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Actualité éditoriale : Dôme, le nouveau Stephen King sort le 2 Mars 2011

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La sortie d’un nouveau Stephen King est toujours un évènement en soi mais cette fois, deux ouvrages sortent simultanément à cette date : Le Dôme tome 1 et 2. L’histoire semble être un huis-clos à l’échelle d’une petite ville, ce dernier étant causé par un dôme invisible et d’origine inconnue… Peu d’informations sont déjà disponibles, alors en attendant le 2 mars prochain, voici la quatrième de couverture (ci-dessous) et la magnifique couverture des deux ouvrages (ci-dessus).

Quatrième de couverture :  A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville.

Chronique : Méto – Tome 2 – L’île

meto 02Nous voici à nouveaux emportés dans le monde cruel et curieux de Méto. Attention, pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier tome, les lignes suivantes pourraient compromettre le plaisir de la lecture.

Certains enfants de la Maison ont réussis à s’évader, mais ce à un prix qui n’aurait jamais dû être. Ils font enfin la connaissance des Oreilles Coupées, qui vivent eux aussi sur l’île, un « peuple » bien mystérieux, qui vit aux crochets de la Maison en lui volant des vivres, et toutes sortes d’outils leur permettant de survivre…

Dans ce second tome, Yves Grevet nous offre une horrible mise en abime : La Maison (lieu dur, cruel), autour de laquelle vivent les Oreilles Coupées (peuple cruel qui tire ses origines de la Maison, ils sont bien plus cruels que ceux qui faisaient régner l’ordre dans la Maison) tout ce petit monde complètement déréglé étant abrité par l’île. Mais qu’y a-t-il après l’île, c’est la question que tout le monde se pose et que l’auteur ne nous laisse qu’imaginer pour le moment… est-ce que en dehors de l’île les autres humains sont cruels entre eux sans raison ? brutaux ? violents ? ou au contraire, derrière l’île se cache un paradis ?

De toutes ces interrogations, nous sont égrenées les réponses au fil des pages, de façon souvent subtile, entre les lignes, l’auteur nous manipule comme les César de son livre. L’intrigue est passionnante, d’autant plus que l’on commence a brosser nous-mêmes un portrait du monde extérieur.

J’ai donc beaucoup aimé aussi se second tome, mais légèrement moins que le premier, car l’atmosphère pesante que l’on y trouvé est ici remplacée par quelque chose de plus vaste, qui m’a moins passionnée. A part ça, « L’île » se lit très vite, à l’instar de « La Maison », c’est vraiment le seul gros défaut de l’œuvre : ça se dévore !

J’ai vraiment hâte de lire la suite (qui devrait sortir au premier trimestre 2010), et aux vues des nombreux prix qu’a reçu ce livre, je suis loin d’être la seule, nous sommes légion. J’espère vous avoir donné envie de lire cette saga qui n’imite rien, qui s’est créé une atmosphère a elle seule, et c’est de plus en plus rare et appréciable, la preuve que toutes les idées n’ont pas encore vu le jour !

8/10

Chronique : Méto – Tome 1 – La Maison

meto 01Le monde de Méto, c’est un vrai OVNI, ça ne ressemble a rien de ce que j’ai pu lire avant, c’est étrange, dangereux… et fascinant. Le monde de Méto est très restreint : c’est La Maison, où sont enfermés 64 enfants surveillés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Que font-ils ici ? Pourquoi sont-ils ici ? Tout autant de questions sans réponses que de plus en plus d’enfants de la maison vont se poser, dont notre jeune ami Méto.

Ce premier tome de la trilogie se déroule dans la Maison, du monde extérieur nous ne savons absolument rien, le lecteur est lui aussi prisonnier de la Maison. Tout ce que l’on sait, c’est que les enfants doivent suivre des cours, faire du sport, et ne pas poser de questions, et surtout Ne Pas Grandir. Ceux qui grandissent sont bannis à tout jamais de la Maison, mais personne ne sait ce qu’ils deviennent alors…

Je ne saurais que vous conseiller ce roman jeunesse pour ses nombreux attraits : un concept plus qu’original, unique. Des intrigues de tout côtés, et des règles imposées par la Maison qui sont très étranges (comme par exemple celle qui oblige les élèves a ne manger une bouchée que toutes les 50 secondes, et le pire c’est qu’il doit y avoir une raison, même si on ne sait pas encore laquelle), ou encore pourquoi n’y a-t-il aucun être féminin dans la Maison…? Tout ces mystères s’additionnent pour donner un tableau vraiment étrange mais envoûtant. Plus l’intrigue avance, plus les indices  sont nombreux, mais moins on comprend car il ne semble pas y avoir de logique pour le moment. Je pense surtout que les deux tomes qui vont suivre vont être très explosifs au niveau des révélations, comme le promet la fin de ce premier tome d’Yves Grevet !

