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Chronique album jeunesse : A l’intérieur des méchants

Un M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E album pour les enfants rempli de surprises et d’animations autour de trois méchants emblématiques des contes de fées. Un véritable coup de coeur à découvrir dès 5 ans.

Si vous cherchez un magnifique album pour enfant, A l’intérieur des méchants est pour vous ! Entièrement pensé, illustré et réalisé par Clotilde Perrin, cet album est un petit bijou de créativité et d’inventivité… Il est paru aux éditions Seuil Jeunesse à la fin de l’année 2016.

Trois contes de fées, trois méchants

(Re)découvrez Le loup et les sept chevreaux, Jack et le haricot magique et Baba Yaga sous un jour nouveau grâce à une possibilité inouïe : en décortiquer les méchants emblématiques !

Qui n’a jamais rêvé de voir ce qui se trame dans la tête du loup ? Ce que digère son estomac ? Que cache l’ogre dans ses nombreuses poches ? Et son son chapeau ? Et la sorcière aux ailes gigantesques ? Qu’a-t-elle donc à cacher ?

C’est parti pour la lecture de trois contes et la découverte de leurs méchants… frissons garantis !

Une merveilles de réalisation et de créativité

Je suis tombée en amour de ce livre tant il est original et fouillé ! Clotilde Perrin s’est surpassée dans cet album. Volets, flaps, chapeaux à soulever, ailes à déployer, estomac à… ouvrir ?

L’inventivité de Clotilde Perrin semble sans limites quand on découvre toutes les animations qu’elles offre à ses lecteurs. Et une chose est certaine, que l’on soit un enfant de 5 ans ou un adulte, on ne peux être qu’émerveillé par ses réalisations !

Cet album est un bijou, les superlatifs manquent tant il y a de cachettes et de secrets dans les animations… C’est un des plus beaux albums de l’année 2016, et la bonne nouvelle, c’est que Clotilde Perrin a remis ça en 2017 avec l’album A l’intérieur des gentils… (pas si gentils) ! Youpi ! La chronique de ce second opus est à venir.

 

Chronique album jeunesse : Un Empyrée de dragons

Un Empyrée de dragonsUne merveille d’album pour la jeunesse où la mythologie du monde entier est à l’honneur !

Parue dans la toute petite (mais très prometteuse) maison d’édition Psyché, voici une véritable merveille, un petit inclassable dans le domaine de la littérature jeunesse : Un Empyrée de Dragons.

Les illustrations sont assurées par Nicoletta Ceccoli, elle a été consacrée meilleure illustratrice italienne en 2001, et on comprend immédiatement pourquoi. Son travail est mondialement reconnu puisqu’elle a exposé à Paris, a publié de nombreux artbooks et a même participé au film Jack et la mécanique du cœur en tant que character designer.

Entre le documentaire, l’album illustré et le bestiaire merveilleux, vous en prendrez plein les mirettes, découvrirez de magnifiques créatures issues de toutes les cultures et les mythologies… Le tout servi par une illustration hors du commun et sublime… C’est typiquement le genre d’album pour les enfants que nous adultes avons envie d’avoir rien que pour nous !

Un Empyrée de dragons intérieur 3Comment nomme-t-on un groupe de créatures magiques ?

Si vous vous êtes toujours posé la question de comment on appelle un groupe de licornes, de Chi-lin, de sphinx ou encore de manticores, cet ouvrage est pour vous.

Se jouant des mots et des styles, Un Empyrée de Dragons nous fait voyager à travers les très ombreuses cultures de notre monde. Le tout étant servi par un texte aussi sublime que les illustrations qui l’accompagnent. Ainsi pourrez-vous découvrir des yétis, mais également des chimères, des chevaux de mer ou encore de magnifiques Quetzalcoatls…

Par ailleurs, Un Empyrée de Dragons est issu d’une traduction de l’anglais – A dignity of dragons en langue originale (on imagine la difficulté à retranscrire un tel texte). En effet, l’ouvrage est publié par Houghton Mifflin Harcourt à l’origine, et l’éditeur et le traducteur précisent qu’ils ont parfois dû s’éloigner du texte d’origine afin de mieux coller à l’univers onirique et merveilleux de l’œuvre, et parfois même inventer ses propres formulations… Et c’est une réussite !

