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Les 8 ans de La Bibliothèque de Glow : Deux exemplaires du roman Mémoris, par Élodie Tirel à gagner

8 ans glowPour fêter les 8 ans d’existence du blog, les éditions Michel Quintin et La Bibliothèque de Glow s’associent pour vous proposer deux exemplaires de leur nouveauté : Mémoris.

Ce roman est le dernier-né de l’auteur française Élodie Tirel à qui l’on doit de très nombreux romans situés entre le fantastique, la science-fiction et l’anticipation. Elle écrit souvent pour la jeunesse et les adolescents, comme la série E-Den ou encore Luna, mais avec Mémoris, l’auteur s’adresse avant tout aux lecteurs adultes. Il s’agit d’un one-shot, donc pour une fois il ne vous sera pas nécessaire de patienter pour avoir la suite… tout est déjà là !

On vous laisse lire le résumé fait par l’éditeur pour ce roman qui a l’air pour le moins… alléchant. Et mention spéciale pour la couverture, superbe…

Jeu terminé, bravo à tribulus et à Séverine Piraut !

Mémoris TirelQuatrième de couverture :

2113.

Une jeune femme amnésique cherche à retrouver son identité. La jeune femme est recherchée et doit fuir. Au fil de ses recherches, il arrive malheurs à toutes les personnes qui lui viennent en aide. Entre manipulation génétiques et scientifique en quête d’immortalité, la vérité s’avèrera Impensable.

Pour participer :

Si ce livre vous tente et que vous souhaitez tenter votre chance, rien de plus simple ! Il vous suffit de commenter cet article entre le 20 et le 23 octobre inclus 2015 et votre participation sera prise en compte. Le gagnant sera tiré au sort et informé par mail, ainsi que cité sur les réseaux sociaux.

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Chronique : Conversion

ConversionUn étrange mal frappe les élèves de l’école très élitiste St Joan, à Danvers… où puise-t-il ses origines ?

Il est paru aux éditions Albin Michel en avril dernier, voici Conversion un roman écrit par l’américaine Katherine Howe. L’auteur a un parcours et une histoire très atypique qui fait de ce roman un récit à part. En effet, elle est une descendante d’Elizabeth Howe, une des plus célèbres accusées du fameux procès des sorcières de Salem.

Katherine Howe est devenue historienne et s’est spécialisée dans l’époque qui a vu naître ce procès incontournable de l’histoire américaine. Conversion est un roman qu’elle a mis deux ans à écrire et qui fait le parallèle entre l’Histoire du procès des Sorcières de Salem (et comment le village de Salem en est arrivé là) et l’histoire qui se déroule dans l’école très sélective St Joan, de nos jours. Au premier abord, nous ne trouverons aucune similitude… et pourtant…

St Joan, établissement pour jeunes filles très prisé et image même de la réussite

Le cadre privilégié dans lequel évolue Colleen (notre narratrice) est merveilleux. De très bons professeurs y dispensent leurs cours, le bâtiment en lui-même en impose quand on passe devant ses gargouilles et ses vitraux anciens. En substance, c’est le genre d’endroit où l’on rêverait d’étudier pour mettre les meilleures chances de son côté et prétendre par la suite aux meilleures universités du pays…

Mais St Joan va devenir très rapidement un lieu où certaines de ses élèves présentent d’étranges troubles d’ordre physique et/ou psychologique… que s’y passe-t-il réellement ?

En parallèle à l’histoire de Colleen se déroulant en 2012 à Danvers, nous découvrons l’histoire d’Ann Putnam en 1706. Personnage historique qui a réellement existé, Ann Putman a été un des témoins les plus importants du procès des sorcières de Salem.

Un sujet atypique et captivant

Les ambiances mettant en scène des établissements scolaires très ancrés dans une culture traditionnelle (port d’un uniforme, règles strictes, bâtiments superbes et austères…) me laissent rêveuse. Alors si en plus, l’Histoire, la vraie est également invitée dans l’intrigue, c’en est d’autant plus plaisant !

Katherine Howe nous dépeint ici une lente descente aux enfers pour les élèves et les professeurs de St Joan, ainsi que la tempête médiatique que tout cela implique. Le réalisme et l’efficacité de son roman sont d’autant plus appréciés quand on sait que Conversion s’inspire directement d’un fait divers réel.

En effet, au printemps 2012, seize lycéennes de la ville de Le Roy ont été victimes d’étranges symptômes physiques énigmatiques. Beaucoup d’hypothèses différentes ont été avancées pour expliquer cet étrange mal (ces mêmes hypothèses se retrouvant au fil du roman). Conversion est ancré dans ce fait divers qui a énormément fasciné aux États-Unis. Tout le monde aime les mystères, alors quand l’étrange et l’inexplicable s’invitent dans notre société, on est entraîné par cet effet de masse… et c’est ce que retranscrit méthodiquement Katherine Howe.

