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Chronique : Soul Breakers

Un road-trip mystique et captivant dans l’Amérique de la Grande Dépression !

Christophe Lambert est un auteur bien connu dans le paysage de la littérature fantastique, jeunesse et ado (à ne pas confondre avec l’acteur du même nom !). En janvier 2017, il est revenu avec un beau pavé de presque 600 pages paru chez Bayard Jeunesse : Soul Breakers. Le thème : une épopée formidable à travers les États-Unis des années 30 où nous suivons Teddy, prêt à tout pour sauver sa petite sœur… Original et dépaysant !

Pour ceux qui voudraient en savoir encore plus sour la génèse de l’ouvrage et les recherches de l’auteur pour l’écriture de son roman, vous pouvez découvrir ici l’interview de Christophe Lambert.

Un roman d’aventure aux allures de récit initiatique

Teddy est un jeune homme qui vit seul avec son père et sa sœur. Ils parcourent les routes poussiéreuses à la recherche de travail comme des milliers d’autres américains suite à une crise économique sans précédent qui s’appelle la Grande Dépression.

Alors, quand un soir un groupe de forains débarque pour distraire les pauvre ères, c’est avec joie que Teddy emmène sa petite sœur à leur spectacle. Mais il y a quelque chose d’inquiétant chez ces gens du voyage : une femme semble avoir des tatouages qui prennent vie, et leur chef a une allure très inquiétante.

Au lendemain du spectacle, le doute n’est plus permis : ces forains on fait quelque chose d’étrange à la sœur de Teddy durant le spectacle. Elle ne parle plus, ne bouge plus, c’est une coquille vie qu’il faut forcer à alimenter.

Dès lors, Teddy n’a qu’un objectif : sauver sa petite sœur des griffes des forains. Ou plutôt, l’âme de sa petite sœur… Abandonnant sa famille, il décide de partir en chasse de la troupe au travers des Etats-Unis. La route va être rude et longue pour le jeune homme qui va apprendre brutalement la vie… mais qui fera aussi de magnifiques rencontres.

Les années 30 comme si vous y étiez

C’est un magnifique portrait des États-Unis qui vous est offert dans ce roman ! Le tout servi par une intrigue qui captivera le lecteur. Entre historique et fantastique, c’est avec délices et parfois appréhension que l’on découvre l’épopée de Teddy.

Pour sauver sa petite sœur, il va trimer : dans les mines et leurs innombrables dangers, mais aussi dans l’un des plus grands abattoirs de Chicago (où les conditions de travail sont absolument insoutenables) pour gagner sa croute et continuer sa route…

L’univers de Soul Breakers est dur, parfois sale et brut, empli de misère. Certaines scènes apportent leurs lots de cruauté. Mais tout cela est contrebalancé par une douceur amenée avec des personnages aussi inattendus qu’attachants. Notamment celui qui deviendra son meilleur ami : Duca, l’écrivain en devenir, ou encore la douce et muette Mary Jane, mais aussi d’autres que vous découvrez au fil des pages. J’ai notamment adoré Chef, l’indien, un personnage immédiatement attachant que l’on apprécie avant le héros lui-même.

Les personnages sont une dizaine au total à être d’importance. Ils sont tous bien présentés et décrits avec précision, il vous sera impossible de les confondre !

L’histoire est captivante jusqu’à la fin. Soul Breakers nous pousse à découvrir un pays fascinant à une époque qui est très rarement exploitée en jeunesse (ou chez les ados). Et on a qu’une seule envie, approfondir nos connaissances sur cette époque qui fut si dure pour des milliers d’américains mais si riche d’un point de vue culturel.

De plus, la partie surnaturelle de l’intrigue est très bien menée et n’interfère jamais sur la réalité des faits historiques. Nous n’avons pas toutes les réponses sur cette « magie » qui habite certaines personnes, mais c’est si bien fait, que je préfère rester un peu sur ma faim que d’en savoir trop. Gardons une part de mystère à cette histoire…

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En somme, Soul Breakers est un véritable coup de cœur. Plaisir de découvrir une histoire mais également une époque bien précise, avec une intrigue qui cimente parfaitement le tout.

Que vous soyez ou non féru d’imaginaire, vous pourrez aimer ce roman d’aventure tant il est ancré à merveille dans l’Histoire, la vraie ! On y traite de très nombreux thèmes : exploitation de l’homme, religion, harcèlement, amitié… C’est à lire/découvrir sans modération à partir de 14 ans puis sans restriction aucune, d’autant que c’est un one-shot pour une fois, donc très appréciable !

PS : Bravo à l’illustrateur de couverture Raphaël Gauthey. Cette dernière est magnifique et correspond parfaitement à l’ambiance du roman avec cette grande ombre qui menace les deux héros. Elle est magnifique !