« Une fulguration d’hippogriffes, Une poignée de griffons, Une sociénigme de Sphinx, une embrasée de feng-huangs… »

Un Empyrée de dragons intérieurOutre un graphisme qui laisse rêveur, vous découvrirez en fin d’ouvrage un petit glossaire très complet. Chaque créature y est décrite avec son pays d’origine, ses spécificités, les anecdotes qui l’entourent…

La façon dont se présente l’ouvrage n’est pas sans faire penser au magnifique Livre des Créatures de Nadja. En somme, c’est un superbe imagier merveilleux qui s’offre à vous !

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Pour les passionnés de mythologie, pour ceux qui veulent faire découvrir les créatures fantastiques à leurs enfants… ou encore ceux qui veulent avoir rien que pour eux un magnifique album, Un empyrée de Dragons est une petite merveille à ne pas louper.

Pour les enfants, c’est un ouvrage à découvrir dès l’âge de 8 ans environ, quand ils découvrent les mythes et les légendes à l’école.

Un Empyrée de dragons intérieur 2

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TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique : La compagnie des menteurs

La compagnie des menteursUn roman historique sombre, haletant et aussi obscur que les âges dont il traite…

Karen Maitland fait partie de ces auteurs qui gagneraient à être connus. Son univers est aussi obscur que saisissant et sa plume absolument efficace ! De nationalité anglaise, sa spécialité est le roman historique sur fond de policier. Avec il y a toujours un ou deux cadavres derrière l’étable, et une quantité de suspects tous plus crédibles les uns que les autres.

En France, nous avons la chance d’avoir trois de ses ouvrages publiés : La compagnie des menteurs (le plus connu d’entre tous), Les âges sombres et La malédiction du Norfolk. Bienvenue dans un univers historique à nul autre pareil…

Un petit groupe d’itinérants qui grossit, grossit…

1348 – Tout commence avec un maître et son apprenti qui traversent l’Angleterre à la recherche de travail tout en fuyant les ports et les grandes villes, où sévit la peste. Puis, la petite compagnie se retrouve à être rejointe par un couple qui attend un enfant, dont le passé reste mystérieux, puis c’est au tour d’un marchand taciturne, etc.

Mais cette petite troupe itinérante fuyant la peste est loin de se douter à quel point elle va devoir lutter pour sa survie ! La maladie est une chose, mais les croyances populaires et les ont-dits sont parfois aussi mortels et autrement plus pernicieux…

Bienvenue dans un pays où les légendes se bâtissent sur rien, où on marie de force des infirmes entre eux pour conjurer le sort d’un village et où la superstition règne en maître… avec la saleté et la maladie…

Grandiose et captivant

Quand on est parti dans ce genre d’ambiance à la fois dure et sordide, on sait que l’on va passer un excellent moment de lecture. Cela peut paraître paradoxal pour certains, mais c’est le sentiment que j’ai quand un roman prend au tripes en passant par tous les stades de l’horreur, de la lâchetés, de la haine, des croyances…

On le devine assez rapidement, chaque personnage de la petite compagnie itinérante à un secret plus ou moins lourd à cacher, parfois même plusieurs ! Mais ce n’est pas le seul intérêt pour lire ce livre. On plonge avec délectation dans une Angleterre où l’ambiance est si magnifiquement retranscrite et où les personnages sont si creusés que l’on s’attache vite au moindre d’entre eux. Ici, point d’action à n’en plus finir, mais plutôt un rythme lent, lancinant, où chacun attend son heure, ce qui créé une atmosphère pour le moins mortifère et sur le fil… Délectable.

.Ici, on nage entre le roman historique, tout en empruntant les codes de l’imaginaire et des contes populaires, sans oublier le côté sanglant et cru des polars. Bref, c’est le mélange de genres ultime, parfait (selon moi). Karen Maitland vous tiens ici avec son histoire, et elle ne vous lâchera pas de sitôt. Même après la lecture, vous y repenserez (les dernières phrases de ce roman tournent encore dans ma tête tant tout est maîtrisé).

Il faut également saluer le travail de traduction assuré par Fabrice Pointeau, car c’est également grâce à lui que l’on se retrouve avec un ouvrage si travaillé et brillamment écrit.

