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Chronique : La Marque des Anges – Tome 1 – Fille des Chimères

La marques des anges 1Une fantasy urbaine extraordinaire et subjuguante

La marque des anges est le nom d’une trilogie ambitieuse est sublime écrite par l’américaine Laini Taylor. En France, ce sont les éditions Gallimard qui en assurent la publication. Fille des chimères en est le premier tome. L’ouvrage a été élu Meilleur Roman Jeunesse 2011 par le Publishers Weekly.

Surprenant, inattendu, inclassable, voici les quelques adjectifs qui nous viennent à l’esprit pour vous présenter ce roman que nous avons tout simplement dévoré…

Prague, une ville qui est le théâtre de choses étranges et… surnaturelles

Tout débute avec un personnage qui devient vite emblématique, un personnage que l’on a envie de suivre partout, dont les moindres faits et gestes nous intéressent : Karou, dix-sept ans, étudiante de dessin vivant à Prague. Elle vit à Prague, a les cheveux bleus, un air mystérieux et de nombreux secrets… voilà comment la décrire succinctement. Mais elle est beaucoup plus que cela… sauf qu’elle ne sait pas elle-même qui elle est…

Elle ne le sait pas encore, mais sa quête légitime de vérité et de réponses vont la mener vers de très nombreux dangers où la magie sera très présente… Mais aussi d’autres formes d’envoûtement plus anciennes et plus hasardeuses…

Avec elle, nous allons arpenter le vieux Prague et découvrir tout un monde caché juste devant nous… enfin, juste derrière une simple porte pour être plus précis.

Un air de déjà lu ? Et bien non !

Aux premiers abords, la présentation que nous venons faire de cet ouvrage peu sembler très classique, voir ressassée… il n’en est rien. Fille des chimères a beau avoir une accroche extrêmement classique, son développement nous éloigne bien vite des intrigues cousues de fil blanc.

C’est complexe, beau, et même un peu torturé parfois, mais c’est avant tout génial. Le système magique créé par l’auteur (dont on ne peut pas trop développer le fonctionnement pour préserver le piquant) est très intéressant et recèle de nombreuses nuances.

La marques des anges 1 VO Daughter of smoke and boneUne magie nouvelle et originale

Tout se base sur les vœux. Cela peut aller du vœu basique pour changer sa couleur de cheveux à des vœux beaucoup plus chers pour apprendre d’autres langues ou même acquérir des capacités extraordinaires…

Il y a différentes « monnaies » de vœux, les voici par ordre d’importance (du moins cher au plus onéreux) : le scoubi, le ching, le baraka, le gavriel et enfin le bruxis. Quant à savoir d’où leur pouvoir est tiré, c’est une toute autre affaire… Ce sont ces vœux qui vont faire prendre à l’histoire toute son ampleur et qui rendent l’univers de Karou si beau et terrible.

C’est ainsi beaucoup de notions magiques nouvelles à découvrir, fascinantes sans être complexes. De secrets, de connaissances à avoir. Tout un nouvel univers merveilleux à assimiler avec toutes ses nuances et ses étrangetés… et c’est mené de main de maître !

Un roman que l’on ne veut quitter sous aucun prétexte

Fille des chimères réunit tout ce que l’on a envie de lire dans un roman young-adult de qualité : une intrigue solide, des surprises qui le sont vraiment, un suspense efficace, des personnages crédibles et vivants. La magie qui est au cœur de l’intrigue tient la route et surtout participe efficacement aux nombreux développements de l’histoire. Enfin, il y a une partie romance qui même si elle n’est pas extrêmement présente dans la première moitié de l’ouvrage prend gentiment de l’ampleur jusqu’à devenir passionnante et insoutenable.

Une grande partie du récit se déroule dans la ville de Prague, en République Tchèque, et une chose est certaine : vous tomberez amoureux de la ville à travers les descriptions de Karou. Vieilles bâtisses, bâtiments en pierre de toute beauté, ambiance surannée et nocturne…

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Vous l’aurez aisément compris : pour moi, cette saga pour les adolescents est donc tout simplement géniale ! Il ne vous reste plus qu’à vous précipiter chez votre libraire pour vous la procurer. Elle vaut vraiment le détour et mérite d’être découverte. Il faut la prendre comme une petite pépite cachée dans l’énorme (sur)production littéraire.

