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Actualité éditoriale : Les nouveautés très attendues de cette rentrée 2012 (Partie 3)

Suite et fin pour cette petite liste d’ouvrage très attendus, vous ne le savez peut-être pas encore, mais certains vous tentent déjà…

Une place à prendre Une place à prendre – J. K. Rowling – Editions Grasset

Le nouveau roman de Rowling n’appartient pas au registre de l’imaginaire, mais cette auteure est si intimement liée au genre qu’il serait dommage de ne pas présenter sa nouvelle publication. Une place à prendre se passe dans un petit village anglais sans prétention, l’humain y a ici toute sa place, et cela sous ses aspects les plus terribles et les plus divers.
A la fois huis-clos et roman à suspense teinté d’humour, ce nouveau roman est attendu de pied ferme par un très grand nombre de fans. Ils ne retrouveront évidemment pas le jeune sorcier, mais très certainement la plume simple et efficace de Rowling qui nous transporte avec aisance où elle le souhaite.

Quatrième de couverture : Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

L'équipée VolageL’équipée Volage – Rolland Auda – Collection Exprim’/Sarbacane

Prévu pour janvier prochain, l’Equipée Volage fait déjà parler de lui. Ecrit par Rolland Auda, l’auteur du Dévasteur dans la même collection, ce nouveau roman détonne complètement avec les publications traditionnelles d’Exprim’ qui se met petit à petit à l’imaginaire.
Avec sa couverture assez explicite, on comprend vite que l’Equipée Volage va nous emmener loin, très loin avec pour genre une uchronie steampunk.

Quatrième de couverture : Rêvons un peu : en 1492, Christophe Colomb n’a jamais découvert l’Amérique. Et aujourd’hui, en 1905, l’empire Incaztèque domine le monde tandis que l’Europe est une myriade anarchique de cités recouvertes par les eaux. Les mers sont peuplées de monstres mutants et de flibustiers.
Au milieu de tout cela, deux piratesses, Barbe-Marie et Rejji, tentent de découvrir une île mythique : Isocélie. Pour y parvenir, elles devront semer le cruel Phinéas Moog dans les méandres de Massilia, la Cité Flottante. Aider Conan Doyle à retrouver Sherlock Holmes. Et enfin, traverser l’Atlantique pour découvrir la solution à l’énigme du Dôme Atlante… Mais que cache vraiment Isocélie ?

Nina Volkovitch 01Nina Volkovitch – Tome 1 – La lignée – Carole Trébor

A paraître aux éditions Gulf Stream le six septembre prochain, Nina Volkovitch est le roman inattendu de cette rentrée de par sa thématique et son originalité. Premier tome d’une trilogie destinée à des lecteurs dès l’âge de 13 ans environ, cette nouvelle série nous emmène en Russie, à la découverte d’une culture peu exploitée pour ce lectorat. Nouant historique et fantastique, une chose est certaine, Nina Volkovitch ne vous laissera pas indifférent !

Quatrième de couverture : Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu’elle possède sans le savoir. Car Nina est la descendante des Volkovitch, une illustre famille qui détient des pouvoirs aussi prodigieux que terrifiants. Et c’est elle, Nina, qui représente le dernier espoir face à un ennemi plus puissant que la dictature soviétique…

Chronique : De mon sang – Tome 1

De mon sang 01

Le phénomène Amanda Hocking débarque en France

Edité chez Castelmore en juin dernier, De mon sang est un véritable phénomène éditorial Outre-Atlantique, et ce grâce aux nombreux blogs de chroniques littéraires. En effet, son auteure s’est fait connaître grâce à ses publications numérique bien avant de sortir en version papier.
En avril 2010, Amanda Hocking auto-publie un de ses romans, en seulement six mois, elle en vend plus de 15000 exemplaires aux Etats-Unis. En tout, sa série s’est déjà vendue à plus d’un million d’exemplaires…
c’est donc un ouvrage très attendu en France et dans les autres pays où il aura la chance de paraître.
L’histoire ? C’est celle d’Alice, une ado comme les autres qui au détour d’une ruelle un peu trop sombre va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie…
Au moins quatre tomes sont prévus pour cette nouvelle série, alors accrochez-vous…

Un démarrage des plus classiques.

Ce premier opus commence de façon très traditionnelle avec une héroïne pour le moins normale. Lycéenne aux résultats pas vraiment exceptionnels, Alice est surtout le faire-valoir de sa meilleure amie Jane. Après une soirée à essayer de rentrer sans succès dans de nombreuses boites de nuit, les deux jeunes filles décident de rentrer à pied par les rues de plus en plus sombres… et font une mauvaise rencontre.
C’est ainsi que la rencontre d’Alice avec l’étrange Jack s’est produite. Ce jeune homme fort à la beauté étrange sauva les deux jeunes filles… et va changer subtilement et à jamais la vie d’Alice…

Avec ce début d’histoire, on peut se dire que l’intrigue de Twilight n’est pas loin : un beau jeune homme à la beauté hypnotique, des mystères qui s’épaississent autour de lui… mais la ressemblance s’arrête là. En effet, Amanda Hocking a écrit une histoire bien à elle dont l’intrigue se détache très vite de la série vampirique de Stephenie Meyer.

