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Chronique : Instinct – Tome 1

instinct tome 1Les anthropes sont parmi nous !

Instinct est le premier tome d’une nouvelle série pour ados qui mélange efficacement thriller et fantastique. Vincent Villeminot, son auteur, nous offre ici son premier roman destiné aux 13 ans et plus, paru aux éditions Nathan le 7 avril dernier. Un accident qui va bouleverser notre futur héros.

Tim est un jeune garçon tout ce qu’il y a de plus normal, il a déjà ses rêves, ses projets d’explorations et d’archéologie avec son frère, une famille unie… mais tout va éclater en morceaux à cause de l’Accident. Tim perd toute sa famille, mais pire, il ne sait pas s’il en est le responsable ou non, car juste après (ou avant ?) l’accident, il s’est transformé en grizzli et a perdu une partie de sa mémoire… c’est ainsi qu’il arrive entre les mains du Pr McIntyre.

Un Institut singulier pour une histoire originale

Tim va alors être pris en charge dans l’Institut, qui regroupe d’autres personnes « comme lui » qui ont le don de se transformer en un animal. D’étranges recherches y sont faites sur les anthropes et leurs pouvoirs…

Dans cette ambiance singulière et pesante commence Instinct. Beaucoup d’interrogations sont soulevées dans ce premier tome : comment devient-on un anthrope ? Comment est déterminé l’animal en lequel on se transforme ? Qui sont ces mystérieux individus qui chassent les anthropes comme s’ils étaient des animaux et dans quels but ?
Certaines trouveront un début de réponses, pour les autres il faudra attendre.

Parallèlement, aux recherches le Tim va devoir s’intégrer à l’Institut et va donc se retrouver avec deux colocataires qui vont devenir bien plus que ça au fil des pages et des événements…

A la vie à la mort

Autre point fort du roman, l’amitié indéfectible qui lie nos trois « héros » envers et contre tout. Ils sont un peu le reflet de ce que toute jeune personne rêverait d’avoir : vivre avec ses amis, partager des moments forts, intenses, avoir des liens au delà de la confiance même, si j’avais quelques années de moins, je me serai identifiée avec plaisir !

Un clin d’œil à une autre série ?

Instinct  m’a rendu nostalgique d’une autre série : Animorphs. Mais oui, souvenez-vous de cette saga pour la jeunesse, parue aux éditions Folio Junior dans les années 97-2001, désormais épuisée. Elle racontait l’histoire d’adolescents qui se transformaient en animaux à volonté dès l’instant où ils avaient eu un contact avec l’animal.
Alors, Mr Villeminot, connaissez-vous la série Animorph, et si oui, y a-t-il un clin d’œil à cette dernière ?

En conlusion Instinct est un bon livre à lire dès l’âge de 12-13 ans. Mélange de genre efficace qui rencontrera certainement son public, rendez-vous le 25 août 2011 !

Actualité éditoriale : Harry Potter, le livre pop-up !

Harry Potter pop-up bookSorti le 10 mars 20122 aux éditions Fetjaine, voici le livre pop-up de la saga Harry Potter qui reprend les scènes les plus emblématique des livres et des films, du chemin de Traverse en passant par l’école des sorciers Poudlard ce livre est un vrai petit bijou pour les yeux.

Quelques jours après sa vente seulement, il est déjà en rupture chez l’éditeur, mais n’ayez point d’inquiétude il sera certainement réédité. En attendant voici une petite vidéo de l’édition anglaise, en tout point pareille que la française. Bon visionnage !

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GENRE : Fantasy, Jeunesse
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Blood Ninja – Tome 1 – Le destin de Taro

blood ninja 01Et si tous les ninjas étaient des vampires ?

Premier roman de Nick Lake traduit en France, Blood Ninja est un roman d’aventure se déroulant en plein Japon féodal. Surprenant par bien des aspects et très singulier, le premier tome de cette trilogie annonce une bonne série à suivre de près.

Un concept original et crédible

Le postulat de départ est simple : tout les ninjas sont des vampires, c’est d’ailleurs pour cela que ces individus peu recommandables n’effectuent leur missions qu’aux heures les plus sombres de la nuit.