Le seul problème avec ce genre de roman, c’est la difficulté que l’on a à quitter les personnages et l’univers tout entier du livre… Le livre est tellement passionnant qu’on le dévore et que… c’est déjà fini ! Prochainement, la chronique du second tome : Revenante.

Chronique : La Conspiration – Tome 1

La conspiration 1Jeux de dupe à l’échelle mondiale, quand les plus puissantes familles et empires de notre planète se vouent un combat sans merci

Maggie Hall est une auteure américaine, La conspiration est une trilogie jouant sur les codes du complot et des prophéties. De Paris en passant par Istanbul, l’héroïne de cette nouvelle saga pour ados va voyager à travers les pays et ce qui les ont forgés au travers d’une étrange prophétie…

Une vie normale, jusqu’à présent…

Hormis le fait qu’Avery West ait beaucoup, beaucoup déménagé, l’adolescente n’a pas franchement de raisons d’être qualifiée d’extraordinaire. Mais ça, s’était avant qu’on la fasse embarquer pour Paris avec pour excuse, une prophétie la concernant elle et sa famille. Elle pourrait enfin en savoir plus sur son père, dont sa mère ne parle jamais. Il semblerait que ses liens paternels la conduisent sur des chemins aussi tortueux que dangereux… et ce n’est pas moins que sa vie qui est en jeu !

Une accroche efficace….

L’intrigue présentée a tout pour plaire : un roman ado avec pour fond un complot d’ordre mondial où les riches et les puissants de cette planète semblent prêts à tout pour arriver à leurs fins… L’histoire n’est pas nouvelle mais séduit.

D’autant que l’on se demande rapidement ce que fait au milieu de tout cela une adolescente et en quoi son existence peu changer la distribution des cartes de chacun dans ce grand jeu de dupes…

… mais qui ne réussit pas à remplir ses promesses

Il s’avère que très rapidement, l’histoire de La Conspiration est quelque peu « bancale ». Je m’explique : Maggie Hall (l’auteur) nous met immédiatement dans un bain de complots, mensonges et trahisons où il est impossible de se fier à qui que ce soit (sauf peut-être à un beau garçon…). Elle nous lance pêle-mêle une foule d’informations spécifiques à l’univers de son livre, certaines sont bien trouvées, d’autres tiennent moyennement la route et surtout, il y en a trop.

On a du mal à comprendre tous les enjeux et toutes les relations qui lient certains personnages entre eux.

De plus, l’héroïne de cette saga – Avery West – n’est que très peu attachante. Elle suit tout le monde mais ne se forge pas de réel avis sur ce qui l’entoure, et ses réflexions ne sont pas évidentes à suivre. Et surtout, elle est extrêmement malléable : vous pouvez l’emmener sur un vol international sans qu’elle sourcille ou presque tant elle s’adapte vite aux situations.

Et même si parfois elle a une petite crise de panique, celle-ci ne dure jamais assez longtemps pour qu’elle soit un personnage réaliste avec des sentiments crédibles. Les autres personnages m’ont laissé le même sentiment artificiel et trop effacés, sans réelle vie au travers des lignes…

Pour ce qui est de l’intrigue, même si on en comprend les enjeux dans les grandes lignes, il est difficile de s’y intéresser vraiment car celle-ci est assez prédictible. De plus l’auteur ajoute sans cesse de nouvelles informations et énigmes, ce qui en fait un jeu de piste assez peu aisé à suivre. D’autant que vous ne serez pas spécialement soufflé par les twists et les retournements de situation, c’est dommage.

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Vous l’aurez compris, La Conspiration est un ouvrage pour lequel je n’ai eu aucun affect, quel que soit le plan (écriture, personnage ou intrigue). Il trouvera peut-être son public parmi des ados qui aiment le mélange young-adult et secrets à la Da Vinci Code mais il y a d’autres ouvrages bien mieux ficelés dans le même style selon moi. A charge de revanche pour la collection R, qui en général sait surprendre et même créer des tendances littéraires.

