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Chronique bd jeunesse : Beetle & les Hollowbones – Volume 1

Une bd qui mélange fantastique, aventure et mignonitude de façon très satisfaisante !

Paru en février 2023 en France, voici le premier tome d’une jolie duologie qui fait la part belle à l’aventure et l’amitié, le tout avec de magnifiques illustrations magnifiquement colorisées.
L’autrice et dessinatrice Aliza Layne a reçu le prix Stonewall en 2021 pour cette bande-dessinée. Ce prix américain récompense des œuvres qui traitent de thèmes LGBT.

Bienvenue dans l’univers de Beetle, beau, magique et coloré

Beetle est une jeune gobline (non, il n’y a pas de faute) tout ce qu’il y a de plus normal… voir moins. En effet, elle n’est pas très douée pour la magie, ce qui la désepère au plus haut point. Surtout quand on sait que sa meilleure amie Kat a quant à elle intégré une prestigieuse école au niveau très avancé. Elles se sont d’ailleurs un peu perdues de vue à cause de cela.

Mais Bettle se console comme elle peut en allant au centre commercial : elle y a fait l’étrange connaissance d’un petit fantôme tout mignon prénommé Blob Ghost. Il change de forme comme il le souhaite, traverse les murs et s’avère être extrêmement drôle. Cependant, les problèmes vont commencer à arriver pour ce duo attachant et improbable : le centre commercial va être détruit.

Pas grave, n’est-ce pas ? Non, sauf que Blob Ghost ne peut pas quitter l’enceinte du centre commercial. A chaque fois qu’il tente de s’en éloigner, une barrière infranchissable l’empêche d’aller plus loin… Blob Ghost risque donc de disparaître définitivement, tout comme le centre commercial…

C’est là qu’entre en scène Beetle et que son ancienne amitié avec Kat va peut-être s’avérer essentielle pour l’avenir du petit fantôme…

Beau, distrayant, drôle !

La première chose qui m’a frappée quand j’ai découvert cette bande-dessinée, c’est la beauté des couleurs. Les dégradés de la couverture sont magnifiques, le violet est beau, profond, rendant l’ambiance et mystérieuse… Et l’intérieur est pareil ! Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans beaucoup de bd (souvent la franco-belges), la couverture est magnifique et quant on ouvre, les dessins à l’intérieur n’ont rien à voir : beaucoup moins beaux ou détaillés. Ici, rien à voir car c’est aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur !

Pour ce qui est de l’histoire, elle est peut-être un peu classique, mais elle est très belle. J’aime beaucoup l’amitié qui lie Beetle et Katz (dont le physique étrange la rend magnifique), même si on sent que Beetle aimerais que ce soit plus qu’une belle amitié quand on voit comment elle rougi auprès d’elle. La thématique LGBT est certes là, mais elle est très peu exploitée, ce n’est pas l’objet même de l’histoire mais bien un de ses éléments, c’est donc subtil comme j’aime.

J’ai trouvé ce premier tome intriguant et de toute beauté, avec pour moi une mention spéciale sur la créativité de l’esthétique. L’univers est beau, travaillé, coloré dans des tons magnifiques… J’ai adoré le personnage attachant et mignon de Blob Ghost, vraiment TROP CHOUPI (j’en veux un).
De même, j’ai trouvé certaines idées géniales : l’escalator qui avale nos héros (cf image), la tante de Katz qui est un squelette tout comme elle, mais beaucoup plus étrange (on dirait celui d’une autruche).

Le tout est malin, bien mené et plaisant, que demander de plus ? Je sais, la suite ! Pas d’inquiétude elle arrive bientôt (en juin 2023), donc on devrait survivre d’ici là.

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Actualité éditoriale : Cassidy Blake, un kit de presse qui donne envie de soulever le voile…

Il est sorti il y a à peine un mois en librairie, mais j’avais reçu en amont un très beau kit de presse que je me dois de vous montrer, car il est parfaitement dans l’esprit de l’ouvrage ! Lumen a pensé à tout dans les moindres détails…

Avec l’ouvrage, il y avait une carte d’Edimbourg et tous les lieux emblématiques du roman où la jeune Cassidy va rencontrer nombre de fantômes et esprits plus ou moins dangereux.

De plus, une magnifique carte joliment imprimée nous présente la corneille écarlate, créature mystérieuse et dangereuse que l’on va découvrir au fil des pages…

Ci-dessous, le poème qui raconte la légende qui l’a vue naître… avouez que ça donne des frissons… On aimerait pas entendre sa douce voix, encore moins si on est un enfant.