A lire pour (re)découvrir l’Histoire américaine

Avec Conversion, on découvre l’histoire du procès des sorcières de Salem du point de vue d’Ann Putnam, la seule femme de l’affaire a avoir présenté des excuses publiques pour ses actes, et surtout ses paroles… Si l’on connaît l’histoire des États-Unis et plus particulièrement celle du procès, la lecture est fluide. Par contre pour ceux qui auraient quelques lacunes sur cette période, situer les personnages peut s’avérer difficile au début. Une petite révision des faits avant de plonger corps et âme dans la lecture peut donc être nécessaire.

Autre fait culturel intéressant, Conversion fait très souvent référence à un classique de la littérature américaine au travers de l’œuvre d’Arthur Miller : Les sorcières de Salem. En France, il est beaucoup moins lu et étudié, mais les nombreuses mises en abîme entre le roman de Miller et celui de Katherine Howe sont bien trouvées et apportent une belle profondeur à l’intrigue générale.

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La conclusion du roman est plutôt aboutie, mais on aurait pu aller encore un peu plus loin dans l’explication même si celle fournie par Katherine Howe est tangible, elle n’est pas assez développée selon moi.

Conversion est ainsi un bon roman à lire pour approfondir ses connaissances d’un point de vue historique, mais pas seulement. C’est aussi un bon récit à suspense qui retranscrit assez fidèlement un fait divers qui avait fait grand bruit… Enfin, il ne faut pas oublier que la narratrice est une adolescente avec des problématiques de son âge, ce roman peut ainsi être lu aussi bien par des adultes que par des jeunes adultes !

Articles de presse sur l’affaire Le Roy :

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF.

Chronique : Adèle & les noces de la Reine Margot

Adèle et les noces de la reine MargotUn magnifique voyage dans le temps comme prétexte pour découvrir l’œuvre d’Alexandre Dumas, et on s’y croit !

Silène Edgar est une auteur française pour la jeunesse. Elle est notamment connue pour son roman 14-14 coécrit avec Paul Beorn qui s’est vu décerné le Prix Gulli du roman 2014. Elle a également écrit la trilogie Moana aux éditions du Jasmin.

En avril dernier, Adèle & les noces de la Reine Margot est paru aux éditions Castelmore. Un dossier pédagogique est même mis à disposition des professeurs pour étudier l’œuvre en profondeur.

Une lecture de vacances démotivante pour Adèle 

Les vacances commencent à peine pour Adèle, mais elle a déjà de nombreux soucis. Ses deux meilleurs amis ne se parlent plus depuis des mois, sa grand-mère est décédée il y a peu et ses résultats scolaires ne sont plus au rendez-vous depuis ces deux événements. Ses parents la poussent autant que possible vers le travail et l’école, mais cela n’a que pour effet de refroidir encore plus Adèle, d’autant qu’ils ne sont jamais là pour l’aider et discuter mais uniquement pour les remontrances. Alors quand M. Gérard donne une lecture de vacances à ses élèves, c’est encore pire. Le livre à lire est énorme : il s’agit de La Reine Margot d’Alexandre Dumas. Et en plus, la langue utilisée est si soutenue qu’Adèle est obligée d’utiliser le dictionnaire à presque chaque paragraphe !

Elle ne le sait pas encore, mais la lecture de La Reine Margot va transporter Adèle au-delà de ses rêves les plus fous…

Voyages temporels et aventure aristocratique

Depuis qu’Adèle lit La Reine Margot d’Alexandre Dumas, elle rêve la nuit des noces de la Reine. Ses rêves sont si réels que peu à peu, ils l’intriguent tant qu’elle se documente de plus en plus sur l’époque : Ambroise Paré et ses avancées majeures dans la science de la médecine, le Massacre de la Saint-Barthélemy, les relations entre les différents nobles, qui est important, qui l’est moins…

Au fil des pages, Adèle devient peu à peu passionnée par l’œuvre de Dumas grâce à ses rêves surnaturels qui la transportent dans une autre époque. Mais… elle devient aussi de moins en moins présente dans sa vie à elle et les soucis qui l’accompagnent.

Dans son voyage temporel et onirique, la jeune fille va faire une rencontre des plus inattendues en la personne du beau Samuel, de foi protestante. C’est cette rencontre qui va devenir le centre de la motivation d’Adèle à revenir de plus en plus souvent en 1572.

