Chronique : Imago

imagoUn roman post-apocalyptique sur fond de civilisations disparues…

Nathalie Le Gendre est une auteure française d’anticipation, assez prolifique, son œuvre la plus connue est certainement Dans les larmes de Gaia qui a récolté pas moins de sept prix littéraires, dont le prix des Incorruptibles. Voici son dernier roman en date : Imago.

Au cœur d’une peuplade aux allures de tribu préhistorique

Notre histoire se situe dans un lieu et une date inconnus : sur Terre. Tout ce que l’on sait, c’est que le peuple K’awil a su se préserver d’un cataclysme qui a transformé le reste du monde.

Le monde des K’awil ressemble beaucoup à celui des tribus préhistoriques telles qu’elles sont décrites dans les enfants de la terre par exemple : ils ont une grande prêtresse, un chef de clan, des traditions et croyances inflexibles… ce sont des descendants des mayas, et c’est dans ce monde que vit Neï.

Vous l’aurez compris Neï est « l’héroïne » de ce roman : adolescente, elle va bientôt devoir subir le rite de passage qui fera d’elle une adulte : l’Imago.

Un monde cruel où l’enfance n’a plus sa place

Neï, en plus de son Imago, va être confrontée à de nombreuses épreuves de la vie qui surviennent d’habitude à l’âge adulte. Ce qui fait d’Imago un livre pour adolescents et jeunes adultes, c’est la dureté à laquelle le lecteur fait lui aussi face.

Dans une sorte de huis-clos à l’échelle d’une tribu : l’intrigue du roman est très bien menée, la deuxième partie du livre en particulier nous force à l’interrogation quand à notre avenir et la façon dont on peut le concevoir. C’est d’ailleurs l’une des spécificités de l’anticipation que Nathalie Le Gendre ne manque pas d’exploiter.

Une fin surprenante pour une histoire qui l’est tout autant

La conclusion d’Imago est comme son histoire, inattendue et douce-amère. Mais loin d’être dérangeante, cette fin est parfaite. En somme, c’est bon très bon roman à faire lire à tous ceux qui veulent s’initier à l’anticipation, ou tout simplement à la littérature pour adolescents un tant soit peu originale.

5 réflexions au sujet de « Chronique : Imago »

  1. faelys

    Méto est déjà dans mon panthéon depuis qu’il existe, et j’ai même eu des badges!! mes zélèves en sont aussi fous que moi, j’ai même le dernier en plusieurs exemplaires parce qu’ils étaient trop nombreux à attendre, c’est dire..

  2. Le Gendre Nathalie

    Bonjour,

    juste un grand merci pour cette critique !
    Je me suis permis de la partager sur ma page fan facebook…
    A bientôt sur la toile ou ailleurs,
    Nathalie

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