Un one-shot young-adult détonnant, terrible, et inclassable qui saura vous surprendre !
Si vous ne connaissez pas encore l’œuvre de Krystal Sutherland, c’est l’occasion de faire sa connaissance avec Les soeurs Hollow. Elle a déjà deux romans de parus précédemment en France, mais qui ont fait moins de battage sur les réseaux que Les soeurs Hollow chez Rageot. Ses précédents ouvrages se nomment Nos coeurs en désaccord et Un jour plus que parfait, tous deux parus chez PKJ.
La disparition d’une figure mythique du monde du luxe et de la mode
La jeune Grey Hollow est devenue en très peu d’année une véritable star, à tel point qu’elle est même sa propre égérie. Elle est à la fois créatrice de mode, artiste, élevée au rang de déesse par ses fans. Elle ne peux pas dire ou faire la moindre chose sans que ce soit immédiatement relayé, copié, adulé. Alors, quand Grey Hollow disparaît, c’est un drame à l’échelle mondiale. Et cette histoire terrible et angoissante nous est contée par l’une de ses soeurs, la plus jeune : Iris Hollow.
Qu’est devenue Grey ? Que cache son incroyable charisme ? Pourquoi tout est altéré dans son sillage ? Les réponses que va trouver peu à peu Iris ne vont pas lui plaire, mais vont lui permettre de peut-être retrouver sa trace…
Dérangeant, étrange et fascinant !
Quand j’ai lu les premiers chapitres de ce roman, j’avoue ne pas avoir compris immédiatement à quoi j’avais à faire. Roman fantastique ? Horrifique même ? Autre chose ? Les soeurs Hollow est une sorte d’hybride de tout cela, entre le roman creepy et l’intrigue policière, le tout parsemé de légendes écossaises et croyances anciennes.
Le tout est savamment dosé, on bascule doucement du suspense vers l’étrange avec toutes ces fleurs et boutures qui poussent sur le corps d’Iris (un nom parfaitement trouvé). Et de l’étrange, on tombe d’une traite dans l’horreur et une course-poursuite angoissante.
Je ne dirais rien de plus sur le contenu de l’intrigue, je ne veux pas que vous perdiez une miette de cette histoire aussi bizarre que fascinante. Tout y est malaisant et fascinant à la fois, à l’image de Grey Hollow. Et si vous arrivez à deviner la conclusion de cette histoire, je vous tire mon chapeau. Personnellement, je n’ai rien vu venir et et j’ai adoré. Pour une fois, on a affaire à une histoire qui n’est pas trop classique ou cousue de fil blanc, et ça fait plaisir.
Mon seul reproche sera au niveau de la rythmique du roman, vers la seconde partie, il y a quelques longueurs et incohérences qui auraient pu être évitées. Cela alourdi le texte inutilement et fait perdre en dynamique, ce qui est dommage. Mais en dehors de cela, l’ambiance est réussie, et l’intrigue saura vous surprendre !
Alors si vous aimez les histoires glauques et les légendes écossaises, foncez sur ce roman inclassable et génial. Il a été longtemps plébiscité sur les réseaux américains, et je comprends pourquoi il a rencontré un tel succès ! C’est du jamais lu, et ça propose quelque chose de très différent de la (sur)production d’œuvres YA qui parfois se ressemblent un peu toutes. A découvrir dès l’âge de 14/15 ans. Et n’oubliez pas d’accrocher bien fermement votre petit cœur pour ne pas qu’il tombe en cours de lecture.
Paru en 2019 aux éditions Sarbacane, Violette Hurlevent est un beau petit pavé de plus de quatre-cent pages qui nous plonge dans un univers onirique. Pas toujours facile d’accès, mais très beau, Violette Hurlevent s’adresse aussi bien aux adultes qu’à un public plus « jeunesse ». Il s’agit du premier ouvrage créé conjointement par Paul Martin et J-B Bourgois, et il est de toute beauté.
Dans un jardin aux propriétés magiques pour fuir la dureté du quotidien
La jeune Violette Hurlevent vit dans une maison dotée d’un grand jardin. Un immense jardin. Tellement grand qu’il est un monde à lui tout seul… Et une fois qu’elle va y plonger, c’est une quête gigantesque qui va tomber sur ses frêles épaules…
Une quête aux allures de légende.
Un roman dense et beau qui est cependant difficile à classer
J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce roman atypique tant par son fond que par sa forme. Les auteurs puisent dans quantité d’œuvres de tous types et de tous genres, c’est un plaisir de repérer les nombreux clin-d’oeil. Princesse Mononoké, Alice au pays des merveilles, Max et les Maximonstres, Les Hauts de… Hurlevent pour les plus évidents. Mais il y a encore quantité d’autres références faites tout au long de l’ouvrage…
L’histoire de Juliette et de son récit initiatique (pour fuir une dure réalité) est très belle. On plonge entre onirisme et fantastique en découvrant une mythologie créée de toutes pièces par les auteurs. Les créatures, les légendes, les lieux… tout est inventé par le duo d’auteurs, et c’est extrêmement dense.
