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Chronique : Vampire Academy – tome 2 – Morsure de glace

Vampire Academy 02

Une suite aussi prenante et efficace que le premier opus.

Second tome de la série Vampire Academy, Morsure de glace nous plonge à nouveau dans le cadre austère et parfois dangereux de l’école vampirique…
Nous suivons à nouveau Rose et Lissa pour de nouvelles révélations sur la magie vampirique…et une foule d’autres choses encore.

Un début de roman choc

Rose doit se rendre à quelques heures de route à un examen qui sera mené par l’un des plus grands gardiens vivant de tous les temps. Pour s’y rendre, elle est accompagnée de Dimitri, son mentor. Mais l’examen ne va pas vraiment se dérouler comme prévu et montre une nouvelle facette de la dangerosité des strigoï…  remettant en question les protections de tous les bâtiments hautement protégés tels que l’Académie ou le centre du pouvoir des vampires, entre autres.
Parallèlement à cette dérangeante découverte, Lissa essaye de reprendre pied afin de maîtriser sa magie. La sienne est en effet très particulière, et pernicieuse : n’appartenant ni à l’air, ni à l’eau, ni au feu, ni à la terre, mais à l’esprit. Son pouvoir est immense, elle peu notamment utiliser la suggestion pour plier les gens à sa volonté très aisément… mais son pouvoir peu également la faire basculer dans la folie si elle en use trop… et comme personne ne connaît d’autres magiciens de l’esprit, Lissa est condamnée à faire elle-même des essais sans pouvoir partager son pouvoir avec quelqu’un d’autre…

Encore une fois, vous aurez votre dose de romance subtilement dosée. Juste assez pour attiser les passions, mais pas assez pour exploser de joie sur de possibles couples.
Vous l’aurez compris, magie et romance sont encore une fois au rendez-vous, mais une pointe d’obscurité commence à faire son chemin dans la saga avec les offensives strigoï, plus présentes.

De nouveaux personnages changent la donne

Vous l’aurez compris, les personnages actuels évoluent et de nouveaux entrent en scène. Mais leur ajout, loin d’être inintéressant apporte au contraire du piquant à l’intrigue.
On en apprend ainsi beaucoup plus sur les possibilités qu’offre le fantastique pouvoir de Lissa. Rose essaye de faire tomber les barrières entre Dimitri et elle… et un nouveau personnage incontournable fait son apparition : Adrian. Issu d’une très riche famille royale moroï, ce dernier fait ce qu’il lui plaît… or, c’est Rose et Lissa qui l’intéressent au plus haut point pour une mystérieuse raison.

Une intrigue simple et encore une fois efficace

Ce second opus a le même mode de fonctionnement que le premier : démarrage, développement de l’intrigue puis combat final. Et chose surprenante, on ne se lasse pas. La profondeur et l’attitude des personnages y est pour beaucoup. A la fois réalistes et incarnant beaucoup de valeurs auxquelles on aime à s’identifier, la vie de ces héros ne lasse pas, bien au contraire.

Second tome et donc second petit succès pour Richelle Mead, la Vampire Academy n’a pas fini de nous étonner…et de nous passionner !

7.5/10

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Vampire Academy – tome 1 – Sœurs de sang

Vampire Academy 01

Dans une institution vampirique pas comme les autres…

Publié chez Castelmore, le label pour ados de Bragelonne, Vampire Academy est une série qui compte six tomes au total et qui a rencontré un énorme succès à travers le monde. Plus de quatre millions d’exemplaire vendus aux Etats-Unis, et plus 60 000 en France, quand le dernier tome n’était pas encore sorti.
Le nom du genre qu’incarne Vampire Academy est la bit-lit (terme déposé par les éditions Bragelonne), ou plus simplement de la fantasy urbaine sur fond de vampirisme. L’auteure de la saga, Richelle Mead, est loin d’en être à son premier coup d’essai, elle a écrit le cycle Succubus ou encore Cygne Noir.

Derrière les grilles de la Vampire Academy

Bienvenue dans un curieux établissement qui forme les jeunes vampires. L’originalité de l’œuvre aborde son lecteur dès les premières pages avec un univers et une mythologie bien spécifiques.