J’espère avoir su vous convaincre avec cette chronique : cet ouvrage laisse un souvenir durable et plaisant. Sa lecture est profonde, captivante et surtout incontournable. Régalez-vous avec ce livre passionnant ! Et puis, la bonne nouvelle, c’est qu’il y en a d’autres… (MAJ 11/2023 – Malheureusement La malédiction du Norfolk et Les âges sombres sont épuisés, mais vous pourrez toujours les trouver d’occasion !).

J’ai lu La compagnie des menteurs sur les très bons conseils d’une amie, il y a presque dix ans maintenant… Et j’ai vendu plus de 500 exemplaires de ce roman tellement je l’ai adoré !

Interview de Gu Byeong-mo pour son roman Les petits pains de la pleine lune

Les petits pains de la pleine lune pocheLa bibliothèque de Glow : Pourriez-vous raconter votre parcours aux lecteurs de La Bibliothèque de Glow ?

Gu Byeong-mo : Bonjour. J’ai toujours mené une vie discrète, tout ce qu’il y a de plus ordinaire, une vie sans aventure qui s’écarte très peu du banal. Ma famille est un peu compliquée et par réaction, j’ai toujours été poursuivie par l’idée de vivre une existence modèle, d’être comme tout le monde, c’était une véritable obsession.

C’est pourquoi, suite à mes études universitaires, je me suis fait embaucher dans une entreprise, me suis mariée, ai eu des enfants, bref, j’ai accepté docilement le cycle de vie classique que suivent la majeure partie des gens. Mais depuis quarante ans, j’ai toujours cette envie d’ailleurs, et finalement, créer un monde nouveau en écrivant des romans est devenu pour moi un moyen de voyager.

La bibliothèque de Glow : Les petits pains de la pleine lune est un beau récit initiatique, comment son univers si dur et particulier vous est-il venu à l’esprit ?

Gu Byeong-mo : Le thème et l’idée de ce roman, je les dois à « la maison en pain d’épices » qui apparait dans le conte Hansel et Gretel des Frères Grimm. Dans cette maison vit une très méchante sorcière. Hansel et Gretel sont des pauvres enfants abandonnés par leurs parents et qui risquent de se faire assassiner par la sorcière. Dans mon enfance, j’ai vécu une menace à peu près semblable à la leur, et j’ai éprouvé la même angoisse de mort, mais en ce qui me concerne, il n’existait pas de magicien pour me protéger. C’est la raison pour laquelle j’ai offert au personnage de mon roman un magicien capable de lui fournir un refuge, même s’il n’est que provisoire.

Les petits pains de la pleine lune (korean version)La bibliothèque de Glow : Une boulangerie magique et un peu sorcière, ça a de quoi faire rêver… et si vous ne deviez acheter qu’une seule pâtisserie de cette boutique que vous avez créé, laquelle serait-ce ?

Gu Byeong-mo : Au premier coup d’œil, c’est un espace de rêve, mais beaucoup des pâtisseries proposées dans cette boutique sont en décalage avec la réalité de la société humaine. Si j’avais un budget suffisant, j’achèterais un exemplaire de chacune des pâtisseries, mais ce serait seulement par curiosité car je n’aurais jamais l’occasion de les utiliser. Les lecteurs qui ont lu ce roman me disent souvent qu’ils auraient surtout besoin d’un « Financier sosie » pour envoyer leur double à leur place au bureau ou à l’école.

La bibliothèque de Glow : Est-ce que les contes de fées vous on aidée à tisser votre récit ?

Gu Byeong-mo : Depuis toujours, je m’intéresse beaucoup aux mythes, aux contes, aux légendes, et dans plusieurs de mes romans suite à celui-ci, je me suis approprié ces contes pour les transformer et les réinterpréter.

La bibliothèque de Glow : Lesquels vous ont ainsi inspirée ?

Gu Byeong-mo : En septembre 2015, je viens de publier un recueil de nouvelles que j’ai écrit en prenant comme concept principal « la réinterprétation des contes ». Certaines nouvelles reprennent des idées des contes d’Andersen comme Les souliers rouges , La petite fille aux allumettes, d’autres s’inspirent des écrits des Frères Grimm comme Le géant aux cheveux d’or, La petite gardeuse d’oies, Le prince grenouille, La sage Élise. Je les ai réinterprétés et reconstruits d’un point de vue moderne. Je pense que tous ces contes doivent vous être familiers, j’aimerais que beaucoup de lecteurs s’intéressent à mon ouvrage et le lisent, et peut-être ainsi paraîtra-t-il un jour en France.