Chronique : Pickpocket

PickpocketLa descente aux enfers d’un artiste de la subtilisation dans le Tokyo d’aujourd’hui

Pickpocket fut le premier roman du japonais Fuminori Nakamura à paraître en France. Son second roman, Revolver est paru il y a peu aux éditions Picquier. La spécialité de l’auteur est le roman policier, il a d’ailleurs remporté le prix Kenzaburō Ōe pour son roman Pickpocket.

Un quotidien de voleur des rues

Il subtilise sans efforts, et sans même se souvenir de tout ce qu’il a dérobé dans la journée… voici un personnage et atypique : le pickpocket.

Si le vol de passants était un art reconnu, ce personnage en en serait très certainement le maître tant sa dextérité et son aisance sont belles. On découvre son quotidien très décousu, qui se fait au gré des portefeuilles trouvés et des rencontres. Jusqu’au jour où le pickpocket fait la rencontre d’un petit garçon qui par nécessité doit voler sa nourriture dans les supermarchés. Ses mouvements sont trop lents, ses actes trop visibles… si il ne l’aide pas, le garçonnet ne s’en sortira pas tout seul. La compassion n’est pas inconnue à notre voleur des rues et c’est ainsi qu’une belle et étrange relation se tisse entre l’enfant et lui… Mais certaines variables incontrôlables vont s’immiscer dans cette routine en marge de la société…

Un bon roman à tendance policière

Comme dans de nombreux récits asiatiques, on ne sait gère où l’auteur veut mener ses personnages et le lecteur qui le suit… et c’est appréciable. En effet de pérégrinations en rencontres imprévues, notre détrousseur nippon fait face à beaucoup de situations déroutantes.

Chantages, cambriolages, gang de yakuzas, l’engrenage inextricable est lancé pour le meilleur et pour le pire…

L’ambiance du début du roman n’est pas sombre, mais très en demi-teinte, mélancolique, triste aussi. Mais plus on avance dans l’histoire plus on se rend compte que les rencontres que font ce gentil pickpocket (oui, il est très doux, très attachant malgré son étrange métier, d’ailleurs, il a pour principe de ne détrousser que les riches) ne sont pas toujours pour son bien. Et cette mère qui profite de son enfant pour voler notre « héros » n’est qu’une toute petite partie de ces rencontres de trop…

On s’attache énormément au narrateur au fil des chapitres très courts du récit (qui sont écrits au présent, à la première personne). Le rythme est à la fois lent et très rapide. En effet, on s’attache à quelques menus détails, on découvre le rythme de vie de notre héros, et puis tout se précipite. Les rencontres se densifient, la malchance prend ses aises… et on suit la spirale dans laquelle plonge à corps perdu ce personnage détonnant et original.

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En somme, Pickpocket est un roman unique et très bien rythmé. On se laisse prendre au jeu des hasards et des accidents qui parsèment la vie du narrateur. Le danger est omniprésent, et c’est plaisant à lire… A découvrir pour lire un roman très gracieux, qui peux aussi bien se classer en policier ou en littérature généraliste.

Chronique : Les contes de l’ère du Cobra – tome 1 – Les amants

Contes de l'ère du Cobra 01

Sublime et envoûtant, la bande-dessinée dans toute sa noblesse.

Publié en avril dernier aux éditions Glénat, le premier tome du diptyque des Contes du Cobra nous offre une bande-dessinée haute en couleurs et aux traits bien campés et très expressifs.
Le tout étant entièrement réalisé par Enrique Fernandez, qui a déjà de très belles œuvres à son actif, notamment : Le Magicien d’Oz (trois tomes parus chez Delcourt), ou encore L’île sans sourire (one-shot paru chez Drugstore).

Une ambiance digne des contes des mille et une nuits…

Dès la première page, les Contes nous transportent dans une ambiance orientale et hypnotique. Dans des temps immémoriaux où romance et guerre étaient monnaie courante se trouve un couple ; de ceux qui sont indestructibles malgré les épreuves.
Ainsi découvre-t-on Sian et Irvi. Elle est promise à un triste sort en tant que courtisane d’un riche homme, Irvi lui, n’est pas riche, mais c’est un talentueux jeune homme qui peut se faufiler dans les lieux les mieux gardés du pays… et il est amoureux de Sian.

Autant le dire tout de suite, on est très vite séduit. Car outre le fil rouge de cette histoire qui est la romance emplie d’obstacles d’Irvi et de Sian, d’autres récit l’entoure et la magnifie.

Un graphisme sublime au service d’une histoire simple… mais magistrale.

La première chose qui retient l’attention du lecteur à l’ouverture de cette bd, c’est la chaleur des couleurs, leur façon de nous capitonner dans un cocon d’esthétisme dont ont a guère envie de ressortir.
Les traits et expressions des personnages sont très caractéristiques, rendant leur reconnaissance très aisée. Ils ont les trais très anguleux, rendant le graphisme général de cette bd très original, et surtout beau.

