Archives du mot-clé Histoire

Chronique : Les Autodafeurs – Tome 1 – Mon frère est un gardien

Les Autodafeurs 01Quand l’information devient l’arme la plus puissante qui existe… gare aux sociétés secrètes !

Tout premier roman de Marine Carteron, le premier roman des Autodafeurs vient de sortir en librairie en mai dernier aux éditions du Rouergue dans la collection Doado. Société secrètes, aventure à deux cent à l’heure et révélations sont au rendez-vous pour un premier tome explosif et drôle !

Tout commence mal

Quand débute le roman, nous assistons impuissants à la mort du père de nos deux jeunes héros, qui était archiviste. Sa mort, déguisée en accident n’est connue que de nous lecteurs, la police à quant à elle conclu à un accident. Mais Césarine, 7ans, sait que ça n’a rien d’un simple accident… d’autant qu’un faux policier est venu à la maison voler des plans dans le bureau de leur père ! Personne ne l’a écoutée pourtant… et ce n’est pas son « idiot » de frère qui va l’aider, du moins le pense-t-elle.

Le grand frère de Césarine s’appelle Auguste, il a 14 ans et est parfois un peu trop sûr de lui. Insouciant, parfois un peu futile mais terriblement drôle, le jeune homme reçoit la nouvelle de la mort de son père comme un coup de massue. Mais rapidement, Auguste doit reprendre ses esprits et suggère une idée pour requinquer sa mère et sa sœur : retourner à la Commanderie (il s’agit de leur lieu de vacances) et y vivre de façon permanente avec leurs grands-parents.

L’idée a le mérite de remonter ne serait-ce qu’un peu le moral de la famille qui a besoin de se serrer les coudes en ces temps difficiles. Mais le déménagement à la Commanderie implique de s’intégrer dans un nouvel établissement pour Césarine et Auguste. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les événements s’acharnent sur Auguste à un tel point qu’on est en droit de se demander si il n’y a pas un complot qui se trame derrière tout cela…

Les Autodafeurs CésarineDes personnages atypiques et une narration qui l’est tout autant

Auguste et Césarine sont les deux personnages qui nous narrent leurs aventures. Auguste prend plus souvent la parole que sa petite sœur, mais c’est elle qui a la plume la plus intéressante. Et oui… il y a une chose que j’ai oublié de vous dire, Césarine est autiste : elle a une mémoire photographique, dit toujours ce qu’elle pense et a une peur-panique des inconnus, seuls les chiffres la rassure. Elle est méthodique, observatrice et extrêmement logique, trop pour le commun des mortels, ce qui rend sa narration d’une précision diabolique. Auguste la compare d’ailleurs au célèbre personnage du film Rainman.

Pour ce qui est de l’écriture d’Auguste, elle est décontractée et fait référence à une foule d’éléments culturels biens de notre époque. Ainsi arrive-t-il à faire une analogie entre l’émission Koh-Lanta et le regard de sa mère… je vous laisse voir comment ! Mais comme sa mère est professeur d’histoire, il arrive également que ses références ne soient compréhensibles que de lui seul…

Quand action rime avec machination

Cette nouvelle série est aussi détonante que surprenante : entre le roman d’action et le récit à suspense il est impossible de ne pas accrocher à l’écriture et à l’intrigue que nous a concocté Marine Carteron ! Ce roman sera parfait pour les lecteurs et lectrices dès l’âge de 12 ans. Vous aimez les complots ? Les histoires mêlant les templiers ? Vous serez servis en ce qui concerne coups tordus, antiques secrets et autres joyeusetés ! Le mélange entre sujets extrêmement sérieux et scènes emplies d’humour est savamment pesé.

Ainsi, les dialogues savoureux et l’écriture de nos deux héros achèveront de vous convaincre de la qualité de ce tout premier roman…

 …..

Les autodafeurs 02En conclusion, ce premier tome est plus qu’efficace, il décoiffe et se dévore ! On a hâte d’en savoir plus sur ces fameux Autodafeurs (référence aux autodafés), car pour le moment nous n’avons effleuré que la surface du complot.

Chroniques annexes :

Chronique : L’épreuve de l’ange

L'épreuve de l'angeUn Anne Rice peu convaincant…

Anne Rice est une auteur que l’on ne présente plus, grâce a ses écrits vampiriques contemporains. Elle a remit la légende des monstres aux dents longues d’actualité avec ses Chroniques des vampires comprenant notamment Entretien avec un vampire ou encore La reine des damnés. Elle a également écrit La saga des sorcières.