Une aventure passionnante qui se dévore

L’écriture de Silène Edgar se prête parfaitement à l’histoire. Elle est à la fois fluide et très actuelle, très parlante pour les lecteurs visés (12-14 ans environ). Les chapitres sont courts et alternent entre 2015 et 1572.

On découvre certains personnages importants de l’Histoire (Coligny, Catherine de Médicis…), les mœurs de l’époque, certains événements clés et le tout sans être dans une logique d’apprentissage. Silène Edgar réussit à nous faire aimer l’Histoire, la vraie, à travers une intrigue de son cru simple mais terriblement efficace.

Il ne faut toutefois pas oublier la grande partie du roman qui se déroule à notre époque. La mentalité d’Adèle est très bien faite et parlera très certainement à des lecteurs adolescents. Histoire d’amitiés, de perte, et le plus souvent d’incompréhension de la part des parents. La solitude d’Adèle se ressent de plus en plus au fil de l’histoire et l’oblige à se tourner vers le monde qu’elle s’est créé malgré elle. L’intrigue tourne ainsi parfaitement et sans anicroche.

Mais le point le plus positif de ce roman est pour moi l’attrait pour Dumas qu’il créé. On découvre un roman moins connu de cet auteur avec passion, et surtout on a envie de lire tous les autres ! Ainsi découvre-t-on que le livre La Reine Margot n’est que le premier tome d’une trilogie (les deux autres tomes étant La Dame de Monsoreau et Les Quarante-Cinq) qui a pour centre névralgique les Guerres de religions entre catholiques et protestants.

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Vous l’aurez deviné aisément, Adèle et les noces de la Reine Margot est pour moi un véritable coup de cœur. Je ne m’y attendais pas et j’ai été très agréablement surprise par cet univers simple et captivant, oscillant entre rêves et réalité. Bravo à Silène Edgar qui a su nous plonger dans le monde de la Renaissance et de Dumas avec talent, mais aussi dans le quotidien d’une adolescente de notre époque. Il ne nous reste plus qu’à nous perdre dans l’œuvre d’Alexandre Dumas, et ça, c’est merveilleux. Merci à vous Silène d’avoir aiguisé notre curiosité sur l’œuvre de ce grand auteur !

Chronique : Treize

TreizeUn polar fantastique qui vous promet de belles nuits blanches…

Patrick Seth est un auteur de nationalité Irlandaise. Après avoir travaillé comme développeur de jeux vidéos, il s’est décidé à se consacrer uniquement à l’écriture et vit désormais en Angleterre.

Treize est son premier roman à paraître en France, il est sorti aux éditions Super 8 en novembre 2014 est constitue le premier tome de ce qui sera une trilogie, la trilogie des Revivers.

Patrick Seth a également un autre cycle en cours d’écriture dont le premier tome arrivera en France chez Michel Lafon en août 2015 prochain sous le titre Les Revenants.

Reviver, un métier qui a de l’avenir 

Jonah Miller est un reviver. Son boulot : réveiller les morts pendant quelques minutes pour aider la police à trouver plus facilement le tueur, ou tout simplement permettre à la famille de dire au revoir au défunt.

La face du monde a ainsi changé depuis que les revivers ont étés révélés au monde grâce à Daniel Harker, au travers de son livre devenu une référence. Reviver est depuis devenu un métier : certes très bien payé et très convoité, mais réservé à peu d’élus. Et surtout, comme dans tout métier, il y a des médiocres, et d’excellents revivers… Certains travaillent pour la police, et d’autres dans le privé… Jonah Miller fait partie des plus doués au monde et travaille sur des cas très souvent sensibles voir compliqués pour la police.

Mais le jour où il se rend sur une affaire soi-disant classique, tout bascule : la ressuscitation d’Alice Decker sera le déclencheur de découvertes de plus en plus dangereuses pour Jonnah et le monde des revivers…

Une ambiance crispante à souhait au réalisme subjuguant

La toute première chose à souligner quand on a lu ce roman, c’est son ambiance. Certaines scènes sont très bien tournées, avec un côté glaçant comme on en lit rarement. Les auteurs qui savent faire réellement frissonner leurs lecteurs sont assez peu nombreux pour qu’on le souligne. Je pense en particulier à une scène où Jonah à la sensation de voir une ombre… la description peut vous paraître un peu simpliste, mais la sensation donnée au lecteur est unique en son genre, et inquiétante…

En ce qui concerne l’intrigue pure, Treize sait tenir son lecteur en haleine. Patrick Seth a développé méthodiquement tous les éléments fantastiques de son histoire et les a insérés avec logique dans la réalité de notre monde actuel. Le tout donne ainsi un roman fantastique très réaliste. Tout a été pensé : la législation des revivers, les droits des personnes subissant une ressuscitation, le procédé de récolte des preuves pour enregistrer le témoignage d’une personne ressuscitée… etc.