Vous trouvez la couverture étrange ? Peu attrayante ? Eh bien tant mieux ! Elle retranscrit parfaitement l’ambiance d’étrangeté, d’étouffement de ce huis-clos, de plus, l’armure que porte notre personnage de couverture se trouve expliquée plus tard dans le livre : elle est due à un sport très violent pratiqué par les élèves de la Maison : l’inche.

Je n’ai plus qu’à vous conseiller de lire ce livre, et ce dès l’âge de 13 ans, ça sera parfait, les adultes vont aussi adorer, le seul défaut du livre, c’est qu’il se lit très vite, et que la série n’est pas encore finie, le troisième et dernier tome devrait paraître l’année prochaine… en tout cas, ça peut faire un chouette cadeau de noël, surtout que Syros vient de sortir un petit coffret collector avec les deux volumes.

Chronique : Les Tommyknockers

Les TommyknockersPour décrire de façon brève ce livre de Stephen King il y a un mot : déception. Ce livre n’est pas un échec cuisant, mais pas loin. Voici ma petite liste de tout ce qu’il y avait de décevant et de « gâché » dans ce livre…

Déception au niveau de l’écriture : Il faut avouer qu’habituellement, Stephen King est parmi les meilleurs pour nous « foutre les jetons » ; sauf que là il n’y avait rien ou presque (le seul passage terrifiant se trouve sur la fin, quand Gard entre dans le fameux Hangar de Boby), hormis cela c’est le néant le plus total… l’ennui est remplacé par la peur, dommage. De plus, les personnages, qui sont creusés (ce qui en soit est positif et intéressant) le deviennent trop parfois, je pense au personnage alcoolique de Jim Gardener, ou Gard où l’on a le droit à plus d’une centaine de pages sur sa dépravation… bof bof.

Déception au niveau du rythme : Même si l’évolution des Tommyknockers n’est pas très rapide, le rythme du livre est d’une lenteur exaspérante, à tel point que l’on est parfois tenté de sauter des pages (oh ! Sacrilège que je n’ai heureusement pas commis).

Déception au niveau de l’histoire : Eh oui… pauvre de moi, je me suis dit « Oh ! Du Stephen King dont le sujet traite d’une petite invasion extraterrestre dans une bourgade perdue du Maine. Ça peut être très intéressant, on échappera aux stéréotypes ! » Eh bien oui… et non. Il faut avouer que la façon dont le sujet est traité change des grandes guerres contres les martiens qui veulent conquérir notre planète de façon violente. Sauf que, même si la façon de procéder des Tommyknockers pour conquérir Haven, puis le monde est différente de d’habitude : insidieuse, sournoise, psychologique, Stephen King n’a pas su la mettre en valeur. Résultat on s’ennuie, et la fin est décevante…

Au final ce livre a très peu de rebondissements, même si l’on ne peu pas décrocher à certains passages, il reste truffé de longueurs. En somme, je vous déconseille de lire les Tommyknockers, surtout si vous n’avez jamais lu de Stephen King, ce livre pourrait vous rebuter. Je vous conseille de commencer par Christine par exemple, qui lui est génial !

Chronique : Millenium – Tome 1 – Les Hommes qui n’aimaient pas les Femmes

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Tout d’abord, avant de vous dire mon avis sur ce livre, sachez que sa publication elle-même a une histoire peu commune. En effet son auteur, Stieg Larsson est mort quelques jours seulement après avoir donné les manuscrits de la trilogie Millénium à sa maison d’édition. De plus, il avait prévu de faire en tout une dizaine de livres. Avant de disparaître, il travaillait sur les mécanismes des coffres-forts pour son prochain écrit… la légende Millénium est née, s’ajoutant à celle de son auteur.

L’histoire du premier tome de cette trilogie est très prenant. Les 150 premières pages étant surtout la présentation des personnages principaux, on pourrait penser que c’est long : eh bien pas du tout. Stieg Larsson a si bien su creuser ses personnages, leur caractères leur comportement et leur histoire qu’ils sont vraiment passionnants et que l’on ne s’ennuie pas, je vous le garanti. De plus, n’étant pas une fervente adepte des romans policiers et autres livres du genre, j’étais pour ainsi dire sceptique, mais vous savez quand autant de gens disent autant de bien d’un livre on ne peux qu’être curieux !