La bibliothèque de Glow : En France, nous vous connaissons uniquement pour deux ouvrages : Fils de l’eau et Les petits pains de la pleine lune. En avez-vous écrit d’autres ? Que racontent-ils ? 

Gu Byeong-mo : Je publie presque un nouveau roman par an. Ils traitent en général avec ironie de l’égoïsme et des maux de la société, j’essaie par le biais du réalisme magique de faire une critique de la dure réalité et de l’injustice de notre société.

Les petits pains de la pleine luneLa bibliothèque de Glow : La Corée est l’invitée d’honneur du prochain Salon du Livre en France, viendrez-vous à l’événement pour rencontrer vos lecteurs français ?

Gu Byeong-mo : Pour qu’un auteur coréen soit présent à un salon du livre international, il faut d’abord qu’il y soit invité. En général, on sélectionne des auteurs déjà connus, prometteurs en Corée dont les nombreux ouvrages ont été traduits et publiés dans les pays européens et anglophones. En ce qui me concerne, je ne suis pas encore un auteur assez réputé pour ça (je crois que je ne mérite pas encore d’être invitée dans un salon du livre international J ). Si vous, lecteurs, me soutenez et réclamez avec force ma présence auprès des Editions Philippe Picquier, cela pourrait faire flancher les éditeurs coréens… !

La bibliothèque de Glow : Autre chose à ajouter ?

Gu Byeong-mo : Je vous remercie d’avoir apprécié mon roman.

Aujourd’hui, en Corée, les petites librairies traditionnelles ferment les unes après les autres, seules quelques grandes librairies gérées par des grandes entreprises et qui vendent aussi en ligne parviennent à survivre. C’est pourquoi je suis profondément émue d’apprendre qu’en France, il existe encore des blogs tenus par des libraires, et que des gens continuent à venir acheter des livres dans des librairies indépendantes.

La bibliothèque de Glow : Un immense merci à Yeong-hee et Mélanie Basnel pour avoir assuré cette traduction. Sans elles, cette interview n’aurait jamais eu lieu. Merci également aux éditions Philippe Picquier et à son attachée de presse d’avoir permis cet échange avec Gu Byeong-mo.

Chronique : Tétraméron

TétraméronUn ouvrage aux symboliques foisonnantes mais au contenu déconcertant et dérangeant…

Peut-être connaissez-vous José Carlos Somoza, un auteur espagnol à l’œuvre surnaturelle et prolifique. On lui doit notamment : La théorie des cordes, Clara et la pénombre, La dame n°13, L’appât

Avec Tétraméron paru en février 2015, José Carlos Somoza signe un récit étrange et initiatique où la jeune Soledad va se retrouver confrontée à un groupe se contant des histoires très curieuses, et malsaines…

Disparue dès les premières pages

Soledad est une jeune fille solitaire. Pas de réels amis, mais pas d’ennemis non plus : elle est transparente, et c’est encore pire. Mais en ce jour de sortie scolaire Soledad est devenue tellement invisible qu’elle disparaît littéralement, y compris aux yeux de ses professeurs. Elle quitte son groupe et se rend dans les tréfonds de l’édifice qu’ils sont venus visiter.

Soledad descend une infinité de marches jusqu’à se retrouver devant une lourde porte qui cache un groupe de quatre personnes aux habitudes étranges. Elle ne le sait pas encore, mais elle est tombée sur le Trétraméron, et cette rencontre va changer définitivement son avenir.

De contes étranges en récits pernicieux

Quand on lit le résumé que fait l’éditeur de Tétraméron, on s’attend à un roman aux inspirations entre Les Mille et une nuits et Alice au pays des merveilles, c’est effectivement le cas, mais pas seulement.

En effet, ce roman de José Carlos Somoza est un récit à part dans tous les sens du terme : plein de bizarreries, d’étrangetés et de symboliques (trop), on nage dans les délires de chaque conteur et conteuse. Ils sont quatre, et chacun d’entre eux a deux histoires à raconter. Pour eux-même, mais aussi pour Soledad, afin de la faire grandir, l’initier… elle qui a disparu aux yeux du monde devient le centre de l’attention de ce cénacle.