L’histoire de Taro commence dans un petit village de pêcheurs sans prétentions… mais la paix qui y règne va être troublée par une série de meurtres inexpliqués dans la région ; c’est ainsi qu’un soir Taro doit prendre la fuite. Sans savoir pourquoi il est menacé, il va devoir suivre le mystérieux Shusaku à travers le Japon. C’est le début d’une quête pour Taro, celle un objet sacré qui pourrait changer la donne, mais aussi et surtout une quête identitaire…

Une écriture incisive au service d’une histoire captivante

Blood Ninja porte très bien son nom (même si le titre peut rendre sceptique, il ne faut pas s’y arrêter), nombre de scènes sont rudes, violentes et surtout saignantes mais cette brutalité sert le roman sans le dénaturer (à l’image du Clan des Otori de Lian Hearn). Nick Lake a su trouver le bon dosage entre l’idée de violence que l’on peut se faire des vampires et le monde feutré et retenu des ninjas. L’intrigue est quand à elle surprenante à bien des occasions.

Des personnages dépeints avec art

Bien qu’il soit le personnage central de cette histoire, Taro n’est pas nécessairement le plus intéressant. Shusaku, son maître ou encore les sœurs orphelines ont une personnalité bien plus creusée et intéressante à jauger et décrypter. Ce premier tome n’est qu’une présentation de ces derniers, qui réservent encore nombre de surprises.

Bood Ninja est donc un bon livre pour la « jeunesse », dès 13 ans jusqu’à beaucoup plus grand. A lire avec grand plaisir quand on a soif d’aventures, de batailles et de sang. Affaire à suivre de très près avec un tome deux prévu pour la fin de l’année : La vengeance de Sire Oda.

Petit « défaut » à noter, les non-initiés devront rechercher par eux-mêmes la signification et la connotation de certains mots tirés du japonais tels que : ama (pêcheuses de perles japonaises), shogun (signifie général, c’est un titre désignant le dirigeant du Japon ; à ne pas confondre avec l’empereur qui a plus un rôle symbolique visant à conserver les traditions).

Chronique jeunesse : Les sept clés du pouvoir – Tome 1 – Lundi mystérieux

Les sept clés du pouvoir 01Un univers foisonnant à nul autre pareil

Garth Nix est un auteur jeunesse d’origine australienne. Le fantastique est son domaine de prédilection, comme il va nous le prouver avec la série haute en couleurs des Sept clés du pouvoir.

Tout commence un lundi

Arthur, un jeune garçon d’une douzaine d’année se retrouve à l’école après plus d’un mois d’absence, car hospitalisé à cause de son asthme… il a donc pris du retard, a loupé la rentrée des classes et n’a pas eu l’occasion de se faire des amis. En bref, tout commence mal. Mais ça n’est que le début.Suite à un effort en cours de sport Arthur se retrouve évanoui, pris d’une crise d’asthme dont il n’arrive pas à se remettre. C’est alors que les choses bizarres commencent, un homme étrange habillé à la mode d’il y a des siècles lui fait don d’une « Clé » et disparaît.

Un premier tome initiatique

Dès la première page, Garth Nix nous transporte dans son monde, il y est question de Testament, de Volonté Ultime, de Renifleurs et autres créatures mystérieuses et dangereuses. Il n’est pas possible de résumer ici l’univers si dense et si particulier de l’auteur, d’autant plus que son œuvre n’est comparable à aucune autre…
Personnellement, c’est justement ce qui m’a plu ici : là où d’autres romans foisonnants se perdent en explications nombreuses et peu explicites, Les sept clés du pouvoir sais imposer sa façon de fonctionner et l’on n’a alors que deux choix possibles : adhérer à fond ou détester profondément l’univers.

L’histoire en elle-même est assez classique, on y trouve un élu, une quête et un guide pour la mener à bien mais tout cela est déguisé de façon habile, passionnante.

Une seule envie, passer à la journée suivante

Tel un rite de passage, ce premier tome n’étant qu’une introduction à ce monde étrange, il est aussi un test pour le lecteur, car au commencement, il faut abandonner tout ce qui est logique et bien défini. A très bientôt donc pour la rencontre avec Les Jours à Venir, qui m’a l’air de très bon augure…Article rédigé pour le site Actusf

 

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Actualité éditoriale : Dôme, le nouveau Stephen King sort le 2 Mars 2011

dome king both……

La sortie d’un nouveau Stephen King est toujours un évènement en soi mais cette fois, deux ouvrages sortent simultanément à cette date : Le Dôme tome 1 et 2. L’histoire semble être un huis-clos à l’échelle d’une petite ville, ce dernier étant causé par un dôme invisible et d’origine inconnue… Peu d’informations sont déjà disponibles, alors en attendant le 2 mars prochain, voici la quatrième de couverture (ci-dessous) et la magnifique couverture des deux ouvrages (ci-dessus).

Quatrième de couverture :  A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville.

Chronique : Loup, y es-tu ?

loup y es tuOu comment réviser ses classiques après un bon petit dépoussiérage.

Henri Courtade signe ici un premier roman très engageant avec « Loup y es-tu ? », il est Biologiste au centre hospitalier de Pau.

Le monde, de nos jours : quatre jeunes femmes sont des légendes de contes de fées qui s’ignorent et vivent le plus normalement du monde… mais les choses vont changer quand une femme puissante prénommée Von Sydow décide de se débarrasser d’elles une bonne fois pour toutes : cette femme n’est autre que la cruelle reine du conte Blanche-Neige et les quatre jeunes femmes la mettant en danger par leur existence sont la Belle au Bois Dormant, Cendrillon, Blanche-neige et le Petit Chaperon rouge.

Littéralement dévoré, ce livre est une très agréable surprise dans le domaine de la fantasy urbaine. Pour en avoir lu plusieurs, c’est le premier qui a le mérite d’avoir des personnages qui sortent de l’ordinaire. Ici nos héroïnes le sont malgré elles alors que le genre nous a surtout habitué a des chasseuses de démons et magiciennes qui n’ont besoin de personne pour réussir leur mission.
Ce livre a l’avantage de parler à tous et ne nécessite pas d’être initié à un genre particulier pour l’apprécier pleinement. Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans le vif de l’action, on est immergé par les aventures (et mésaventures pleines d’humour noir. D’ailleurs la place qu’a l’ironie dans ce roman est géniale, les mésaventures provenant des contes originaux sont transformés de façon très « actuelle » pour nos princesses.

L’action ne désemplit pas, et la plume d’Henry Courtade nous transporte dans notre monde à la fois familier et très influencé par les contes. Ainsi, la seconde guerre mondiale serait due à la méchante sorcière de Blanche-neige. Cendrillon est une jeune demoiselle un peu frivole qui n’aime que danser et faire la fête (et qui participera même à une émission de téléréalité) et la Belle au bois dormant est une jeune femme mariée qui part en Afrique faire de l’humanitaire. Mais le meilleur, c’est le petit Chaperon Rouge, un personnage qui est loin d’être une princesse, mais dont les dons sont insoupçonnés… c’est en fait une très grande créatrice de mode prénommée Virginia Woolf.

Pour conclure, Loup, y es-tu ? est une découverte fort plaisante à faire que l’on aime le fantastique ou non. Une belle initiation au fantastique si l’on ne connait pas le genre. Cette chronique a été réalisée pour ActuSF.

Chronique : Les yeux d’Opale

les yeux d'opaleUn livre qui n’a rien à envier aux grands auteurs de science-fiction et de fantasy.

Les Yeux d’Opale c’est d’abord un choc entre deux univers : le monde d’Opale, avec ses royaumes, ses complots, ses créatures merveilleuses ; et le monde d’Onyx peuplés par des humains complètement dépendants des I.A. (Intelligences Artificielles) où le libre-arbitre n’existe plus. Deux mondes que tout oppose en somme ; l’un merveilleux et fantastique, l’autre futuriste, parfait, contrôlé.
Sur la planète Opale, dans le royaume de Kindar, la princesse Héléa prend la relève sur le trône suite au décès simultané de son père et de son frère, mais son autorité est fortement contestée au sein de son propre peuple, car c’est une chimar, une mutante…

Sur le monde d’Onyx, tout est parfait : les robots sont entièrement au service des humains, ils veillent à tout pour leur propre sécurité. Du contrôle du trafic routier à la régulation des naissances, les I.A. sont omniprésentes, mais depuis un certain temps un groupe d’humains s’en inquiète et veut quitter à tout jamais cette planète Angus fait partie de ces derniers.

Ainsi commence le roman foisonnant d’idées de Bénédicte Taffin avec une question : va-t-elle réussir à mêler deux genres très disparates sans créer une cacophonie de personnages ayant des enjeux complètement différents ? La réponse est oui elle y parvient, et même très bien. En tout, il y a plus de quatre-vingt personnages (heureusement listés à la fin du livre avec une courte description), mais « seulement » une vingtaine d’essentiels à l’intrigue.

Parmi les références de l’auteur, on sent l’influence d’Isaac Asimov avec ses I.A. incapables de blesser un être humain mais jamais on ne tombe dans l’imitation. On ne peux également s’empêcher de penser à la romance de Ténébreuse de M.Z. Bradley, dont l’auteure avoue s’être également inspirée, ainsi que La Ballade de Pern d’Anne McCaffrey . Ce qui fait la force de ce roman, c’est qu’elle a su innover dans des genres où beaucoup de choses ont déjà été faites et où il est difficile de ne pas tomber dans la caricature.

Les yeux d’Opale fait se poser des questions sur notre propre monde, par exemple vis-à-vis de notre dépendance aux technologies, ou encore sur la nature humaine quand elle se trouve face à des opportunités pouvant mettre en danger les autres. Un premier roman coup de cœur dont j’attends la suite avec impatience. Chronique réalisée pour le site Actu SF.

Chronique : Hier tu comprendras

hier tu comprendrasUn jeu de piste à l’envers, une histoire des plus inattendues.

Premier roman de Rebecca Stead publié en France, Hier tu comprendras (titre original : When you reach me) a connu un grand succès outre-Atlantique avec plus de 240 000 ventes aux Etats-Unis et a remporté la Newbery Medal 2010 (prix de littérature jeunesse décerné par l’association des bibliothèques américaines). Voilà pour le palmarès de ce livre original et captivant.

L’incroyable histoire de Miranda commence le 29  avril 1980, le jour où sa mère est invitée au jeu télévisé la Pyramide des 20 000 dollars animée par Dick Clark. Cette invitation est la dernière « preuve » dont elle avait besoin pour croire à l’incroyable… car quelqu’un qu’elle ne connaît pas le lui avait prédit il y a des mois par le biais de petits papiers disséminés dans ses affaires. Pourquoi ? Dans quel but ? Que de questions qui demeureront sans réponses jusqu’à la dernière page… Un jeu de clés, des papiers, des petits pains… autant d’indices sensés sauver la vie du meilleur ami de Miranda, mais comment et quand ?

Hier tu comprendras est un OVNI, une sorte d’inclassable bizarre et génial. Plus on avance dans l’histoire et plus on a cette envie de savoir qui nous tenaille. Les indices et pistes semées sont de plus en plus déconcertants. Originalité, le thème et fil rouge de l’oeuvre : le temps qui passe pour chacun, sa perception, la relativité, avec une citation d’Einstein qui illustre parfaitement cette histoire : « Le bon sens est l’ensemble des préjugés acquis par un individu avant l’âge de dix-huit ans ».

Mais loin d’être une histoire scientifique, ce roman est une enquête traitée à l’envers, une histoire commencée par la fin. Il est ici question d’amitié garçon-fille et des problèmes qu’elle peut engendrer. Un livre original qu’il faut lire pour s’évader loin, très loin et réfléchir à nos perceptions du temps.

Chronique : Le combat d’hiver

le combat d'hiverUn magnifique livre sur les idéaux, l’oppression, la révolution.  

Voici l’histoire de 4 adolescents : ils vivent dans un orphelinat-prison, ils ne savent pas pourquoi mais depuis leur plus tendre enfance ils ne connaissent du monde que les quatre murs de leur établissement. Ils ont le droit de sortir uniquement quatre fois pendant deux heures dans l’année et ce uniquement pour voir leur Consoleuse (femme qui n’est pas leur mère mais dont la présence est là pour les réconforter, les soutenir quand la vie devient difficile à l’orphelinat).

Mais la donne va changer le jour où Helen et Milena croisent sur la route des Consoleuses Bartoloméo et Milos deux jeunes garçons de l’orphelinat voisin. Ils décident alors de garder contact secrètement entre eux par un moyen connu seulement des pensionnaires. Mais alors qu’Helen reviens de chez sa Consoleuse quelque chose d’inattendu va venir changer le cours de son existence et sa raison même de vivre…

Je ne peux vous résumer plus l’histoire sans vous spoiler alors mon conseil : lisez ce livre.

L’ambiance y est si particulière qu’elle en devient indescriptible, les personnages ont une force de caractère qui les rend inoubliables. Leur quête de vérité et de justice va les mener beaucoup plus que ce qu’ils imaginaient, et pour cela on les aime, on les admire. Beaucoup de sentiments imprègnent le lecteur au fil de l’histoire, la surprise, la tristesse qui devient poignante par moment, la révolte : rares sont les livres à faire passer autant d’émotion.

L’autre force de ce roman c’est sa frontière non définie qui balance entre notre société actuelle et un univers différent. Ainsi on fait la découverte des Hommes-chevaux et des Hommes-chiens, des créatures étranges et attachantes.

Voilà pour ce magnifique roman de Jean-Claude Mourlevat (le premier que je lis de cet auteur français, et certainement pas le dernier). A lire dès 13-14 ans sans limite d’âge tant c’est sublime et universel.

Par ailleurs, sachez qu’une adaptation cinématographique est en cours de production et est prévue pour le courant de l’année 2016 !

Chronique : L’épée des Ombres – Tome 3 – La piste des Glaces

epee des ombres 03 piste des glacesUn roman glacial à la hauteur des précédents…et plus encore…!

Vous n’avez pas encore commencé la saga hivernale de l’épée des Ombres ? Eh bien c’est LA saga à lire cet hiver au coin du feu (ou du chauffage) avec un chocolat chaud et un chat sur les genoux. Nous retrouvons dans ce troisième tome Ash de la Marche et Raif, mais nous allons aussi avoir l’occasion d’approfondir la personnalité de certains personnages, comme l’Homme Sans Nom, fait prisonnier par Penthero Iss depuis une vingtaine d’années et en plus de cela, de nouveaux personnages mystérieux apparaissent.

Dans le précédent tome, nous avions laissés Raif et Ash juste après que cette dernière libère son pouvoir de clé dans la Caverne de Glace Noire ; malheureusement son pouvoir a été libéré avec trop de puissance, ébréchant ainsi la caverne qui gardait prisonniers des spectres… la brèche est minuscule mais s’élargit et une des créatures de l’Autre-Monde a déjà pu en sortir.

Dès le début de ce troisième livre, les chemins de nos deux personnages principaux se séparent et prennent des routes très différentes. Ash s’en va suivre les guerriers Sull, et Raif s’en va à la recherche des Mutilés (banni de son clan il n’a guère d’autres choix à sa portée). Mais nous suivons aussi en parallèle l’histoire de la fière Reina (femme du chef de l’ancien clan de Raif) ainsi que les traces d’Effie qui à cause de ce qu’elle a vue est menacée de mort dans son propre clan…, le Seigneur Chien, et l’un des nouveaux mystérieux personnages qui apparait est un ancien mineur esclave (on ne comprend son but qu’à la fin de ce livre…)

Chaque chapitre traite donc d’un personnage et au moment où on a envie d’en savoir plus, on passe à un autre. Le rythme de ce livre est plus rapide et plus captivant maintenant que la fresque des personnages est posée. L’idée d’une guerre entre les clans qui s’entretuent au lieu de lutter contre l’ennemi commun a de quoi accaparer le lecteur de façon originale. Il est vraiment plaisant de lire de la fantasy qui dénote des grands classiques du genre. Ici, pas de dragons ni d’elfes ! Mais une contrée qui ne connaît que l’hiver, la notion de clan (très inspirée des Vikings et autres peuplades Nordiques) et une forme de magie sombre mettant en danger ceux qui l’utilisent consciemment ou non.

En conclusion un bon livre avec des moments forts : le plus intense et aussi le plus terrible étant certainement la fin : lorsque Raif doit prouver aux Mutilés qu’il est digne de faire partie des leurs en usant de son pouvoir de Veilleur des Morts…

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GENRE : Fantasy
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