Il faut avouer que l’histoire est très entraînante, mêlant un crime irrésolu depuis quarante années et des trafics économiques. Les deux personnages principaux n’ont pas l’air d’êtres voués à se rencontrer, et encore moins à s’entendre et pourtant, ils mèneront l’enquête ensemble envers et contre tout. L’un étant un journaliste dont la véracité des dires a été anéantie, et l’autre une jeune fille ayant des problèmes d’ordre psychologiques selon les normes de la société, mais qui est plus que douée pour trouver des informations.

J’ai vraiment été embarquée par l’histoire, et lu le livre en 3 jours. Mais je pense que quand on dit trop de bien de quelque chose, on fini par avoir des attentes démesurées ; et c’est un peu ce qui s’est passé avec ce livre. L’histoire est prenante, les personnages sont vraiment hors du commun, on les suit dans leur progression, tout haletant et tout cela pour une fin qui n’est pas à la hauteur de ce à quoi je m’attendait. Il faut avouer que tout est bien tissé, et que l’on peux féliciter l’auteur de sa qualité d’écriture. Mais pour le dénouement, c’est autre chose : trop prévisible ce qui est dommage.

Ainsi, pour moi, ce permier tome de Millenium doit être apprécié pour la façon dont il est écrit, qui est sublime. Certains passages sont vraiment une épreuve, autant pour le personnage que le lecteur et cela n’est pas à la portée de tout auteur.

Affaire à suivre donc, avec les deux autres tomes de la trilogie ; La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (Millenium 2) ; La reine du palais des courants d’air (Millenium 3).

A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu’il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millenium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d’ombre qui l’entourent, dans : Millenium 2 – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette ; Millenium 3 – La Reine dans le palais des courants d’air.

AUTEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Les Combustibles

Les combustiblesC’est pour le moment la première et unique pièce de théâtre jamais écrite par Amélie Nothomb. Et elle n’est pas mal du tout.

Sombre, pleine de réflexions sur une question que l’on a déjà dû vous poser : « Si tu étais sur une île déserte, quel livre emmènerais-tu avec toi ? ». sauf qu’ici, la situation est différente, on est en temps de guerre, et trois personnes se retrouvent ensemble dans une bibliothèque. Mais il fait froid… alors il va bien falloir brûler des livres, mais la question est : Lesquels seront les derniers à finir en cendre ?

J’ai bien aimé ce livre (qui se lit très vite, en une heure, le tour est joué !). L’ambiance, la tension entre les personnage, et la fin (sans en dévoiler davantage bien entendu), même si elle peut paraître peu originale, je l’aime bien. Beaucoup de tensions, de questions sous-entendues, et surtout de la réflexion philosophique pour le lecteur…bonne lecture !

PS : Pour information, la pièce a déjà été adaptée au XXème théâtre à Paris en tant qu’opéra.

 

GENRE : Littérature
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Misery

MiseryVoici le premier livre de Stephen King que j’ai lu : et je n’ai pas été déçue. Nommé également le maître de l’horreur, Stephen King a un palmarès exceptionnel à son actif : Shining, Simetierre, La Tour Sombre, Le fléau… tous sont incontournables et beaucoup ont été adaptés au cinéma.

Misery nous emmène tout de suite dans le contexte, sans perte de temps, c’est direct, incisif, précis… et aussi horrible. C’est pourquoi il est très difficile de décrocher une fois que l’on a commencé ce livre, chaque page est un supplice pour le personnage principal, et aussi un peu pour nous, mais on ne peut s’empêcher d’être fasciné par l’horreur, omniprésente. Le pire c’est de se dire que ça se trouve, ya des personnes qui aiment tellement un écrivain qu’elle seraient capable de lui faire ça ! C’est d’autant plus horrible que c’est tout à fait plausible.

J’ai aussi eu la chance de voir le film qui est extrêmement fidèle au livre et je peux vous dire qu’il y a un moment dont vous vous souviendrai tout particulièrement, je vous en fait la promesse. Vous savez, le passage où Paul Sheldon se fait briser les jambes à la masse… c’est vraiment choquant, je crois qu’on imagine pas aussi pire que ce que l’on voit dans le film. En tout cas, les deux sont géniaux. Bonne lecture ou visionnage ! C’est à lire et à voir…