Malgré cet univers riche et une histoire très belle, j’ai parfois eu du mal avec les aventure de la jeune Violette car on se perd parfois dans un trop-plein. Trop d’histoires gigognes (des histoires dans une histoire), trop de possibilités explorées mais pas toutes traitées à fond (et c’est normal, il y en a tant !), trop d’enchaînement d’aventures que ça en devient peu digeste… Le dernier tiers fut pour moi assez long à lire et je pense que l’histoire aurait gagné à être légèrement plus concentrée. Mais l’onirisme ne va pas sans une partie contemplative, c’est un difficile équilibre.
De plus, je me pose sincèrement la question du lectorat. C’est en effet lisible par de jeunes lecteurs, mais pas aussi jeunes que ce que souhaiterais l’éditeur. En effet, l’ouvrage est très hybride et il est difficile d’en déterminer vraiment la cible selon moi. En tant que libraire et lectrice, je le positionne pour les 12/13 ans minimum. Mais dans son aspect, il fait plus « jeunesse » et je pense qu’il peut y avoir confusion quant au lectorat qui pourrait faire penser que ce texte est accessible dès 10 ans par exemple.
C’est pourquoi je suis assez dubitative sur l’ouvrage en tant que libraire (pas en tant que lectrice !) : l’ouvrage fait trop jeunesse pour les lecteurs de 12/13 ans et il est trop complexe pour ceux qui auraient un intérêt pour le lire… Donc pour moi, il y a paradoxe.
Ainsi Violette Hurlevent est un très bel ouvrage à tous points de vue (fabrication, mise en page, texte, message…), mais il est parfois un peu difficile à appréhender. Et surtout, il n’est pas évident de cerner à qui il saura plaire car il y a un réel écart entre son esthétique et le public potentiel de l’ouvrage…
Pour moi, c’est l’ouvrage idéal à découvrir quand on est un adulte passionné par la culture jeunesse sous toutes ses formes.
Le second tome des aventures de Violette Hurlevent
Voici revenu le temps des mini-chroniques jeunesse avec une petite sélection assez hétéroclite. Ces quatre titres furent sympathiques à la lecture, mais ils ont un point commun pour moi, ils ne sont guère mémorables. Certes, on ne peux pas toujours être dans l’excellence, mais aucun n’a réussi à faire vibrer mon petit cœur de libraire jeunesse… Cela arrive. Ils sont toutefois d’assez bonne qualité pour les jeunes lecteurs et trouverons sans mal leurs lecteurs !
L’enbeille – Eric Simard – Syros, collection Mini Soon
Connaissez-vous la collection de très courts romans Mini Soon ? Il s’agit d’une collection d’ouvrages pour les enfants de 9/11 ans pour découvrir le fantastique et la science-fiction avec des texte d’une cinquantaine de pages maximum. Ici, je vous propose de découvrir la série des Humanimaux créé par Eric Simard qui a rencontré un succès qui perdure encore dans les écoles avec l’Enfaon. Depuis, l’auteur a écrit quantité d’histoires courtes autour de ces fameux Humanimaux ! L’Enbeille, L’Enlouve, L’Enbaleine, etc.
Ici, l’histoire de l’Enbeille est celle d’une petite fille dont les capacités tirées des spécificités de l’abeille lui apportent parfois quelques difficultés au quotidien. Notamment son dard, qui est prêt à piquer violemment quiconque commence à la stresser, ce qui arrive très fréquemment… Elle ne maîtrise que très difficilement son corps, et n’est pas heureuse… d’autant que ses ailes sont bandées et qu’elle n’a jamais pu voler.
Ce court roman est assez touchant (assez mélancolique également), mais toutefois beaucoup moins marquant que le fameux Enfaon. Il plaira toutefois j’en suis persuadée aux jeunes lecteurs car l’aventure se déroule rapidement et avec efficacité !
Marilou et le grand incendie – Valérie Zenatti et Colette Natrella – L’école des loisirs, collection Mouche
Si vous cherchez un petit roman d’aventure mettant en scène des écureuils et des ratons laveurs, vous êtes au bon endroit ! On y suit la jeune Marilou, une petite écureuil qui vit avec ses trois frères et sœurs ainsi que leur maman. Elle n’est plus un bébé, mais pas encore une écureuil adulte… mais un grand incendie de forêt va la forcer à grandir un peu plus vite que prévu !
Pour les enfants qui aiment la nature et les animaux, ce petit roman sera parfait à découvrir dès l’âge de 7/8 ans (tout dépend de leur niveau). L’histoire est sympathique, les illustrations de Colette Natrella se marient parfaitement au texte, elles sont à la fois très classiques et colorées, tout fonctionne.
Alors, certes ce n’est pas un roman mémorable, mais il sera parfait pour les enfants qui commencent à lire de façon fluide et qui désirent lire une jolie histoire d’amitié et d’aventure. Alors, pourquoi pas ?
Punkette & Poupoune – Tome 1 – Les samedis z’électriques – Collection Pépix, Sarbacane
Fraîchement paru dans la fringuante collection Pépix, Punkette et Poupoune est le duo détonnant que forment les filles de Benoît Minville, dont il s’est fortement inspirées pour créer ses deux personnages. Elles sont drôles, complètement fans de rock (comme leur père) et ont beaucoup, beaucoup d’imagination… parfois trop ! Les illustrations sont quant à elles créés par CED, il a déjà scénarisé des bd chez Sarbacane et illustré le Pépix Noé et les animaux très dérangés.
