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Chronique BD : Contes cruels du Japon

Contes cruels du JaponLa culture nippone adaptée en bd avec talent

Recueil de courtes planches reprenant des légendes ancrées dans la culture nippone, Contes cruels du Japon est une très belle bande-dessinée pour découvrir ce pays dont les légendes sont toujours très présentes dans le quotidien de ses habitants.

Publiée aux éditions Delcourt en août dernier, l’adaptation est signée Jean David Morvan, qui a déjà adapté un texte traditionnel d’origine chinoise : Au bord de l’eau, le dessin et la couleur sont quand à eux signés Saito Naoki. Cette première incursion en bande-dessinée dans la culture nippone nous permet d’en apprendre un peu plus sur ses croyances.

Sept légendes cruelles et fascinantes

Les yôkai, créatures de légendes au Japon peuvent se montrer sous de nombreuses formes et possèdent de nombreux pouvoirs : fantômes, démons, créatures, etc… ce que nous propose ici cet ouvrage, c’est de nous en présenter quelques-unes de ces créatures par le biais de légendes complètement omniprésentes dans la culture japonaise.

Contes cruels du Japon planche 01La première légende est celle de Yuki-Onna (ou femme des neiges) qui est en fait une métaphore de l’hiver et du froid qui tuent de nombreux voyageurs. Elle nous conte l’histoire d’un homme piégé sur les routes enneigées qui trouve in-extremis un endroit où s’abriter… mais le refuge est hanté par la légendaire et terrible femme des neiges : la rencontre bouleversera à jamais la vie de notre voyageur. Une belle légende dont la leçon est aussi simple que percutante.

En tout, six légendes du Japon nous sont ici présentées ; parmi les plus mémorables ont peu énoncer celle fantômes d’anciens combattants japonais qui hantent les vivants jusqu’à les posséder ou les rendre fous : c’est ce qui arriva à un jeune joueur de biwa (luth traditionnel japonais).

Une autre légende magnifique est celle du cerisier du 16ème jour qui nous compte l’histoire d’un homme valeureux ayant perdu tout ce qu’il aime au monde, excepté son cerisier… mais ce dernier commence à se mourir…

Le dessin de Saito Naoki est de tout beauté, entre le manga et la bande-dessinée, son trait est beau, net et précis. La grande force des dessins réside surtout dans leur couleurs et les palettes de dégradées utilisées. Au cours d’une des légendes, ont tombe parfois sur une pleine-page dédiée à une seule image, et dont le travail est très recherché, détaillé.

Toujours teintée de mélancolie et de cruauté, à l’image de nos contes européens, les légendes japonaises nous apportent un sentiment de petitesse et de sagesse retrouvée qu’il serait dommage d’ignorer. Un plaisir pour l’âme et pour les yeux qui fait de cet ouvrage un indispensable.

10/10

Cette chronique a été rédigée pour le site ActuSF

 

Chronique : Le passage de la nuit

le passage de la nuitUne magnifique incursion dans la littérature japonaise et dans l’imaginaire de Murakami

Haruki Murakami est l’un des écrivains japonais les plus lus dans son pays, mais aussi à travers le monde. Son œuvre, toujours teintée d’imaginaire, plonge souvent le lecteur aux frontières des genres où réalité et surréalisme se tutoient.

Murakami n’écrit pas seulement des romans, il les traduits : il a ainsi fait la traduction en japonais d’œuvre de John Irving ou encore Scott Fitzgerald. Le passage de la nuit est son onzième roman, écrit juste avant 1Q84, qui sortira à la fin du mois d’août prochain aux éditions Belfond.

Ebauches de vies croisées dans un tokyo nocturne

Minuit : tout commence dans un petit café-restaurant, à une table se trouve une jeune femme. Elle n’a rien de particulier, et pourtant le regard du narrateur omniscient du roman se fixe sur elle. Elle lit un gros livre, et rien d’autre autour d’elle ne semble la perturber : elle s’appelle Mari.

Un presque inconnu l’aborde, une connaissance de sa sœur, Eri. Et ça commence comme ça : des fils ténus se tissent entre les personnages, des liens que l’on croyait inexistants apparaissent rendant l’œuvre d’autant plus profonde, avec parfois un brin de moquerie et de cynisme quand au destin des personnages. Très peu d’êtres se croisent, mais ils sont d’une profondeur telle que l’on se plonge vite et à corps perdu dans cette histoire d’une nuit dans la capitale nippone.

Il y a donc Mari, la jeune fille du café, Takahashi, le jeune homme qui connaît la sœur de Mari : Eri (qui en étant le personnage le plus inactif est aussi le plus intéressant à mon sens). Il y a aussi Koorogi, la gérante un peu rustre d’un love-hotel comme il y en a des milliers à travers le pays. Et un dernier, que l’on découvre un peu plus tard.

Une caméra omnisciente pour narrateur

Chose étonnante dans cette œuvre ; son mode de narration pour le moins inhabituel. Le fait que le narrateur soit omniscient n’a rien de nouveau, mais le fait d’utiliser le vocabulaire du cinéma et des arts visuels pour expliquer les déplacements du narrateur : si. Tout au long du roman nous sommes une caméra qui fait ses zooms, change d’angle de vue…etc. et chose parfois frustrante, cette façon de voir impose de ne pas interférer sur le monde que l’on observe : c’est la règle d’or. Et cette obligation peut devenir frustrante pour le narrateur lui-même.

Cette façon de s’exprimer, qui peu sembler froide et distante au premier abord est en fait très humaine. Car la caméra s’attache peu à peu à ceux qu’elle observe, tout comme le lecteur.

Quand l’étrange s’en mêle

Bien entendu, le roman ne serait pas un vrai Murakami sans son soupçon de fantastique. Ce roman ne fait donc pas exception en insérant de petites touches d’extraordinaire et d’étrange dans des vies tout à fait normales mais sans jamais dénaturer l’histoire. Bien au contraire, le fantastique n’étant qu’une métaphore pour exprimer le ressenti de certains des personnages.

En ce qui concerne la fin du roman, elle pourra sembler étrange à certains, mais personnellement, je la trouve adéquate et plutôt réussie.

Vous l’aurez aisément deviné, j’ai adoré cette incursion dans le monde fantasque et onirique de Murakami qui pour moi fut une première. Pour ceux qui ne s’y sont pas encore essayé, c’est l’occasion, d’autant plus que le passage de la nuit est un court roman qui prend vite de l’ampleur, tant au niveau de l’évolution de ses personnages que de son intrigue. Prochaine chronique concernant Murakami : Les amants du Spoutnik.

 9/10

Chronique Manga : Divine Nanami ! – Tome 1

divine nanami 01Comment mener de front une vie de lycéenne et de déesse ?

Divine Nanami est le premier manga de Julietta Suzuki publié en France. Cette série est plus connue ailleurs sous le nom de Kamisama Kiss. La créatrice de ce shôjo a notamment fait beaucoup de one-shot et travaille actuellement sur plusieurs séries.

Une héroïne pas vraiment aidée par la vie…

Nanami Momozono n’est pas ce que l’on pourrait appeler une adolescente ordinaire… Sa mère n’est plus là et son père dilapide au jeu le peu d’argent que la jeune fille s’évertue à obtenir. Mais un jour, la vie de Nanami va vraiment basculer : son père est parti en la laissant avec les dettes qu’il a accumulées, et les huissiers sont à la porte pour saisir les meubles et la maison. Nanami se retrouve à la rue.

C’est ainsi qu’elle va faire la connaissance d’un très étrange inconnu qui, au cours d’une conversation tout aussi bizarre, va lui faire don de sa maison en lui laissant un plan pour s’y rendre. Nanami n’ayant rien à perdre, elle y va et ne se doute pas encore de la nature du cadeau qui lui a été fait…

De lycéenne sans le sous à déesse d’un temple

Nanami se rend donc à l’adresse indiquée : un petit temple dans un piètre état. C’est ainsi que commence la double vie de la jeune fille. Car en acceptant la maison (ou plutôt le temple), elle a aussi accepté implicitement d’être la déesse de ce lieu. Mais elle va devoir faire ses preuves aux yeux des serviteurs de cet endroit sacré… en particulier Tomoé, le bras droit de l’ancien dieu du temple, qui ne croit pas une seule seconde au départ de son ancien maître.

Une intrigue drôle et originale fidèle aux croyances japonaises

Divine Nanami est un shôjo des très classique qui fonctionne à merveille. Le jeu du chat et de la souris entre Nanami et Tomoé est à la fois drôle et effrayant, tout en laissant un doute au lecteur sur leurs sentiments respectifs : haine ? entente cordiale ? amitié ?

L’histoire en elle-même est sympathique, originale et drôle. On se retrouve avec des situations loufoques, cocasses et souvent bien compliquées pour notre jeune déesse. Un vrai petit brin de fraîcheur dans le monde du manga.
Le petit plus de ce manga : on apprend comment fonctionnent les petits temples locaux au Japon, chacun étant dédié à un kami (dieu local). Chaque kami possède une spécialité. Il existe ainsi des dieux pour pratiquement tout : réussite scolaire, amour, soleil…

Le dessin, quant à lui est tout, ce qu’il y a de classique. Agréable à regarder et souvent humoristique, il colle parfaitement au ton résolument décalé de la série.

En somme, Divine Nanami est une bonne nouvelle série qui mérite de sortir du lot de la masse monstrueuse des nouveautés manga. Le second tome est sorti début juillet et le troisième verra le jour à la mi-septembre. Cette chronique a été réalisée pour le site ActuSF 

9/10

GENRE : Japon, Mangas
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Japan Expo 2011 – Partie 2 – Paris-Japon, le livre de Suzuka

paris-japon suzukaSuzuka était à Japan Expo sur le stand de Nolife, Dédicaçant son livre devant une foule de fans tous sourires.

Mais qui est Suzuka Asaoka ? Cette jeune japonaise est surtout connue par le biais de la chaîne Nolife, spécialisée dans la « culture geek » (culture dédiée aux jeux-vidéos), la musique japonaise et le Japon en général. Elle est en charge des relations avec le Japon pour la chaine et présente l’émission hebdomadaire Tōkyō Café qui est consacrée à tout les « bons plans » à faire en France et au Japon concernant le shopping, la mode, les rencontres, la gastronomie etc.

Paris Japon, premier livre de Suzuka, viens de sortir aux éditions Christine Bonneton au mois de juin. Fidèle à ses habitudes, l’auteur consacre cet ouvrage à tous les petits coins cachés du Japon dans Paris. Musées, librairies, boutiques d’art, traiteurs, toute la culture nippone y passe et c’est souvent à deux pas de chez nous ! (du moins, pour nous parisiens).

suzuka japan expo 022Un bon livre à mettre entre toutes les mains curieuses de découvrir une société fascinante à quelques stations de métro et pour tous les passionnés de culture nippone.

Chronique : Tokyo ne dort jamais

tokyo ne dort jamaisUn court roman incisif, percutant, vivant

Après la nuit des Yakuzas chez Flammarion, Anne Calmels poursuit les aventures de Toshi dans la mafia nippone avec le titre Tokyo ne dort jamais. Ce second opus est lui aussi publié chez Flammarion, dans la collection Tribal, destinée à des lecteurs de 13 ans et plus, mais il n’est en aucun cas nécessaire d’avoir lu le premier pour apprécier le texte.

Dans un Japon vif et étouffant

Toshi vient de s’enrôler dans la mafia Japonaise sur les traces de son père chef de gang, mais il doit encore faire ses preuves au sein de l’organisation pour être considéré comme un vrai Yakuza.
Tout commence par une réunion entre gangs, un regard échangé avec une serveuse, un incident, la honte de Toshi face à son inaction…

Le lecteur se retrouve mêlé à de sombres histoires d’immigrés clandestins, de guerres entre gangs japonais (Yakuzas) et chinois (Snakehead), d’intrigues, le tout à un rythme effréné.

Dans ce roman qui démarre au quart de tour dans une ambiance électrique, le lecteur ne peux qu’être immergé dans l’univers japonais, magnifiquement retranscrit par Anne Calmels. L’utilisation des termes du pays : onigiri, tsuka, combini, mama-san...  apporte un vrai plus au roman, on s’y croit.
L’auteure m’a fait retrouver la nostalgie de ce pays où je suis déjà allée. Sa façon de conter les modes de vies, les attitudes de cette population si fascinante, ses croyances : le voyage est plaisant, immersif.

Mais qui est vraiment Toshi ?

L’évolution de la façon d’être de Toshi se remarque de plus en plus au fil des pages, elle est d’ailleurs d’autant plus frappante quand on a lu la nuit des Yakuzas : de victime, il passe à commanditaire.
Plus qu’un simple roman d’aventures et de fricotages bien ficellé et mis en scène comme un petit thriller, Tokyo ne dort jamais est un roman tourné vers la personnalité, l’introspection, le côté bon et la face obscure que chacun cache en soi. Car Toshi ne sait plus vraiment où il en est, il ne se reconnait plus. Est-il un méchant type rempli de bonnes intentions ou est-il un criminel en puissance ?
Ces réflexions en amenant d’autres au lecteur lui-même : qu’est-ce que la définition du mal ? où s’arrête la légitime défense, où commence le crime ?
Tout ces questionnements rendent le roman angoissant, éprouvent le lecteur avide de réponses.

Tokyo ne dort jamais est un bon roman pour découvrir les ruelles sombres de la capitale Nippone que l’on voit d’un autre oeil… qui sait si derrière un petit restaurant de ramen ne se cache pas le quartier général d’une grandes organisation mafieuse…

Ce second tome vous fera donc passer un très agréable moment et vous donnera peut-être envie retourner au pays du soleil levant par le biais d’autres livres ?

Chronique Jeunesse : Blood Ninja – Tome 1 – Le destin de Taro

blood ninja 01Et si tous les ninjas étaient des vampires ?

Premier roman de Nick Lake traduit en France, Blood Ninja est un roman d’aventure se déroulant en plein Japon féodal. Surprenant par bien des aspects et très singulier, le premier tome de cette trilogie annonce une bonne série à suivre de près.

Un concept original et crédible

Le postulat de départ est simple : tout les ninjas sont des vampires, c’est d’ailleurs pour cela que ces individus peu recommandables n’effectuent leur missions qu’aux heures les plus sombres de la nuit.

L’histoire de Taro commence dans un petit village de pêcheurs sans prétentions… mais la paix qui y règne va être troublée par une série de meurtres inexpliqués dans la région ; c’est ainsi qu’un soir Taro doit prendre la fuite. Sans savoir pourquoi il est menacé, il va devoir suivre le mystérieux Shusaku à travers le Japon. C’est le début d’une quête pour Taro, celle un objet sacré qui pourrait changer la donne, mais aussi et surtout une quête identitaire…

Une écriture incisive au service d’une histoire captivante

Blood Ninja porte très bien son nom (même si le titre peut rendre sceptique, il ne faut pas s’y arrêter), nombre de scènes sont rudes, violentes et surtout saignantes mais cette brutalité sert le roman sans le dénaturer (à l’image du Clan des Otori de Lian Hearn). Nick Lake a su trouver le bon dosage entre l’idée de violence que l’on peut se faire des vampires et le monde feutré et retenu des ninjas. L’intrigue est quand à elle surprenante à bien des occasions.

Des personnages dépeints avec art

Bien qu’il soit le personnage central de cette histoire, Taro n’est pas nécessairement le plus intéressant. Shusaku, son maître ou encore les sœurs orphelines ont une personnalité bien plus creusée et intéressante à jauger et décrypter. Ce premier tome n’est qu’une présentation de ces derniers, qui réservent encore nombre de surprises.

Bood Ninja est donc un bon livre pour la « jeunesse », dès 13 ans jusqu’à beaucoup plus grand. A lire avec grand plaisir quand on a soif d’aventures, de batailles et de sang. Affaire à suivre de très près avec un tome deux prévu pour la fin de l’année : La vengeance de Sire Oda.

Petit « défaut » à noter, les non-initiés devront rechercher par eux-mêmes la signification et la connotation de certains mots tirés du japonais tels que : ama (pêcheuses de perles japonaises), shogun (signifie général, c’est un titre désignant le dirigeant du Japon ; à ne pas confondre avec l’empereur qui a plus un rôle symbolique visant à conserver les traditions).

Les termes du monde du manga expliqués

card_captor_sakura04Pour ceux qui ne connaissent pas forcément l’univers du manga, une petite présentation des différents genres est tout indiquée.

On peux répartir les mangas en cinq grandes catégories (il existe beaucoup de sous-catégories, mais elles sont de peu d’intérêt à ce niveau-ci).

  • Le Shônen : Mangas dont la cible sont les jeunes garçon (environ de 10 à 15 ans), ils traitent souvent de combats, de quêtes, d’aventure et transportent le lecteur dans un autre monde, souvent fantastique. Exemple : Fullmetal Alchemist, DragonBall, Naruto.

  • Le Shôjô : Manga dont la cible sont les  jeunes filles et adolescentes, ils parlent souvent de sentiments, de liens, d’histoires d’amour improbables qui se créés, mais aussi de mégie et de quêtes. L’univers est plus terre à terre au niveau des sentiments, mais reste souvent dans le genre fantastique comme par exemple avec Card Captor Sakura (qui appartient lui même à un genre à part, le Magical Girl). Dans le genre réaliste, il existe Nana, fortement centré sur les sentiments  et encré dans notre monde à nous.

  • Le Seinen : Mangas pour jeunes garçons adultes et adultes, souvent se sont des mangas policier tournant autour d’une intrigue bien ficelée ex : MPD Psycho, Pluto, L’île de Hozuki… mais il existe aussi des Seinen plus centrés sur des tranches de vies, ou sur l’histoire du Japon ex : Le pavillon des hommes. Le genre humoristique et décontracté n’est pas en reste non plus avec par exemple le manga What’s Michael ?.

  • Le Josei : Manga destiné au jeunes femmes et adultes, souvent centré sur les interactions entre les personnages, des histoires de famille, de mystère et de romance. ex : Le Sablier, La pavillon des hommes.

  • Le Hentai : Hentai veux dire pervers en japonais, vous devinez donc aisément de quel genre de mangas il peut s’agir. Certains sont très centrés sur l’acte en lui même, ex : Ma Femme est une étudiante. D’autres servent de livres éducatifs pour les adolescents ex : Step Up Love Story.

Bien entendu, il n’est pas toujours facile de classer les mangas par genre, certains peuvent très bien se lire aussi bien par les hommes que les femmes, mais cette classification peux servir à ceux qui se sentent un peu perdu dans ce monde de bulles en constant développement. Mais pour les curieux et curieuses, un conseil, ne vous cantonnez pas à un genre en particulier, vous passeriez à côté de nombreux plaisirs de lecture !

Chronique Jeunesse : Contes Japonais – L’homme au miroir

Contes Japonais l'homme au miroirEh bien pour une première lecture des contes nippons, je ne suis pas déçue, et plutôt même ravie ! On rentre dans un univers différent des contes de d’habitude, et ce n’est pas déplaisant. Les traducteurs se sont servis des textes originaux pour ce receuil de contes japonais, et on vraiment essayés d’être les plus fidèles possible à l’histoire dans sa langue d’origine.

Ce livre contient 4 contes : Le pêcheur et la tortue, Histoire de chats, Petit Bonhomme, La princesse affublée d’un bol et L‘homme au miroir.

Les trois premiers contes sont connus de tout les japonnais, ce qui en plus, ajoute à notre culture un petit air d’Asie, ainsi qu’à la culture des enfants. En somme de beaux contes, qui nous font voir une autre face des contes et légendes (à partir de 9 ans).

De plus, les illustrations, typiquement dans un style graphique japonais, sont très jolies et nous font vraiment plonger dans une autre culture. C’est aussi magique qu’exotique… !

Chronique : Stupeur et tremblements

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Voila un bon petit roman d’Amélie Nothomb qui se lit vite. L’histoire est vraiment prenante, car on découvre la culture Japonaise et son mode de fonctionnement dans une entreprise, surtout vis à vis d’une personne étrangère salariée… C’est vraiment l’enfer pour la narratrice, à côté, notre travail est peut-être un peu plus attrayant. Quoi qu’il en soit, ce portrait fait du monde professionnel au Japon n’est autre qu’un témoignage du vécu de l’auteur.

On aime surtout, les passages qui sont tellement extrêmes qu’ils en deviennent absurdes, après tout personne d’intelligent ne relèguerai quelqu’un capable de faire du très bon travail en étudiant un marché au service des toilettes pour changer le papier… et c’est pourtant ce qu’il va arriver !

vraiment pas mal, sauf petit reproche : était-on obligé d’user tant de papier en utilisant une typographie de corps 14 ?

 

GENRE : Littérature
TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique : Métaphysique des tubes

metaphysiquedestubes.jpg

Bon, que dire de ce livre… un chouette livre à lire dans le train ou au travail, mais pas transcendant, et de loin le moins bien d’Amélie Nothomb parmi tout ceux que j’ai lus.

Le début est vraiment intéressant, car le bébé qu’elle est, n’est qu’un tube. Une chose qui ne crie pas, ne pleure pas, tellement inexistante qu’elle en vient à être aimée par son silence, jusqu’à ce que le tube se réveille et devienne une petit fille qui croit qu’elle est Dieu. C’est après le réveil du tube que le roman est beaucoup moins bien selon moi, c’est dommage, le début était vraiment intéressant, captivant par l’insolite de la chose qu’est le tube.

La suite n’est qu’une biographie de l’auteur, qui a passé son enfance au Japon, c’est sympathique (surtout l’épisode des carpes, qui est vraiment bien), mais sans plus, on reste sur sa faim.