Et cerise sur le gâteau, la carte que je vous ai montré au début n’avait pas révélé tous ses secrets ! En effet, il y a une carte sous la carte, avec des annotations de Cassidy elle-même sur les aventures qu’elle a vécues à Edimbourg… Bien joué, car c’est fait de façon discrète et on ne la voit pas au premier abord.

Difficile de prendre une photo correcte d’une carte fluorescente, mais c’est l’une des meilleures que j’ai pu prendre (temps d’exposition assez long, donc impossible de bouger ni même de respirer pour ce cliché) !

Il ne me reste plus qu’à vous promettre pour très bientôt la chronique de Cassidy Blake – tome 1 – chasseuse de fantômes !

Chronique : Hugo de la Nuit

Un roman curieux et étrange qui sait captiver par son originalité et son écriture mordante…

Si le nom de Bertrand Santini ne vous dit rien, c’est l’occasion de découvrir un auteur, mais également une plume à la verve lyrique ! En tout cas, dans Hugo de la Nuit, c’est tout à fait le cas, mais l’auteur est également connu pour une autre œuvre, beaucoup plus enfantine : Le journal de Gurty.

Paru chez Grasset Jeunesse en avril 2016, Hugo de la nuit est un roman assez difficile à classer en termes d’âge du lectorat, mais une chose est certaine, c’est un beau roman ponctué d’audace à classer dans un univers gothique à la Tim Burton mais aussi inspiré de Shakespeare… et d’une foule d’autres choses ! Dans le même style, mais pour un public plus jeune, l’auteur a écrit L’étrange réveillon chez Grasset Jeunesse.

La mort signe-t-elle le début d’une toute nouvelle vie ?

Incroyable mais vrai, le héros de cette histoire commence par mourir avant que nous en fassions pleinement la connaissance. Les circonstances de son trépas restant très étranges et obscures… Tout ce que l’on sait, c’est qu’Hugo vient de mourir, mais qu’il n’a pas fini d’influer sur le monde des vivants : la propriété de ses parents est en danger, mais il n’y a pas que cela… ce qui se trouve sur la propriété elle-même est un danger…

Une histoire de fantômes, de famille et de trahisons

A découvrir dès l’âge de 13 ans environ, Hugo de la nuit est un roman que l’on peut qualifier d’atypique pour de nombreuses raisons : son écriture mordante qui ne laisse aucun répit au lecteur. Son vocabulaire plus travaillé que sur certains ouvrages destinés au même âge (et ça fait du bien diantre !), son univers très sombre assumé (on y parle meurtre, zombies, héritage et complot et autres choses bien sombres et tristes en toute impunité).

Au niveau de l’histoire, le lecteur sera forcément surpris car il y a peu de productions pour la  jeunesse qui proposent des romans autant hors des sentiers battus.

C’est sombre, très sombre, mais ça ne manque toutefois pas d’humour, même si celui-ci est parfois morbide à souhaits. C’est en cela que l’âge du lectorat est difficile à cerner. Je trouve que 12 ans, comme suggéré par l’éditeur, c’est un peu trop tôt. Alors que pour 14 ans, l’ouvrage commence à être trop « jeunesse », je le trouve donc idéal pour 13 ans environ, mais chaque lecteur est différent, il faut donc faire au cas par cas.

« Dors bien, jus de fœtus caillé ! »

Voilà un petit aperçu des réparties bien senties qui fusent tout au long du livre. Personnellement, j’ai trouvé ça drôle, car totalement inattendu, et une histoire sortant des clichés fait toujours du bien, mais ce n’est pas facile à conseiller en librairie.

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Pour conclure, Hugo de la nuit est un roman à part dans le panel que nous offre la production jeunesse. On y trouve un terrible complot familial, des fantômes sympathiques et désuets, des zombies bien flippants, mais également une créativité qui fait du bien ! C’est sombre, parfois lugubre, et alors ? L’écriture pleine de vie de Bertrand Santini contrebalance ce sentiment, nous offrant une comédie à la fois terrible et unique !

Chronique album jeunesse : Une maison à hanter

une-maison-a-hanterUn album tout mignon ayant pour héros un petit fantôme extrêmement attachant

Il vient de paraître en novembre 2016 aux éditions Balivernes, et il beau et adorable à la fois, voici l’histoire d’un petit fantôme qui maintenant qu’il est grand, va devoir trouver sa propre maison à hanter…

Le texte est issu de la plume de Morgane de Cadier et l’illustration épurée est signé Florian Pigé (ils ont tous deux plusieurs albums pour enfants à leur actif, notamment chez Hong Fei et travaillent très régulièrement ensemble).

A mille ans, on est enfin grand !

