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Chronique jeunesse : Draculivre – Tome 1 – Le Buveur d’encre

le buveur d'encre - draculivre 01« Papa est libraire. Il adore les livres. Il les dévore. C’est un ogre. Il lit toute la journée et parfois même la nuit. C’est une maladie incurable mais ça n’a pas l’air d’inquiéter notre médecin de famille. »

Bienvenue dans la petite librairie du coin, celle du papa d’Odilon. Odilon n’aime pas les livres : il ne comprend vraiment pas la motivation de tout ces gens qui viennent dans la librairie, et encore moins la frénésie de lecture qu’a son père pour ces feuilles de papier assemblées entre elles. Alors, pour passer le temps, Odilon observe les clients de la boutique, jusqu’au jour où un « client » bien étrange fait son apparition : il ne marche pas vraiment, il flotte au-dessus du sol ; il ne feuillette pas vraiment les livres, ni ne les lis, on dirait plutôt qu’il les boit…

C’est dans cette ambiance feutrée et surnaturelle qu’Odilon décide d’en savoir plus sur ce mystérieux lecteur. A lire dès 6 ans comme première lecture avec ses parents ou tout seul, « Le buveur d’encre » est un bon livre jeunesse qui nous fait voyager entre réel et fantastique. Utilisant des mots simples et nouveaux pour les enfants permettant d’enrichir leur vocabulaire, c’est une vraie initiation au plaisir de la lecture que nous offrent Eric Sanvoison (auteur) et Martin Matje (illustrateur), nous plongeant dans les livres, à l’image de l’œuvre de Gudule : La Bibliothécaire.

Les phrases sont simples, mais regorgent de poésies, de jeux de mots qui glissent au fil des pages. Les illustrations sont quand à elles complètement dans l’esprit du livre. C’est un vrai coup de coeur, à mettre entre toutes les petites mains dès 6 ans et jusqu’à 9 ans maximum, voir plus, car les adultes aussi prennent du plaisir à lire la série Draculivre.

9/10

Chronique : Virus L.I.V. 3 ou La mort des livres

Virus LIV3Premier livre de Christian Grenier dans lequel je me plonge corps et âme… et ce jusqu’à la toute fin. Des les premières pages, on est transportés par une époque différente de la notre : nous sommes en 2095 et beaucoup de choses ont changé… Le monde est divisé en deux clans bien distincts ; les Zappeurs (adeptes des technologies telles que la télévision, l’informatique, les jeux vidéos…) et les Lettrés (qui ne jurent que par les livres et l’écriture) tout les sépare donc, et une guerre entre les deux clans est en phase de se déclencher…

C’est ainsi que l’on découvre le personnage d’Allis, une Lettrée sourde et muette qui ne peux donc communiquer que par écrit ou presque, c’est la raison pour laquelle elle a un ordinateur. Mais elle communique aussi sur le Réseau, avec une jeue femme qu’elle a rencontrée dessus et qui est devenue pour elle sa seule amie : Mondaye.

Mais l’histoire commence réellement quand Allis apprend qu’elle a été élue pour devenir une « voyelle » un statut très privilégié que très peux de Lettrés obtiennent… la suite, à vous de la découvrir ! Sachez seulement que ce livre est très prenant du début jusqu’à la toute fin, qu’il est fait pour tous et pas uniquement pour nos chers enfants ^^

Ce livre est un petit policier futuriste, mais aussi un roman d’aventure, de réflexion, et d’amour… même si ça n’est pas le thème principal du livre. De plus, je le trouve très bien fais car les concepts du monde créé par Christian Grenier pourraient vraiment exister un jour qui sait… un peu comme Fahrenheit 451 de Ray Bradbury où la possession de livres et prohibée…

 9/10 

Pour de plus amples explications sur ce livre voici un petit lien bien sympathique avec une petite interview de Christian Grenier ; Cliquez ici !

Chronique : Fahrenheit 451

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Ce livre, bien entendu n’est plus à présenter. Je viens de le terminer, et je me rend compte que j’aurais dû le lire avant, il est génialement fait. Le concept du roman est surtout ce qui en fait une œuvre culte : la culture n’a plus sa place dans notre futur, car elle crée des inégalité entre les personnes, les rendant jalouses entre elles, et montrant les noirceurs de l’âme humaine. La façon dont Ray Bradbury nous décrit cette ère de non-culture est effrayante, la télévision est la maîtresse de ce futur, mais elle n’est pas sur un unique pan de mur comme dans notre époque : ici elle recouvre les quatre murs, elle est les quatre murs… on assiste ici à une régression de l’humanité qui s’interdit la culture, ceux qui veulent résister risquent tout.

Le personnage principal est pour le moins intéressant, tiraillé par son devoir et son désir d’ouvrir un livre… Un autre personnage intéressant, mais surtout terrifiant par sa sournoiserie est le chien robot des pompiers, vous verrez pourquoi.

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