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Chronique : L’élite – Tome 2 – Le Test

L'élite 02La suite des intrigues autour de Cia n’ont pas fini de nous surprendre, et le Test est bien loin d’être terminé…

Second tome de la trilogie dystopique L’élite, Sous surveillance est paru en février 2015 aux éditions Milan, dans la collection Macadam. Le premier tome de la saga avait forte impression sur le site, et lire la suite était quelque chose que j’attendais avec beaucoup d’impatience… Alors cette suite est-elle à la hauteur ? Vous allez le savoir à la suite de ces lignes…

L’Université de Tosu enfin à la portée de Cia

Après de nombreuses épreuves mortelles, des trahisons en nombre, des complots de grande ampleurs et autres coups tordus, Cia est enfin sélectionnée pour étudier à l’Université de Tosu. Mais ce qu’elle et ses futurs camarades de promos ignorent, c’est que le Test ne fini jamais vraiment… en effet, l’admission passée, une multitude d’examens visant à sélectionner encore les élèves sont à a venir. Certains sont pénalisants, mais d’autres sont encore et toujours… mortels.

Quand l’Université de Tosu et le gouvernement cesseront-ils les Tests afin d’améliorer le quotidien de leurs administrés ? La réponse à venir reste floue, et le pourquoi de tout cet écrémage par le haut encore plus…

Toujours efficace, toujours dans l’action

Joelle Charbonneau tire des ficelles similaires au premier opus de la saga, mais elles sont toujours efficaces malgré quelques petites redondances. Certaines surprises nous permettent de rester en haleine, et surtout l’échelle des complots mené s’avère être beaucoup plus étendue que ce que l’on croyait au premier abord… C’est à en faire froid dans le dos.

Pour faire simple sans trop développer, sachez juste que les jeux de pouvoirs se jouent là où on ne les attend pas…

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Ce second tome de la saga post-apocalyptique de Joelle Charbonneau est ainsi plaisant à lire et à découvrir. On adorera ces moments sur le fil quand les tests mortels se cachent là où on ne les attend pas.

C’est donc avec impatience que l’on attend la suite et fin de L’élite qui peut se hisser au rang des meilleures dystopies même si elle est beaucoup moins plébiscitée. Bref, c’est une belle découverte !

Chronique : Divergente – Tome 2

Divergent 2Suite d’une saga qui avait su nous rendre addictifs dès le premier tome !

Premier écrit de Veronica Roth, Divergent est une trilogie dystopique ultra efficace. L’histoire est centrée à l’échelle d’une ville, nous y suivons la jeune Tris, qui se trouve être une Divergente, elle n’entre pas dans les cases créés par cette société du futur…

Après un premier tome extrêmement surprenant et ingénieux, dire que la suite était à lire d’urgence est un doux euphémisme !

De retour dans un monde aux dangers multiples

A la fin du premier opus, nous laissions Tris et Quatre avec beaucoup de questionnements quant à leur avenir, mais également leur monde à changer… Mais cela va-t-il réellement se réaliser ou d’autres obstacles vont-ils se dresser devant Tris et ceux qui la suivent ?

Efficace, mais légèrement en deçà du premier opus

Veronica Roth nous fait à nouveau explorer son univers et le développe peu à peu. On retrouve ce qui avait tant plus dans le premier tome : le système des factions, les hautes technologies qui manipulent l’esprit et la perception et surtout deux héros forts que l’on désire suivre jusqu’au bout du monde !

Dans ce second tome, l’auteur reprend les éléments qui ont si bien fonctionné dans le précédent, mais cela fait qu’il y a peu de nouveautés au final. On reste toutefois pris par l’intrigue, dont on veut connaître tous les tenants et aboutissants. Il y a plus de lenteurs, et moins de révélations, mais certaines scènes restes toutefois mémorables et extrêmement sous tension.

Et surtout, l’auteur réussit à nous avoir avec quelques beaux twists parsemés ça et là dans l’intrigue. Il faut absolument saluer le dernier chapitre de l’ouvrage absolument grandiose et qui nous laisse vraiment pantois. On ne brule que d’une chose après cette lecture, se ruer sur l’ultime tome de la trilogie !

Divergent 2 VOCe second tome est ainsi celui de la transition. On voit bien que Veronica Roth essaye de nous amener tout doucement vers quelque chose qui sera autre, différent, surprenant. Ce second tome n’est ainsi pas le plus saisissant de la saga, mais il reste nécessaire et efficace malgre quelques lenteurs.

On découvre d’autres facettes de nos personnages fétiches, l’univers de Divergente se dévoile jusqu’à nous laisser des interrogations auxquelles on brule d’avoir les réponses de le troisième et dernier opus ! Bref, c’est un joli tour que nous joue ici Veronica Roth, qui manie parfaitement l’art du suspense…

Chronique : L’année solitaire

L'année solitaireLe premier roman d’une auteur de seulement 18 ans avec un ton étonnant pour son âge… mais qui n’échappe pas à de nombreux écueils…

Il est paru aux éditions Nathan en mai 2015, voici L’année Solitaire d’Alice Oseman, une jeune anglaise qui avait 18 ans quand elle a écrit ce roman.