En effet, il existe trois races de vampires : les Moroï, des vampires dont certains sont de sang royal ; ils ont un besoin de sang régulier pour vivre, mais ne tuent en aucun cas des humains pour subvenir à leur besoins, ces derniers sont toujours volontaires. Les Moroï sont d’une assez faible constitution, mais ils ont en contrepartie le pouvoir de maîtriser à l’adolescence la magie, elle peut-être d’air, de feu, de terre ou d’eau.
La seconde race est celle des Dhampir, issus d’un parent humain et d’un parent Moroï, ces derniers deviennent souvent Gardiens par la suite, c’est à dire des gardes du corps pour les Moroï.
L’existence des Gardiens s’explique par la troisième race de vampires : les Strigoï, assoiffés de sang et de force, ils n’hésitent pas à tuer indifféremment humains, dhampirs et moroï, même s’ils préfèrent de loin goûter au sang de ces derniers… Ils ne possèdent aucun pouvoir magique, mais ont en revanche une très grande force physique.

Ainsi se posent les bases de l’univers créé par Richelle Mead, avec son lot de subtilités à découvrir au fil des pages et des volumes…

Une fois ce décor posé, nous voici prêt pour la présentation de l’intrigue qui est en somme relativement simple, mais extrêmement efficace.

La protection à tout prix

Les deux personnages que nous suivrons durant six tomes se prénomment Lissa et Rose. Lissa est une Moroï de sang royal, et la dernière de sa lignée qui plus est. Rose est sa gardienne, du moins elle le sera officiellement une fois sa formation terminée… et autant dire qu’il y a du retard à rattraper pour la jeune dhampir. Les deux jeunes filles ayant fuit pendant presque deux années l’institution, elles viennent d’être ramenées de force derrière ses grilles…
Pourquoi ont-elles fui ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres des élèves suite à leur retour…
Rumeurs, intrigues entre familles royales, et cours sur la magie vampirique, les journées sont longues pour les deux amies, d’autant que le danger rôde à nouveau pour Lissa dans l’établissement…

Une ambiance gothique et collégiale très agréable

La grande force de cette série, outre des personnages forts attachants et reconnaissables, c’est son ambiance. Très collégiale, mais également très « gothique », on s’imagine avec grand plaisir l’architecture et l’ambiance que répand l’institution.
On ne peut d’ailleurs s’empêcher de sentir les échos d’Harry Potter concernant les quelques cours de magie prodigués dans l’école ainsi que les protections qui l’entourent. Mais la similitude s’arrête là. Le reste étant clairement une intrigue tournant autour de trois éléments majeurs : la romance, l’action, et la magie.
Le quatrième élément important à mentionner étant le suspense et les retournements de situations qui en découlent. Parfois attendus, mais pas toujours, il y aura certainement des moments où Richelle Mead vous surprendra…

Pour conclure, Sœurs de sang est un très bon premier tome qui mélange avec efficacité les ingrédients qui font une série à succès. L’intrigue tournant autour d’un univers familier est bien pensée, mais les vampires de Richelle Mead nous réservent encore bien des surprises…

Note : Dommage que la couverture soit un peu trop stéréotypée sur le genre, de même que le nom de la série, qui n’a pas été traduit ou renommé en français.

7/10

Chronique : Vampire Kisses – Tome 1

Vampire Kisses 001Une histoire de vampires qui laisse un peu sur sa faim…

 Vampire Kisses est une série de romans publiée aux éditions Castelmore, trois tomes sont pour le moment sortis en France, mais la série en compte déjà huit outre-Atlantique. Son auteur, Ellen Schreiber, était actrice avant de devenir écrivain, elle est même passée par la Royal Academy of Dramatics Art de Londres.

Le succès de Vampire Kisses a été tel qu’elle s’est vue proposée une adaptation de ses romans en manga, ils sont disponibles en France aux éditions Soleil. Outre cette série vampirique, elle a également écrit une saga prénommé Once in a full moon, qui traite de loups-garous, mais qui n’a pas encore vu le jour en France.

Dullsville, capitale de la tranquillité…et de l’ennui.

Il ne se passe jamais rien à Dullsville. Absolument rien. Alors quand une nouvelle famille s’installe dans le manoir abandonné depuis des années, autant dire que ça fait beaucoup parler les curieux habitants. Surtout que cette famille a des allures quelque peu étranges… ils ne sortent quasiment jamais, et le peu que l’on sait d’eux fait froid dans le dos.