Je dois avouer n’avoir pas eu de coup de cœur véritable pour ce petit roman malgré le vécu fort dont il s’inspire. Punkette et Poupoune sont drôles et attachantes, mais parfois l’histoire devient un peu trop fofolle et décousue à mon goût. Cela est totalement justifié par l’imagination folle des deux sœurs, mais j’ai parfois trouvé ça un peu poussif. Notamment quand il y a un groupe de rock qui s’invite à la maison… Par contre, mention spéciale aux surnoms trouvés par Vinca à ses trèèèès nombreux doudous. De même, les scènes de « discute » entre les deux sœurs sont assez drôles et vivantes.
Au final, c’est un roman sympathique qui plaira certainement à l’âge ciblé, à savoir les 8/10 ans mais c’est loin d’être mon Pépix préféré… Il lui manque un petit quelque chose.
Belle île en trésor – MOKA – Albin Michel Jeunesse
Voici un petit roman jeunesse sympathique comme MOKA en a le secret. L’ouvrage est illustré par la talentueuse et rigolote Caroline Ayrault, au dessin si reconnaissable. L’histoire ? C’est bien simple, il s’agit en réalité de trois histoires toutes trois différentes, avec des personnages qui changent. Mais un maître mot régit ces trois courts textes : l’entraide, la compassion, l’amitié… Et cela de façon très joliment amenée à chaque fois.
Dans la première histoire qui donne son titre à l’ouvrage, nous faisons la connaissance de Lucas, un garçon très inventif. Il aime jouer, taper dans un ballon et surtout… s’inventer des histoires ! C’est grâce à ce talent particulier qu’il va redonner le goût de vivre à un de ses camarades de classe très malade. Une très belle histoire d’entraide et d’amitié naissante.
La seconde histoire, Joséphine a disparu, nous raconte l’épopée que deux cousines qui ne s’apprécient pas vont vivre pour sauver le doudou de la plus petite. Preuve que les préjugés peuvent être combattus quand on possède une cause commune…
La troisième histoire, Les malheurs d’Hortense – très fortement inspirée du vécu de l’auteur, c’est dit en début d’histoire – nous fait suivre une classe de neige et la quantité de catastrophes qu’ils vont devoir endurer. La maîtresse n’en peux plus. Entre le chauffeur de bus qui veux les larguer à 30 km du chalet et le gérant dudit chalet qui mouline, ça devient très vite compliqué ! Et drôle… pour nous lecteurs.
Un ouvrage parfait à découvrir pour les 8/9 ans environ. Les caractères sont écrits assez gros pour mettre en confiance les jeunes lecteurs, et les illustrations (en couleur) de Caroline Ayrault font le reste… et la magie opère !
Tout juste paru au mois de septembre 2021, voici le tout nouveau (et merveilleux) album d’Inga Moore, une illustratrice anglaise au talent extraordinaire. Elle adore donner vie à des animaux anthropomorphes et a d’ailleurs adapté Le vent dans les saules dans une sublime version illustrée (une partie est encore disponible à L’école des Loisirs).
Le bibliobus est donc sa nouveauté, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle était attendue… la production de l’autrice-illustratrice étant aussi rare que précieuse…
A la découverte de la lecture
Elan adore les histoires. A tel point qu’il a créé chez lui une véritable routine qui consiste raconter une histoire de son cru à sa femme et ses enfants. Mais un jour, Elan n’a plus d’idées et part en quête de livres en demandant à ses voisins de lui en prêter. Sauf que… personne dans la forêt n’a de livres !
C’est ainsi qu’Elan part dans la grande ville, dans une bibliothèque pour emprunter quantité d’ouvrages. Son amour de la lecture et des bonnes histoires est tel qu’il va en faire bénéficier tous ses voisins de la forêt…
Un petit bijou de lecture
Le bibliobus est typiquement ce que l’on peut appeler un album-doudou. Le lire nous réconforte, nous fait nous sentir merveilleusement bien… Inga Moore réussit en à peine une page à nous faire plonger dans le quotidien bucolique et tendre d’Elan et de sa douce famille.
Évidemment, les illustrations sont la magnifique force de ce court album. Véritable ode aux histoire et à leur diffusions au plus grand nombre, Le bibliobus est un album pour les amoureux (et futurs amoureux) des livres. On a une seule envie, se retrouver dans le petit salon, près de la cheminée d’Elan et de sa femme, une tasse de chocolat chaud entre les mains (ou les pattes).
Cet album jeunesse est pour moi un véritable coup de cœur sur tous les aspects : illustrations, histoire, message derrière l’ouvrage, évasion… Il est à découvrir à partir de 3 ans puis sans aucune restriction ! Les adultes également trouverons leur content de mignonnitude dans ce bel album…
Ils sont beaux, ils sont frais (ou presque), voici mes dernières lectures dans la catégorie des romans jeunesse ! Au programme, de l’aventure qui nous fera traverser les mondes connus, l’histoire véritable de l’ourse qui a inspiré l’auteur de Winnie l’ourson, ou encore les aventures d’une minuscule souris. Préparez-vous à une sélection avec uniquement des lectures qui m’ont plu (pour une fois).