Depuis, elle a sorti une nouvelle faisant office de préquelle à L’année Solitaire : This winter. Par ailleurs, Alice Oseman a un tout nouveau roman à paraître en Angleterre en février 2016 : Radio Silence.

Une adolescente blasée de tout que rien n’anime…

Tori n’aime rien ni personne à part peut-être sa famille, et encore. Tout l’ennuie et rien ne la motive. Évidemment l’adolescence est la période de nombreuses questions, mais Tori elle n’en a pas vraiment, au contraire, elle les élude.

Elle a peu d’amis et même ceux qu’elle arrive à garder commencent à en avoir assez d’elle et vice-versa.

Mais la donne va changer en la personne de Michael Holden, un nouvel élève qui se prend d’affection pour Tori et qui veut tout faire pour lui donner le goût des choses, au grand dam de cette dernière… Mais une personne aussi sombre et taciturne que Tori peut-elle réellement changer ? Va-t-elle voir un soupçon de positivité dans ce qui l’entoure ou le combat de Michael est-il perd d’avance ?

Ajoutez à ce nouvel élève un jeu de piste étrange qui se forme au fil des semaines au sein de l’établissement et vous aurez un tableau assez fidèle de ce début de roman.

Portrait d’une adolescence continuellement sceptique (mais est-ce vraiment réaliste ?)

Le portrait que dresse Alice Oseman de son héroïne est le stéréotype même de l’ado taciturne et continuellement contre tout. Heureusement, tous les ados ne sont pas comme cela ! On dirait que Tori ne vit que pour détester tout ce qui l’entoure : de sa meilleure amie, aux musiques qui passent à la radio et plus largement au monde entier. Son quotidien n’est certes pas facile d’un point de vue familial, mais il ne peut tout justifier… Et le comportement de Tori est parfois difficile à suivre tant elle fait peu appel à la logique et ne pense qu’à elle.

L’année Solitaire n’est pas franchement de ces récits qui redonnent le moral ou qui dépriment pour la simple et bonne raison que le message transmis n’est pas clair. On suit les journées de Tori qui se suivent et se ressemble, la seule chose évoluant étant le mystère autour de Solitaire, et encore ce secret ne se suffit pas à lui-même pour maintenir un semblant d’intrigue.

Qu’est-ce donc que Solitaire ? Direz-vous. Il s’agit d’un blog géré par une personne anonyme qui sème des indices et soulève de plus en plus de questionnements aussi bien chez Tori que tous ses camarades. Le lycée étant le lieu où sévit principalement le blog en se jouant de certaines personnes y étudiant ou y travaillant… Quel est le but de Solitaire ? Il n’est pas clair, ni avant… ni après malheureusement.

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C’est dommage, mais cette lecture n’éveille ni grand élan, ni bons sentiments comme certains récits pour adolescents savent si bien le faire. Ici, il reste une déception après la lecture. L’impression de ne pas avoir eu tous les tenants et aboutissants de ce roman, de ne pas être en corrélation une seule fois avec son héroïne, et c’est fort dommage.

Cela ne retire rien au fait qu’Alice Oseman ai du mérite d’avoir écrit et fait publié un roman aussi jeune, et il faut bien commencer un jour.

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Mes idées de livres à offrir pour Noël 2015 – Romans ado

Voici la sélection que je vous ai concoctée pour les ados. L’année 2015 a été un très bon cru avec de belles révélations, de nouveaux auteurs, des univers que l’on a envie d’explorer… Bref, il y a de véritables incontournables à suivre de près dans les années à venir !

Adèle et les noces de la reine MargotAdèle & les noces de la Reine Margot – Silène Edgar – Castelmore :

A offrir dès l’âge de 12 ans, ce roman est la meilleure découverte dans la section imaginaire/historique. On se plonge corps et âme dans le monde d’Alexandre Dumas, on part à la rencontre de la Reine Margot mais aussi d’Ambroise Paré… Entre roman historique et voyage dans le temps et la littérature, Adèle & les noces de la Reine Margot est un récit qui transporte. L’histoire du Massacre de la Saint-Barthélémy, cette période extrêmement sombre de l’Histoire de France est également en toile de fond. En somme, c’est bien écrit, très documenté et franchement passionnant… c’est à ne pas rater Et si on est adulte, on aimera également, ne vous limitez pas à l’offrir, lisez-le ! La chronique sur le site est ici !