Le sang et ses affinités chimiques au coeur de l’intrigue.

Chose étonnante, Alice se familiarise extrêmement rapidement à Jack et participe très vite avec lui à de nombreuses soirées.
Le duo semble devenir inséparable au bout de quelques jours seulement (ou plutôt soirées), Alice délaissant petit à petit sa famille déjà éclatée et peu épanouie ainsi que sa scolarité, au grand dam de son petit frère Milo, dont elle est la seule présence à la maison… leur mère travaillant d’arrache-pied  de nuit.

Les nuits se suivent et se ressemblent pour Alice, enivrée par cette amitié et cette complicité inattendues. Puis un jour, Jack propose à Alice de lui présenter sa famille et là, il devient de plus en plus difficile pour elle de ne pas se poser de questions…
Elle ne les voit jamais manger, l’un des frères de Jack, Peter, semble la détester au plus au point et essaye de s’éloigner le plus possible d’elle quand ils se trouvent dans la même pièce. Mae, sa belle-sœur, semble lui vouer une quasi adoration tout à fait inexplicable.
Et surtout, Jack possède une force incroyable, et son charisme change la personnalité de toutes les personnes qu’il croise, seule Alice semble rester plus ou moins elle-même en sa présence.

Le titre étant assez explicite sur la nature de Jack, la surprise réside plus dans le fonctionnement de l’univers d’Amanda Hocking. En effet, elle part du principe que le sang d’une personne peux parfois être compatible à un tel point avec celui d’un vampire qu’ils sont comme « prédestinés », à l’image d’âmes sœurs. Mais le mystère réside dans le sang d’Alice, qui semble être attirant et affolant aux yeux de son « prédestiné »… mais aussi de Jack, chose qui est normalement impossible…

Un triangle amoureux s’installe donc au fil des chapitres et ne semble pas se résorber, mettant en danger la famille de Jack dans son ensemble…

Romance, attirance, mais aussi danger, ce combo par le passé efficace refait ici surface avec Amanda Hocking et sa série vampirique. Beaucoup d’éléments ne sont qu’évoqués dans ce premier tome qui pose l’intrigue de la série, il est donc difficile de cerner de façon certaine la qualité de la série.
Tout ce que l’on peut en dire pour le moment, c’est que ce premier tome est efficace et se lit très vite, donnant envie de lire la suite… assez prometteur donc ! Parution du second tome le 9 novembre prochain.

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Le dernier jardin – tome 1 – Ephémère

Le dernier jardin 01

Terrifiant et envoûtant, le monde de Lauren DeStefano vous fera voir « l’humain » sous un angle terrifiant…

Premier roman de l’américaine Lauren DeStefano, Ephémère est le premier tome de la série Le dernier jardin, publié aux éditions Castelmore. Sa jeune auteur nous dresse une dystopie effroyablement réaliste…surtout pour la gent féminine. Attention, l’addiction n’est pas loin.

Les femmes sont l’avenir de l’homme

Le monde que Rhine connaît est très différent du nôtre. Nous ne savons pas à quelle époque se déroulent les faits, tout ce que l’on sait, c’est que l’homme à voulu « améliorer » les générations futures. Il a réussit. Il n’y a plus aucun virus, plus de maladie, de cancer.
Mais le prix à payer pour cette révolution biologique fut découvert trop tard, deux décennies plus tard : désormais tous les garçons meurent à l’âge de vingt-cinq ans, les jeunes femmes à vingt ans.
Ce bouleversement de l’espérance de vie va faire de la vie des femmes un véritable cauchemar. Enlevées de force et vendues comme épouses à de riches hommes, elles sont forcées à l’enfermement au nom de la survie de l’espèce. Et malheureusement pour Rhine, elle va faire partie des élues…

Un huis-clos magnifiquement angoissant

L’intégralité du roman se déroule dans la demeure où est enfermée Rhine avec deux autre jeunes filles. Elles vont toutes les trois être mariées et devenir alors des sœur-épouses et devoir honorer leurs devoirs conjugaux…
Difficile d’en dire plus sans en dévoiler trop, aussi allons nous nous concentrer sur le style du roman et ses personnages.