De même, les personnages créés par l’auteur sont très bien travaillés, et fort réalistes. Ils ont des problématiques très communes, ce qui ne fait que les rendre plus naturels, plus prégnants. Qu’il s’agisse de Tess, Jonah, ou encore Anabelle, ils sont tous très attachants.

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En somme, Treize est un très bon roman policier fantastique. Son atmosphère est merveilleusement effrayante par moments et l’intrigue globale se tient très bien. On attend avec impatience la suite, car Treize est le premier tome d’une trilogie ! (il est d’ailleurs dommage qu’il ne soit fait nulle part mention de ce fait dans le livre, c’est uniquement à la toute fin qu’on s’en rend compte…).

Quoi qu’il en soit, après avoir fini ce premier tome, vous n’aurez qu’une seule envie, avoir la suite entre les mains, car le final est extrêmement intriguant !

Pour information, les producteurs de The Dark Night ont déjà acquis les droits de Treize, cela laisse présager du bon pour la suite… non ?

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Chronique : Les confessions de Mr Harrison

Les confessions de Mr HarrisonUn roman typiquement British au charme suranné où le moindre non-dit peut-être fatal pour une réputation

Si vous ne connaissez pas Elizabeth Gaskell, voici l’occasion de la découvrir au travers d’un très court roman.

Auteur anglaise du 19ème siècle, elle fait partie des figures emblématiques de la littérature Britannique avec Jane Austen ou encore les sœurs Brontë pour ne citer qu’elles.

Les confessions de Mr Harrison est un petit livre qui peut se lire seul, mais qui fait également office d’introduction au roman Cranford. Parmi ses autres romans, on peut citer Nord et Sud (son plus connu), Ruth, ou encore Les amoureux de Sylvia. La plupart de ses ouvrages sont disponibles au format poche, aux éditions Points.

Un jeune médecin fraîchement débarqué

A peine arrivé dans la petite ville de Duncombe, Mr Harrison va devoir montrer à quel point il est un bon médecin, mais surtout, qu’il est sociable. En effet, tout est prétexte à le rencontrer, lui parler, le connaître plus amplement…

En bref, il est jeune et promis à un billant avenir de médecin, et Duncombe abrite nombre de jeunes filles et jeunes femmes prêtent à se marier avec un beau et charmant médecin… peu importe ce qu’il en pense ! De méprises en bévues, le calme n’est pas prêt de régner dans la petite ville qui décide de graviter autour du pauvre Mr Harrison.

Amusant et charmant

Il n’y a pas mieux comme ouvrage pour découvrir l’étiquette des siècles précédents et tous les quiproquos qu’elle peut entraîner… Et c’est justement cela dont se joue allègrement Elizabeth Gaskell avec ses tournures de phrases à double sens, son jeune médecin trop courtois (on apprend d’ailleurs qu’un bon médecin à l’époque est parfois plus une oreille où s’épancher plutôt qu’un bon soignant).

Ce court récit nous fait ainsi découvrir une Angleterre des temps jadis où tout n’était que convenances, arrangements et allusions. On s’amuse à voir le jeune Mr Harrison perdu entre ses devoirs de médecins, et la convenance qui voudrait le voir aller à chaque invitation qui lui est faite (thé, réunion du dimanche, sorties, petite réunion…). En effet, s’il voulait satisfaire tout le monde, il lui faudrait au moins se dédoubler !

Tout est écrit du point de vue de Mr Harrison alors qu’il venait d’arriver à Duncombe. Mais quand il raconte l’histoire que nous lisons, on voit qu’il s’est passé quelques années depuis les événements susmentionnés.

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Alors justement, que valent donc ces confessions ? Elles sont à lire pour étoffer sa culture littéraire anglaise, notamment. Ce petit roman peut aussi être un moyen de tester votre goût pour les textes du 19ème siècle et leur atmosphère désuète.

Soyons clair, ce récit ne se lit pas pour son intrigue somme toute très simple, mais pour son charme, et le genre auquel il appartient. Personnellement, c’est tout ce que j’aime, maintenant à vous de voir si cela correspondra à vos goûts littéraires…

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Chronique : Le liseur du 6h27

Le liseur du 6h27Un court roman qui met à l’honneur de la littérature sous toutes ses formes, sans prétentions et sans complexes…

Paru en mai 2014 aux éditions au Diable Vauvert, Le liseur du 6h27 est le premier roman de Jean-Paul Didierlaurent. Sa sortie a été très médiatisée et a créée un véritable petit succès de librairie. Il s’agit du premier roman de l’auteur, mais se dernier a déjà vu une de ses nouvelles publiée.