Wilma la vampire – Chrysostome Gourio – Sarbacane, collection Pépix
Peut-être que le nom de l’auteur vous dit quelque chose ? Si c’est le cas, c’est bien normal car j’ai déjà eu l’occasion de chroniquer l’un de ses roman : Rufus le fantôme ou la grève de la Mort. L’histoire de Wilma la vampire s’inscrit dans le même univers et on va même avoir le plaisir de revoir ce fameux Rufus si attachant !
L’histoire de Wilma est celle d’une jeune vampire qui vient tout juste de déménager, elle habite désormais dans le cimetière où vis Rufus. Avant, elle était dans les forêts denses de Transylvanie, dans les Carpates.
L’aventure va commencer dès lors que l’on apprend le décès terrible de Lemmy, chanteur star du groupe Mordörhead (j’adore le jeu de mots). La petite vampire va tout faire pour tenter de sauver ce qui aurait dû être le concert du siècle.
Ici, pas besoin d’avoir lu les aventures de Rufus pour apprécier pleinement celles de la jeune Wilma ! J’ai trouvé ce deuxième ouvrage de l’auteur encore plus créatif et osé que le premier – dans le bon sens du terme. En effet, le côté plaisant du roman réside dans l’idée d’intégrer beaucoup de clins-d’oeil et références tout au long du roman. Et elles ne sont pas toutes à destination des enfants, qui ne connaissant pas tous le célèbre groupe de rock dont est inspiré Mordörhead.
Pour ce qui est des références pour les enfants, la plus géniale de toutes restera très certainement celle de la Gurty transformée en cerbère (image ci-dessus) pour l’occasion ! Elle est terrifiante avec ses trois têtes féroces… et ses prouts qui le sont plus encore. Mais il y a un autre personnage génial qui s’invite également, c’est celui de l’ange gardien de Carambol’Ange issu d’un roman Pépix écrit par Clémentine Beauvais ! Avec des guests pareils, impossible de ne pas sourire… Et si les enfants ne les connaissent pas, ce sera pour eux l’occasion de les découvrir si ils sont intéressés. Tout cela sans parler des petites mentions discrètes de quantité d’autres romans Pépix : L’ogre au pull vert moutarde ou encore La Sorcitresse sont également mentionnés.
Il y a également toute une partie du roman qui se déroule dans les Enfers, donc c’est l’occasion pour les enfants de découvrir la mythologie d’une façon beaucoup plus fun.
Entre références à la culture pop (dont une à G. Lockhart et son Voyages avec les vampires) et humour décalé très Pépixien, les aventures de Wilma sont un régal… Et encore plus pour qui sait lire entre les lignes !
Winnie et la Grande Guerre – Lindsay Mattick & Josh Greenhut – L’école des Loisirs, collection Neuf
Voici l’histoire incroyable, véridique et documentée d’un ourson venu du Canada qui va traverser l’Atlantique avec des troupes canadienne en direction de l’Europe pour affronter la Grande Guerre. Véritable mascotte de sa troupe, cet ourson a eu une vie incroyable et bien remplie…
Cette histoire, c’est plus que le parcours réel et fascinant d’un ourson, c’est également celle de Harry Colebourn, arrière grand-père de Lindsay Mattick. Elle a réalisé un véritable travail de fourmi et d’historienne pour regrouper toutes les traces du parcours unique de duo que formaient Harry et Winnie. Vous trouverez même en fin d’ouvrage quelques rares photos glanées, ainsi qu’une statue immortalisant l’amitié incroyable du jeune soldat et de l’ourson que vous pouvez retrouver à Londres et à Winnipeg.
Pour ceux et celles qui aiment l’Histoire et les animaux, Winnie et la Grande Guerre me paraît tout indiqué. Surtout que toute une partie du roman est narrée du point de vue de l’ourson. Démuni et apeuré au début du roman, on va le voir peu à peu prendre confiance et s’épanouir grâce à Harry et sa bienveillance.
Winnie va également être un incroyable atout pour le moral des troupes en partance pour l’Europe. Les conditions sont difficiles et même exécrables, mais la présence de l’ourson va leur mettre à tous du baume au coeur…
Ainsi, cette lecture était très plaisante, et je suis persuadée qu’elle a déjà su trouver son public. L’ouvrage sera parfait pour les lecteurs et lectrices à partir de 9/10 ans, d’autant qu’il y a de très jolies illustrations qui parsème le texte joliment…
Meurtres dans l’espace – Christophe Lambert – Syros, collection Mini Syros PLUS
Parfait court roman pour initier les 9/11 ans au policier ET à la science-fiction, Meurtres dans l’espace est une petite réussite. Intrigue efficace et bien ficellée, huis-clos intersidéral glaçant comme il faut… on est dans l’ambiance en très peu de pages. Et ça tombe bien, puisque l’ouvrage ne fait que 130 pages.
On y fait la connaissance de la jeune Alexia, 13 ans, elle vit dans le Space Beagle II, un vaisseau spatial. Ses parents sont des scientifiques de haut niveau, de même que toutes les personnes vivant à bord.
