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Les 8 ans de La Bibliothèque de Glow : Un exemplaire du roman Enfernité à gagner

8 ans glowPour fêter dignement les 8 ans d’existence du site, il y aura tout au long du mois d’octobre des ouvrages à gagner. Etant donné que La Bibliothèque de Glow est avant tout centrée sur les littératures de l’imaginaire et la jeunesse, vous aurez beaucoup de romans de ce genre qui vous seront proposés, mais également quelques goodies tels que des marques page un peu spéciaux ou encore un t-shirt ou un bijou…

Nous ouvrons le concours avec Enfernité – Tome 1 de Brodi Ashton aux éditions Milan, dans la collection Macadam. Un exemplaire est à gagner. Pour en savoir plus sur l’ouvrage, en voici la présentation de l’éditeur.

Jeu terminé : Bravo à Fantasybooksaddict qui a remporté Enfernité !

Enfernité 1Quatrième de couverture : Six mois que Nikki a disparu, sans laisser de traces. Six mois qu’elle a, par désespoir, abandonné Jack. Six mois qu’elle a passés enfermée aux côtés de Cole, dans un monde entre morts et vivants. Nikki est de retour et elle doit faire un choix. Mourir auprès de Jack, ou vivre pour toujours avec Cole, en Enfernité.

Nikki est de retour et elle doit faire un choix. Mourir auprès de Jack, ou vivre pour toujours avec Cole… en Enfernité.

Pour participer :

Si ce livre vous tente et que vous souhaitez tenter votre chance, rien de plus simple ! Il vous suffit de commenter cet article entre le 12 et le 16 octobre 2015 et votre participation sera prise en compte. Le gagnant sera tiré au sort et informé par mail.

Pour découvrir les autres titres de la collection Macadam, c’est par ici : https://labibliothequedeglow.fr/editeur/macadam/

Bonne chance à tous et merci d’être toujours plus nombreux à suivre le site.

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Chronique : La Fournaise – Tome 1 – Enfermé

La fournaise 1 - EnferméL’Enfer existe, mais il est plus près que vous ne le croyez… bienvenue dans la Fournaise, la prison qui vous garanti de ne pas succomber naturellement !

Paru en 2013, Enfermé est le premier de la pentalogie pour adolescents La Fournaise. Son auteur, Alexander Gordon Smith, est d’origine anglaise et a été présenté par Bookzone comme le Stephen King des adolescents. Et effectivement, il se peut que vous ayez quelques doux frissons durant la lecture de ce cycle haut en couleurs…

Une prison qui s’alimente de voyous, de meurtriers… et d’innocents.

La première chose à savoir sur la Fournaise, c’est que l’on peut y entrer très facilement et à peu près pour n’importe quel motif. Si il n’y en a pas, ses gardiens en trouverons bien un qui valent la peine de vous y faire enfermer, pas d’inquiétude ! C’est d’ailleurs ce qui va arriver à Alex, injustement accusé de meurtre.

En effet, depuis les émeutes d’adolescents qui ont fait des centaines de morts en Angleterre, la Fournaise a été créée. Un endroit spécial pour ces jeunes sans foi ni loi. Un lieu où la mort et les travaux forcés sont leur quotidien, tout cela sans aucun espoir de fuite. Et pour cause, la Fournaise se trouve sous terre.

Pourquoi Alexander a-t-il été emmené de force dans cet endroit de mort ? Pourquoi ses gardiens portent-ils tous d’étranges masques à gaz ? Et pour quelle raison certains prisonniers sont-ils enlevés par les gardiens sans qu’on ne les revoie jamais ?

Une belle intrigue sous pression

Ce premier tome de La Fournaise réunit toutes les qualités requises pour emmener loin son lecteur : de l’action, beaucoup de questions… et un peu d’horreur !

Soyons clairs, vous aurez ici très peu de réponses à vos questions mais vous aurez droit à des combats clandestins sanglants, des complots, des menaces d’envoi au mitard et autres joyeusetés du monde de la prison.