Avec la série en deux tomes Les Chansons du Séraphin, Anne Rice explore l’univers des anges… L’épreuve de l’ange est le second ouvrage. Son dernier roman en date sorti en France est Le Don du Loup, sorti aux éditions Michel Lafon en septembre dernier.

Voyage dans le Rome du XVIème siècle

A peine débarqué dans le monde de la Renaissance au bout de quelques dizaines de pages, il est difficile de s’immerger dans les problématiques du héros, Toby O’Dare (qui est un ancien tueur à gages). Ce dernier doit remplir la mission de Malchiah (son ange gardien) qui est d’innocenter un jeune homme soupçonné d’un des pires maux de l’époque : la sorcellerie.

Soupçons faussement orientés, histoires d’esprits… Toby va devoir élucider cette affaire sans se brûler les ailes…

Une aventure peu convaincante

L’immersion dans la belle ville de Rome à l’époque de la Renaissance a beau être bien faite, il est difficile d’accrocher à l’intrigue proposée. Simple et tirant sur des ficelles bien grosses, la surprise n’est pas au rendez-vous.

Les personnages manquent d’attraits et de charisme, le fil du roman se perd trop facilement… bref, ce second volume n’est pas convaincant.

En conclusion, cet ouvrage est une déception quand on sait de quoi est capable Anne Rice en terme de personnages crédibles et captivants. Les deux tomes constituant Les Chansons du Séraphin paraissent bien légers comparé à ses écrits précédents. Dommage, l’idée de traiter la thématique des anges était plaisante…

AUTEUR :
EDITEUR : ,
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique : Parallon – Tome 1

Parallon 01Un amour qui transcende les siècles… mais est-ce suffisant pour nous charmer ?

Parallon est le premier roman pour ados de Dee Schulman, paru en France le 24 janvier dernier dans la collection R. Elle a déjà publié des livres pour la jeunesse chez Bayard avec Mon journal top secret (2 tomes).

Dans ce roman, il est question d’amour, de deux époques que des millénaires séparent et d’un étrange univers…

Quel est le point commun entre Londinium en 152 après JC et l’institut Sainte-Magdalen en 2013 ?

Notre histoire commence à Londinium, au temps des combats de gladiateurs et de l’esclavage, où la vie d’un homme ne valait rien ou presque. On y découvre le jeune Seth, une vingtaine d’années, gladiateur de son état. Bel homme, et excellent combattant, ce dernier a remporté plus de victoires qu’aucun autre gladiateur, pour cela il est adulé par les femmes, qu’elles soient mariées ou non. Mais un jour, son regard va croiser celui de Livia, une jeune femme de son âge, belle mais inaccessible pour lui…

En parallèle, nous faisons la connaissance d’Eva, une adolescente presque ordinaire hormis le fait qu’elle soit surdouée et donc difficile à gérer dans le système éducatif normal. Elle peu craquer les barrières de sites tels que ceux de son école pour en falsifier les notes ou faire envoyer de faux emails par son proviseur. Elle est aussi extrêmement douée dans tous les domaines auxquels elle s’essaye, de quoi frustrer son entourage…

Mais quel lien peut-il donc bien y avoir entre Seth et Eva ? Car on se doute que chacun d’eux n’aura pas une petite vie bien séparée l’un de l’autre…

Un ouvrage à la promesse non tenue…

L’éditeur nous parlant de Parallon depuis quelque temps déjà, il est normal d’attendre la sortie du livre avec curiosité, sinon impatience. De plus, les romans de la collection R ont toujours réussi à nous étonner par leur originalité et leur côté précurseur.

Cependant, Parallon ne tiens pas ses promesses, et cela en de nombreux points. Premièrement, les personnages, sont très stéréotypés et peu creusés. En effet, entre le beau gladiateur et la jolie surdouée, le lecteur n’a que peu de place pour son imagination et sa part de rêve… De plus, l’héroïne ne semble jamais se rendre compte de l’attrait qu’elle exerce sur la gent masculine alors que les signes sont tout de même très nombreux… un état de fait que le lecteur a vite fait de remarquer.

La seconde faiblesse réside dans l’écriture, assez rudimentaire. Là où l’on peut parfois voir une écriture directe et efficace qui va droit au but, ici nous rencontrons une plume assez morne, sans réel éclat. Les dialogues sont simples, peu captivants et parfois très banals…

Le troisième défaut réside dans le comportement des personnages, peu naturels et trop prévisibles, surtout vis-à-vis de leurs sentiments respectifs.