Écrit à la première personne par Rhine, elle incarne la féminité dans toute sa force et sa noblesse. Loin d’être prête à se soumettre à qui que se soit, elle essaye dès le premier jour de s’évader de sa prison dorée sans y parvenir… L’écriture, très fluide, nous fait partager les pensées de Rhine, ses sentiments versatiles envers ceux qui l’entourent, et ses désirs de vivre en liberté le peu de temps qu’il lui reste à vivre.

Mais l’histoire de notre héroïne ne serait pas aussi savoureuse sans la présence de ses deux sœurs épouses : Cecily et Jenna. Leur personnalité influence subtilement l’intrigue, laissant une Rhine et un lecteur perpétuellement sur le qui-vive.
Faux-semblants, jeux d’influence, récolte de faveurs auprès de leur époux, les jeunes mariées vont devoir composer afin d’être la favorite et ainsi avoir un peu plus de liberté…

En somme, Ephémère est une perle qui se dévore littéralement et réussit à faire naitre de fortes émotions à sa lecture. Sublimement terrible, le monde de Lauren DeStefano est à la fois dérangeant et fascinant pour la simple et bonne raison qu’il est très réaliste.
On n’attend qu’une seule chose, la suite, elle vient de sortir le 21 février dernier aux États-Unis. Patience donc, et très bonne lecture. Le tome 2, Fugitive, sortira le 17 août prochain.

Dans la même série (cliquez sur l’image pour lire la chronique) :

Le dernier Jardin 02

Chronique : The Lying Game – tome 1 – Tu es moi

The lying game - 01

Comment réagiriez-vous si vous découvriez que vous avez une sœur jumelle ?

Sara Shepard est déjà bien connue chez les adolescents, en particulier les jeunes filles, pour sa série Les Menteuses, publiée chez Fleuve Noir il y a de cela quelques années maintenant. Cette fois encore, la nouvelle série de l’auteure a pour thème de fond le mensonge et les dangers qui en découlent…

Tu es moi, au titre subtilement explicite, est le premier tome d’une série qui comptera au moins quatre tomes (le quatrième sort en juillet 2012 aux Etats-Unis), il est publié chez Territoires, la collection dédiée aux adolescents de Fleuve Noir.

Deux sœurs jumelles que tout oppose réunies par… un meurtre

Emma est une adolescente qui n’a pas vraiment eu de chance dans la vie pour le moment. Abandonnée par sa mère quand elle était petite, elle est depuis trimballée d’une famille d’accueil à l’autre. Sa dernière en date est relativement sympathique, jusqu’au moment où le fils de la famille l’accuse de vol… et montre à sa mère d’accueil une vidéo sur laquelle Emma offre un visage très différent de celui qu’elle affiche habituellement.

Seul problème, cette jeune fille sur la vidéo n’est pas Emma mais quelqu’un qui lui ressemble trait pour trait, dans ce cas difficile pour elle de nier quoi que ce soit…

Expulsée de sa nouvelle famille à la veille de sa majorité, Emma décide alors de retrouver cette fille qui lui ressemble tant… après quelques recherches sur les réseaux sociaux il s’avère que cette mystérieuse fille n’est autre que la sœur jumelle d’Emma : Sutton.

Et comme la suite des événements va le montrer, les deux sœurs ont eu une vie radicalement différente, d’autant que Sutton est morte et qu’Emma va prendre sa place malgré elle.

Une intrigue diabolique dans la jeunesse dorée américaine

Le jeunes américains riches ont tout ou presque pour les satisfaire. Mais c’est justement cette vie opulente qui les pousse à chercher ce qu’ils ne possèdent pas, ils cherchent les frissons et ce parfois de manière extrême… ainsi est né le jeu du mensonge de Sutton.

La sœur jumelle d’Emma va devoir en découvrir les règles vite si elle veut comprendre les amis de Sutton et s’intégrer parfaitement dans son rôle.

Un soupçon de fantastique est mêlé à cette intrigue ancrée dans le réel : le fantôme de Sutton suit Emma dans ses moindres faits et gestes. Mais cette dernière n’a aucun moyen de communiquer avec sa sœur jumelle et ne se souvient de rien ou presque de son ancienne existence d’adolescente insupportable et gâtée.

Le mystère du meurtre de Sutton devient une affaire personnelle pour Emma, malgré le fait qu’elle n’a jamais connu cette sœur.

C’est ainsi que l’on découvre tous les trésors de cruautés que sont capables de développer entre eux les adolescents. Une véritable descente aux enfers pour Emma qui découvre peu à peu qui était sa sœur… et que le fait d’être aussi populaire et sollicitée que l’était Sutton est étouffant : dans tous les sens du terme.

Un vrai bon polar pour ados…filles

Ne nous leurrons pas, cette série est surtout destinées aux adolescentes, on y parle mode, petites robes, instituts de beauté et premier amour parmi toute cette noirceur. On peu donc qualifier cet ouvrage de polar girly.