Alex, le jeune antihéros de cette histoire est assez intéressant même si la plupart de ses réactions sont assez prévisibles. On le suit avec plaisir et appréhension mêlées tant sa situation est insupportable. Une cellule d’à peine quelques mètres carrés, des toilettes visibles par tous et des travaux forcés ça va encore… Le pire est de savoir que chaque nuit, n’importe lequel des prisonniers est susceptible d’être enlevé par les sanglants gardiens de la Fournaise… Dire que l’ambiance est sous tension constante est en deçà de la réalité, d’autant plus qu’il y a de nombreux gangs qui sévissent dans la prison, capables de tout, y compris à tuer !

Quant à savoir pourquoi la Fournaise a été construite, on a quelques débuts de réponses, mais il faut espérer que l’auteur nous donnera un peu plus d’infos dans le tome suivant…

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Alors est-ce que ce premier tome de La Fournaise fonctionne ? Est-il convaincant ? Tout à fait ! L’atmosphère brûlante à souhait de ce début de série est plaisante. On ne demande qu’à en savoir plus sur la Fournaise et ses malheureux occupants ! A découvrir dès l’âge de 14 ans, surtout si vous aimez les lieux austères voir horribles…. Sans oublier les aiguilles !

Chronique : Plus de morts que de vivants

Plus de morts que de vivantsLe roman ado le plus trash de l’année !

Guillaume Guéraud est un auteur français pour les adultes et la jeunesse. On lui doit une foule de romans pour tous les âges et dans tous les genres : Déroute sauvage (Doado Noir), La brigade de l’œil (Folio SF), Anka (Rouergue), King Kaloumar (Sarbacane)… et une foule d’autres livres encore !

Avec Plus de morts que de vivants paru en mars 2015, Guillaume Guéraud signe un ouvrage magnifiquement sanglant. Il y en a partout, c’est furieusement brutal et ça se dévore…

Une touffe de cheveux qui tombe, quelques boutons qui grattent… ou les prémices d’une hécatombe

Les signes étaient extrêmement ténus, impossible pour qui que ce soit de deviner ce qui allait se passer dans moins d’une heure au collège Rosa Parks à Marseille. Et pourtant de qui va suivre va s’avérer être un véritable carnage.

Corentin, Yasmina, Slimane, ou encore Lila ne savent pas ce qui va leur tomber dessus, mais personne n’a été préparé à cela. Que ce soient les élèves, les professeurs et même les plus hautes instances du gouvernement, nul ne sait réellement ce qui se passe au collège Rosa Parks. Tout ce que l’on peut constater c’est que de plus en plus d’élèves meurent dans des circonstances extrêmement sanglantes… et douloureuses.

Ça va saigner ! (et c’est bien)

A peine démarré, tout de suite immergé. Plus de morts que de vivants (titre très éloquent soit dit en passant) est un page-turner à la française chargé d’hémoglobine et de tensions. Le récit se partage entre les faits se déroulant dans le collège et les dialogues à faire froid dans le dos entre le proviseur dépassé par la situation et le Rectorat puis plus tard d’autres instances gouvernementales.

Dire que l’on est absorbé par ce roman est encore en dessous de la réalité. Les premiers chapitres sont tellement surprenants et surréalistes qu’il est impossible de décrocher après un début pareil.

Les chapitres sont courts, extrêmement efficaces. Constamment sous tension et surchargés d’hémoglobine, ils dopent la lecture. Bref, l’atmosphère du Collège Rose Parks devient très vite irrespirable… pour notre plus grand plaisir.

Vous aurez beaucoup de questions durant cette lecture : d’où vient cet étrange mal ? Comment va-t-il se gérer par les autorités ? Les ados que l’on suit depuis le début du récit vont-ils survivre ? Y a-t-il des gens immunisés ? Cette hécatombe va-t-elle durer longtemps ? Et encore, ce n’est qu’une petite partie de ce qui pourra vous passer par la tête.

Mais outre du sang, vous aurez également quelques beaux moments d’émotion : un garçon qui veut protéger son petit frère à tout prix, un couple d’ados qui s’aiment tellement qu’ils ne se quitteront jamais, un élève récalcitrant qui se découvre un courage insoupçonné… C’est aussi dans l’adversité que l’on trouve les plus beaux gestes de l’homme, et cela quel que soit son âge. Mais… peut-être aussi le pire ?