Alors, qu’en est-il de l’intrigue de fond ? Cet amour traverse les siècles parviens-t-il à nous faire oublier les défauts mentionnés plus haut ? La réponse est non, l’idée de base de Parallon, qui est les mondes parallèles est sympathique mais n’apporte rien de nouveau au genre. Des auteurs tels que Philipp Pullman, Pierre Bottero ou encore Neil Geiman ayant apporté déjà de belles pierres à l’édifice.  Le seul élément intéressant de l’intrigue étant le fameux virus qui joue un rôle aussi crucial que mystérieux et dont on aurais aimé en savoir plus…

En conclusion, Parallon ne fait pas pour moi partie de ces romans qui nous transportent dans un autre monde grâce à leur écriture et/ou leur originalité. Un roman qui se lit aussi vite qu’il s’oublie…

Miss Peregrine et les enfants particuliers… une parution chez Bayard Jeunesse diaboliquement tentante.

Miss Peregrine et les enfants particuliers

Déjà traduit dans plus d’une trentaine de langues, voici le nouvel enjeu des éditions Bayard qui débarquera en librairie le 31 mai : Miss Peregrine et les enfants particuliers. Le titre à lui seul attise et intrigue, et il y a de quoi. Miss Peregrine, écrit par Ransom Riggs, est un ouvrage à l’univers sombre, mystérieux dont l’ambiance se rapproche de celle des  foires aux monstres qui avaient lieu au début du siècle dernier. Avec sa bande-annonce (voir ci-dessous) et ses anciennes photographies aux allures surnaturelles, dont certaines très inquiétantes, le ton du livre est très vite donné.

C’est dans une grande maison réunissant des enfants aux capacités étranges que va se dérouler l’intrigue. Alors… tenté par le mystère et les frissons que promet cette nouveauté ?

Enfin, une information intéressante et pas des moindres : Tim Burton a racheté les droits audiovisuels et travaille actuellement sur une possible adaptation au cinéma. Il serait actuellement en négociation avec la Fox. Il est vrai qu’aux vues du style du roman, l’univers collerait parfaitement au style gothique et également étrange de Burton. Et bien évidemment prochainement, la chronique.

Miss Peregrine inside 02

Chronique : La bâtarde d’Istanbul

batarde istanbulPremier roman d’Elif Shafak paru en France, la bâtarde d’Istanbul fut un livre très polémique à sa sortie dans son pays d’origine : La Turquie. Son auteur a même été poursuivie en justice par le gouvernement Turc qui jugeait que l’ouvrage portait atteinte à l’identité Turque et l’humiliait, ce jugement a par la suite été conclu par un non-lieu. Cet ouvrage a rencontré un immense succès à sortie en Turquie, mais aussi dans les pays où il a été traduit par la suite.

Deux familles que tout oppose

La famille Kazanci vit dans la capitale turque depuis des générations et n’est composée que de femmes fortes de caractère. Cette famille un peu particulière est touchée par un mal bien mystérieux : tous les hommes meurent jeunes et dans d’étranges circonstances. C’est pourquoi le dernier homme de la famille ; Mustafa, est parti s’exiler aux Etats-Unis, abandonnant sa famille aimante et se mariant avec une arménienne divorcée d’un premier mariage.

Bien évidemment, ce mariage n’est pas du goût de tous, et la belle famille du jeune homme, des arméniens exilés depuis 1920 voient d’un très mauvais oeil cette union. Mais contre toute attente, les liens entre arméniens et turcs sont peut-être moins violents et plus resserrés que l’on ne le pense, c’est du moins ce qu’illustre ici Elif Shafak par la rencontre de deux jeunes filles que tout oppose et qui vont se découvrir elle-même ainsi que l’histoire de leur peuples.

Un roman joyeux, vif, qui cache aussi beaucoup de mélancolie et de rancoeur

La bâtarde d’Istanbul est un roman vraiment à part, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, la découverte de la culture Turque était personnellement une première pour moi, et j’ai pris un grand plaisir à parcourir les rues de cette ville si pleine de vies et de curiosités.

Deuxièmement, la construction des personnages qui constituent les deux familles que tout oppose est magnifique. Car Elif Shafak réussit à nous parler d’une période terrible de l’histoire, le génocide arménien qui a eu lieu en 1915 (ça n’est pas si loin de nous) et à en faire un trait-d’union non pas constitué de haine, mais de blessures qui s’effacent, de bonté, et d’apprivoisement entre deux peuples qui ne pensent avoir rien en commun. La description des personnes qui constituent ces deux familles sont si vivantes et attachantes que l’on croirait en faire un peu partie, et c’est un vrai bonheur de se sentir un peu « de la famille ».