Le problème, c’est que depuis la mort d’un des membres de l’équipage, la tension est à son comble et que rien ne semble pouvoir la faire retomber… Surtout depuis que l’équipage a fait une terrible découverte à propos des conditions du voyage de retour vers la Terre…
C’est dans ce contexte extrêmement tendu et dangereux qu’Alexia va tenter d’élucider le mystère de cette mission spatiale qui tourne peu à peu au cauchemar. C’est efficace, en peu de pages les lecteurs seront plongés dans l’intrigue, c’est une certitude !
L’ouvrage a beau être court, il ne manque pas de cohérence et toutes les réponses à nos nombreuses questions trouverons leurs réponses, et cela jusqu’à la dernière page.
J’ai beaucoup apprécié cette lecture, je ne puis que vous la conseiller vivement pour initier les plus jeunes à deux genres littéraires peu exploités pour cet âge là (surtout les 9/10 ans).
Si vous ne connaissez pas encore la patte toute mignonne de Clothilde Delacroix, Sidonie Souris est l’occasion pour les tous jeunes lecteurs de la découvrir ! Elle a déjà plusieurs albums jeunesse tout aussi mignons à son actif, dont certains mettent en scène des lapins, des loups, des chats… Elle aime tous les animaux, et ça se voit au travers de son œuvre ! (elle adore aussi les lutins, qu’elle a mis en scène dans un MAGNIFIQUE album jeunesse).
Ici, nous suivons le premier petit tome des aventures de Sidonie, une petite souris qui manque d’inspiration pour écrire et qui va partir à l’aventure pour remplir à nouveau son imagination. Et ça fonctionne !
Ce petit roman est un réussite et plaira aux tous premiers lecteurs de niveau CP. Sidonie n’est d’ailleurs pas en reste car un second volume de ses courtes aventures vient tout juste de sortir en mars 2021 : Sidonie & Petit-Bec. Pas d’ordre de lecture, laissez les jeunes lecteurs découvrir Sidonie dans l’ordre qu’il leur plaît !
Un magnifique album jeunesse attendrissant et magique par sa beauté et son originalité… Plongez dans l’univers unique de Tom Gauld !
Voici un véritable événement dans la sphère éditoriale, l’illustrateur de génie Tom Gauld sort son tout premier album pour la jeunesse ! Connu avant tout pour ses courtes planches de bd à l’humour caustique, Tom Gauld est surtout connu Outre-Atlantique. Il a cependant déjà sorti des ouvrages en France, mais cela est resté à une échelle assez confidentielle. Avec Le petit robot de bois et la princesse bûche, voici venu l’heure de Tom Gauld, il va être connu par des milliers de lecteurs et lectrices ! Pourquoi ? Tout simplement car cet album est une merveille de créativité tant au niveau visuel que narrativement… L’ouvrage arrive le 15 septembre prochain en librairie… préparez-vous !
Un roi et une reine heureux, mais sans enfants
Voici donc l’histoire d’un royaume où un couple royal règne dans la paix, l’harmonie. Mais ils n’ont pas d’enfants. C’est ainsi que le roi va consulter l’inventrice royale tandis que la reine s’adresse à la sorcière de la forêt. Grâce à ces deux femmes, le roi et la reine ont maintenant un petit robot de bois et une princesse issue d’une bûche à laquelle on insuffla la vie. Ils s’aimèrent immédiatement tous les quatre. Mais alors, quelle est l’histoire ? L’histoire tient au fait que la princesse se transforme en bûche dès qu’elle s’endort. Et qu’il lui faut quelqu’un pour lui lancer les mots magiques qui la réveille chaque matin. Sinon, elle reste à l’état de bûche. Et c’est ainsi que l’histoire commence… le jour où le petit robot oublie de réveiller sa sœur et qu’une servante jette la bûche qui traîne dans le lit de la princesse !
Attention, beaucoup trop mignon !
Cet album est tout simplement un condensé de mignonnitude absolue. De l’histoire au graphisme si caractéristique de Tom Gauld, impossible de ne pas être sous le charme. Ce conte créé de toutes pièces reprend les codes du récit traditionnel tout en étant résolument moderne. La princesse bûche est loin d’être passive et n’attend pas d’être sauvée, le petit robot est un bijou de technologie (en bois), et les héros ne sont pas toujours où on les attend…
En ce qui concerne le dessin, il est absolument typique de ce qu’à toujours fait Tom Gauld : épuré et tout à la fois bourré de détails. Son dessin est reconnaissable entre mille. Il est à l’image de son conte, à la fois moderne et désuet. C’est un véritable bijou. Vous pourrez passer des heures avec vos enfants à farfouiller dans les détails extrêmement nombreux de certaines pages. Rien que sur la couverture, vous retrouvez tous les éléments qui font l’aventure du petit robot et de la princesse. Ils sont savamment disséminés, mais ils sont bien là !
Ainsi, je ne saurais que trop vous conseiller de découvrir cet album pour quantité de raisons mentionnés ci-dessus. Sa beauté, son originalité, la narration qui sait sortir des sentiers battu… C’est une pépite à découvrir dès l’âge de 4 ans. Et une chose est sûre, ce sera l’un des albums jeunesse à succès de cette fin d’année !
Un roman extraordinaire à
découvrir, il vous mettra les nerfs à fleur de peau et vous fera vibrer comme
rarement… c’est ma promesse.
