Une nouvelle aussi courte que diaboliquement efficace !
Dernier titre en date de Brandon Sanderson paru en France, L’âme de l’empereur est paru directement en poche au mois d’octobre 2014 aux éditions Le Livre de Poche.
L’auteur est devenu une plume incontournable de la fantasy grâce à son cycle Fils-des-Brumes ou encore son one-shot Warbreaker. Il a d’ailleurs été désigné pour clore le mythique cycle de La Roue du Temps de Robert Jordan. L’âme de l’empereur est une nouvelle longue ou un très court roman d’environ deux-cent pages qui a remporté le Prix Hugo (dans la catégorie meilleur roman court 2013).
Altérer la mémoire des choses pour les changer dans le présent
Quand débute le récit, nous suivons les pensées de la jeune Shai, arrêtée pour tentative de vol dans le palais de l’Empereur. Normalement, quand quelqu’un essaye de voler quelque chose d’aussi précieux que le Sceptre de Lune, c’est la peine de mort assurée. Mais les circonstances sont telles que Shai va pouvoir sauver sinon sa vie au moins son art.
En effet, Shai est une Forgeuse, elle maîtrise le délicat art de modifier la mémoire des objets et des les rendre plus beaux ou moins solides, tout est possible. Il lui suffit de faire croire à une planche qu’elle a été peinte, ou vernie, et elle le sera. Et pour que cette magie fonctionne, il faut réaliser un Sceau – gravé dans de la spirilithe de préférence – d’une précision extrême : son nom est le spiritampe.
Mais quand il s’agit de créer des spiritampes à accorder sur l’empereur devenu amnésique suite à une agression, c’est bien plus complexe que de changer l’apparence d’une table ou d’un lit. Ce que l’on demande à Shai de réaliser est une Marque Primordiale, elle s’accorde sur un individu bien précis, et peut altérer son physique, son passé, sa force, son expérience.
Alors qu’il faut des années pour réaliser une Marque Primordiale pur soi-même, Shai n’a que trois mois pour réaliser celles qui s’accorderont sur l’âme vierge de l’empereur… Shai ne travaille pas en flux tendus ici, elle court vers sa condamnation à mort malgré elle tant la tâche semble impossible.
Une nouvelle magie au service de l’intrigue
Bien que le concept des spiritampes soit quelque peu difficile à présenter et à assimiler au début du récit, la lecture se fait très rapidement fluide par la suite.
Brandon Sanderson possède cet art incroyable de créer de nouveaux systèmes de magie complexes et de les décrire avec simplicité. Pour trouver son inspiration quant à cette magie originale, l’auteur avoue avoir été influencé par la culture asiatique (en particulier Coréenne et Chinoise – l’auteur a vécu 2 ans en Corée). Dans ces pays d’Asie, les tampons de pierre sculptés avec complexité servaient de signature de façon très courante.
Tout au long de ce court récit, les insinuations, jeux de dupes et autre tentatives pernicieuses seront omniprésentes : Shai essayera de jouer à la plus fine tandis que ses geôliers tenteront de la maîtriser elle et son Art… Tout est en finesse, en allusions et en insinuations. On est rapidement subjugés face à cette lutte silencieuse qui se cache derrière la détention de Shai. Impossible de dire qui va gagner quoi à ce petit jeu, ni par quels moyens : chacun des camps fait preuve de ressources insoupçonnées ! Car il y a bien plus que le salut d’un empereur en jeu…
….
Pour conclure sur cet ouvrage, il est évident qu’encore une fois, Brandon Sanderson a fait mouche avec efficacité. C’est avec regret que l’on quitte cet univers prometteur que l’on espère peut-être voir un jour réutilisé dans un roman ou un cycle. L’âme de l’empereur est donc un petit indispensable à lire avec plaisir, ne serait-ce que pour s’émerveiller de la continuelle créativité de son auteur… Saluons également la très belle traduction assurée par Mélanie Fazi.




Assez fou pour ne pas être jugé ou trop lucide pour ne pas être épargné ?
A la découverte de la vie quotidienne des souris d’église… !
Il vient tout juste de paraître en librairie aux éditions Hachette et Hildegarde, il est très joli, et il donne envie ! Oniria est le premier tome d’une saga fantastique 100% française son titre : Le Royaume des rêves. A l’heure où les traductions sont légion, un récit qui vient bien de chez nous, ça fait toujours son petit effet ! L’auteur, B. F. Parry, écrit ici son tout premier roman.
Quatrième de couverture :
Dans le monde des sorciers de notre époque, il faut montrer patte blanche sous peine d’être inlassablement traqué…
Un nouvel univers magique et sombre
Un monde parfait où la vie et ses saveurs sont aseptisés
Une dystopie avant l’heure
Les tenants et aboutissants sont au final simples et terriblement efficaces, mais impossible de développer plus l’intrigue sans en dévoiler trop. Je vous laisse donc ici, au tout début de l’histoire, quand Jonas ne sait pas encore ce qui l’attend.
Tout commence et finit par un sms…
Une suite d’actions captivantes, mais pas toujours très crédibles ou expliquées

Qu’apporte donc ce premier tome ? La conclusion est bien simple, peu de choses pour le moment. L’univers est développé, peut être trop, au détriment de l’intrigue qui semble pour le moment bien simple et sans réel ressort. De plus, le fait d’avoir des personnages enfermés dans des clichés empêche de se plonger sans bornes dans ce nouvel univers. Humour, références culturelles nombreuses, fantastique et campus américain, voici les éléments de base de la série, qui nous convainc pas pour le moment. Le second tome est à paraître le 22 octobre prochain sous le titre L’Entrevie.
Le tout dernier roman en date de l’auteur Lorris Murail vient tout juste de sortir aux éditions Scrinéo, et nous vous proposons de tenter votre chance pour remporter l’un des trois exemplaires de Shanoé mis en jeu sur le site !
Un roman pour devenir vegan… à vie !
Leçon n°1 : Les vaches zombies ne sont pas comestibles