Et c’est à Dussville également que vit Raven, une adolescente qui s’habille dans le plus pur style gothique, ce qui n’est pas pour plaire franchement à ses parents. Et au lycée, son style fait d’elle une cible toute désignée aux moqueries, mais son esprit cynique et sa répartie cinglante ont tôt fait de faire reculer ses détracteurs, sauf les plus tenaces…

Alors quand Raven apprend qu’une nouvelle famille s’installe et que l’un des fils, Alexander Sterling a l’air d’avoir le même style qu’elle, elle décide d’aller faire un tour au manoir histoire de se renseigner et d’apaiser sa soif de curiosité. Et la rencontre risque d’être surprenante…

Une histoire qui fonctionne bien, mais dont le schéma est très classique.

Le reproche que l’on pourrait faire à ce premier tome est de rester dans les sentiers battus. Le personnage de Raven est très stéréotypé, et on tombe vraiment sur une adolescente gothique « de base » sans grande personnalité. De plus, sa fascination pour les vampires (pas toujours très saine) est vraiment excessive, la rendant vraiment très fleur bleue, pour ne pas dire naïve. Le personnage d’Alexander est lui beaucoup plus difficile à cerner, la preuve c’est que l’on ne sait pratiquement rien de lui du début à la fin, et ce côté mystérieux n’est pas gênant, au contraire il apporte une certaine fascination de l’inconnu qui doit parfaitement fonctionner sur un lectorat adolescent.

C’est pourquoi malgré un schéma assez basique, on se laisse facilement embringué par l’histoire qui pique tout de même notre curiosité. On se retrouve avec les tourments cruciaux d’une adolescente : choix d’une robe pour le bal, ou encore le classique problème du premier rendez-vous. Cette ambiance feutrée et mystérieuse n’est pas pour déplaire, on retrouve la noblesse qui faisait les romans de vampire d’avant. Car il n’y a que peu d’action au final, mais beaucoup d’interrogations et de non-dits. En particulier sur la fin, qui est très bien faite.

C’est un peu à contre-courant qu’est Ellen Schreiber avec ses vampires, bien loin de l’action effrénée des romans de vampires qui font la tendance actuelle. Et c’est un petit retour aux sources assez plaisant.

Vampire Kisses est donc un roman sympathique mais pas génialissime. Il conviendra parfaitement à des adolescentes qui veulent s’essayer à la bit-lit. On a malgré tout envie de savoir ce qu’il va se passer dans les tomes suivants, étant donné la fin de ce premier tome, affaire à suivre.

6.5/10

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Le bar de l’enfer

Le bar de l'enferUne lecture laborieuse et infernale.

Paru le 1er septembre dernier, Le bar de l’enfer est le premier roman de l’auteur américain A. Lee Martinez publié en France, dans la collection pour adolescents de Fleuve Noir, Territoires. L’auteur est spécialisé dans les écrits de fantastique et de science-fiction.

Destiné à un lectorat young-adult (entre douze et dix-huit ans), cet ouvrage nous conte les aventures déjantées de deux amis que tout oppose : Duke est un loup-garou et Earl est un vampire et ils vont croiser la route de Loretta, patronne du bar qui connaît plus de faits surnaturels que de clients.

Bienvenue Chez Gil.

Chez Gil, (c’est le nom du bar perdu dans lequel Duke et Earl ont décidé de faire une pause) il se passe des choses bizarres et même carrément étranges… En effet, le bar est régulièrement l’objet d’attaques de zombies et autres créatures mort-vivantes, comme si c’était une sorte d’aimant à créatures surnaturelles. Et bien entendu, comme à chaque fois qu’elles se rendent chez Gil, elles cassent tout sur leur passage.

Loretta, la tenancière du bar n’en peut plus. Elle ne comprend pas cette affluence de zombis, et de plus, c’est mauvais pour le commerce. C’est ainsi que Duke et Earl, de passage dans la bourgade, décident de venir en aide à Loretta moyennant quelques dollars, leur pouvoirs de loup-garou et de vampire ne devraient pas avoir trop de mal à venir à bout des ces créatures et de leur mystérieuse source.