La psychologie des personnages a évidement ici une place primordiale, ces derniers étant tous des suspects potentiels aux yeux d’Emma… de la famille Sutton en passant par ses meilleures amies. Ces soupçons constants de la part de notre narratrice se traduisent par la description de détails que l’on pourrait considérer comme anodins voire inutiles mais qui peuvent prendre une nouvelle dimension par la suite, au lecteur de faire le tri dans les nombreuses informations et de mener l’enquête de son côté.

Mais bien évidemment, ça n’est pas dans ce tome introductif que nous trouverons la solution.

Enfin, la façon qu’a Sara Shepard de terminer ses chapitres par des twists nous oblige à enchaîner sous peine de rester cruellement sur sa faim. En somme, une intrigue extrêmement efficace, même si elle n’est que peu réaliste, on ne peut s’empêcher de se projeter à la place d’Emma : qu’aurions nous fait à sa place ?

The Lying Game sera parfait pour toutes celles qui veulent s’immerger dans un polar très bien ficelé et surtout, qui tien en haleine jusqu’à la fin (que l’on peut certainement qualifier de frustrante) en attendant le second tome. Dès 14 ans.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : Hate List

Hate List

Que faire quand on est le témoin et la victime d’une tuerie perpétrée par son petit ami ?

Premier ouvrage de l’américaine Jennifer Brown traduit en France, Hate List traite d’un sujet extrêmement sensible aux Etats-Unis : ses tueries de lycées. La presse internationale a été dithyrambique sur ce livre témoignage hors du commun. Il a été élu meilleur livre de l’année par le School Library Journal.

Loin du style racoleur, Hate List se propose de raconter l’après d’un tel traumatisme, la reconstruction d’ados complètement perdus pour aller jusqu’au pardon pour certains.

La liste de la haine

Valérie n’était pas très populaire, pas vraiment appréciée non plus. Elle était une des victimes favorite de certains lycéens, tout comme son copain Nick. C’est comme ça que Valérie a eu l’idée de la Liste : dans un carnet, elle a inscrit les noms de toutes les personnes qui lui « pourrissent la vie », et avec Nick, ils ont ajouté régulièrement de nouveaux noms. Connaissance, proches, et aussi stars de la télévision, beaucoup de monde est inscrit sur cette fameuse liste.

Et puis un jour, Nick passe à l’action. Il décide d’utiliser la liste pour éliminer toutes ces personnes qui leur gâche la vie. Il tue ainsi de nombreux élèves et même un professeur avant de se tuer lui-même, emportant avec lui les réponses à de nombreuses questions…

Qu’est-ce qui a déclenché l’envie de Nick d’en finir avec ses détracteurs ? L’a-t-t-il fait pour Valérie ? Pour eu-deux ? A-t-il été influencé ?

Une reconstruction physique et psychologique douloureuse

Le roman commence quand Valérie doit retourner au lycée pour sa dernière année ; après l’attentat. Elle va devoir faire face à l’incompréhension des « survivants » pour qui elle a été la commanditaire et non pas une victime de cet horrible fait divers. Jugements, mise à l’écart, l’après-fusillade va déclencher beaucoup de tensions au sein de l’établissement, tensions et pressions dont Valérie est l’objet central.

Le roman est entrecoupés de chapitre flash-back, contant de façon assez évasive comment on en est arrivé à ce bain de sang. Des petits signes, des remarques anodines de lycéens, quelques tours qui excluent un peu plus Valérie ou Nick. On comprend facilement comment Valérie a été tentée de faire cette fameuse liste aux vues des nombreuses rebuffades de ses camarades.

On voit le personnage de Valérie avoir du mal à réaliser que ce soit son copain qui ait commis un tel fait. Puis le choc fait place à l’incompréhension, Valérie se demande si elle n’aurait pas du voir des signes avant-coureurs, son amour pour Nick perdure malgré ce qu’il a fait, puis elle évolue, tout comme les élèves et les parents des disparus…

Hate List a beau être un roman émouvant et hyper-réaliste, je n’ai été convaincue qu’à moitié par le récit de Valérie et sa personnalité. Valérie est difficile à cerner et surtout à aimer : tantôt forte tantôt très fragile, sa psychologie chamboulée s’explique évidement par le traumatisme. Je la trouve parfois complètement immature et en dehors de la réalité, que ça soit avant ou après l’événement.

Mais comme dit précédemment, Hate List n’est pas un roman fait pour rapporter de façon racoleuse des faits terribles et malheureusement déjà arrivés. C’est un ouvrage sur le pardon, sur le fait que l’homme peut absoudre les pires choses.

Pour tous ceux qui veulent une réponse au pourquoi, passez votre chemin. Hate List est ici pour nous proposer une sorte d’essai sur la reconstruction d’un point de vue original celui d’une petite amie qui passe du statut de suspecte et d’accusée à celui de victime tout en restant coupable pour elle-même.