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Bon, que faut-il vous dire de plus pour que vous fonciez chez votre libraire découvrir cette petite merveille ? Vous n’avez plus aucune raison de ne pas vouloir vous procurer ce roman, sauf si vous êtes une âme sensible… ou que vous avez la phobie des contagions… A lire d’urgence dès l’âge de 15 ans !

Actualité éditoriale : Un bonus exclusif sur le site signé par Carina Rozenfeld pour la sortie de The Secret Fire !

The Secret Fire VOThe Secret Fire, ou Le Feu Secret, est un nouveau roman young-adult écrit par Carina Rozenfeld et C.J. Daugherty. Il vient de paraître au Royaume-Uni le 10 septembre 2015 aux éditions Atom. Pour la France il faudra patienter jusqu’au 12 novembre 2015, et ce sera aux éditions Robert Laffont, dans la collection R…

Pour Carina Rozenfeld, il s’agit d’une première en langue anglaise, mais en France elle est connue pour ses nombreux romans fantastiques. Science-fiction, anticipation, fantastique… elle s’essaye à tous les styles possibles et imaginables. Nous en avons beaucoup lu et chroniqué sur ce site, et nous les avons tous adorés… : Les portes de Doregon, Les sentinelles du Futur, A la poursuite des Humutes, La Quête des Livres-Mondes

C.J. Daugery quant à elle est une auteur d’origine anglaise, elle est connue à travers le monde entier pour sa saga en cinq tomes Night School. Les deux auteurs se sont connues au travers d’un Salon du Livre et se sont lancées le pari fou d’écrire un livre ensemble au détour d’une plaisanterie… qui est devenue un véritable livre et qui risque bien de remuer des foules de lecteurs… !

Pour vous permettre de découvrir un pan exclusif de cette nouvelle histoire, Carina Rozenfeld s’est prêtée au jeu et vous propose de découvrir Sacha, le héros français de la saga… ! En parallèle, C.J. Daugherty a fait de même sur le site Luna’s Little Library. Mais le Secret Fire Blog Tour a eu lieu sur d’autres sites et blogs en France et en Angleterre, avec chacun avec son petit bonus spécial, sur La bibliothèque de Glow, il s’agit d’une bio de Sacha, le héros créé par Carina Rozenfeld.

Vous pouvez découvrir quelques autres partenaires de ce blog tour : Chouett, La voix du livre, Fairy Neverland… et d’autres encore !

Post exclusif de Carina Rozenfeld pour The Secret Fire / Le Feu Secret :

Sacha est un jeune homme, français de 17 ans. Il vit à Paris avec sa mère, infirmière et sa sœur, Laura. Il est grand et mince, les cheveux châtains, les yeux très bleus. Pendant des années, il a vécu une vie normale : il allait en cours, avait des amis, il a même eu une petite amie, jusqu’au jour où il a appris que son destin ne lui permettait pas d’envisager un avenir après son 18e anniversaire. Depuis, il a tout laissé tombé, a coupé tous les liens avec les siens, et il passe du temps à risquer sa vie, à traîner avec les mauvaises personnes. Son rêve ? pouvoir mener une vie normale, comme tout le monde, espérer se réveiller le lendemain de son 18e anniversaire. Au début de l’histoire, rien ne le motive, c’est sa rencontre avec Taylor qui va commencer à rendre un sens à sa vie.

Je ne sais pas exactement comment j’ai eu l’idée de Sacha, mais je trouvais l’idée intéressante à explorer: comment vivrait-on nos dernières semaines d’existence, si l’on connaissait la date de sa mort, mais que l’on était invincible d’ici là ? Je l’ai appelé Sacha parce que c’est un prénom que j’aime beaucoup. Il est certes à la mode chez les garçons, en France en ce moment, mais je l’aime depuis des années, et il est synonyme d’une forme de douceur, pour moi.

Je ne base jamais mes personnages à partir de gens que je connais. D’ailleurs je ne connais personne capable de faire ce que Sacha fait ! Tout l’intérêt dans l’écriture, à mes yeux, c’est justement d’inventer. Pas seulement une histoire ou un monde, mais aussi un personnage, son passé, son présent, son caractère, qui il peut devenir.