Au service de l’horrible de Zerstor 500

Guylain Vignolles est un homme tout ce qu’il y a de plus commun, hormis peut-être son nom qui peut devenir une malheureuse anagramme. Il se lève très tôt le matin pour prendre son RER de 6h27 afin de se rendre à son travail où il broie des livres à longueur de journée…

Pour lui qui est amoureux des mots, il n’y a pas pire métier que de transformer des livres en pâte à papier. Et c’est là que Guylain Vignolles devient à nos yeux une personne beaucoup moins plate qu’il n’y paraît : il récupère les feuilles rescapées dans les entrailles de la Zerstor 500 (qu’il nettoie quotidiennement) et en fait la lecture à voix haute dans la rame du RER de 6h27. Les extraits n’ont aucun rapport entre eux, et c’est justement ça qui les rend intéressants, vifs, savoureux.

C’est devenu le rendez-vous quotidien de nombreux usagers du RER, leur petite touche de soleil dans le morne de leur journée grise. Ainsi commence l’histoire aussi incroyable qu’ordinaire de Guylain Vignolles.

Des morceaux de vie qui tournent autour de l’amour des lettres

De la petite vieille amoureuse des lectures de Guylain Vignolles dans le RER, en passant par Yvon, le collègue de Guylain fou de bon vers à déclamer sans oublier Giuseppe qui recherche ses jambes broyées  dans la Zerstor 500 en rachetant les livres issus de la pâte à papier qui contient ses deux membres… tout est écrit par et pour l’amour des livres.

L’histoire de Guylain est aussi belle que simple, on apprivoise facilement son univers quotidien et la façon qu’il a de fuir son travail de bourreau des livres.

Et si vous êtes romantique, vous aimerez certainement la tendre histoire d’amour qui se profile au milieu du roman en l’objet d’une toute petite clé USB.

En ce qui concerne l’écriture de Jean-Paul Didierlaurent, elle est facile mais pas simpliste. On est rapidement emporté par l’histoire de chacun des personnages aussi charismatiques que normaux de cette histoire. S’immerger dans cette petite bulle littéraire est aisé. Si vous êtes un amoureux des lettres sous toutes leurs formes, vous serez servis dans ce court roman où tout est une référence à nos classiques littéraires.

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A lire pour se faire plaisir, pour découvrir une nouvelle plume et voir une nouvelle façon de « vivre livre ». L’histoire de Guylain Vignolles donne envie d’aller dans le RER déclamer quelques pages au hasard le temps de quelques stations… Une jolie découverte qui se dévore !

TRANCHE d´ÂGE :

Actualité éditoriale : La rentrée littéraire 2014 du côté imaginaire partie 2/3

L'océan au bout du cheminL’océan au bout du chemin de Neil Geiman aux éditions Le Diable Vauvert :

A chaque fois qu’un nouveau roman de Neil Gaiman paraît, c’est un petit événement sur la scène littéraire de l’imaginaire (et générale) ! L’ouvrage est à paraître en septembre aux éditions Le Diable Vauvert, comme toutes les nouveautés de cet auteur…

L’histoire est celle d’un jeune garçon de 7 ans qui livre ses impressions et ses sentiments sur sa vie… mais 40 ans plus tard ! On se retrouve dans notre époque bien à nous avec ses problématiques, mais le tout est teinté d’un imaginaire bien particulier …. A lire quand on est adolescent ou adulte. Un nouveau Gaiman que l’on a hâte de découvrir en somme !

Silo 01Silo – Tome 3 – Silo Générations de Hugh Howey aux éditions Actes Sud (collection Exofictions) :

Prévu pour le 22 octobre prochain, voici enfin la conclusion de la trilogie de sf Silo. Si vous n’avez pas encore découvert cette série, c’est l’occasion ! Imaginez une société qui ne vivrait qu’en sous-sol, dans un immense tube se prolongeant très en profondeur… Une société y vit depuis une durée inconnue, mais cela se compte en générations entières.

Quand est-il de l’extérieur ? Les habitants du silo n’en connaissent rien hormis le fait qu’il est mortel pour quiconque y pose un pas. Seuls les condamnés au nettoyage des capteurs s’y rendent pour y mourir sous l’œil des caméras rivées à l’extérieur… Entre le thriller et le récit de sf, Silo est un roman qui se dévore… voilà pourquoi sa suite est si attendue !