Mais justement, qu’en est-il de ces fameux récits à la sémiologie singulière ? On passe d’un conte ayant pour personnage l’esprit de Marie Curie à une histoire extravagante où une famille entière est décimée à cause d’une photo… et autres joyeusetés incompréhensibles. On sent que José Carlos Somoza a inclus un nombre incalculable de symboliques dans ses courtes histoires qui font le roman, mais impossible au lecteur lambda de les saisir et encore moins de les comprendre.

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Trop élitiste, trop peu décryptable et surtout rempli de non-sens (voulus par l’auteur mais inaccessibles pour de simples mortels), il est extrêmement difficile d’apprécier Tétraméron. On comprend de façon générale qu’il s’agit d’un rite de passage à l’âge adulte pour Soledad, mais la façon dont elle s’en acquitte est énigmatique, de même que les contes du conclave sont sibyllins…

C’est fort dommage d’avoir un texte aussi peu abouti et nébuleux alors que l’ambiance gothique et mystérieuse est si magnifiquement installée dès les premières pages. La couverture illustre quant à elle parfaitement les étapes que va affronter Soledad. Le texte ne suit pas, c’est regrettable…

TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : 10 contes du Grand Nord

10 contes du grand nordBonjour et bienvenue à nouveau de l’univers fascinant des contes du monde entier, toujours aussi riche, nous partons cette fois dans le Grand Nord au pays des chasseurs de phoques.

Avant de vous présenter mes contes favoris dans ce recueil, penchons-nous un peu plus sur les circonstances de la création de ce livre. Il est le fruit d’un énorme travail de la part de plusieurs conteurs, traducteurs et autres. Sans ces personnes, certains des contes auraient étés perdus pour toujours. Ces contes sont un moyen d’apprivoiser le monde dur et impitoyable dans lequel vivent ceux du nord, des leçons de vie, des légendes, des histoires « vraies »…tout y est.

Bien-caché est pris au filet : Voici la vraie histoire d’un chasseur qui s’est fait prendre à son propre jeu : lui qui chasse les macareux, se sont eux qui vont le chasser ! Bien entendu personne ne le croit, un conte empreint de philosophie qu’il ne nous reste qu’à appliquer.

Uteritsoq l’Entêté : Ou comment un homme trop têtu va se retrouvé confronté à diverses divinité et créatures du panthéon nordique comme l’Homme-Lune. Il est aussi question de poupées ornithorynques qui peuvent se transformer en enfant, en bref, c’est un plaisir que de découvrir se conte étrange et plein d’enseignement.

La petite fille dont les rêves faisaient venir les oies : Un conte très beau et très poétique qui m’a particulièrement séduite. Son but est de nous montrer la ténacité de l’esprit humain, mais aussi l’importance de la famille.

  • Bien-Caché est pris au filet (voir plus haut)
  • Noé et le mammouth à l’épaisse toison
  • Les morses et le visiteur impoli
  • Uteritsoq l’Entêté (voir plus haut)
  • Le secret du glouton
  • La petite fille qui montait la garde la nuit
  • L’homme qui avait épousé une mouette
  • L’orphelin chez les géants
  • Pourquoi le narval a une défense
  • La petite fille dont les rêves faisaient venir les oies (voir plus haut)
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Chronique Jeunesse : Contes afro americains – Frère Lapin prend le frais

frere lapin prend le fraisBienvenue dans le monde merveilleux des contes, et plus particulièrement dans celui des Afro-Américains qui sont particulièrement…rafraîchissants. Certains sont là pour nous conter l’origine des animaux et de particularités physiques, d’autres nous expliquent pourquoi la vie est ainsi faite.

Au rendez-vous : beaucoup d’humour, beaucoup plus que dans les contes déjà présentés dans la collection des Contes du Monde de l’école des loisirs. Mais aussi un œil très critique sur le monde : le racisme (quelques histoires parlent d’esclavage, qui était encore monnaie courante pour les Noirs à l’époque), la différence homme-femme… etc.

Etant donné qu’il y a 14 contes, je ne vais pas vous les décrire tous, mais vous faire une petite sélection de mes préférés (vous trouverez la liste des contes du recueil à la fin de l’article, après le sondage).

Comment le serpent a obtenu ses sonnettes : Un conte très intéressant et très drôle où un serpent qui en a assez de se faire écraser par tout le monde demande à Dieu de faire quelques rectifications sur son espèce pour qu’elle puisse se défendre. Le tout illustré de façon très harmonieuse avec l’esprit du conte.