ResurectioResurectio (deux tomes, série en cours) – Amélie Sarn – Seuil Jeunesse :

Ce mythe du monstre de Frankenstein revisité à notre époque avec une adolescente pour héroïne est une franche réussite. Amélie Sarn nous propose un récit noir, très noir, comme on n’en voit pas assez souvent. On suit ainsi Marie, qui ne sait trop d’où elle vient, qui a d’étranges cicatrices mais qui a surtout des problèmes comme tous les autres ado : intégration, amitiés, amour… Tous les questionnements sont là. L’ambiance retranscrite par l’auteur est juste parfaite, et on se plonge immédiatement dans cette intrigue qui est tout sauf traditionnelle ! De belles surprises vous attendent… Lire la chronique sur le site ici.

La boîteLa boîte – Anne-Gaëlle Balpe – Sarbacane, Collection Exprim’

Si vous cherchez un roman original qui détonne et qui bastonne, procurez-vous donc La Boîte. C’est du pur roman d’action, dans un lieu imaginaire qui ressemble à un croisement entre la France et les États-Unis. L’affaire est simple : il y a une boîte et des gens paumés. Ils ouvrent la boîte, trouvent de l’argent, en veulent plus… et doivent rendre quelques menus services en échange. L’affaire n’est pas nette selon vous ? Attendez de voir la suite ! Totalement inclassable et déjanté, La Boîte est à conseiller vivement à ceux et celles qui aiment les romans noirs et vifs dont la trame et les personnages sont tout sauf classique… A découvrir dès 14 ans. Lire la chronique sur le site par ici.

Nous les menteursNous les menteurs – E. Lockhart – Gallimard Jeunesse :

C’était le roman de l’été en 2015, mais le lire pendant les froidures de l’hiver vous fera rêver à d’autres tropiques ! Nous les menteurs, c’est un jeu de dupes constant où la narratrice essaye désespérément de retrouver la mémoire, mais où tous se liguent contre elle. Imaginez une île paradisiaque où se retrouvent plusieurs familles toutes liées par le sang et les secrets : voici le théâtre où le drame s’est déroulé… Au fil des pages, on sent que la narratrice et nous mêmes sommes pris dans une toile tissée par la famille elle-même. Il ne faut pas parler de l’accident ni même y penser, ne pas poser de questions… L’ambiance est d’une dangerosité latente, les personnages bien pensés, bien tournés… Pour ceux aiment les fins aux chutes monumentales où la relecture offre de nouvelles perspectives, ce roman est parfait. A lire dès 13-14 ans environ. Lire la chronique sur le site par ici.

Plus de morts que de vivantsPlus de morts que de vivants – Guillaume Guéraud – Le Rouergue, DoAdo Noir :

Le roman le plus brutal et le plus sanglant de l’année ! Il se dévore comme on regarderait un bon film. Les dialogues sont vifs, percutants mais moins que le virus qui sévit… C’est un roman très trash qui séduira tous ceux qui ont besoin de sensations fortes à travers la lecture. Et puis, la fin ! Mais quelle fin réussie pour ce one-shot détonnant qui ne ressemble a aucun autre roman pour ados… A lire dès l’âge de 15 ans minimum pour cause de scènes avec des machoires qui se décrochent. Littéralement. Ouais. Lire la chronique sur le site ici.

Ma raison de vivre 1Ma raison de vivre (2 tomes, série en cours) – Rebecca Donovan – Pocket Jeunesse :

Terrible et fascinante, cette trilogie 100% réaliste vous plongera dans les horreurs du harcèlement moral et physique au sein d’une famille en apparence bien sous tous rapports. C’est absolument hypnotique, on se plonge dans le quotidien d’Emma, dont le moindre acte peut être sujet à des représailles. Ma raison de vivre est le genre de roman que l’on ne peut pas lâcher une fois débuté. A offrir à ceux et celles qui aiment les histoires ancrées dans le réel dont l’accent de vérité tord les tripes et travaille l’esprit. Dès 15 ans minimum. Lire la chronique sur le site ici.