The Secret Fire by CJ Daugherty and Carina Rozenfeld is out 10th September (Atom, £6.99) / Le Feu Secret de CJ Daugherty et Carina Rozenfeld paraîtra le 12 novembre en France (Collection R, Robert Laffont, 17,90€).

Chronique : Unremembered – Tome 1 – Inaccessible

Unremembered 1 - InaccessibleUne adolescente amnésique repêchée en pleine mer suite à un accident d’avion dont elle est la seule survivante… et une foule de questions à élucider…

Unremembered est le nom de la trilogie young-adult écrite par l’américaine Jessica Brody. Après des études d’économie et de français, l’auteur a travaillé quelques années avant de tout quitter pour vivre son rêve : l’écriture.

Jessica Brody n’en est pas à son premier roman et a déjà signe de nombreux ouvrages à destination des adolescents et des adultes. En France elle a déjà publié Confidentialité assurée (Pocket) ou encore En toute discrétion (Fleuve Noir). En ce qui concerne la trilogie Unremembered, les droits d’adaptation ont étés vendus et sont actuellement en cours d’exploitation pour un film. En France, le second tome, Inoubliable est prévu pour avril 2016, et le troisième, pour 2017.

Repêchée en pleine mer et le néant pour tout souvenir…

La jeune fille qui a été repêchée au beau milieu de l’océan est la seule survivante d’un crash aérien. Elle n’est pas sur le listing des passagers et ne se rappelle de rien : le néant, même son prénom lui est inconnu… et elle est introuvable sur les bases de données via ses empreintes pour le moment. Elle est belle et a des yeux d’un violet profond, c’est ainsi que le prénom de Violette lui est attribué. Mais le mystère autour d’elle reste entier…

Le monde entier veut en savoir plus sur Violette et son passé, d’autant que personne ne se manifeste pour qu’elle retrouve sa famille… Que s’est-il donc passé pour Violette ? D’où vient-elle ? Que faisait-elle au beau milieu dans l’océan ? Pourquoi les médecins veulent la garder en observation alors qu’elle semble aller très bien ? Qui est le mystérieux jeune homme qui lui rend visite à l’hôpital quand les infirmières sont ailleurs ? Les réponses risquent de vous surprendre, mais pas autant que Violette.

De bons ingrédients pour débuter une trilogie

Inaccessible est un premier tome qui si lit extrêmement rapidement tant les éléments se bousculent et s’enchaînent rapidement. Les chapitres sont courts, efficaces et leur conclusion donne envie de passer immédiatement au suivant.

Chaque nouveau chapitre apporte son petit lot de révélations et de questions encore plus nombreuses… En effet, notre héroïne montre des aptitudes de plus en plus inattendues au fil du temps, qu’elles soient physiques ou mentales, tout ce qu’elle accompli est exceptionnel.

Ainsi découvre-t-on peu à peu les origines de « Violette », ses motivations avant de perdre la mémoire, et une foule d’autres choses. Scientifiques aux projets fous, longs voyages et complots à l’échelle internationale… voilà une partie de ce qui vous attend. Les sciences en général sont omniprésentes (biologie, physique, mathématiques…), mais elles auraient pu être encore plus creusées pour plus de réalisme, car on reste au final très en surface sur de nombreux points.

Pour ceux qui ont l’habitude de lire des romans young-adult et fantastiques en général, l’intrigue et ses ficelles risquent d’être très rapidement comprises, mais cela ne retire rien à l’efficacité du récit.

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En somme, ce premier tome de la trilogie Unremembered est réussit. Aussi classique qu’efficace, il devrait faire mouche auprès des jeunes adultes car il réunit tous les ingrédients du succès. Une héroïne surdouée en tout mais amnésique, un beau ténébreux qui se cache dans ses souvenirs mais dont on ne connaît pas les motivations et une firme tentaculaire aux buts inavouables… que demander de plus ? A lire dès l’âge de 14 ans environ.