Petit fantôme fête ses mille ans, il est grand maintenant (enfin !). Et pour marquer dignement cet anniversaire significatif, il est temps pour lui de trouver sa propre maison à hanter ! Mais comme vous pouvez vous en douter, la quête d’un nouveau logis à occuper pour petit fantôme n’est pas évidente, et il va devoir visiter beaucoup de demeures avant de trouver la bonne…

Une histoire mignonne et amusante

Cette courte et amusante histoire de fantôme n’est pas dénuée de d’attrait, bien au contraire. On tombe immédiatement sous le charme de ce petit fantôme esseulé. Au fil des « maisons » qu’il va visiter, l’espoir pour petit fantôme de trouver LA maison à hanter s’amenuise… jusqu’au moment où il va faire la rencontre d’un petit garçon tout endormi…

Adaptée dès l’âge de 3 ans environ, Une maison à hanter est un amour d’album jeunesse à raconter. Dans une atmosphère douce et sombre comme la nuit, on découvre les pérégrinations de ce petit esprit très attachant. On ne peut que l’aimer au fil de l’histoire qui se profile pour lui… Et surtout, la fin de ce court album est extrêmement drôle malgré l’ambiance générale du livre !

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Pour moi, c’est un petit coup de cœur, et cela pour de nombreuses raisons : tout d’abord, Balivernes est un tout petit éditeur qui gagnerait à être connu, et dont le travail est toujours qualitatif et méritant.

Ensuite, cet album a su me toucher par sa beauté sombre, son graphisme extrêmement épuré et travaillé en même temps. Les expressions faciales du petit fantôme sont très bien faites, en particuliers celle de la toute dernière page, qui mérite une mention spéciale de part sa justesse.

Enfin, l’histoire, de son déroulement à sa chute, a tout pour plaire à un jeune lectorat entre 3 et 5 ans… et bien plus, la preuve !

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PS : Mention spéciale en ce qui concerne la finition de l’ouvrage. Vous avez droit à une magnifique couverture où le petit fantôme brille dans le noir si vous éteignez toutes vos lumières ! Un petit détail qui fait beaucoup de différence, on aime voir qu’un livre a été travaillé sous les moindres aspects, cela lui donne encore plus d’attrait.

Chronique Jeunesse : Tatie Pourrie

Tatie PourrieElle est terrible, elle est méchante et les hiboux sont sa seule passion… voici Tatie Pourrie !

Certains l’attendaient avec beaucoup d’impatience et de fébrilité, le voici enfin : le tout dernier roman de David Walliams ! Paru à la fin de septembre 2015, toujours dans la collection Witty, il s’agit du sixième roman jeunesse de l’auteur et acteur anglais.

En Angleterre, la parution de Tatie Pourrie a été un véritable phénomène éditorial : l’ouvrage a été vendu 500 000 exemplaires en trois mois seulement ! Plus fou que les précédents, mais aussi plus cruel, préparez-vous à une histoire pas comme les autres dont les hiboux en sont la clé de voute…

Le manoir de Saxby Hall pour héritage… mais pour qui ?

Quand la jeune Stella se réveille, c’est tout un tas de mauvaises nouvelles qui lui tombe dessus. Premièrement, elle apprend que ses parents n’ont pas survécu à l’accident de voiture dont elle est rescapée.

Deuxièmement, elle découvre qu’elle est complètement momifiée car tous ses petits os sont brisés, elle va ainsi devoir rester alitée des mois entiers !

Et troisièmement, il ne reste de sa famille que son horrible tante : Tatie Alberta qui va tout faire pour s’approprier l’héritage de sa nièce, le fameux manoir de Saxby Hall aidée en cela par son terrible hibou Wagner… Bref, cette histoire commence très mal, et ça ne semble pas près de s’arranger !

Tatie Pourrie insideDrôle et mordant à la fois

Encore une fois, ce nouveau roman de David Walliams fait mouche. Toujours décalé, toujours drôle, les chapitres s’enchainent avec efficacité.

En tant qu’adulte, on pourrait croire que certaines scènes sont un peu trop dures pour les enfants : Stella est malmenée par sa tante, emprisonnée dans la cave au milieu du charbon et échappe de nombreuses fois à une mort prématurée… Et bien rassurez-vous, les enfants ADORENT. Mon travail de libraire me permet de vous le confirmer, j’ai croisé quelques petits lecteurs qui ont été absolument fans de Tatie Pourrie.

Outre des questions d’héritage et de titres de propriétés cachés à des endroits insoupçonnés, vous croiserez pêle-mêle : des fantômes attachants à l’argot fort développé, une machination terrible ainsi que quelques bons moments de fou-rire. Le tout très bien mélangé !

