Chronique Jeunesse : Des ados parfaits

Des ados parfaitsUn court roman d’anticipation sur le danger d’être trop parfait…

Yves Grevet est professeur et également un auteur français spécialisé dans la littérature fantastique pour la jeunesse et les ados. Il est notamment connu pour sa trilogie Méto, sa série en deux tomes Nox ou encore Seul dans la ville entre 9h et 10h30.

Avec le roman court Des ados parfaits, l’auteur inaugure la nouvelle collection de Syros : les Mini Syros Plus. Plus denses que les Mini Syros, ils sont environ deux fois plus épais mais s’adressent toujours à des lecteurs de 10 ans environ.

La perfection serait-elle un vilain défaut ?

Là où vivent Anatole et Célia, tout est aseptisé, formaté. Tous deux font partie d’un petit groupe d’élèves très sérieux en classe… trop pour certains. Ils ne s’intègrent pas aux blagues que se font les ados entre eux, sont plutôt pince sans rire, sont toujours à l’heure, obéissent aux règles au doigt et à l’œil… Pour certains, c’en est trop. C’est ainsi que différents moyens de pression sont exercés sur eux… mais dans quel but ? Qu’on-t-il fait de répréhensible eux qui n’ont rien à se reprocher ? Pourquoi leurs parents respectifs sont aussi fuyants et aux aguets depuis quelque temps ?

De l’anticipation à petite dose pour entretenir le suspense

Sans aller très loin dans l’intrigue (le format de la nouvelle ne le permet pas), l’idée d’Yves Grevet est aussi simple qu’efficace.

Dans un monde où l’on peut modifier certaines de ses erreurs telles que l’éducation de ses enfants (par des moyens peu orthodoxes), pourquoi se gêner ? Poussez cette idée avec des moyens futuristes et vous obtiendrez une histoire qui donne matière à réfléchir. Préféreriez-vous quelqu’un de parfait et de plat à quelqu’un qui fait des erreurs mais qui est spontané dans sa façon d’être ?

Malgré cette idée de base fort intéressante, il y a peu à se mettre sous la dent. La fin en particulier retombe un peu à plat après l’arrivée crescendo de nombreuses petites révélations et indices… lettres anonymes, exclusion sociale, haine inexpliquée…

 ….

En conclusion, bien que ce titre soit loin d’être aussi percutant que les autres écrits de l’auteur, il faut toutefois se rappeler qu’il s’agit d’une nouvelle. Sympathique, mais pas mémorable, c’est donc le sentiment que l’on retire de cette lecture… Dès 10 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *