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Concours : 5 exemplaires de L’hiver dernier, je me suis séparé de toi à gagner sur le site !

Les éditions Picquier et la Bibliothèque de Glow vous proposent de tenter votre chance pour remporter le polar japonais L’hiver dernier, je me suis séparé de toi qui vient tout juste de paraître ! Ce sont ainsi 5 exemplaires qui sont mis en jeu durant une semaine entière.

Résultat du jeu : BRAVO à Sandrine Fernandez, Christy Firefly, sylvie BACONNIER, DJELISAWETA  et magali

Pour avoir un indice, c’est par ici ! : Chronique de l’hiver dernier, je me suis séparé de toi.

Enfin, pour découvrir ce dont il est question dans l’ouvrage, et savoir si il vous tente, voici la présentation de l’éditeur :

Un journaliste est chargé d’écrire un livre sur un photographe accusé d’avoir immolé deux femmes, mais pourquoi l’aurait-il fait ? Pour assouvir une effroyable passion, celle de photographier leur destruction par les flammes ? A mesure que son enquête progresse, le journaliste pénètre peu à peu un monde déstabilisant où l’amour s’abîme dans les vertiges de l’obsession et de la mort. Un domaine interdit où il est dangereux, et vain, de s’aventurer…

Dans ce roman noir qui flirte avec le roman gothique pour mieux nous faire frissonner, les apparences sont toujours pires que ce qu’elles semblent, les poupées sourient étrangement et le rouge est celui du sang. Seule est certaine l’attirance pour la perdition.

Chronique : L’hiver dernier je me suis séparé de toi

Un polar bien retors et sombre, comme les japonais ont le secret…

Peut-être le nom de Fuminori Nakamura vous évoquera-t-il quelque chose ? L’auteur avait attiré mon intérêt il ya quelques années pour son roman Pickpocket. Ce sont maintenant trois ouvrages de cet auteur qui sont disponibles en France avec Revolver et son tout dernier paru en février 2017 : L’hiver dernier, je me suis séparé de toi. Ils sont tous disponibles aux éditions Philippe Picquier.

Un photographe aux goûts artistiques étranges… et mortellement dangereux

Un journaliste est chargé d’écrire un livre sur l’un des meurtriers les plus étranges du moment au Japon. Ses crimes sont si étranges et hors-norme, si malsains et inexpliqués que son profil fascine. C’est ainsi qu’il se retrouve mandaté pour écrire son histoire, ses motivations, ses pensées les plus obscures…

Mais cette plongée intime dans l’âme d’un meurtrier en quête de l’Art absolu est-elle sans danger ? Bien sûr que non… Jusqu’où peut-on fouiller dans le passé sans être soi-même influé par autant de mal ?

Un roman intimiste, sombre et étrange

Comme une grande majorité de romans policiers nippons, vous aurez droit ici à une intrigue à nulle autre pareille. Si vous recherchez quelque chose de classique ou de familier, ce n’est pas avec ce genre de roman que vous le trouverez. Non, L’hiver dernier, je me suis séparé de toi est un roman noir japonais qui va assez loin dans le genre tortueux.

Il s’agit d’une histoire de vengeance, d’esprit tourné et retourné en tout sens, d’amour aux (res)sentiments complexes et d’art où la perfection doit être atteinte, rien de moins. Le meurtrier de cette histoire est un photographe, et pour parvenir au cliché qui marquera les esprits à jamais, ce dernier est prêt à aller très loin… Trop loin.

Mais ce n’est pas le seul élément de l’intrigue qui comporte un réel intérêt. En effet, l’homme qui mène l’enquête pour écrire la biographie du meurtrier est également très intéressant. Peu à peu, on sent que son point de vue, ses pensées évoluent vers… autre chose. Quoi donc ? Impossible de vous le dire, mais les surprises sont de taille et s’enchaînent très vite en fin d’ouvrage !

D’ailleurs, si vous n’êtes pas familier des noms et prénoms d’origine japonaise, n’hésitez pas à noter qui est qui, car la fin du roman se densifie de telle façon qu’il vaut mieux reconnaitre chacun des personnages.

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Quoi qu’il en soit, l’intrigue est passionnante, les révélations fascinantes et menées avec art. Même pour les plus férus de littérature policière, impossible de deviner le fin mot de l’histoire ! Mais tout se tient parfaitement du début à la fin… c’est un régal.

L’écriture de Fumonori Nakamura participe à ce sentiment d’accomplissement. Les chapitres sont très courts, le ton est factuel, efficace, presque clinique. Tout concoure à nous offrir un roman policier original et inclassable comme seuls les japonais en ont le secret.

Alors, si vous aimez les histoires sombres qui peuvent aller loin dans la créativité et la férocité, ce roman est fait pour vous. Attention, c’est aussi retors et malsain que délectable !

Chronique : Pickpocket

PickpocketLa descente aux enfers d’un artiste de la subtilisation dans le Tokyo d’aujourd’hui

Pickpocket fut le premier roman du japonais Fuminori Nakamura à paraître en France. Son second roman, Revolver est paru il y a peu aux éditions Picquier. La spécialité de l’auteur est le roman policier, il a d’ailleurs remporté le prix Kenzaburō Ōe pour son roman Pickpocket.

Un quotidien de voleur des rues

Il subtilise sans efforts, et sans même se souvenir de tout ce qu’il a dérobé dans la journée… voici un personnage et atypique : le pickpocket.

Si le vol de passants était un art reconnu, ce personnage en en serait très certainement le maître tant sa dextérité et son aisance sont belles. On découvre son quotidien très décousu, qui se fait au gré des portefeuilles trouvés et des rencontres. Jusqu’au jour où le pickpocket fait la rencontre d’un petit garçon qui par nécessité doit voler sa nourriture dans les supermarchés. Ses mouvements sont trop lents, ses actes trop visibles… si il ne l’aide pas, le garçonnet ne s’en sortira pas tout seul. La compassion n’est pas inconnue à notre voleur des rues et c’est ainsi qu’une belle et étrange relation se tisse entre l’enfant et lui… Mais certaines variables incontrôlables vont s’immiscer dans cette routine en marge de la société…

Un bon roman à tendance policière

Comme dans de nombreux récits asiatiques, on ne sait gère où l’auteur veut mener ses personnages et le lecteur qui le suit… et c’est appréciable. En effet de pérégrinations en rencontres imprévues, notre détrousseur nippon fait face à beaucoup de situations déroutantes.

Chantages, cambriolages, gang de yakuzas, l’engrenage inextricable est lancé pour le meilleur et pour le pire…

L’ambiance du début du roman n’est pas sombre, mais très en demi-teinte, mélancolique, triste aussi. Mais plus on avance dans l’histoire plus on se rend compte que les rencontres que font ce gentil pickpocket (oui, il est très doux, très attachant malgré son étrange métier, d’ailleurs, il a pour principe de ne détrousser que les riches) ne sont pas toujours pour son bien. Et cette mère qui profite de son enfant pour voler notre « héros » n’est qu’une toute petite partie de ces rencontres de trop…

On s’attache énormément au narrateur au fil des chapitres très courts du récit (qui sont écrits au présent, à la première personne). Le rythme est à la fois lent et très rapide. En effet, on s’attache à quelques menus détails, on découvre le rythme de vie de notre héros, et puis tout se précipite. Les rencontres se densifient, la malchance prend ses aises… et on suit la spirale dans laquelle plonge à corps perdu ce personnage détonnant et original.

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En somme, Pickpocket est un roman unique et très bien rythmé. On se laisse prendre au jeu des hasards et des accidents qui parsèment la vie du narrateur. Le danger est omniprésent, et c’est plaisant à lire… A découvrir pour lire un roman très gracieux, qui peux aussi bien se classer en policier ou en littérature généraliste.