de sang et de force, ils n’hésitent pas à tuer indifféremment humains, dhampirs et moroï, même s’ils préfèrent de loin goûter au sang de ces derniers… Ils ne possèdent aucun pouvoir magique, mais ont en revanche une très grande force physique.

Ainsi se posent les bases de l’univers créé par Richelle Mead, avec son lot de subtilités à découvrir au fil des pages et des volumes…

Une fois ce décor posé, nous voici prêt pour la présentation de l’intrigue qui est en somme relativement simple, mais extrêmement efficace.

La protection à tout prix

Les deux personnages que nous suivrons durant six tomes se prénomment Lissa et Rose. Lissa est une Moroï de sang royal, et la dernière de sa lignée qui plus est. Rose est sa gardienne, du moins elle le sera officiellement une fois sa formation terminée… et autant dire qu’il y a du retard à rattraper pour la jeune dhampir. Les deux jeunes filles ayant fuit pendant presque deux années l’institution, elles viennent d’être ramenées de force derrière ses grilles…
Pourquoi ont-elles fui ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres des élèves suite à leur retour…
Rumeurs, intrigues entre familles royales, et cours sur la magie vampirique, les journées sont longues pour les deux amies, d’autant que le danger rôde à nouveau pour Lissa dans l’établissement…

Une ambiance gothique et collégiale très agréable

La grande force de cette série, outre des personnages forts attachants et reconnaissables, c’est son ambiance. Très collégiale, mais également très « gothique », on s’imagine avec grand plaisir l’architecture et l’ambiance que répand l’institution.
On ne peut d’ailleurs s’empêcher de sentir les échos d’Harry Potter concernant les quelques cours de magie prodigués dans l’école ainsi que les protections qui l’entourent. Mais la similitude s’arrête là. Le reste étant clairement une intrigue tournant autour de trois éléments majeurs : la romance, l’action, et la magie.
Le quatrième élément important à mentionner étant le suspense et les retournements de situations qui en découlent. Parfois attendus, mais pas toujours, il y aura certainement des moments où Richelle Mead vous surprendra…

Pour conclure, Sœurs de sang est un très bon premier tome qui mélange avec efficacité les ingrédients qui font une série à succès. L’intrigue tournant autour d’un univers familier est bien pensée, mais les vampires de Richelle Mead nous réservent encore bien des surprises…

Note : Dommage que la couverture soit un peu trop stéréotypée sur le genre, de même que le nom de la série, qui n’a pas été traduit ou renommé en français.

7/10

Chronique Jeunesse : Les petits monstres – Tome 2– Le rire du vampire

Les Petits Monstres 02

Quand vampire ne rime pas, mais alors pas du tout avec rire… un second tome distrayant et sympathique.

Second tome des aventures des Petis Monstres, il peut toutefois se lire indépendamment du premier.
Nous retrouvons donc Cassandra, Valentin, Jack et Oliver pour de nouvelles aventures qui cette fois-ci ne sortent pas du manoir… car il s’agit d’une histoire de famille. Plus précisément de l’oncle acariâtre de Cassandra venu passer quelques jours au manoir Darkshire.

Un invité surprise pour les petits monstres

Cassandra vient de recevoir une lettre de ses parents comme quoi son oncle Karlov allait arriver sous peu au manoir…
A peine arrivé, l’oncle se plaint déjà de l’accueil et du manque cruel de café. Le comportement de l’oncle en plus d’être extrêmement étrange est en plus très désagréable.
Et quand les enfants se mettent à lui parler du spectacle humoristique qu’ils vont aller voir, ce dernier se renfrogne encore plus, si c’est possible.
Cet oncle les intrigue au plus haut point, et aussi les désolent, ils décident alors de prendre les choses en main afin de changer l’humeur du vampire taciturne au répliques bien senties et de découvrir son secret…

Un second tome réussit

Contrairement au précédent ouvrage, cet opus est une petite réussite qui permettra aux enfants de s’évader par la lecture. En effet, entre les répliques acerbes de l’oncle et les mystères qu’il entretien, les jeunes lecteurs seront servis.
L’histoire est sympathique, et les illustrations sont encore une fois à la hauteur.

Ce second tome est parfait pour les 7-9 ans, et fort heureusement peut se lire indépendamment du premier. Beaucoup moins moralisateur que le précédent, on découvre ici la facette « familiale » des petits monstres.
Alors si vous souhaiter faire découvrir à vos enfants une toute première lecture avec un peu d’éléments fantastiques, cet ouvrage sera sympathique pour eux.