Silo 02 originesAttention à ceux qui n’auraient pas lu les précédents tomes, le résumé ci-dessous en révèle beaucoup.

Quatrième de couverture : Donald a pris la place de Thurman. Juliette, quant à elle, est maire du silo 18, et compte en découdre avec les dirigeants du silo 1. Le compte à rebours commence. Donald parviendra-t-il à déjouer la logique macabre du silo 1 ?

Juliette réussira-t-elle à s’échapper du silo 18 ? La vie sur Terre pourra-t-elle reprendre, ou s’agit-il d’un ultime leurre ? Avec Silo Générations, Hugh Howey apporte la touche finale à un cycle déjà culte.

La Cité - Tome 4 - La dernière éclipseLa Cité – Tomes 4 – La dernière éclipse de Karim Ressouni-Demigneux chez Rue du Monde

On attendait la suite de La Cité depuis maintenant deux ans… et la voici enfin ! Et la surprise ne s’arrête pas là : l’avant-dernier tome et l’ultime volume de la série sortent à seulement deux mois d’intervalle. Autant dire que les lecteurs vont être comblés.

Le quatrième tome (parution le 21 août) s’intitulera La dernière éclipse, le cinquième (parution le 21 octobre) La bulle. Dire que l’on a hâte est un doux euphémisme…

Nous avons décidé de ne pas mettre en ligne les résumés des deux ouvrages afin de conserver autant que possible le bel effet de surprise pour ceux qui n’auraient pas lus tomes précédents.

Le dernier Jardin 03 VOLe dernier jardin – Tome 3 – Rupture de Lauren DeStefano aux éditions Castelmore

Attendu depuis deux années maintenant, voici enfin qu’arrive l’ultime tome de la trilogie post-apocalyptique Le dernier jardin. Dire que ce dernier volet est attendu avec impatience par toute une communauté de lecteurs est un doux euphémisme.

Pour ceux qui voudraient découvrir la série et qui n’aiment pas attendre, c’est l’occasion. Le résumé est alléchant : imaginez-vous un futur où l’homme ne survit pas au-delà de 25 ans à cause d’un virus. Pour les femmes c’est encore pire : elles meurent à 20 ans. La société en est bouleversée et devient une véritable dictature, en particulier pour les femmes, forcées à procréer très tôt pour perpétuer l’espèce humaine…

C’est dans ce terrible futur que vit Rhine, une adolescente enlevée pour faire partie d’un harem… son histoire ainsi que celle de ses compagnes d’infortune est aussi poignante que révoltante.

Rendez-vous le 17 septembre prochain pour avoir le fin mot de l’histoire.

Quatrième de couverture : Le vingtième anniversaire de Rhine approche… l’âge de sa mort annoncée. Après avoir enduré les pires tortures de la part de Vaughn, son geôlier, la jeune fille trouve un allié inattendu en la personne de son oncle par alliance. Elle se réfugie chez lui, avec la complicité de Cecily, sa sœur-épouse, et de Linden, son mari. Mais, alors que Rhine n’aspire qu’à trouver la paix, un secret de famille que ses parents n’ont jamais eu l’occasion de lui révéler explose, bousculant le peu de certitudes qui lui restait. Les implications de cette découverte remettent en cause l’avenir même de l’humanité…

Chronique : 120 Journées

120 JournéesUn roman extrêmement dérangeant et malgré tout hypnotique, toujours à l’entre-deux mondes, où insensé et logique se croisent

Jérôme Noirez est un auteur français désormais connu et reconnu sur la scène de l’imaginaire. Il a notamment signé : Le Diapason des Mots et des Misères (Griffe d’encre/J’ai Lu), Féérie pour les ténèbres (Nestiveqnen/Le Bélial), ou encore Fleurs de dragon (Gulf Stream/J’ai Lu). Pour la rentrée littéraire, c’est aux éditions Calmann-lévy que paraît son nouveau roman, dans la collection ambivalente Interstices.

Huit collégiens arrachés à leur existence par une étrange institution

Silling. C’est le nom de ce lieu qui ne se situe pas, qui s’énonce seulement. Et c’est à Silling que se trouvent les huit collégiens mystérieusement enlevés.
Pourquoi ? Par qui ? Ces questions, tout le monde se les poses, sauf peut-être Duclos. Un ancien animateur radio qui reçoit depuis peu des chèques pour conter tout les dix jours des histoires étranges et horrifiques à des mystérieux « pensionnaires »… ceux de Silling.
Conteur de métier, ses histoires ne sont pas de celles où l’on s’évade et où l’on s’épanouit. Le registre des récits de Duclos est plus sombre, plus informe aussi. Toujours à la limite entre réel et étrange, entre hasard malheureux et destin funeste… ses histoires fascinent autant qu’elles laissent mal à l’aise.
Tout au long du récit, notre seul œil sur le monde est celui de Duclos, et parfois aussi celui de sa fille, Ninon.