In the AfterIn the After (2 tomes) – Demitria Lunetta – Éditions Lumen :

Voici une série en deux tomes très accrocheuse. Et pour une fois, ça n’est pas une saga à rallonge, et ça fait du bien. La Terre n’est plus telle que nous la connaissons, très peu d’humains y (sur)vivent encore… Non, la nouvelle espèce dominante ce sont Eux. D’où viennent-ils ? On l’ignore. Tout ce que l’on sait c’est qu’Ils possèdent une ouïe particulièrement développée et que la chair des humains est pour eux un délice… Plongez dans un univers post-apocalyptique extrêmement réussit, en particulier toute la première partie du premier tome qui se déroule sans aucun dialogue ! C’est une belle performance d’écriture qui a le mérite d’être soulignée. A découvrir dès l’âge de 14-15 ans. Lire la chronique sur le site par ici.

Chronique : La Fournaise – Tome 2 – L’isolement

La fournaise 2 - L'isolementLa folie tend les bras aux survivants de la Fournaise…

Voici le second tome de la saga pénitentiaire d’horreur pour ados La Fournaise écrite par Alexander Gordon Smith. La série est constituée de cinq tomes au total, dont trois sont pour le moment paru en France pour le moment chez Pocket Jeunesse.

A l’isolement pour avoir rêvé de l’air libre

Nous retrouvons Alex et ses camarades de galère, toujours en vie mais bien amochés après leur tentative d’évasion avortée. En effet, le Directeur de la Fournaise ainsi que ses panteleurs (ses hommes de main) les ont très vite rattrapés… pour leur plus grand malheur. Direction : le mitard. De quoi devenir complètement aliéné… et très rapidement !

Aux vues de tout ce que va subir Alex, la prison de la Fournaise s’avère avoir été un véritable camp de vacances. Dorénavant, les tortures sont légion quand on est comme lui placé à l’isolement, ou le mitard pour les intimes. Physiquement, ùhormis quelques privations alimentaires, c’est presque facile. Mais pour ce qui est de la psychologie d’une personne enfermée seule dans un si petit espace qu’elle ne peut même pas s’allonger, c’est autre chose.

La folie guette, et Alex commence à se créer des amis auxquels il répond… combien de temps va-t-il tenir à cette allure ?

Efficace, effrayant et monstrueux

En un seul tome, Alexander Gordon Smith nous a déjà habitués à sa plume directe, efficace. On rentre dans le vif du sujet en quelques pages sans plus jamais s’ennuyer. Les chapitres sont d’ailleurs extrêmement courts et laissent toujours sur sa faim le lecteur… ce qui l’oblige à enchainer rapidement ! Dans ce second tome, la teneur est un peu plus psychologique. L’auteur joue sur la suggestion, des bruits à l’origine inconnue ou encore les nombreux mystères qui sévissent autour des rats et des panteleurs…

On en sait un peu plus sur la métamorphose des monstres de foire créés par La Fournaise, mais à peine… les questions se bousculent. On sait juste que la mystérieuse substance noire mentionnée dans le premier tome est inoculée en quantité industrielle pour modifier les « patients » malgré eux. Et puis… l’atmosphère est toujours aussi étouffante et glauque (et c’est aussi pour ça que l’on aime).

L’organisation générale de La Fournaise et ses autres services commencent à se mettre doucement en lumière… mais on sent que l’on n’est pas au bout de nos surprises ! Surtout quand on lit les dernières lignes de l’ouvrage…

Il y a beaucoup moins de personnages que dans l’ouvrage précédent, mais ils sont loin d’être ennuyeux. Leur personnalité en font des êtres auxquels on s’attache rapidement, même ceux avec lesquels on a joué au savant fou et dont le physique est devenu très… boursouflé.

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Vous l’aurez rapidement compris, ce second opus confirme la qualité de la série. La Fournaise est un cycle d’horreur pour ados qui se dévore… littéralement. Espérons que le troisième tome (sur les cinq que compte la série) saura répondre à une partie des questions qui nous trottent dans la tête. En tout cas, espérons que l’on puisse encore plus frissonner ! Dès 14-15 ans environ.

Chronique : Stone Rider – Tome 1

Une course mortelle dans le désert, de la gomme à user jusqu’à la ligne d’arrivée… ou la mort.

Premier roman de David Hofmeyr, Stone Rider est également le premier tome d’une trilogie post-apocalyptique. En France, ce sont les éditions Gallimard Jeunesse qui en assurent la publication, en version originale, il s’agit de Penguin.

