Chronique : Le Dernier Royaume – Acte I – Les cendres d’Auranos

Le dernier royaume 01L’introduction d’un nouvel univers de fantasy qui va devoir faire ses preuves…

Le Dernier Royaume est officiellement le premier écrit de Morgan Rhodes, mais il s’agit en réalité du pseudonyme de  Michelle Rowen auteur des séries Sarah Dearly ou encore Belladone aux éditions Milady. Il s’agit toutefois de son premier roman dans un univers de fantasy, l’auteur étant plus familière du genre bit-lit. Le second tome de la série est déjà paru aux Etats-Unis en décembre 2013 sous le titre Rebel Spring.

Un nouvel univers de fantasy s’ouvre à nous… avec des enjeux toutefois familiers.

A l’heure où commence notre histoire, nous nous trouvons dans le monde de Mytica, une île divisée en trois royaumes distincts : Liméros, Paelsia et Auranos.

La magie a déserté le continent de Mytica sous quelque forme que ce soit ou presque, seul Auranos, au sud, semble être relativement épargné par cette disparition… En effet la province bénéficie de terres fertiles et le bien-être des habitants ne semble pas menacé tandis que les deux autres royaumes se serrent la ceinture…

Limeros est plongé depuis longtemps dans un hiver éternel tandis que Paelsia se meurt dans la pauvreté et l’indifférence la plus totale. Mais un vent de révolte va se lever quand un jeune fils de vignoble Paelsien sera injustement tué par un noble d’Auranos : il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres…

Nous suivons ainsi les parcours distincts de quatre personnages clés pour l’avenir de Mytica : Cléo : princesse d’Auranos, Jonas : frère du jeune Paelsien injustement tué, Lucia : princesse de Limeros et Magnus : Frère de Lucia et héritier direct du trône de Limeros…

Le dernier royaume carteUne immersion qui fonctionne relativement bien…

La mythologie de l’univers est simple et efficace, son histoire également : une prophétie promettant le retour de la magie grâce à une Enchanteresse, la disparition des Dieux et des Quatre Sœurs, des cristaux contenant un pouvoir magique incommensurable… Tout est là et on devine rapidement que l’intrigue tournera autour de ce possible retour de la magie et de l’exhumation des Quatre Sœurs.

Les personnages principaux sont au nombre de quatre, cernés d’une dizaine d’autres, plus secondaires. Tous sont bien décrits et permettent une reconnaissance aisée par le lecteur grâce à des traits de caractère très marqués (et stéréotypés) : Magnus et sa noirceur, Cléo et son innocence bornée, Jonas et sa soif de vengeance aveugle… Ils sont efficaces et font avancer l’intrigue, mais ne parviennent pas à être franchement attachants, tandis que certains personnages secondaires eux, méritent que l’on s’y attarde plus. Je pense notamment au garde chargé de la sécurité de Cléo, le jeune Théon ou encore à la maîtresse du roi de Limeros, prénommée Sabina, dont on aimerait connaître plus le parcours et les enjeux.

On appréciera l’enchaînement des actions, mené avec efficacité et sans temps mort tout au long du roman. Morgan Rhodes sait divertir son lecteur de bout en bout.

…sans nous satisfaire pleinement

Mytica est un univers simple, impossible de confondre les trois royaumes aux caractéristiques reconnaissables (parfois trop). Limeros est décrit comme le royaume du froid, Paelsia est celui des pauvres gens et Auranos réunit toutes les caractéristiques de la prospérité sous toutes ses formes.

L’histoire a beau être immersive, on regrettera qu’elle ne sorte pas plus des sentiers battus : avec des ficelles déjà moult fois utilisées on fait la connaissance de rois aux fous désirs de conquête, de princesses têtues et gâtées ou encore de romances prévisibles dès les premières pages du roman…

Mais là où le bât blesse également, c’est dans la traduction où l’on peut remarquer des lourdeurs et certaines erreurs : répétition d’un mot dans la même phrase, tournures de phrases incommodes… la lecture en devient moins agréable.

 

En conclusion, le Dernier Royaume est une nouvelle saga de fantasy qui doit faire ses preuves. Ce tome introductif pose ainsi les bases très classiques d’un monde dont on aimerait voir l’évolution  malgré les défauts que nous avons pu y relever. Affaire à suivre donc !

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