Vous avez dit sadique ?

Évidement, le titre de l’œuvre de Jérôme Noirez n’est pas sans rappeler une autre œuvre : celle du Marquis de Sade : Les cent-vingt journées de Sodome, œuvre controversée où des hommes font subir à d’autres êtres humains de nombreux sévices et tortures.
De nombreuses références parsèmes l’œuvre, outre les 120 jours, on retrouve certains personnage, mais aussi et surtout le lieu : Silling (Château de Silling dans le roman de Sade).
Quand on débarque dans le Silling de Jérôme Noirez, on ne sait à quoi s’attendre… des enfants enlevés n’augure jamais rien de bon. Mais il semblerait que leur disparition ait un autre but que de les torturer…

Sous la direction de quelques adultes dont un violeur en série récidiviste et une femme qui a commis un infanticide, les jeunes adolescents n’ont qu’à bien se tenir. Silling devient alors au fil des pages un endroit encore plus brumeux et évanescent dont le but flou devient carrément opaque. Une chose est sûre, dans 120 jours, ils seront libres, comme le leur indique le panneau lumineux qui décompte les jours…
Ces enfants enlevés on chacun des traits de caractères très développés par l’auteur, poussant certains des aspects les plus noirs de la psychologie humaine.

Jérôme Noirez explore ici l’image de l’enfance sous tous ses aspects. Quand l’enfant devient adulte sans passer par la phase adolescente, quand les adolescents restent trop enfantins, ou encore quand les adultes régressent ou ne grandissent jamais… beaucoup de cas de figure sont possibles.

Une écriture étrange à laquelle on s’habitue sans mal

La plume de Noirez dans 120 journées est à la fois simple et étrange. Son expression est faite de phrases courtes qui s’imprègnent facilement dans la mémoire.
Alors que les chapitres se déroulant à Silling sont fait par un narrateur omnipotent, ceux de l’extérieur son quasiment tous écrits par Duclos. Les passages avec ce dernier sont parmi les plus plaisants. Son expressivité, sa façon d’aimer sa fille Ninon (qu’il surnomme « sa crapote ») sont autant de choses à savourer. Son quotidien même en devient passionnant.
Quand à ses récits à la frontière du réel et d’autre chose, ils sont encore plus fascinants, hypnotiques et noirs, laissant également une place non négligeable à la répugnance.

Fascinant et dérangeant, ce sont mes mots à retenir pour 120 journées. Très difficile à décrire dans son ensemble, foncièrement malsain et étrange, cette œuvre mérite toutefois le détour pour son style narratif original de qualité, mais surtout pour son ambiance glauque très bien retranscrite. Cependant, âmes sensibles (comme c’est mon cas), abstenez-vous, certaines sont franchement dures à lire…
A l’image de la collection Interstices, ce roman de Jérôme Noirez nous laisse confus de ne pas savoir où s’arrête la réalité et ou commence le… reste.

Chronique réalisée pour le site ActuSF

Actualité éditoriale : Les nouveautés très attendues de cette rentrée 2012 (Partie 3)

Suite et fin pour cette petite liste d’ouvrage très attendus, vous ne le savez peut-être pas encore, mais certains vous tentent déjà…

Une place à prendre Une place à prendre – J. K. Rowling – Editions Grasset

Le nouveau roman de Rowling n’appartient pas au registre de l’imaginaire, mais cette auteure est si intimement liée au genre qu’il serait dommage de ne pas présenter sa nouvelle publication. Une place à prendre se passe dans un petit village anglais sans prétention, l’humain y a ici toute sa place, et cela sous ses aspects les plus terribles et les plus divers.
A la fois huis-clos et roman à suspense teinté d’humour, ce nouveau roman est attendu de pied ferme par un très grand nombre de fans. Ils ne retrouveront évidemment pas le jeune sorcier, mais très certainement la plume simple et efficace de Rowling qui nous transporte avec aisance où elle le souhaite.

Quatrième de couverture : Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

L'équipée VolageL’équipée Volage – Rolland Auda – Collection Exprim’/Sarbacane

Prévu pour janvier prochain, l’Equipée Volage fait déjà parler de lui. Ecrit par Rolland Auda, l’auteur du Dévasteur dans la même collection, ce nouveau roman détonne complètement avec les publications traditionnelles d’Exprim’ qui se met petit à petit à l’imaginaire.
Avec sa couverture assez explicite, on comprend vite que l’Equipée Volage va nous emmener loin, très loin avec pour genre une uchronie steampunk.