Une histoire et des personnages peu convaincants

Le gros défaut du bar de l’enfer est qu’il utilise tous les stéréotypes de base censés « plaire aux ados » mais qu’en fait il en résulte plutôt l’effet inverse.

Les personnages de Duke et Earl sont tout sauf drôles et sympathiques, et surtout, « la méchante » de l’histoire que l’on connaît quasiment dès le début du roman ne laisse aucune place au suspense. Son personnage se cantonne à être une méchante peu subtile affublée d’un sous-fifre servile est amoureux d’elle (ou plutôt de son corps).

Enfin, autre faiblesse de taille : l’écriture. Tantôt vulgaire, tantôt débitée comme du langage parlé on a affaire à un style des plus rébarbatifs.

En somme Le bar de l’enfer est loin d’être un bon roman pour ados, vite lu et vite oublié, amateurs en tous genres, passez votre chemin. Une suite est sortie aux Etats-Unis, mais n’est pour le moment pas annoncée en France.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : Sans âme – Tome 1 des aventures d’Alexia Tarabotti

alexia tarabotti 01Un curieux mélange de bit-lit et de steampunk fort convaincant.

Le monde déjà bien rempli de la bit-lit va devoir faire place à une nouvelle héroïne au charisme certain et à la langue acérée : Alexia Tarabotti avec Sans-âme, premier tome d’une série de cinq tomes à la frontière entre le roman historique et la bit-lit avec un soupçon de steampunk.

Un personnage haut en couleurs

Alexia Tarabotti est une jeune femme anglaise de bonne famille, plutôt jolie, mais beaucoup trop forte tête pour être bonne à mariée, sa famille a d’ailleurs décidé de la « mettre de côté » et de penser à ses deux sœurs bientôt bonnes à marier.

Officiellement vieille fille pour la bonne société anglaise, Mlle Tarabotti a une autre particularité : elle est sans-âme ; c’est-à-dire que dès qu’une créature surnaturelle la touche, cette dernière redevient ce qu’elle était avant d’être transformée, ainsi si un vampire ou un loup-garou s’avise de la toucher, il redevient un humain le temps du contact.

Ce don très secret va sauver la vie d’Alexia Tarabotti et par la même occasion la mettre en danger après l’attaque inopinée d’un vampire…

L’univers du fantastique renouvelé

Gail Carriger a le mérite d’avoir créé sa propre sphère de l’imaginaire plutôt que de s’inspirer d’idées déjà exploitées. Ainsi les vampires ont un système social nommé « ruches » que l’on peu assimiler aux meutes chez les loups-garous, ces éléments étant le nerf de l’enquête.

La petite dose de steampunk distillée tout au long du roman est originale et plaisante, c’est un genre que l’on ne s’attend pas à rencontrer dans la bit-lit.

Les éditions Orbit semblent désormais habituées aux mélanges originaux de genres, elles avaient déjà édité il y a quelques mois Danny Valentine, une série de bit-lit et de science-fiction.

Une écriture sympathique mais parfois répétitive

On appréciera certainement plus ce roman pour son intrigue que pour son écriture, qui sans être mauvaise est parfois « radoteuse ». On rencontre un peu trop souvent des débuts de phrases telles que « Mlle Tarabotti », et surtout le fait que cette chère demoiselle est une vieille fille bel et bien finie sur le plan sentimental.

Hormis ces quelques détails, le style et le ton du roman sont plus qu’agréables avec un petit grain de folie rendant le tout fort distrayant.

En somme, ce premier tome des aventures de Mlle Tarabotti est une bonne introduction à un univers insolite qui fera passer un bon moment à tout amateur de fantastique, de romance… et aux autres !

Actualité éditoriale : Castelmore, un nouvel éditeur de littérature fantastique pour les adolescents !

CastelmoreFaisons donc les présentations : Castelmore, nouveau label de Bragelonne destiné aux adolescents, va publier en octobre prochain des romans de Fantasy et de fantastique/ bit-lit destinés aux 12 ans et plus.

Pour l’instant, on sait encore peu de choses, hormis le fait que la maison sera dirigée par Barbara Bessat-Lelarge.