Troisièmement, nous sommes tout de même bien loin du roman plein de bons sentiments, la noirceur tient une grande place dans l’intrigue. Car, bien que l’on sache qui est cette fameuse bâtarde d’Istanbul, sa conception reste toujours un mystère, aussi bien pour le lecteur que pour sa propre famille.

Enfin quatrièmement, l’écriture d’Elif Shafak est tout à fait sublime, tantôt emplie de légèreté, de chaleur, puis soudain de violence et de cruauté pour certaines scènes on se laisse facilement prendre par sa plume. A la fois roman familial, historique, parfois policier et même un peu fantastique (un petit soupçon, bien dissimulé), les genres se croisent sans jamais s’entraver.

En conclusion, ce roman donne réellement envie d’en savoir plus sur ce mystérieux pays qu’est la Turquie. Je ne sais pas si Elif Shafak a tenté de réconcilier deux peuples grâce à son roman, mais en tout cas elle réussit à ne jamais prendre un ton accusateur envers l’un ou l’autre ; exercice pour le moins compliqué sur un sujet historique aussi sensible. Plus qu’un livre donc, c’est un auteur, un pays et une culture à découvrir !

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique Jeunesse : Opération Trio – Tome 1 – Face aux gladiateurs

Operation Trio 01Une énième série historique pour la jeunesse…

Opération Trio est une nouvelle série destinée à la jeunesse à partir de 8-9 ans. Les quatre premiers tomes de la saga sont sortis en même temps le 16 juin dernier aux éditions Nathan.

Sur les traces du professeur Champollion…

Le professeur Champollion n’est autre que le grand père de Mina, une jeune fille passionné par l’archéologie, tout comme son grand-père. Mais depuis quelque temps déjà, le professeur ne donne plus signe de vie, Mina est certaine qu’il lui est arrivé quelque chose… mais quoi ?

C’est ainqi qu’elle part sur les traces de son grand-père, aidée par deux de ses camarades de classes : Mathis, amoureux secrètement de Nina, et Robin passionné de jeux vidéo. C’est ainsi que Mina, suivie de près par Mathis et Robin, va partir sur les traces de son grand-père et découvrir son plus grand secret…

Voyages temporels

Vous l’aurez compris, à chaque tome, nos héros se baladent dans une période de l’histoire bien spécifique. Dans ce premier tome il s’agit de l’époque des romains et de leur terribles Jeux de gladiateurs. A chaque voyage, ils sont investis d’une mission : récupérer un objet afin de le scanner pour le musée du grand-père de Mina. Tout cela en essayant de retrouver le professeur Champollion qui, semblerait-il, se serai perdu dans les méandres du temps.

Malheureusement, l’intrigue est quasiment inexistante, les voyages temporels étant un prétexte pour faire découvrir de façon légère mais plutôt ludique une période de l’histoire aux plus jeunes.

Ce que l’on peut reprocher à cette nouvelle série, c’est qu’elle n’apporte rien de nouveau au genre. Beaucoup ayant déjà traité les thématiques « jeunes enfants aventuriers », la plus connue de ces séries étant certainement La cabane Magique du côté historique, ou encore le Bus Magique, série qui elle apporte une approche scientifique.

Un début de saga un peu léger donc, qui pourra toutefois faire passer un bon moment aux jeunes lecteurs ayant soif d’aventure.

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique bd : Histoire des sciences en bd

Histoire des sciences en bd 01Ou comment expliquer des choses compliquées de façon simple

Voici un coup de coeur que je souhaitais partager avec vous depuis longtemps : l’histoire des sciences en BD chez Casterman ; série documentaire en 5 tomes très joliment illustrés.

Les deux auteurs ce cette petite merveille sont coréens, on peu d’ailleurs le ressentir dans la « patte » du dessin très typé manga et films d’animations asiatiques.

Le principe de cette série de qualité est simple mais monumental : retracer l’histoire des sciences de la préhistoire à aujourd’hui pour un jeune public (dès 9-10 ans), des premières techniques scientifiques en pleine préhistoire jusqu’à nos jours.

Le premier tome commence par une petite définition de ce que sont les sciences, et veut surtout rassurer les lecteurs : les maths et la physique, ça n’est pas compliqué et  ça peut même être fascinant !