Un ouvrage poignant mais qui s’oubliera tout de même assez facilement, il lui manque pour moi le « truc » qui en fait quelque chose de mémorable.

6.5/10

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TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Le livre de Saskia – tome 1 – Le Réveil

Le livre de Saskia 01

Un récit pour ado qui séduit vite son lecteur grâce à univers bien pensé et… angélique.

Premier roman de la française Marie Pavlenko, le livre de Saskia est paru aux éditions Scrinéo Jeunesse dont le second tome vient d’ailleurs de paraître. Ce premier opus, qui s’intitule Le Réveil, nous conte l’histoire d’une jeune fille, Saskia, adolescente sans problèmes particuliers, vite attachante qui a été découverte abandonnée en Inde puis amenée en France par sa mère adoptive.

Il y a eu beaucoup de livres sur les anges ces derniers mois chez différents éditeurs : Hush Hush, Halo etc… mais celui-ci mérite une attention particulière.

Dans le quotidien de Saskia

Bonne élève, drôle, heureuse de vivre, Saskia vient de changer d’école pour passer sa terminale à Buffon. Depuis sa plus tendre enfance, elle sait que sa mère n’est pas sa vraie mère et qu’elle a été adoptée, et cela dans d’étranges circonstances.

Quand on l’a trouvée, elle portait déjà bébé cette pierre qui ne la quitte jamais depuis, sans cette dernière elle se retrouve perdue et complètement démunie… et autre chose étrange, ça pierre « chauffe » ou « refroidit » selon les circonstances, comme pour la prévenir d’un danger. Mais elle fait partie de son quotidien, et donc ne s’est jamais vraiment posé de questions la concernant.

Mais un jour où Saskia se retrouve presque seule dans une rame de train et que sa sécurité est en danger, elle croise le chemin de Tod, un garçon mystérieux qui va la sauver. Depuis, ce dernier la suit partout, jusque chez elle. Il est dans le même établissement qu’elle, mais en tant que pion. Tod n’est pas à proprement parler dangereux, mais le fait qu’il suive Saskia partout où elle se rend devient vite très dérangeant pour elle, et sa quête de réponses se trouve devant un mur.

Et la chose va encore se compliquer quand elle va être également suivie par une nouvelle élève qui débarque dans sa classe : Mara.

Tod et Mara la protègent de quelque chose, mais de quoi ?

Un roman fichtrement immersif

Le livre de Saskia est écrit de façon simple, avec un vocabulaire fluide qui fait que l’on entre très vite dans l’intrigue. La première partie du roman est très « banale », mais jamais ennuyeuse, racontant la vie quotidienne de Saskia. Les descriptions des lieux et des personnages sont très bien maîtrisées, facilitant la possibilité de s’attacher à ces derniers. Les mystères n’arrêtant pas de s’ajouter, on ne peu qu’être happé par l’intrigue.

Saskia, qui est loin d’être bête et pleurnicharde comme le sont parfois certaines héroïnes de romans pour ados, on a ici affaire à une héroïne forte qui malgré ses interrogations et ses peurs va au-delà des apparences.

Quand au personnage de Tod, c’est Le beau gosse par excellence, et même s’il en joue, sa beauté ne fait pas tout ; son personnage est extrêmement intéressant et il joue beaucoup de l’ambiguïté avec la pauvre Saskia. Mara, l’antithèse de Tod est également pleine de mystères et peu causante sur la situation elle-même.

La seconde partie du roman est beaucoup plus axée fantastique au fil des pages. Le livre de Saskia aborde ensuite un vocabulaire angélique créé de toutes pièces par son auteure, et ce sans nous perdre en grandes descriptions. Une incursion en terre fantastique réussie donc.

Le seul point noir selon moi est le dénouement de fin du premier tome, où l’on fait certaines révélations et où l’on tombe parfois dans le cliché. Mais le récit reste toutefois assez original dans sa globalité.

Alors, je ne vous en dirais pas plus concernant l’intrigue sous peine de vous gâcher un peu de plaisir, le mieux serait encore que vous lisiez le livre de Saskia. Pour son originalité, son écriture et pour ses héros à la personnalité bien campée. Et puis, c’est aussi la preuve si il en est besoin que le fantastique français a de beaux jours devant lui. Vivement la suite avec le tome deux : L’épreuve.

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF

Chronique : La peau des rêves – tome 2 – Nuit Brûlée

La peau des rêves  - 02

Retour en territoire hostile…

Second tome de la nouvelle série pour ados de Charlotte Bousquet, La peau des rêves, voici Nuit Brûlée. Publié aux éditions Galapagos, cette œuvre se propose de nous décrire un monde post-apocalyptique futuriste : cruel et désarticulé dont l’héroïne, Cléo, n’a pas froid aux yeux et qui porte en elle « la flamme ».