Marie Pavlenko est une autrice française dont j’adore l’œuvre depuis ses débuts avec Le livre de Saskia(trois tomes chez Scrinéo et Pocket). Depuis, ses romans ont changé, gagné en maturité, en beauté, en profondeur… Comme on a déjà pu le voir avec le merveilleux Je suis ton soleil (Flammarion).
Un si petit oiseau est sorti en janvier 2019 chez Flammarion, et au
moment où je rédige cette chronique, je viens de terminer la dernière page il y
a quelques minutes à peine. Je voulais garder vivant mon ressenti sur ce livre
exceptionnel.
Une vie fauchée en plein vol…
Abi a presque 20 ans, elle
est passionnée par les animaux, sait déjà qu’elle veut devenir vétérinaire. Son
avenir est beau, lumineux et lui appartient.
Mais il y a cette voiture
qui grille un stop, son bras qui était accoudé à l’extérieur, et le choc.
Violent. Dans la brume de ses souvenirs, Abi se souvient de façon parcellaire
des événements, mais l’absence cruelle de son bras est là pour se rappeler à
elle, quotidiennement.
Adieu les rêves de
vétérinaire, pour un tel métier on a besoin de ses deux bras, c’est un fait.
Adieu la bande de copains avec qui elle faisait tout, l’accident les a
éloignés, la gêne s’est installée. La honte aussi…
Adieu la vie normale et
heureuse pour Abi… A moins qu’elle ne réussisse à l’apprivoiser différemment
? Mais comment ?
Sublime, drôle dans le dramatique, du génie
Merci Marie Pavlenko pour
ce moment de lecture merveilleux. Il y a tant de justesse et de beauté dans
chaque ligne qu’il m’est impossible d’en parler avec mes mots. Lisez ce livre,
tout simplement.
On y découvre la résilience
d’Abi, son humour intrépide même si elle a parfois envie de baisser le bras…
« La
vie est une salope, mon beignet »
Mais c’est aussi grâce à
Cendrars qu’Abi va découvrir qu’elle n’est pas seule. Il a vécu la Première
Guerre Mondiale, y a perdu un bras et il est devenu Blaise Cendrars. Il a même
écrit un roman intitulé La main coupée. Et quantité de ses
autres œuvres font référence à ce membre manquant, perdu.
Comment découvre-t-elle
Cendrars ? Grâce à un expéditeur inconnu qui lui envoie des écrits de l’auteur.
Mais à chaque choix d’ouvrage, ça fait mouche dans le cœur d’Abi.
« La fauvette pitchou – presque un Pokémon »
Un si petit oiseau est une ode à la beauté de la vie, aux petits
bonheurs du quotidien… Il parle également beaucoup d’ornithologie (science
des oiseaux) et d’éthologie (science du comportement des animaux), des domaines
fascinants. Et justement, c’est ce qui va aider Abi à avancer… Quand vous
aurez fini l’ouvrage, vous n’aurez qu’une seule envie : dévorer tous les
ouvrages du scientifique Frans de Waal (grand spécialiste de l’éthologie). Je
ne saurais d’ailleurs que trop vous conseiller l’excellent Sommes-nous trop
« bêtes » pour comprendre les animaux ? (Babel).
« Des passereaux s’agitaient dans le bouleau
d’en face. Un rouge-gorge et des mésanges, mais de tailles et de plumages
différents. Une grosse pie est venue se poser et ils se sont tous enfuis, on
aurait dit des petits suppositoires avec des ailes ».
Une jolie mésange bleue.
Et si vous n’êtes pas un
caillou moussu, il y a de grandes chances pour que vous versiez une petite
larmichette à la fin. Trop-plein d’émotions, c’est normal, surtout quand on lit
ce livre en peu de temps. Tout est concentré, pur, dévastateur.
Et chaque personnage y est à sa place (j’ai adoré la tante génial et folle d’Abi), ceux qu’on aime tout comme ceux pour qui on a de l’antipathie… vous verrez. Son roman est un roman vrai, salutaire.
PS : Marie Pavlenko nous conseille en fin d’ouvrage une merveilleuse musique, qui pour elle incarne parfaitement le personnage d’Abi. Il s’agit de Fonder, par Secret of elements. Et il est vrai que cette musique est sublime, et que peu à peu elle se révèle et gagne en puissance… comme Abi.
PPS : Il y a un petit bout du XVIIème arrondissement dans ce roman, notamment la station de Métro Villiers. Et en croisant l’autrice par hasard, elle m’a dit que la librairie dont elle parlait dans ce roman, c’est celle où je travaille ! Il s’agit de la Librairie Fontaine Villiers. Et ça me fait super plaisir de découvrir ce lien inattendu entre mon travail et le livre…
Un très bon roman à destination de la jeunesse qui mélange nature writing, et aventure mâtiné de suspense…
Vous qui aimez la jeunesse et la littérature ado, vous devez déjà connaître le très prolifique auteur français Lorris Murail. On lui doit une quantité impressionnante de romans, tous particuliers et mémorables, chacun à sa façon. On peut ainsi citer : GOLEM (PKJ), Les cornes d’ivoire (PKJ), Shanoé (Scrinéo), L’horloge de l’apocalypse (PKJ), L’expérienceur (École des Loisirs).