Actualité éditoriale : U4, le phénomène de la rentrée littéraire ado

U4 PrésentationC’est l’événement de la rentrée ado 2015 : U4. Une série de quatre romans écrits à quatre mains par des auteurs jeunesse et ado français reconnus pour leur travail et leurs œuvres. Une série écrite à quatre, c’est du jamais vu sur la scène éditoriale… d’autant plus qu’ils sortent en simultané le 27 août 2015 !

Tout a commencé lors d’un salon littéraire, Yves Grevet (Méto, Nox), Florence Hinckel (#Bleue, Mémoire en mi, Hors de moi), Vincent Villeminot (Instinct, Réseaux) et Carole Trébor (Nina Volkovitch) se sont lancé le pari d’écrire à quatre… pour plaisanter au début, mais le projet a très rapidement été concrétisé. Et au vu du travail de chacun, cette série va faire d’énormes vagues !

Les auteurs avaient particulièrement à cœur de travailleur avec leurs éditeurs respectifs à savoir Nathan et Syros, ce sont ainsi des livres coédités qui vont paraître sous le nom de Syros/Nathan.

U4 StéphaneMais alors U4, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont quatre romans qui se lisent tous indépendamment et écrit de quatre points de vues très différents, tous à la première personne. Tout commence au mois de novembre, en Europe. Cela fait une dizaine de jours que le virus U4 sévit. Les morts se comptent par millions… et seuls les adolescents entre 15 et 18 ans semblent y survivre (ainsi que quelques rares et riches adultes).

A priori, nos quatre personnages n’ont rien en commun : l’un vit à Marseille, l’autre en Bretagne, l’une encore à Lyon ou encore à Paris. Et pourtant… ils jouent tous à un jeu en ligne nommé Warriors of Time. Et tous reçoivent un étrange message du jeu-vidéo qui leur annonce qu’ils peuvent peut-être empêcher la catastrophe biologique d’arriver en allant dans le passé s’ils se rendent à Paris avant le 24 décembre prochain.

C’est ainsi que Koridwen (de Bretagne), Yannis (de Marseille), Jules (de Paris) et Stéphane (de Lyon) décident d’aller au point de rencontre… mais pour des raisons extrêmement différentes. Chacun va faire des rencontres uniques et arrive avec un lourd passé.

U4 AuteursComment écrire à quatre mains ?

Les auteurs (cf photo ci-contre) l’avouent eux-mêmes : U4 a été aussi plaisant à créer que complexe à mettre en place. Ils s’étaient posé de nombreuses contraintes : calendaires, météorologiques, rédactionnelles (comme le temps présent et à la première personne qui devait être utilisé par tous pour plus de cohérence)…

De plus, ils s’étaient mis d’accord pour que leurs romans fassent tous à peu de choses près la même taille (un peu plus de 400 pages tout de même !), il y avait donc également une contrainte de densité de texte.

Au début de l’aventure, chacun a écrit le premier tiers de son roman tout seul, puis quand est venu le moment d’entrecroiser les personnages et leurs bagages, la donne a changé. Ils se sont d’ailleurs réunis tous les quatre dans un maison d’auteur à Marseille pendant une semaine et ont échangé pendant des heures sur le moindre détail.  En somme, écrire à quatre mains, c’est mettre quatre fois plus de temps (voire d’avantage !) pour écrire, d’autant que la perception du personnage de chacun n’est pas évidente à retranscrire pour l’autre, surtout quand ils se rencontrent (vous me suivez ?). Et le moindre petit objet peut prendre toute son importance, tout dépend de qui décrit la scène…

U4 YannisPourquoi un univers post-apocalyptique ?

Il y a plusieurs raisons avancées par les auteurs. L’une d’elle est qu’en effet, le post-apocalyptique séduit toujours son public. Personnellement, j’adore voir se débrouiller des ados qui sont dans la mouise jusqu’au cou… Alors quand il y a un virus mortel qui sévit, pas d’eau potable ni électricité et qu’une aventure aux allures de road-trip nous est promise on ne peut qu’être impatient de voir ce que ça va donner sur le fond.