Ce qui est arrivé à l’Oie : Ce conte n’est rien de moins qu’une métaphore du système judiciaire américain à l’époque où les noirs n’avaient aucun droit. L’histoire commence sur un lac, où une oie nage tranquillement jusqu’à ce que le renard l’attrape et lui dise qu’elle est sur son lac et qu’il va la manger. Mais l’oie ne l’entend pas de cette oreille et demande un procès… sauf que tout les membres du tribunal sont des renards… d’où cette triste conclusion « Maintenant, mes enfants, écoutez-moi bien, quand tout les gens du tribunal sont des renards, il n’y a pas de justice pour les Noirs ».

Comment les femmes ont pris le pouvoir : Pleine d’humour jusqu’au bout, ce conte au titre très explicite est un régal de malice. Les jeunes garçons et les hommes risquent juste de ne pas trop aimer cette conclusion. La force des hommes ne sert pas à grand-chose devant la malice des femmes…

Big Sixteen et le diable : Cette histoire-légende issue du folklore afro-américain a pour but d’expliquer aux enfants la présencedes feu-follet dans les marais, sur les lacs ou encore dans les cimetières. Selon le pays on croise Jack O’Lantern en Angleterre, des âmes en peine en France et… Big Sixteen, celui a qui l’on a refusé l’enfer, aux Etats-Unis.

  • Pourquoi Frère Alligator a la peau rugueuse
  • Comment le raton laveur a eu de la viande pour son dîner
  • Comment le serpent a obtenu ses sonnettes (voir plus haut)
  • Ce qui est arrivé à l’Oie (voir plus haut)
  • L’Eglise divisée
  • Le mot inventé par le diable
  • Comment Nehemiah a gagné sa liberté
  • Frère Lapin prend le frais
  • Le fermier et le serpent
  • Comment les femmes ont pris le pouvoir (voir plus haut)
  • Comment Bill-des-Chemins-de-Fer s’est poursuivi lui-même jusqu’à la maison de sa petite amie
  • Les grands marais du Congaree
  • Tous les enfants de dieu avaient des ailes
  • Big Sixteen et le diable (voir plus haut)
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Chronique Jeunesse : Les Contes de Beedle le Barde

Les contes de Beedle le BardeDernier livre en date de J.K. Rowling après la saga des Harry Potter, voici les Contes de Beedle le Barde, ou les contes pour jeunes sorciers. Vous trouverez ainsi cinq contes pour sorciers construits de la même façon que celle des moldus : problème, résolution, morale. Mais il faut avouer que les Contes de Beedle sont plus durs que ceux des moldus (personnes n’ayant pas de pouvoirs magiques). Vous trouverez ci-dessous une description de chacun des contes ainsi qu’une note :  

Le sorcier et la Marmite Sauteuse : Ce premier conte est l’histoire d’un jeune sorcier qui doit succéder à son père (un guérisseur qui aidait aussi bien les moldus que les sorciers). Mais ce dernier ne veux pas lui succéder en aidant les autres comme son défunt père. C’est ainsi que la marmite, qui a aidé toute sa vie son père décide de le punir en le suivant partout et en faisant un vacarme de tout les diables. Il y a bien entendu une morale, mais je vous laisse la découvrir par vous-même. Sachez en tout cas, que cette nouvelle n’est pas la meilleure du recueil selon moi.

La Fontaine de bonne fortune : Ça c’est ce que j’appelle un conte, un vrai ! C’est ici l’histoire d’une source qui apporte le bonheur et la chance pour la vie entière à celui qui s’y baigne. Ainsi, tous les ans une foule de gens se retrouvent devant la forêt qui cache cette fontaine, mais une seule personne est choisie chaque année par cette forêt magique… Je trouve ce conte très bien fait ; avec une réelle magie, des symboliques (la trinités, la sémiologie au niveau des correspondances entre les personnages et la fontaine…) tout les éléments sont réunis pour un bon conte ! 