Tapissé de très nombreux personnages secondaires, vous aurez l’embarras du choix aux vues des nombreuses personnalités ici décrites.
Entre le voleur saltimbanque au grand cœur, le comédien itinérant qui ne vit que pour la scène et son public, ou encore le terrible Taureau, personnage malfaisant dont on peut mettre en doute l’humanité… Chacun a une histoire qui les rend définitivement réalistes et proches de nous… pour le meilleur et pour le pire.

Vous l’aurez compris, cette bd est une pépite qui regorge de beauté, de beaux sentiments et qui nous laisse un goût d’exotisme et de rêverie une fois achevée.
Nous attendons donc de pied ferme le second (et déjà) dernier tome de cette brève série, prévue pour le 25 septembre.

Contes de l'ère du Cobra 02 inside

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : La trilogie du Magicien Noir – tome 2 – La Novice

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Ce deuxième tome est encore plus fascinant que le premier : Sonea après avoir appris le Contrôle, devient novice au sein dela Guilde des Magiciens. Mais elle n’est pas une simple novice justement, premièrement ses pouvoirs magiques sont considérables et vont en grandissant ce qui laisse entrevoir sa future puissance, de plus c’est la première et seule élève de la Guilde à ne pas être issue d’une famille riche ou d’une Maison ce qui fait d’elle un vrai bouc émissaire pour ne pas dire une victime idéale (aussi bien par les élèves des Maisons que par les professeurs eux-même). De plus, compte-tenu de sa découverte sur le Haut Seigneur (il pratiquerait la magie noire, ce qui est interdit par la guilde car cette branche est on ne peux plus sombre et malsaine…) elle doit aussi faire attention à lui et ne pas attirer l’attention sr elle de peur qu’il ne découvre ce qu’elle sait sur lui… en somme Sonea subit énormément de pressions de tout côtés et doit tenir le coup.

Après tout, c’est la première fille tes Taudis à entrer dans la Guilde, elle doit donc être plus que parfaite pour qu’aucun reproche ne lui sois fais de par ses basses origines… c’est une lutte inégale des clans, mais qui pourrais permettre à d’autres enfants des Taudis d’entrer si elle se comporte bien.

Personnellement, je trouve que le personnage de Sonea est très courageux, et même un peu trop, ou du moins qu’elle est trop harcelée pour que ça paraisse réaliste. Le commanditaire de toutes ses persécution, Régin est un brin trop mauvais, le rendant vraiment sadique et même fou… c’est peut-être le cas.

Enfin, petit truc pour attiser les curiosités, Sonea va connaître le sentiment d’amour, « mais comment c’est possible? » me direz-vous, car il est vrai qu’elle n’a aucun ami au sein de la Guilde et qu’elle n’en sort pas… suspense, mais sachez que ce n’est pas une partie clé de l’ouvrage et qu’elle est courte, alors ne vous focalisez pas dessus !

En tout cas, bonne lecture ! je vous conseille ardemment ce livre qui est vraiment génial, tout ce précipite et je n’ose imaginer comment sera le troisième tome, qui sortira courant novembre 2008 en version reliée et donc moins chère que la brochée (20 € au lieu de 26 €).

 

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Chronique : Les Royaumes Oubliés – Tome 66 – Le nid des Corbeaux

Le nid des corbeauxPremier tome de la série Les Cités, Le nid des corbeaux est sublime ! Cette série est vraiment intéressante, car elle nous permet en un tome unique de découvrir une ville des Royaumes ainsi que des personnages plus ou moins intéressants. Et laissez moi vous dire que le personnage principal de ce livre, Jack CorbeauSauvage est vraiment génial. C’est le parfait petit roublard, il pourrait vous faire acheter en double la saga des Royaumes Oubliés si ça pouvait l’aider à parvenir à ses fins !

En tout cas, ce livre, pour pourrait être un bon début pour commencer à lire les Royaumes Oubliés pour ceux qui veulent s’y essayer. Une très jolie découverte pour ce livre de Richard Baker.

Quatrième de couverture : Magicien autodidacte et voleur patenté, Jack CorbeauSauvage n’hésite jamais à délester ses concitoyens des biens qu’il juge destinés… à remplir ses poches. Sauvé par son charme et ses talents oratoire, il a toujours échappé au pire, même s’il séjourne souvent dans les geôles du Nid des Corbeaux. Tout change quand trois jolies femmes décident de s’occuper de son cas. Coincé entre une noble dame qui voudriat le transformer en gentillhomme, une Sorcière Rouge préssée de le réduire en cendre et une aventurière avide (qui est d’ailleurs bien plus que cela !) de lui couper la gorge, Jack est débordé par tant d’attentions délicates. Une situation qui lui donne une envie folle… de fuir à l’autre bout du monde !

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