Chez « l’ennemi »

Comme dans le premier tome, nous suivons le récit de la femme prisonnière qui nous conte l’histoire de Cléo… mais entre temps, elle a fait une nouvelle promesse : celle de conter une autre histoire une fois celle-ci achevée (une promesse alléchante en perspective…).

Mais retournons à Cléo. Suite logique du premier tome, nous retrouvons Cléo dans le camp ennemi. Reniée par son clan de naissance, cette dernière a été emmenée et soignée dans le camp des Chimères (les hommes mi-hommes mi-animaux), où elle retrouve Lyn, sa jumelle découverte dans le premier tome. Ses relations tendues avec Axel, sont particulièrement étranges, tantôt amicales, tantôt franchement hostiles, on ne sait sur quoi se baser pour décrypter les sentiments de l’homme ailé tandis que ceux de Cléo sont également très fluctuants…

De plus, l’arrivée de la jeune fille au sein du Nid des chimères provoque beaucoup de polémiques dans le clan relativement uni des hommes-animaux. De nouveaux personnages font leur apparitions, simples, francs, ils sont tout simplement humains ; peut-être même plus que le clan dont vient Cléo…

Echos Shakespeariens

Outre l’intrigue amoureuse et la tentative d’intégration de Cléo, le cœur du récit se trouve dans cette lutte sanglante entre camps disparates. Charlotte Bousquet nous offre une vision à la fois actuelle et très futuriste de l’exclusion et du racisme sur des critères aussi absurdes que ceux que l’on connaît : à priori, physique, mode de vie, etc…

Comme dans le premier tome, nous retrouvons les très nombreuses références culturelles de l’auteure. L’intrigue nous fait retrouver les élans des tragédies d’antan avec un effet des plus réussit, le tout tournée avec une très belle plume, ce qui ne gâche rien.

Encore plus féroce que le premier si c’est possible, ce second tome est réussit à tous points de vue. La psychologie de certains personnages est poussée dans ses derniers retranchements pour nous donner des portraits absolument terrifiants. Vengeance, non-dits, malveillance, répulsion, c’est une vraie palette de la haine que nous décrit Charlotte Bousquet pour nous amener à des sentiments plus nobles par la suite…

Le récit de Cléo qui commençait comme une aventure avec une héroïne aventurière se termine en apothéose : sublime, grandiose, la fin en demi-teinte a ce petit goût de non-dit qui laisse le lecteur s’imaginer le pire comme le meilleur. Une fin à la hauteur de son héroïne et des valeurs qu’elle a véhiculées durant ces deux volumes.

Ces deux tomes sont une franche réussite, merci pour cette part de rêve dans le cauchemar. Ainsi s’achève le récit de Cléo, le troisième tome sera une nouvelle fable de la conteuse Gypsie nommée Najma. Elle nous promet pour la prochaine fois une histoire de sirènes…et on a déjà hâte.

Notons également les deux magnifiques couvertures signées Mélanie Delon. La première couverture représentait Cléo, la seconde étant un portrait d’Axel.

8/10

Chronique : La peau des rêves – tome 1 – Nuit Tatouée

La peau des rêves  - 01Une magnifique quête dans un Paris dévasté…

Premier roman inaugurant la nouvelle collection Galapagos (maison d’édition l’Archipel) dédiée aux adolescents, Nuit Tatouée nous plonge dans un Paris post-apocalyptique où la notion de méfiance et de prédation est omniprésente…

Son auteure, Charlotte Bousquet, est une habituée de l’écriture. Elle a notamment réalisé nombre de romans pour ados dans la collection Courants Noirs, chez Gulf Stream : Noire Lagune, Princesse des os. Elle écrit également pour les adultes avec ses romans parus chez Mnémos : Matricia, Cytheriae

Paris…comme ont ne l’a jamais vu.

Tout commence avec une prisonnière : Najma, une Gypsie qui possède un don incroyable, celui de conteuse. L’un des enfants du peuple qui la retient prisonnière remarque alors un jour ses étranges tatouages et lui demande ce qu’ils signifient. Najma explique alors que chaque tatouage raconte une histoire, celle de gens qu’elle a rencontrés. Alors quand l’enfant curieuse lui demande de lui en conter une, Najma ne peux que dire oui à cette demande, son don ne lui permet pas de refuser. Ainsi commence l’histoire de Cléo…

Bienvenue dans l’ancienne capitale de la France, ou plutôt ce qu’il en reste. Immeubles en ruines, paysages déchiquetés… c’est dans cet univers que vis la jeune Cléo avec son clan.

