Chronique : La fille du rivage

A la découverte de l’Indonésie du début du XXème siècle… A découvrir !

Pramoedya Ananta Toer était un auteur indonésien. Son œuvre est très dense, il a écrit plus de trente ouvrages. En France, son travail est peu à peu traduit et apprécié, son roman Le monde des hommes (premier tome de la saga Buru Quartet) a notamment été remarqué lors de sa parution aux éditions Zulma.

En ce qui concerne le roman La Fille du Rivage – Gadis Pantai, il vient de paraître il y a quelques mois à peine en poche, chez Folio, c’est donc l’occasion de découvrir un pays, un auteur, une œuvre…

Une petite fille de pécheurs modestes

Gadis Pantai est une jeune fille issue d’une famille pauvre qui vit au bord de la mer. Comme tous les gens de leur village, ils sont pauvres. Mais le jour où elle est remarquée par le Bendoro, un homme issu de la haute noblesse indonésienne. C’est ainsi que du jour au lendemain, elle est emmenée contre son gré dans la grande et belle demeure de cet homme.

Commence ainsi pour Gadis Pantai le difficile apprentissage de la vie noble, elle qui n’est que fille de pécheur et qui a du mal à trouver sa place… Tiraillée entre ce que l’on attend d’elle et ce qu’elle est de façon fondamentale et entière, Gadis Pantai n’a pas d’autre choix que de grandir… et d’évoluer.

Un pays et une époque à découvrir

Cette lecture fut pour moi une incursion totalement nouvelle à tous points de vue. Je n’avais jamais lu de littérature indonésienne et ça a été une découverte intéressante. Que ce soit d’un point de vue culturel : vocabulaire, traditions, mœurs… et géographique avec un dépaysement garanti, ce roman est une belle lecture.

Peu à peu, on voit Gadis Pantai grandir, devenir femme, apprendre à donner des ordres aux servantes… Et le Bendoro semble être une personne qui sait la respecter. Mais le temps vous dira si c’est bien le cas jusqu’au bout ou non.

Il s’agit d’un très beau (et triste) roman sur l’Indonésie du XXème siècle. Au fil des pages, on ne peut que s’attacher à ce petit bout de femme qui tente de comprendre le monde qui l’entoure.

La fin en particulier donne tout son sens au roman. Nous avions bien entendu eu des indices par le biais des nombreuses servantes passées par la maison du Bendoro, mais la conclusion est absolument déchirante et belle. On aurait aimé en savoir plus sur Gadis Pantai et sur son devenir, mais la conclusion est et restera à jamais ouverte…

……..

La fille du rivage est donc un très beau roman asiatique, simple, captivant, qui sait dépeindre les traits de caractère humains sous tous ses aspects, les meilleurs comme les plus cruels. Une chose est certaine, je lirais d’autres romans de Pramoedya  Ananta Toer.

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TRANCHE d´ÂGE :

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