L’autre raison est assez simple, mais il fallait y penser. Chacun des auteurs d’U4 a son propre univers de prédilection, Carole Trébor est plus sur de l’historique, d’autres sont plus sur la psychologie etc. Le plus simple pour avoir des bases d’écritures communes était de tout détruire. En effet, avoir des ruines pour décor facilite les choses.

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U4 LogoVous l’aurez compris, U4 est un bel enjeu éditorial qui mérite qu’on s’y intéresse fortement tant pour son intrigue accrocheuse que pour le nom des auteurs qui l’ont créé. C’est tout simplement exceptionnel de voir un tel projet éditorial et humain voir le jour et je suis totalement enthousiaste à l’idée de découvrir ce nouvel édifice littéraire.

Les chroniques sont à venir prochainement sur le site, et n’oubliez pas la date fatidique : le 27 août 2015 !

Chronique : Nous les menteurs

Nous les menteursUn roman puissant et haletant

Il vient tout juste de paraître aux éditions Gallimard Jeunesse et promet d’être un bel incontournable de cet été. Nous les menteurs est une nouveauté surprenante et difficile à classer qui se dévore littéralement.

Pour ce qui est de son auteur, E. Lockhart, vous la connaissez peut-être pour son œuvre plus axée jeunesse : Roby Oliver (4 tomes aux éditions Casterman). Avec Nous les menteurs, elle signe une belle incursion en territoire ado. Il s’agit d’un ouvrage unique, pas de suite, c’est promis !

Les Sinclair, privilégiés parmi les privilégiés

Ils sont riches, ils sont blonds, ils sont beaux et vivent tout l’été sur une île qui leur appartient : bienvenue chez les Sinclair. Cadence Sinclair Eastman est l’une des petites filles de cette grande famille. Elle va sur ses 17 ans, mais depuis l’été 15 (elle nomme ainsi les étés avec ses cousins et cousines nés la même année) Cadence n’a plus toute sa mémoire.

Elle s’est teint les cheveux, a des maux de tête qui la rendent si faible qu’elle reste allongée sur le carrelage de la salle de bain. Parfois même, elle a des nausées telles que sa journée entière est perdue. C’est ainsi depuis l’été 15 et ses mystérieux événements.

Personne dans la famille Sainclair n’a le droit de lui dire ce qu’il s’est passé. Il vaut mieux que les souvenirs se rappellent lentement à Cadence disent les médecins. Fragmentées, incohérentes, parfois brutales, les réminiscences de la jeune femme la déstabilisent… mais pour la mener vers quelle vérité ?

Un page-turner insoutenable

En effet, la première des qualités de ce roman est la rapidité avec laquelle on dévore son texte. C’est si bien décrit et mis en scène que la lecture en devient presque trop rapide… Je m’explique. Nous les menteurs est un roman qui joue sur le ressort de l’amnésie de sa narratrice, Cadence. Les faits s’imbriquent parfaitement, l’auteur semant toujours un soupçon d’indice, mais jamais assez pour nous laisser entièrement deviner les faits. Et justement, cette tension omniprésente nous fait littéralement dévorer son roman.

Mais alors, est-ce bien de le lire aussi vite ? Aussitôt lu aussitôt oublié ? Justement non. E. Lockhart réussit à semer tant de petites choses pernicieuses, cachées, obscures, qu’une seconde lecture devient incontournable.

Ce n’est que lors de cette seconde lecture que l’on aperçoit la vue d’ensemble, que l’on décode les gestes, les signes avant-coureurs de la révélation finale (au passage terriblement bien maquillée).

Personnellement, j’adore ces ambiances de roman. Un été qui se déroule dans un endroit paradisiaque (en particulier une île), avec pour personnages principaux de riches adolescents à qui tout réussit et va sourire, de lourds secrets en suspend… Cette présentation n’est d’ailleurs pas sans faire penser à une saga dans le même genre : la trilogie Le Pacte de Jenny Han et Siobhan Vivian, qui est également très bien tournée.

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Je ne puis donc que vous conseiller cette lecture qui a un pouvoir particulier, celui d’en discuter passionnément avec ceux qui l’auront lu ! Maintenant, il ne vous reste plus qu’à le lire, construire vos hypothèses… et le relire. A conseiller dès l’âge de 14 ans environ.