Nous partons donc à la rencontre des hommes préhistoriques et de leur techniques de taillage, de chasse, puis en Mésopotamie pour découvrir la méthode de fabrication du papier par les égyptiens ainsi que leur système d’écriture : les hiéroglyphes. Mais les autres peuples ne sont pas en reste : les Incas et leur calendrier sont expliqués de façon abordable.

Enfin la dernière partie de ce premier volume concerne la Grèce antique et ses nombreux scientifiques : mathématiciens, théoriciens, philosophes… où l’on part à la découverte des balbutiements des théories concernant l’univers et la naissance des premiers principes mathématiques et physiques.

Histoire des sciences en bd 02Le second tome réunit toute la période des romains jusqu’au moyen-âge en Europe, mais aussi en Inde : on y apprend comment les hommes de l’époque ont réussi à calculer le diamètre de la Terre. L’évolution des mathématiques et de la chimie y sont aussi expliqués ainsi que les divergences éternelles entre la science et la religion, quel que soit le peuple.

Le troisième tome recouvre la période entre le moyen-âge et la renaissance. Il répond à de nombreuses questions telles que : Pourquoi les chiffres arabes ont-ils remplacé les chiffres romains ? Qu’est-ce que le rasoir d’Occam ? et une foule d’autre encore. Toujours aussi bien fait, on continue notre épopée historique et scientifique.

Histoire des sciences en bd 04Le quatrième tome retrace en particulier la physique et l’astronomie au XVIIème siècle. Cette période en particulier recèle toute une réflexion sur le lien entre le corps et l’esprit et les différents courants de pensée relatif à ce thème : passionnant.

Le cinquième tome (et dernier) débute à la fin du XVIIème siècle pour aller jusqu’au XVIIIème. On y découvre les avancées fabuleuses de la science dans l’étude du corps humain en particulier et de la biologie en général. D’autres domaines sont abordés tels que la trigonométrie , l’étude des spectres lumineux ou encore la chimie.

Vous l’aurez compris, cette série ludique et passionnante mérite d’être découverte, que ce soit pour les petits férus de sciences ou les récalcitrants ces livres conviendront dès 9-10 ans jusqu’à beaucoup plus grand…eh oui, nous adultes avons encore beaucoup de choses à apprendre !

Pour ceux qui ont aimé ou pour les plus grands : Le Labo – Tome 1 aux éditions Dupuis. A lire dès l’âge de 13 ans.

Pour découvrir la même chose sur l’histoire de France : L’histoire de France en BD (3 tomes) chez Casterman, dès 8-9 ans.

Chronique : Genesis

genesis pole fictionL’utopie est-elle possible ?

Qui n’a jamais rêvé d’une société parfaite ? D’un monde sans haine ni violence ? C’est ici ce que nous propose Bernard Becket avec un roman post-apocalyptique décapant. On y découvre une nouvelle forme d’organisation de la société humaine où les hommes et les femmes ne se croisent quasiment jamais, où les enfants sont séparés de leurs parents et où il faut une autorisation de l’état pour en avoir.

C’est dans ce nouveau monde que vit Anaximandre, une jeune fille qui postule à l’Académie. Qu’est-ce que l’Académie ? Qu’y fait-on ? Nous ne le savons d’ailleurs pas vraiment avant d’atteindre la dernière page. Tout ce que l’on sait, c’est qu’Anaximandre doit passer un test oral de plus de 5 heures afin de savoir si elle mérite ou non d’y entrer.

C’est ainsi qu’au fur et à mesure des heures de l’examen on découvre des pans entier de notre histoire future, et certains sont terrifiants, il y aurait eu une guerre atomique, puis des virus se propageant partout à travers le monde… mais Genesis est plus qu’un simple petit roman post-apocalyptique, c’est aussi un essai sur l’intelligence artificielle et toutes les questions que ça implique. Mais sans en ajouter, sachez que rien n’est révélé totalement jusqu’à la dernière heure, puis la dernière page… et même la dernière phrase.

A la fois essai, nouvelle et court roman, Génésis séduira les fans d’anticipation, ceux qui aiment les surprises en cascade, mais aussi les curieux qui se posent des questions sur les sciences et la philosophie.

En ce qui concerne l’âge de lecture, il est difficile d’en donner un à ce livre si particulier ; mais je le conseillerais aux adolescents dès 15-16 ans et aux adultes sans modération.