Dans ce roman paru il y a maintenant 4 ans, Lorris Murail nous offre un mélange surprenant d’action, de suspense tout en nous proposant de (re)découvrir la nature d’un autre œil…
Abandonné au fin fond d’une forêt, dans le Maine…
Une cabane spartiate, une carabine, un livre de Thoreau, quelques conserves… C’est tout ce que possède maintenant Walden, dont le père l’a abandonné ici sans autre forme de procès. C’est un violent apprentissage de la vie auquel est confronté le jeune homme…
Que va-t-il faire pour s’en sortir ? Pourquoi son père lui fait-il traverser une épreuve aussi terrible ?
Entre le récit d’apprentissage et le thriller psychologique, Lorris Murail nous ballade de fausse-piste en traquenard…
Un roman qui détonne dans son style unique
Si vous souhaitez découvrir ou faire découvrir dès l’âge de 13 ans un livre qui sort vraiment des sentiers battus, celui-ci sera parfait !
Plusieurs genres littéraires sont mélangés avec talent par Lorris Murail : le fameux nature writing (faisant l’éloge de la beauté de la nature à chaque instant), le thriller avec le jeune Walden se démenant corps et âme pour survivre et peut-être un jour comprendre le geste cruel de son père… Tout cela étant mis au service d’un roman dit « pour ados » très efficace. Mais, personnellement je le conseille également aux adultes.
De plus, si vous êtes friands de twists et autres apparences trompeuses, vous en aurez tout votre content. Tout cela sans oublier les personnages : ils sont peu nombreux, mais très intéressants. Il y a le père de Walden, bien sûr, mais également cette mystérieuse femme… dont je ne dirais rien de plus, mais qui m’a fascinée.
……..
Le style incisif, sans artifices de Lorris Murail s’adresse ainsi à tous, sans exceptions. Pour ceux qui aiment les histoires qui ont du sens, de la profondeur, un message derrière la lecture-plaisir, c’est l’ouvrage parfait. Et ce retour aux sources bien que violent pour le héros de cette histoire n’est pas sans nous procurer un dépaysement plaisant…
Un roman doux, tendre et contemplatif qui nous plonge dans un Japon rural et simple
Second roman de Mayumi Inaba à paraître en France, La péninsule aux 24 saisons est paru aux éditions Picquier en mars 2018.
Elle s’était déjà fait remarqué en France avec son précédent roman 20 ans avec mon chat.
Une ode à la nature dans ce qu’elle a de plus beau
Dans ce roman lent et doux, nous suivons le quotidien d’une femme qui décide de quitter la grande ville de Tokyo quelque temps. Elle est auteure, et peux donc travailler ailleurs qu’à son appartement. C’est ainsi qu’elle décide de partir sur une petite presque-île, où elle possède une petite maison tout ce qu’il y a de plus simple…
La voici partie à la (re)découverte d’elle-même et du rythme des saisons, qui sont bien plus nombreuses que les 4 que nous connaissons. Voici les 24 saisons, celles qui vont lui permettre de savourer le temps qui passe et tous les bienfaits que la nature nous apporte…
Une histoire agréable, mais parfois un peu trop contemplative
Comme souvent avec les roman nippons, on est dans la grâce de l’instant, de ses bienfaits. Ici, c’est exactement cette saveur du moment présent qui est retranscrite, mais tout au long du roman.
La narratrice conte l’écoulement lent de ses journée, ses relations avec ses voisins (dont certains ont une histoire, un vécu très intéressant voir touchant), ses petits rituels. Peu à peu, elle prend du recul face à son passé de femme citadine et pressée (ce qui donne d’ailleurs envie de faire de même !).
« Les journées que je passe dans la péninsule sont comme les blancs de ma vie. J’en ai par-dessus la tête des journées remplies du matin au soir de choses à faire. Je voudrais ici autant que possible des journées en blanc.«
Mais malgré ce retour aux sources, j’ai trouvé que le roman avait quelques passages à vide assez longs. Mais je comprends tout à fait l’idée de l’auteure, qui a voulu nous signifier un écoulement du temps différent. Moins dans le vif, et plus dans la saveur de l’instant…
« Le sommeil vient au bout de quelques secondes, un sommeil dense comme le miel« .
Quoi qu’il en soit, l’écriture de Mayumi Inaba est un régal. A l’image de l’histoire de sa narratrice, elle est douce, belle, simple. Rien à redire là-dessus, c’est un texte réussi pour moi de ce point de vue.
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Cette lecture n’est malgré tout pas un coup de coeur, même si il revêt de très nombreux points positifs. J’ai eu beaucoup de mal à terminer l’ouvrage à partir des deux tiers, dommage.
Quoi qu’il en soit, le message de La péninsule aux 24 saisons est emprunt de positivité et ne donne qu’une se
ule envie : se trouver une maisonnette pour trouver enfin le temps de prendre soin de soi, et de ce qui nous entoure… Et rien que pour cela, c’est un bon roman.
Vendredi dernier, les éditions Bayard ont invités quelques libraires et blogueurs à découvrir leur nouvel enjeu à destination des 14/15 ans et plus : Les chroniques d’un autre monde, écrit par l’américaine P.C. Cast. Si son nom vous évoque quelque chose, c’est peut-être parce que vous avez entendu parler de sa saga parue il y a maintenant plusieurs années : La maison de la nuit(chez PKJ en France).