Nous les menteurs map

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Chronique : Hors de moi

Hors de moiUn récit dur et sans concession sur la grossesse et le manque d’informations chez les adolescents

Paru en août 2014 aux éditions Talents Hauts et écrit par Florence Hinckel, Hors de moi est un récit destiné adolescents qui traite d’une thématique difficile mais nécessaire : la grossesse chez les adolescents.

L’ouvrage peut être considéré comme un roman introductif à L’été où je suis né. En effet, Hors de moi raconte l’histoire de Sophie qui est la mère de Léo, le personnage du roman L’été où je suis né. Mais cette lecture n’est pas indispensable pour découvrir et apprécier le présent roman.

Une adolescence éphémère…

Sophie est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus normal, mais se comporte de façon de plus en plus étrange. Elle n’arrête pas de penser et de repenser à cette fabuleuse soirée qu’elle a passée avec un bel inconnu. Elle y pense d’ailleurs tellement qu’elle se laisse porter par une douce vague de mélancolie à chaque fois qu’elle revit cet heureux épisode.

Mais au fur et à mesure que Sophie s’évade dans cet agréable moment, quelque chose change en elle… jusqu’à ce que Tante Patty remarque ce qui se passe réellement : Sophie attend un enfant, mais ne le sait pas elle-même.

Une relation familiale déjà complexe qui va le devenir encore plus

Ce roman de Florence Hinckel trait de trois thèmes importants : la grossesse chez les adolescents, le déni de grossesse (chose encore très peu reconnue tant au niveau médical que juridique) et le cruel manque d’information dont sont victimes certains ados.

Une grossesse est censée être un heureux événement, mais à cet âge-là, comment peut-on espérer être vraiment content de cette nouvelle ? Florence Hinckel traite ce sujet de façon extrêmement réaliste, avec les côtés les plus déplaisants de la situation, tel que le rejet potentiel des parents, l’incompréhension…

Ce court roman se lit d’une traite et donne matière à réflexion pendant un certain temps. En effet, comment croire qu’à l’heure d’aujourd’hui il y ait encore aussi peu d’informations aisément accessibles sur la sexualité et ce qui peux en résulter ? Et pourtant, nous sommes bien loin de la fiction avec Hors de moi. Au contraire, difficile de faire plus crédible et aussi incisif.

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A lire pour tous ceux qui aiment les romans ultra-réalistes où chaque page que l’on tourne prend vie. A lire pour découvrir une facette que notre société se garde bien de trop montrer. Ne cherchez pas de responsable, il n’y en a pas, ou alors nous le sommes tous.

A lire pour aimer et abhorrer à la fois cette histoire qui est celle de milliers d’adolescentes victimes de la désinformation.

Actualité éditoriale : Phobos, la nouvelle saga de Victor Dixen arrive dans la collection R en juin 2015

Phobos 1Peut-être connaissez l’auteur français Victor Dixen, Il a écrit de nombreux romans fantastiques à destinations des jeunes adultes. On peux notamment citer sa très bonne série Le cas Jack Spark (Pôle Fiction) ou encore le roman Animale (Gallimard Jeunesse), qui prend sa source dans les contes de fées.

En cette année 2015, Victor Dixen nous réserve une belle surprise avec une toute nouvelle série de sf nommée Phobos et dont le premier tome paraîtra en juin dans la Collection R (Robert Laffont). Pour voir de quoi il retourne, c’est dans le résumé de l’éditeur ci-dessous.

Pour les plus curieux, j’ai pu interviewer Victor Dixen sur l’univers de Phobos. C’est juste ici !

Quoi qu’il en soit, le nom de Victor Dixen en lui-même est déjà un gage de qualité (personnages extrêmement travaillés, écriture percutante), de même que celui de la collection. On ne demande plus qu’à le lire !

Quatrième de couverture :

Dans un futur proche. Le fonds d’investissement privé Atlas a racheté la Nasa avec l’intention affichée de relancer la conquête spatiale grâce au programme de téléréalité le plus ambitieux de tous les temps : le programme Genesis.