Les droits d’adaptation cinéma pour Stone Rider ont déjà été acquis par la société Working Title Films.

La Base, le rêve d’une vie

Adam est un adolescent comme les milliers qui vivent sur cette terre : une vie de misère, une famille à laquelle il manque un ou plusieurs membres, la faim, la maladie…

La seule lueur d’espoir dans ce monde brutal, ce sont les courses de békanes, véritables promesse d’Eldorado pour ceux qui y participent. Le gagnant (ou la gagnante) se voit offrir le droit de vivre dans La Base, un lieu préservé de tout mal où il fait bon vivre. Les deux suivants à passer la ligne d’arrivée se voient offrir une coquette somme d’argent, et des points de Base, et l’occasion de retenter leur chose sur une autre course…

Mais la compétition est rude, et même mortelle, un gros pourcentage de participants est voué à la mort, un autre à la mutilation… Et pourtant, Adam ne rêve que d’une chose, participer et remporter la grande course de Blackwater. Il n’a plus rien à perdre et compte bien prouver sa valeur aussi bien à ses ennemis de toujours qu’à la belle et coriace békanicienne Sadie.

Un univers rude, aride et assez familier

A peine a-t-on vu la couverture et lu le résumé de Stone Rider, que l’on pense immédiatement à l’univers de Mad Max. Mais l’auteur avoue surtout avoir eu comme source d’inspiration pour son roman Marche ou crève de Stephen King.

Grosses bécanes (békanes dans le livre), cambouis, saleté, société misogyne où les femmes sont des proies faciles et rêvées, désert à perte de vue et ressources limitées… Mais l’histoire reste toutefois très différente, ici, il est question d’une longue course pour la rédemption, la liberté.

Nous suivons un trio qui s’est formé par les aléas et les dangers, en marge de la société et de ses nombreuses pressions. Chacun d’entre eux a perdu quelque chose d’important, ils sont prêts à tout… Et justement, c’est là que le bât blesse. Malgré les quelques révélations qui parsèment l’ouvrage, l’histoire reste cousue de fil blanc.

La psychologie des personnages reste assez basique, et l’intrigue ne réussit pas à nous transporter comme elle le devrait, ni à nous surprendre. Tout y est noir ou blanc, assez stéréotypé, très marqué, et sans nuances.

Certaines idées sont pourtant bonnes, je pense notamment au fait que chaque békane fusionne avec son propriétaire par le biais de son ADN. Qu’il est impossible de conduire la békane de quelqu’un qui n’est pas de la même famille que soi. Le tout n’est pas assez creusé. Il en est de même sur le fameux Code du Pilote mentionné avant qu’Adam ne se lance dans la course, on aurait aimé en découvrir des extraits par exemple.

Certains mots, inventés de toutes pièces par l’auteur pour son univers sont bien trouvés, mais tous ne sont pas expliqués, ce qui est dommage…

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En somme, Stone Rider est un premier tome sans surprises, qui perd assez vite son dynamisme. L’univers aurait gagné à être plus développé, un peu plus dense. Affaire à suivre en 2016 avec la suite : Blood Rider. Se lit à partir de 14 ans environ.

Chronique – Resurectio – Tome 1

ResurectioUn très bon début de série pour les ados qui aiment les romans sombres, bien sombres…

Resurectio est le premier tome d’une série écrite par la française Amélie Sarn. Déjà bien installée dans le monde de la jeune et des ados, l’auteur assure également la traduction de nombreux romans anglais du même genre.

Elle a écrit notamment : Les proies (Milan, collection Macadam), Le voleur de goûter (Milan cadet), et surtout, Les aventures fantastiques de Sacré-Coeur, une très belle série d’albums pour la jeunesse qui permet de découvrir Paris autrement (Le petit lézard). En traductions, on lui doit entre autres : L’élite (Milan, collection Macadam), Lili Goth (Milan) ou encore Entre chiens et loups  (Milan, collection Macadam)…

Avec Resurectio, Amélie Sarn signe un début de saga sombre et terriblement attirant…