Ce premier tome d’une série qui en comptera deux paraîtra le 20 juin 2018 aux éditions Bayard. Et chose peu commune, nous avons eu droit à une immersion TOTALE dans l’univers du livre pour le découvrir pleinement… Comment ? En nous emmenant dans le magnifique village de Barbizon (je ne connaissais pas et c’est magnifique !). Belles bâtisses, des arbres partout, des petites maisons cossues… le tableau id »al (d’autant que c’est le village des peintres !). Mais pourquoi nous emmener dans ce village pour la sortie d’un roman post-apocalyptique ? C’était pour nous faire vivre un escape game grandeur nature dans la forêt de Fontainebleau !
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés aux abords de la forêt… mais avant de passer à l’aventure proprement dite, nous avons eu la chance de nous ressourcer et de bien manger à l’orée de la forêt !
Et comble de chance, nous avons eu un temps super ! (malgré la météo du matin qui annonçait un temps moisi…).
Une fois le repas passé, nous sommes donc partis à l’aventure sous la forme d’un escape game dans la forêt organisé par Bayard. Chacun d’entre nous avait un symbole associé à son nom, il y avait des marcheurs de la terre, des Voleurs de Peau et les Compagnons, ces tribus étant des clans différents évoluant dans les Chroniques d’un autre monde.
Personnellement, j’avais le symbole ci-dessous !
Comme vous pouvez le voir sur les photos, c’est une magnifique forêt (il n’y avait pas un bruit), et les odeurs de mousse et de terre nous font immédiatement nous sentir « ailleurs ». Isolés.
Les instructions étaient simples, divisés en trois équipes distinctes, nous devions sauver un loup et de l’emmener jusqu’à une jeune femme prénommée Mari, elle fait partie de la tribu des marcheurs de la terre. Pour se faire, nous devions suivre les nombreuses balises cachées dans la forêt et réussir à résoudre les énigmes qui nous seront proposées.
Après plusieurs balises, nous avons eu notre première énigme ! Nous devions libérer le fameux canin (image ci-dessous). Mais pour se faire, il nous fallait avant toute chose trouver le code qui nous permettrait de le libérer. Ce code était sur des pièces de puzzle disséminées autour du lieu de captivité du jeune loup…
Nous avons réussit haut la main ! Preuve en est avec la photo d’une des participantes avec qui j’étais. Ensuite, le jeu de piste continuait, et nous sommes arrivées à une nouvelle étape : une nouvelle énigme nous attendait (et également des araignées géantes !).
Après quelques minutes de réflexions, nous avons également trouvé la solution et avons pu continuer notre quête à travers bois… on était vraiment dans l’ambiance et rien que pour cela, c’était génial.
Vint ensuite l’une des dernières étapes de notre quête ! Nous devions décoder un message chiffré ayant pour base le livre lui-même ! Malin et efficace, mais nous en sommes également arrivées à bout.
Enfin, nous voici à l’ultime épreuve. Il fallait réunir les trois ouvrages trouvés par les trois équipes pour déchiffrer le dernier code (image ci-dessous). Il nous donnait la clé d’un code qui nous permettait d’ouvrir… un coffre ! Dans lequel il y avait de quoi se désaltérer (vu les collines de cailloux et de rocher qu’on a monté, c’était vraiment bienvenu, on ne dirait pas comme ça mais ça monte !).
C’est ainsi que s’est terminée cette magnifique immersion en territoire post-apocalyptique dans l’univers de P.C. Cast. C’était une excellente idée de la part des éditions Bayard de nous faire vivre une expérience aussi privilégiée autour de l’ouvrage. Jamais je n’avais eu une journée éditeur à ce point travaillée et pensée pour la promotion d’un ouvrage, et pour cela, merci !
Certains ont même trouvé le temps de dessiner quelques belle esquisses de la forêt !
Enfin, nous avons eu en récompense de cette superbe journée l’ouvrage lui-même (et un joli tote-bag). Très beau, avec des dorures sélectives, un beau pelliculage doux et lisse… Je vous laisse l’admirer sous toutes les coutures dans son environnement naturel !
A très vite donc pour la chronique de ce premier tome très prometteur…
Pour les curieux, voici la présentation de l’éditeur afin de découvrir un peu de quoi traite cette nouvelle série YA :
En représailles à l’action néfaste des hommes sur la Terre, le soleil a détruit les villes où règne désormais un peuple agonisant. Pour tenter de survivre, deux tribus ennemies se sont réfugiées dans la forêt.
Les Compagnons, guidés par leur chef, le Prêtre du Soleil, ont élu domicile dans les arbres pour échapper aux créatures qui grouillent au sol.
Les Marcheurs de la Terre se sont installés dans des tanières qui les protègent des prédateurs et parfois d’eux-mêmes… Atteints de la Fièvre de la Nuit, les hommes comptent sur leur Femme Lune pour les purifier de ce mal.
Nik, le fils du Prêtre du Soleil, veut prouver à son clan qu’il est digne de confiance.
Mari, la fille de la Femme Lune, n’a qu’une seule idée en tête : fuir. Tout les oppose mais leur destin est lié. L’avenir de cet autre monde est désormais entre leurs mains.