En attendant d’en savoir plus, je vous propose une petite liste des futures publications de Castelmore, qui risque de concurrencer les autres éditeurs déjà présents sur le marché, notamment Albin Michel Wizz, Black Moon, ou encore les éditions Baam complètement spécialisées en fantasy jeunesse. Espérons que cette nouvelle naissance dans le monde de l’édition apportera quelques surprises et un renouveau dans le monde du fantastique adolescent qui s’essouffle avec une saturation de romans bit-lit peu convaincants, affaire à suivre de près, très près !

Octobre 2010 : 

Novembre 2010 :

Janvier 2011 :

Apparemment, peu de one shot pour le moment, en attendant, vous pouvez toujours vous balader au gré de vos envies sur le site d’une des séries, Vampire Academy, avec un site très soigné.

Chronique : Je suis une légende

Je suis une légendeSublime, je crois que c’est le mot pour qualifier ce roman de Richard Matheson. Ayant vu le film avant d’avoir lu le livre, sachez que ça ne gâche en rien l’histoire, car elles sont toutes deux très différentes, mais je parlerai de l’œuvre cinématographique après.

Le seul (et quasiment unique personnage), Robert Neville, un homme de plus d’une trentaine d’années, blanc et blond. Il se bat pour survivre, mais n’a jamais été préparé à ce qui lui arrive, et pour cause, c’est le seul être humain à priori non infecté par le virus qui s’est propagé sur toute la planète.

Ainsi, le livre nous conte ses déambulations et ses réflexions. L’homme a vraiment du mal à se motiver, mais refuse de mourir. Il se bat jour après jour, et se noie aussi dans l’alcool, en bref, c’est un personnage beaucoup moins idéalisé que celui du film. Depuis que sa famille est morte, il n’arrive pas à remonter la pente, mais l’arrivée d’un chien va changer sa vision des choses et lui permettre de trouver une motivation qui va le faire supporter, et même aimer sa solitude.

Sans rien y connaître en biologie, et en médecine, Robert Neville va essayer de comprendre les causes de ce virus, et ainsi, pourquoi pas, l’éradiquer. Il se plonge dans une multitude des questions, qui au lieu de lui apporter des réponses, l’amènent à de nouvelles questions. Si les vampires ne viennent pas en journée, c’est sûrement dû à une caractéristique du virus, mais qu’en est t’il de l’ail, de la croix, ou du miroir ?

Du point de vue de la structure et de l’écriture du roman, je trouve le livre très passionnant. La vie d’ermite du personnage est loin d’être ennuyeuse, l’auteur nous donnant plein de détails, mais aussi l’origine et « l’avant virus », quand les gens commençaient tout juste à être infectés. Le livre se lit vraiment vite je trouve, on se plonge dedans, et l’on en sort pas.

La fin du livre est vraiment sublime ! On ne s’y attend pas du tout, et l’on se laisse entraîner dans l’horreur la plus totale face aux révélations faîtes dans les dernières pages, les événements se précipitent. Et le titre de l’œuvre prend alors tout son sens.

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Je suis une légende affiche filmLe film : Il est totalement différent du livre, qui a seulement inspiré le concept. Disons sans révéler l’histoire, que le film est fait pour ceux qui aiment les « happy end ». De plus, jamais dans le film il n’est fait question de vampires, alors que c’est le fait principal du livre. Je suis une légende devient un film de zombies, ils n’ont pas la capacité de parler, alors que dans le livre ils parlent, mais en plus, certains ont une conscience et veulent piéger Robert Neville par la ruse…

C’est donc une toute autre version qui nous est faîte. De même, l’histoire avec le chien est très différente. Dans le film, c’est encore la version « happy » qui prime, même si elle est dure aussi, elle l’est moins que celle du livre. Il existe toutefois une fin alternative qui colle légèrement plus au ton du roman dont le film s’inspire, mais nous sommes toutefois loin de l’œuvre originale de Matheson.

En fait, selon moi, le film est une histoire alternative du livre, un dérivé. Qui, il faut l’avouer est très bien fait, et m’a beaucoup plu. Les deux œuvres sont chargées en émotion, donc ne vous inquiétez pas, vous pourrez verser une larme ou deux (personnellement, c’est toujours le passage avec le chien de Robert Neville qui me fait monter les larmes aux yeux, aussi bien dans le livre que dans le film). Mais au choix, je préfère de loin le livre.