Quatrième de couverture : Rêvons un peu : en 1492, Christophe Colomb n’a jamais découvert l’Amérique. Et aujourd’hui, en 1905, l’empire Incaztèque domine le monde tandis que l’Europe est une myriade anarchique de cités recouvertes par les eaux. Les mers sont peuplées de monstres mutants et de flibustiers.
Au milieu de tout cela, deux piratesses, Barbe-Marie et Rejji, tentent de découvrir une île mythique : Isocélie. Pour y parvenir, elles devront semer le cruel Phinéas Moog dans les méandres de Massilia, la Cité Flottante. Aider Conan Doyle à retrouver Sherlock Holmes. Et enfin, traverser l’Atlantique pour découvrir la solution à l’énigme du Dôme Atlante… Mais que cache vraiment Isocélie ?

Nina Volkovitch 01Nina Volkovitch – Tome 1 – La lignée – Carole Trébor

A paraître aux éditions Gulf Stream le six septembre prochain, Nina Volkovitch est le roman inattendu de cette rentrée de par sa thématique et son originalité. Premier tome d’une trilogie destinée à des lecteurs dès l’âge de 13 ans environ, cette nouvelle série nous emmène en Russie, à la découverte d’une culture peu exploitée pour ce lectorat. Nouant historique et fantastique, une chose est certaine, Nina Volkovitch ne vous laissera pas indifférent !

Quatrième de couverture : Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu’elle possède sans le savoir. Car Nina est la descendante des Volkovitch, une illustre famille qui détient des pouvoirs aussi prodigieux que terrifiants. Et c’est elle, Nina, qui représente le dernier espoir face à un ennemi plus puissant que la dictature soviétique…

Chronique documentaire : L’encyclopédie du fantastique

L'encyclopédie du fantastiqueUn ouvrage de référence sur le fantastique sous toutes ses formes

 Jacques Baudou est un spécialiste des littératures de l’imaginaire. Il est membre du jury du festival des Imaginales et a notamment écrit un Que Sais-je sur la fantasy ainsi qu’une Encyclopédie de la fantasy aux éditions Fetjaine en 2009.

Et en octobre 2011, Jacques Baudou vient de publier l’encyclopédie du fantastique également aux éditions Fetjaine, véritable mine d’or illustrée et très documentée indispensable à tout amateur des littératures de l’imaginaire.

Quand le surnaturel s’invite à table

Jacques Baudou se propose ici de nous faire découvrir le fantastique à ses origines les plus lointaines, en passant par les mythes et légendes, les superstitions jusqu’à nos jours avec des auteurs et films contemporains.

Découpé en sept grandes parties, on découvre les origines littéraires du genre sous toutes ses formes : le mythe des vampires, les loups-garous, les monstres tel la créature de Frankenstein… mais bien loin de nous parler uniquement de ce que nous connaissons déjà, Jacques Baudou va plus loin en nous faisant découvrir des textes obscurs et souvent méconnus.

Ainsi pour Bram Stocker, même si il s’agit de l’auteur ayant eu le prestige de populariser le mythe vampirique, il est loin d’être le premier à en parler.

Les légendes et croyances populaires ayant déjà contribué à la création de cet être décrit comme « un homme mort dont le corps n’est pas soumis à la décomposition tant qu’il se protège de la lumière du jour, et qui sort de ses cachettes la nuit pour aller sucer le sang des vivants ».

Vous trouverez également des dossiers sur l’imaginaire du monde entier, Amérique du sud, Allemagne, Italie, Russie etc. Mais ce qui rend cette encyclopédie aussi complète, c’est le fait d’avoir croisé culture littéraire et cinématographique au fil des époques.

 Le tout étant agrémenté de plus de plusieurs centaines d’illustrations de tous types : photographies, captures de films, couvertures, lithogravures, peintures… la mise en page du livre est très travaillée, motifs décoratifs, fond différent à chaque double page… la consultation de cet ouvrage est plaisante à tous points de vues.

La culture encyclopédique de Jacques Baudou est tout simplement incroyable, aussi bien sur le plan historique que sur les plus récentes œuvres de l’imaginaire. Cette Encyclopédie du fantastique fait partie des références durables et indispensable à tout passionné et connaisseur du genre mais aussi pour les néophytes ayant soif de découvertes !

Cet article a été rédigé pour le site ActuSF.

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TRANCHE d´ÂGE :