Chronique : Robin – Le Roi Corbeau – Tome 1

Robin t01 Le roi corbeauVoici le premier tome de la saga du roi corbeau écrit par Stephen Lawhead (auteur de la saga de Pendragon entre autres choses), il est donc connu et reconnu dans le domaine de la fantasy historique.

La fantasy historique est une branche du genre que je n’avais encore jamais explorée, et qui se défini comme étant (dixit wikipédia) : une œuvre qui se fonde sur des faits historiques en y incluant des éléments de fantasy. Les dates, personnages et lieux concordent mais des éléments de fantasy sont présents (magie, créatures surnaturelles).

Bran, héritier du trône de l’Elfael a tout perdu : son père, sa famille, son peuple, son trône… Depuis des siècles, l’histoire de Robin des Bois et de sa bande de voleurs a captivé l’imagination de millions de personnes. Aujourd’hui… la légende renaît. XIe siècle, Angleterre. Depuis l’arrivée des envahisseurs normands, les Celtes ont été repoussés dans les montagnes du Pays de Galles. Traqué comme un animal, Bran ap Brychan, héritier du trône d’Elfael, a été contraint d’abandonner le royaume de son père pour se réfugier dans la forêt des Marches, des bois primitifs où le danger rode…

Dans « Robin », il faut avouer que je n’ai vu que de l’historique pour le moment, hormis un passage avec une sorcière-chaman-druide. Peut-être la suite de la saga comportera-t-elle des éléments de fantasy plus marquants.

Pour ce qui est du roman en lui-même, c’est le premier livre d’Orbit qui ne m’a pas plu, et ce pour plusieurs raisons : tout d’abord, j’ai été quelque peu déçue par le fait que la saga ne soit pas très fidèle à l’Histoire, en effet, géographiquement Stephen Lawhead s’est permis quelques petite libertés emmenant Robin au Pays de Galles, vous ne verrez donc pas la fameuse forêt de Sherwood… (Mais l’auteur explique son point de vue sur la légende de Robin des bois et la raison pour laquelle il a changé quelques points de l’histoire).

Mais pour moi, le point le plus négatif reste celui du temps que l’on met à « entrer dans le livre », il m’a fallu en atteindre la moitié pour commencer à être réellement intéressée par les diverses intrigues qui se forment autour de la conquête du royaume par les Normands. Les chapitres alternent entre Bran, le futur Robin des Bois, et les autres personnages tels que le baron Neufmarché, ou De Braose. Et personnellement, ce sont justement les passages conflictuels entre les barons envahisseurs et le peuple qui lutte pour sa survie qui m’ont le plus plu, bien plus que ceux avec Bran, qui même s’il est le personnage principal, n’est pas le plus intéressant.

En conclusion, un roman qui ne m’a pas réellement déçue, on peux presque dire « je m’y attendait » : il faut avouer que la légende de Robin des Bois a été tellement de fois revue et corrigée qu’il est dur de renouveler le mythe sans le dénaturer, c’est pourquoi la note de ce livre est tout de même dans la moyenne.

6/10

EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :

Chronique jeunesse : Le collier de rubis – Tome 1 – L’espionne du Roi Soleil

L'espionne du Roi-SoleilSi vous avez lu et aimé les Orangers de Versailles du même auteur (Annie Piétri), ce roman historique aura de grandes chances de vous plaire aussi.

Une fois encore, on se retrouve au Château de Versailles à l’époque de Louis XIV, dit le Roi-Soleil. Notre histoire commence dans une famille bourgeoise, celle des Maison-Dieu. Tout va de mal en pis depuis la mort du chef de famille, et leur oncle en profite pour essayer d’obtenir leur biens par tout les moyens possibles, aussi divers que cruels…la situation étant d’autant plus horrible que cet individu a le Roi de son côté, il est donc lavé de tout soupçon.

Mais heureusement, les deux jeunes jumelles Maison-Dieu ne laisseront pas leur oncle dilapider leur argent et faire de malheureux chantages, même si pour cela elles vont devoir prendre d’énormes risques.

Encore une fois, l’atmosphère et l’ambiance de l’époque sont magnifiquement retranscris (surtout au niveau des descriptions et des symboliques de certaines salle de Versailles, ou de l’utilité de certaines pièces…), même les légendes urbaines nous sont ici racontées. Pour ceux qui voudraient donc découvrir cette époque sans avoir à ouvrir un livre d’histoire, c’est le livre idéal : culture historique et suspense lié aux intrigues de château et de cour…génial.

AUTEUR :
EDITEUR :
TRANCHE d´ÂGE :