Clan qui a la même façon de fonctionner que ceux des hommes des cavernes, avec une guérisseuse, un chef, des guerriers, etc. L’humanité a connu un événement dévastateur inconnu qui l’a faite évoluer…vers une régression.

D’autres espèces ont également vu le jour : les Chimères, hybrides entre l’homme et l’animal, il y a également les dégénérés, des hommes cannibales qui donnent des assauts sur tous les regroupements d’hommes qu’ils croisent. Tous ces genres découlant de l’homme n’arrive pas à vivre en paix et s’entretuent dès qu’ils se croisent.

C’est dans ce monde cruel que depuis quelque temps, Cléo se pose des questions sur ses origines… plus le temps s’écoule, moins elle trouve sa place dans ce clan où chacun a une attribution qui lui est propre. Ce sentiment de différence va d’ailleurs en s’accentuant depuis qu’elle fait des cauchemars tous plus réalistes les uns que les autres…

Elle sait qu’elle a été adoptée, mais qui sont ses vrai parents ? Elle n’en sait absolument rien, et elle sent que la réponse sera importante pour son avenir…

Un univers dépeint avec efficacité

Le monde que nous offre Charlotte Bousquet est dangereusement imprévisible. Les risques de mort imminente y sont multiples. Cette approche très noire et pessimiste de notre avenir a un petit goût très plaisant, laissant le lecteur toujours sur le qui-vive, à l’image de Cléo.

Autre point fort de ce roman : la psychologie des personnages, ici exploitée avec brio. Ils sont tous très particuliers, chacun ayant des traits de caractères bien à lui, et comme l’univers dans lequel ils évoluent, ils sont imprévisibles.

C’est ce qui est le plus appréciable dans l’œuvre : l’intrigue ne suit pas un consensus où l’on sait d’avance qu’aucun des personnages important ne disparaîtra, tout est possible.

En plus de cela, l’auteur se permet de part sa passion pour les contes et les récits en tous genres immiscer de nombreuses références littéraires, notamment théâtrales. Le roman est habité par Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand et Horace de Corneille. Ce goût pour les tragédies, s’en ressent dans le passé sombre de Cléo, mais aussi dans certains pans son avenir…

Enfin, la relation conflictuelle entre Axel et Cléo est très intéressante, finement exploitée, déboussolante également, à vous de voir si vous y verrez plus clair que Cléo…

Ce premier tome est une très belle mise en abîme, à l’image des contes des Milles et Unes nuits, un récit débute, et l’on se retrouve plongé malgré nous dans une histoire dans l’histoire… Très bien réussi, parfait pour s’essayer à du post-apocalyptique avec une héroïne forte et attachante, d’autant que l’écriture est fluide et belle, ce qui ne gâche rien.

La suite avec la chronique du second tome de la peau des rêves : Nuit Brûlée.

8/10

Exprim’, cinq ans déjà pour la collection dédiée aux ados ! – Partie 2 – Les nouveautés et les coups de coeurs des libraires

bib glow exprim 002L'enfant nucléaire exprim

Tout en fêtant ses 5 années d’existence, cet événement était également l’occasion de présenter les nouveautés de la collection :

L’enfant nucléaire (Pica Morfal Boy) (Daph Nobody) : Une fois n’est pas coutume, le fantastique s’invite à table avec l’enfant nucléaire, mais toujours dans la lignée de ce qui fait Exprim’. Nous sommes aux Etats-Unis. L’histoire est celle d’un jeune homme qui peut ingurgiter tout et n’importe quoi. Il fait ainsi la tournée de restaurants au bord des routes pour montrer à tout le monde ce dont il est capable : il mange de la terre, du métal, du verre… rien ne lui résiste… et parallèlement à cette histoire, un convoi top-secret de déchets nucléaires fait son chemin à travers le pays… vous voyez où veut en venir l’auteur ? Un synopsis pour le moins intriguant, n’est-ce pas ?

Paris Inch’Allah ! (Kamel Hajaji) : Exploité par sa mère, notre héros est digne d’un personnage à la Dickens. Mais le plus beau, c’est que ce jeune garçon est intimement persuadé que si sa mère l’exploite, c’est par amour pour lui, pour le rendre plus fort.

Traverser la nuitTraverser la nuit (Martine Pouchain) : Ce roman à paraître au mois de mai. Dans un petit village de cinquante-sept habitants, quelqu’un vient d’être tué. Alors, qui est le meurtrier ? Le facteur ? Le boulanger ? Dans cette petite bourgade où tout le monde se connaît, difficile de mener une enquête quand ont est un jeune flic… est qu’on est amoureux de la fille de la victime. Mais peut-être est-ce une occasion de se rapprocher d’elle ? Un résumé qui donne fort envie !

Suite à cette présentation de nouveautés s’ensuivit une discussion sur la littérature ado et les difficultés de la définir.