D’étranges cicatrices, et aucune mémoire…

Marie se réveille dans une pièce immaculée et ne se souvient de rien, voilà comment tout commence. Peu à peu, Victor, son protecteur lui fait faire une foule de tests et d’analyses : mémoire, aptitudes physiques, endurance, intelligence, mémoire musculaire… Mais à quoi donc servent toutes ces études sur elle ? Et d’où lui viennent ses étranges cicatrices qu’elle a aux bras, aux jambes et sur le torse ? Et surtout, où sont ses vrais parents ? Victor à beaucoup de choses à cacher à Marie, qu’il protège excessivement…

Mais ça se sont les questions simples. Il y en a d’autres plus opaques et plus dangereuses, notamment celle concernant cette brume noire qui l’entoure constamment et que Marie semble être la seule à voir… est-ce bien normal ? Et en parallèle à toutes ces interrogations Marie va avoir l’autorisation d’intégrer un lycée avec d’autres jeunes de son âge. L’adaptation risque d’être difficile, elle qui n’a connu que la sécurité et la présence de Victor…

Un roman noir comme il en faudrait plus

Sombre, c’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce nouveau roman d’Amélie Sarn. Et soyons clairs, ça n’est pas pour me déplaire, bien au contraire. Là où l’on peux penser tomber sur un énième roman pour ados avec ses grandes lignes cousues de fil blanc, il n’en est rien.

Bien entendu, Marie a ses questionnements, ses doutes, et ils sont courants. Mais son tempérament et sa façon d’être la rende différente, surtout avec cette ombre qui rôde près d’elle et dont on ignore tout.

Très rapidement, on comprend que l’auteur a souhaité revisiter le mythe du monstre de Frankenstein… et c’est extrêmement réussit ! Il y a donc pas mal de fantastique dans ce récit, mais il est savamment mélangé avec la normalité. Marie rencontre les mêmes problèmes que tout le monde pour s’intégrer, elle aussi est séduite par le beau nageur que toute l’école admire, elle aussi se fait des ennemies… Et surtout, la noirceur doucement amenée au fil des pages est parfaite. Là où on aurait pu croire que l’histoire resterait dans les sentiers battus, nous avons quelques surprises (elles ne sont pas belles ni plaisantes, mais parfaitement menées).

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Vous l’aurez compris, nous sommes bien loin du récit classique et un peu assommant qui est parfois servi aux ados. Ici ça bouge, ça crépite et ça ne va pas forcément mieux après. Marie va vivre des trucs pas cool, et c’est justement ce qui fait qu’on l’aime et qu’on s’y attache.

Il s’agit là d’un très bon roman à destination des 14-16 ans. Que l’on aime le fantastique ou non, le message est assez universel pour qu’il parle à tout le monde. Bref, c’est un petit coup de cœur inattendu, et ce sont justement les meilleurs. A très vite pour la suite qui vient tout juste de sortir : Trop Humaine.

Chronique rédigée pour le site ActuSF.

Les 8 ans de La Bibliothèque de Glow : Un exemplaire du premier tome de La Cité des Ténèbres à gagner

8 ans glowNous en sommes déjà au quatrième livre à gagner sur le site… mais encore bien loin de la moitié de tout ce qui a été mis en jeu pour fêter les 8 ans d’existence de La Bibliothèque de Glow !

Et pour continuer, voici le premier tome de la saga fantastique pour ados La Cité des Ténèbres – La coupe mortelle qui est mis en jeu.

The Mortal Instruments 1Pour ceux qui se poseraient la question quant à la couverture (la noire, en dessous), il s’agit d’une ancienne version utilisée par Pocket Jeunesse à l’occasion de la sortie du film. A l’origine, il s’agit de la couverture italienne de la saga. Par la suite, Pocket est revenu à la couverture originale que vous connaissez peut-être mieux (image ci-contre).

Par ailleurs, le nom de la saga été renommé pour passer de La Cité des Ténèbres à The Mortal Instruments, certainement pour être plus en accord avec l’adaptation cinématographique afin que les lecteurs potentiels fassent le rapprochement entre les deux œuvres.

Le jeu est terminé, bravo à Perrine qui a remporté l’ouvrage !

La cité des ténèbres 01Quatrième de couverture :

Clary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et, détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d’un seul coup ! Mais le pire reste à venir… Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté. Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombres… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

Pour participer :

Si ce livre vous tente et que vous souhaitez tenter votre chance, rien de plus simple ! Il vous suffit de commenter cet article entre le 25 et le 28 octobre inclus 2015 et votre participation sera prise en compte. Le gagnant sera tiré au sort et informé par mail, ainsi que cité sur le site lui-même.