Le sorcier au cœur Velu : Cette nouvelle ressemble de façon déconcertante à une certaine pièce de Shakespeare, la rendant peu originale. Elle est juste remaniée à « la façon sorciers ». De plus, elle est assez dure à lire pour des enfants selon moi… 

Babbitty Lapina et la Souche qui Gloussait : Selon Dumbledore, ce conte est le plus « réaliste » qui ait été écrit par Beedle. En effet, la magie peut faire bien des choses, mais certaines barrières sont infranchissables. Se conte est sympathique, mais n’est pas non plus celui que j’ai le plus apprécié, peut-être à cause du manque de symbolique dont recèlent les « vrais » contes…

Le conte des Trois frères : Voici mon conte de Beedle préféré, et ça n’est pas uniquement parce qu’il est mentionné dans le 7ème tome d’Harry Potter (Harry Potter et les reliques de la mort), mais aussi parce qu’il est chargé de mystères, de symboles, ce qui en fait un conte à part entière à lire pour tous. Pour conclure, c’est une très bonne histoire avec une superbe morale le tout dans un univers brumeux et captivant ! 

Voila pour les Contes de Beedle le Barde, ils ne sont pas tous égaux en qualité, mais heureusement la valeur globale de ce livre se voit améliorée par la finesse des dessins de J.K. Rowling ainsi que par les commentaires malicieux d’Albus Dumbledore après chaque conte. Je conseille absolument d’avoir lu les Harry Potter avant de pouvoir apprécier totalement cet ouvrage, mais faire l’inverse doit être intéressant aussi.

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Actualité éditoriale : Les Contes de Beedle le Barde, l’édition de luxe limitée à sept exemplaires !

Beedle le barde (english cover)Sortie mondiale le 4 Décembre 2008 !

Les contes de Beedle le Barde sont évoqués pour la première fois dans le septième tome de la série, Harry Potter et les Reliques de la Mort ; c’est le livre que Dumbledore lègue à Hermione dans son testament. Il est dit que c’est un livre très populaire chez les jeunes sorciers, et il est comparé aux Cendrillon et Blanche-Neige du monde moldu.

Tout ces contes sont de l’invention de J.K. Rowling, ainsi que toutes les illustrations du livre. On y retrouvera donc certains des contes cités dans le dernier Harry Potter tels que : Le conte des Trois frères, ou Le Sorcier et la marmitte sauteuse.

Pour la petite histoire, avant de parvenir au grand public, Les contes de Beedle le Barde ont étés édités à 7 exemplaires. Ces livres sont des carnets reliés en cuir marron de 160 pages. Ils ont été décorés sur la première de couverture par les orfèvres Hamilton & Inches (situés à Édimbourg) de cinq ornements d’argent, gravés à la main, poinçonnés et montés de pierres de lune. (cf photo plus bas).

Six déstinés étant destinés aux personnes ayant le plus contribué dans le développement de l’oeuvre Harry Potter. Le septième ayant été vendu aux enchères au profit de l’association The Children’s Voice (La voix des enfants, auparavant appelé The Children’s High Level Group, le Groupe de haut niveau pour l’enfance).

Ce septième exemplaire a été revendu à Amazon pour la coquette somme de 1 950 000 livres sterling !

Beedle le barde (luxe edition)

Chronique : Contes de Laponie

Contes de Laponie

Un livre intéressant si l’on veut mieux connaître les contes locaux de la Laponie et sa région. Mais ce qui est dommage est que les histoires se répètent assez vite et qu’en en lisant une souvent, la suivante lui ressemble beaucoup trop. Tout de même il y a des histoires courtes qui sont bien sympathiques : j’ai particulièrement apprécié l’histoire de l’homme qui voulait goudronner la Lune : courte, poétique, drôle… Ce que l’on peut donc retenir de ce livre est qu’il n’est pas mal, mais que d’autres types de contes sont plus attirants selon moi.

PS : Un petit truc qui peux vous être utile si vous partez en Laponie, n’appellez jamais les habitants de cette régions des Lapon, car c’est péjoratif, mais des Samis.

J.K. Qvigstad (1853-1957) est connu en Norvège comme linguiste et spécialiste des Samos. Envoyé à TromsØ, la grande ville sami, pour étudier le latin, il choisit plus tard de partir pour Kautokeino apprendre un dialecte sami et consacrer sa vie à ce peuple et à sa culture. Grâce à Qvigstad, nous pouvons aujourd’hui plonger dans l’univers mystérieux des Samis, côtoyer ses esprits fantastiques, succomber aux charmes des belles Haldes. Nous sommes au cœur des Samis, nous partageons ses joies, ses craintes du Stallo ou plus concrètement le voisin envahisseur, les Tchouktches.

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