Coup de cœurs de libraires pour Exprim’

Quatre libraires ce sont prêtés à l’exercice difficile de présenter un de leur coup de cœur devant un nombre important de personnes. Merci à eux pour leur courage, et leurs conseils.

Le premier coup de cœur concernait l’ouvrage 2 jours pour faire des thunes de Hamid Jemaï. La libraire qui nous l’a présenté a su le faire avec humour et passion, et personnellement, elle a fait mouche, j’ai été conquise par son argumentaire. Alors, vous aurez bientôt une chronique, soyez-en sûrs !

K Cendres exprimSecond coup de cœur par un homme libraire (les femmes étant en très grande majorité dans ce domaine, ça fait plaisir) pour le livre K Cendres d’Antoine Dole. Le titre est un jeu de mot sur le personnage mythologique de Cassandre qui voit dans l’avenir. Son héroïne est elle aussi affublée de cette malédiction et ne peut s’empêcher de dire la vérité, parfois horrible aux autres. Un roman qui dresse « un portrait au vitriol » du monde de la scène.

Le troisième coup de cœur est pour Le dévastateur de Rolland Auda. Un roman de super-héros à l’écriture pour le moins déstabilisante. Le libraire qui nous l’a présenté comme un roman explosif où les langues se mêlent : du Ouinche (mais qu’est-ce que c’est ?), un langage déstabilisant au début, mais pétillant et truculent au final.

Le quatrième coup de cœur concerne Les déchaînés de Flo Jallier. Ce roman a la particularité de retracer la vie de quatre générations d’une même famille. De la Martinique de 1872 à nos jours… un peu comme le roman Racines d’Alex Haley. Un récit de liberté et de combats continuels qui ne donne qu’une seule envie : le lire et s’émouvoir.

Les déchaînés exprimEnfin, un cinquième coup de cœur s’est ajouté, et il vient d’un apprenti libraire de l’INFL (Institut National de Formation de la Librairie). Ce dernier a été remarqué grâce à la chronique élogieuse et percutante pour le roman La mort, j’adore ! d’Alexis Brocas. La présentation était très bien faite, passionnée et enthousiaste. La mort, j’adore se découpe en trois saisons (trois tomes). Encore un ouvrage à ajouter dans la liste déjà longue des futures lectures.

Exprim’, cinq ans déjà pour la collection dédiée aux ados ! – Partie 1 – La naissance

bib glow - exprim 5 ans 01Cinq ans déjà que la collection Exprim’ existe. Et déjà, nombre de titres incontournables. Ce petit déjeuner-rencontre était l’occasion pour moi de redécouvrir cette maison d’édition à la ligne éditoriale si singulière. Des textes contemporains et urbains forts qui parlent aux ados sans les prendre pour des idiots.

« La collection a pris un essor et a évolué » nous annonce Tibo Bérard, l’éditeur, lors de son introduction. Les séries TV et les films sont eux aussi en constante évolution, participant à cette culture urbaine : Drive, Dexter, etc… formant un tout.

La naissance d’Exprim’

« Exprim’ est né de hasards et de miracles ». Face à un manque d’offre de textes puissants et d’actualités pour les adolescents, Tibo Bérard trouvait que le paysage éditorial n’était pas complet. Il fallait une collection qui offrirait des fictions réalistes permettant aux adolescents de s’épanouir, de s’éclater même. Le fondateur de la collection savait ce qu’il ne voulait pas dans sa future collection, mais ce qui s’y trouverait n’était pas encore défini.

La ligne éditoriale d’Eprim’ ne devait pas publier de romans de genre, ni de romans-miroir (romans qui permettent facilement l’identification à un personnage par rapport au lecteur, chose très souvent faite dans les romans jeunesse et ados).

Sarcelles Dakar exprimPour l’histoire, un des premiers romans d’Exprim’ (Sarcelles Dakar) s’est presque fait par hasard. Après avoir écouté une chanson de Sniper, Tibo Bérard a tenté un coup de poker en appelant le manager de l’artiste. Séduit par la force du texte et trouvant que ça collait parfaitement à l’esprit de la future collection, il a demandé à ce dernier de contacter Sniper. Le manager lui a alors expliqué que Sniper n’écrivait pas de texte, mais que par contre, il avait un artiste, Insa Sané qui lui, avait écrit un texte, et qu’il ne savait pas quoi en faire étant donné qu’il ne produit que des œuvres musicales.

Ce texte est devenu Sarcelles Dakar, et il correspond parfaitement à la lignée éditoriale d’Eprim’. Et depuis, Insa Sané a écrit un second roman chez Exprim : Du plomb dans le crâne.

Peu à peu, Exprim’ a attiré d’autres auteurs potentiels qui se sentaient en accord avec l’état d’esprit de la maison.