Phobos 2Six filles et six garçons âgés de 17 à 20 ans ont ainsi été sélectionnés pour établir la première colonie humaine sur Mars. Ils sont en pleine santé, assoiffés d’aventures, parfaitement entraînés pour la mission qui les attend. Ils effectueront en aller simple les six mois de voyage à destination de Phobos, la lune de Mars. Avec un objectif : trouver le partenaire avec qui enfanter, sous l’oeil inquisiteur des caméras qui filment le vaisseau 24 heures sur 24.

Ainsi commence un show d’une ampleur jamais vue. Six prétendantes. Six prétendants. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. La nouvelle saga-thriller de Victor Dixen, lauréat du Grand Prix de l’imaginaire en 2010 et 2014.

Phobos 2 définitivePour ceux qui ont déjà pu lire ce premier tome, un peu de patience, même si la suite arrive très rapidement je trouve (et c’est tant mieux). Rendez-vous le 12 novembre 2015 pour le second opus, avec encore une fois une très belle couverture très… aérienne !

L’image ci-dessus (la bleue avec le couple) était l’un des projets de couverture pour le second tome, mais c’est finalement l’image ci-contre qui a eu la préférence de l’éditeur.

Chronique : The Lying Game – Tome 6 – Pas vu pas pris

The lying game 6Ultimes révélations pour le thriller young-adult de Sara Shepard

Paru en juillet 2014 dans la collection Territoires, Pas vu pas pris est le dernier des six tomes de la série The Lying Game. Voici venu le temps des aveux pour tous ceux qui ont pris part de près ou de loin à la disparition de Sutton Mercer. Et les apparences ne sont pas nécessairement en faveur des coupables…

Les cadavres pleuvent sur Tucson

Dans ce dernier tome, ce ne sont pas moins de deux cadavres qui tombent sur le chemin d’Emma à travers son enquête. Leur découverte ne va pas franchement l’aider, bien au contraire car la police va très vite s’emparer de l’affaire.

Il semblerait que le temps soit venu de faire tomber les masques, et cela bien malgré elle… Elucider le mystère Sutton sera bientôt possible, mais à quel prix ?

Enfin, nous savons !

Pour tous ceux qui ont attendu avec impatience le mot de la fin, vous serez servi ! Vous aurez aussi bien le pourquoi que le comment de toute l’histoire. Les motivations de la personne ayant commis ces méfaits atroces que sont la torture psychologique, le chantage, et le meurtre passera bien assez vite à table…

Soyons honnêtes, il y a certains éléments de l’histoire qui ne tiennent pas franchement debout. Difficile de développer sans vendre la mèche, mais à partir du milieu du tome précédent, on peut déjà à voir une idée très précise de qui est derrière l’affaire. Et surtout, l’absence de certains réflexes par quelques personnages rallonge d’autant plus l’histoire.

Sara Shepard maîtrise peut-être l’art de faire durer une série, mais certainement pas celui de la rendre haletante aussi longtemps. En effet, là où il aurait été possible de faire la série en maximum trois tomes, l’auteur a décidé d’en faire six. C’est bien trop long pour le peu de matière qu’il y a au final. Surdéveloppé mais avec les mêmes ingrédients, passé le second tome, on comprend comment Sara Shepard construit ses romans.

Alors, lire les six tomes que comprend la série valait-il le coup ? Je reste assez mitigée sur ce fait. L’idée de base est intéressante, et même machiavélique, mais elle reste beaucoup trop à la surface des choses pour n’entrer dans le vif qu’à la toute fin.

Le monde de la superficialité apparente est très bien rendu avec une Emma plongée dans le monde du luxe sans préavis, elle qui n’a connu que les familles d’accueil souvent précaires. Mais ce qui justement se veut plus intense et plus sérieux sous la pellicule frivole reste au final bien léger… Sara Shepard aurait pu aller beaucoup plus sans pour autant retirer son éttiquette « littérature ado ».

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Cette saga est donc à réserver aux amateurs de romans à suspense assez légers, sans intrigue folle, ou à ceux qui sont susceptibles d’aimer la chick-lit. Le bon dans cette série, c’est qu’elle se lit très vite malgré tous ses petits défauts qui n’en font pas un œuvre mémorable.