Chronique : Pactum Salis

Un roman qui nous raconte l’histoire d’une « amitié » entre deux hommes que tout oppose… L’un a fait fortune dans l’immobilier, tandis que l’autre travaille pour bien peu dans les marais salants…

Le nom d’Olivier Bourdeaut vous dit-il quelque chose ? Si c’est le cas, c’est bien normal, car son précédent (et premier) roman avait été un gigantesque phénomène en librairie, il s’agissait de En attendant Bojangles.

Ce sont les éditions Finitude qui l’ont découvert, et c’est ainsi que tout naturellement, le nouveau roman cet auteur paraît chez eux : Pactum Salis. Il est sorti en janvier 2018.

Deux modes de vie opposé qui s’entrechoquent

Jean est un homme de labeur. Il travaille depuis des années dans les marais salants. Un métier exigeant, extrêmement physique qui apporte certes son lot de bonheur, mais d’une difficulté continuelle.

De l’autre côté de ce tableau, vous avez Michel. Un homme qui sait ce qu’il veut, qui a de l’ambition, qui compte les prix au mètre carré plus vite que son ombre. Agent immobilier, arriviste, Michel est le genre d’homme qui se dit qu’il a réussit sa vie. Mais est-ce réellement le cas ?

Rien n’était moins sûr qu’une rencontre entre ces deux là, mais quand Michel va se réveiller avec une énorme gueule de bois dans les marais salants de Jean. Pire, il a littéralement pissé dessus. Comment une amitié peut-elle naître d’un tel événement ? C’est l’histoire de Pactum Salis

Une histoire entre le drôle et le tragique…

Je l’avoue, je n’ai pas été une grande fan de En attendant Bojangles. J’ai cependant voulu insister en lisant le second roman d’Olivier Bourdeaut. Même si j’ai largement préféré ce roman-ci à son premier, ce n’est pas non plus un coup de cœur… explications.

Tout d’abord, l’histoire de ces deux hommes aux vies qui s’entrecroisent est assez hasardeuse, mais passons. Ce qui m’a dérangée surtout, c’est leur façon d’être, leur état d’esprit, en particulier celui de Michel. Cet homme assoiffé d’argent n’en a jamais assez, il est toujours à errer entre ses désirs et ses travers, ce qui en fait quelqu’un d’aussi capricieux que détestable. En cela, il est parfaitement dépeint, on imagine exactement à quoi ressemblerait ce fameux Michel…

Pour ce qui est de Jean, je trouve qu’il est une belle métaphore de l’amour des choses bien faites, du travail réalisé avec labeur et passion.

Ainsi, l’entrechoquement de leurs deux univers est un véritable cataclysme que nous découvrons, nous lecteurs. C’est l’histoire de deux êtres que tout oppose, vers quoi cela peut-il bien mener ? Cette histoire est entrecoupée d’une autre, bien plus mystérieuse et morbide que l’on découvre petit à petit… Mais vers où cela va-t-il nous mener ?

Olivier Bourdeaut a un atout dans sa poche, c’est qu’il sait manier les intrigues pour nous amener subrepticement là où il veut.  Malheureusement, ses deux personnages principaux sont trop stéréotypés pour qu’on s’y attache vraiment. De plus l’histoire en elle-même ne revêt que peu d’intérêt de mon point de vue… On apprend que très peu de choses, hormis quelques faits sur les marais salants, mais c’est tout.

….

En somme, Pactum Salis a été une déception pour moi. J’espérais comprendre et mieux encore, apprécier l’engouement qui existe autour d’Olivier Bourdeaut et de son œuvre, mais ce n’est pas le cas. Je trouve que ce roman n’apporte rien de spécial, et n’ai pas su l’apprécier… dommage. Il n’y a que la conclusion du roman qui m’a parue réussie et bien trouvée malgré son côté sombre.

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

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