Tatie Pourrie s’adresse aussi bien à ceux qui connaissent par cœur les romans de David Walliams que pour ceux qui découvrent, ce roman est parfait à lire dès l’âge de 9 ans environ.

Ceux qui on déjà lu plusieurs ouvrage de l’auteur apprécierons beaucoup l’ultime chapitre de ce roman… car c’est Raj qui l’a rédigé sous le titre : Une lettre de réclamation, est c’est vraiment à mourir de rire quand on a lu les autres ouvrages de David Walliams !

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Tatie Pourrie inside 2En somme, cette nouvelle lecture est encore une fois une petite réussite, à croire que David Walliams ne nous décevra jamais, ce que l’on espère !

Vous pouvez donc l’offrir les yeux fermés à tous les enfants autour de vous… c’est le parfait cadeau pour les fêtes de fin d’année qui approchent…

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Chronique Jeunesse : La 6ème et le fantôme

La 6ème et le fantômeLes mystères s’accumulent à l’école Dali !

Avant d’être une série de romans jeunesse, la licence Lili Chantilly est avant tout une collection de coloriages destinés aux jeunes filles. Elles peuvent y trouver toutes sortes de thèmes différents et habiller de nombreux personnages : cavalières, princesses, fées…

Mais depuis mars 2013, les Lili Chantilly, ce sont aussi des romans, tous écrit par l’auteur française Claire Ubac. Actuellement, la série en est déjà à son huitième tome (paru en mai 2015).Par ailleurs, les tomes ont beau se lire de façon indépendante, il vaut tout de même mieux les lire dans l’ordre.

Bruits étranges et objets qui bougent…

Depuis peu, des événements étranges se produisent au sein de l’école Dali… crânes flottants, objets qui se déplacent, bruits de pas en pleine nuit… une chose est certaine, les choses ne tournent pas rond !

C’est ainsi que Lili et ses amis vont tenter de percer le mystère de ces phénomènes inexpliqués : de réelles forces mystiques sont-elles à l’œuvre ou est-ce autre chose de bien plus tangible et logique ?

La 6ème et le fantôme inside glow….

Une lecture rapide et sans grand affect

Avant tout, pour apprécier l’ouvrage, il vaut vraiment mieux avoir lu les tomes précédents car de nombreuses références y sont faites (sept en tout dans le présent roman). Je pense que l’appréciation que je fais de cet ouvrage est vraiment due au fait qu’il s’agissait de ma première lecture de la série. Elle doit s’apprécier beaucoup plus si on lit la série dans l’ordre.

L’histoire de La 6ème et le fantôme a beau avoir un début intéressant, le traitement de l’histoire dans son ensemble est un peu trop rapide à mon goût. Certaines digressions n’étaient peut-être pas nécessaires et auraient permis de se plonger plus plaisamment dans l’histoire. D’autant qu’il est difficile de développer un affect autour des différents personnages qui sont très peu caractérisés au final.

Les petits mystères qui s’égrènent vont ainsi faire l’objet d’une enquête, et c’est ainsi que l’on découvre la rivalité entre Lili et Mybel (déjà bien exacerbée dans les précédents tomes de la série). Heureusement que la jeune héroïne a des amis sur qui compter, car ce tome-ci menace Lili d’exclusion de son école !

En ce qui concerne les nombreuses illustrations du roman, elles sont absolument réussies, notamment en ce qui concerne la colorisation. Le dessin est à cheval entre la bd et le manga. Elles occupent bien l’espace visuel et s’insèrent à la perfection au texte. Visuellement, c’est un joli petit roman à un prix très abordable. Sans oublier le fait que les romans sont tous munis de rabats.

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En conclusion, ce premier essai de lecture de la série Lili Chantilly n’est pas une réussite sur tous les plans. L’histoire est trop factuelle, trop peu dans l’affect et le développement des personnages et de leurs différents traits de caractères. Et surtout, la fin de l’ouvrage est très abrupte.

C’est dommage, mais il est nécessaire de préciser que la lecture des tomes précédents doit être un réel plus pour apprécier cet ouvrage. A lire dès l’âge de 7-8 ans environ. Les jeunes lectrices passionnées de mode se plairont peut-être dans cette lecture qui y fait la part belle.

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Chronique : The Lying Game – Tome 6 – Pas vu pas pris

The lying game 6Ultimes révélations pour le thriller young-adult de Sara Shepard

Paru en juillet 2014 dans la collection Territoires, Pas vu pas pris est le dernier des six tomes de la série The Lying Game. Voici venu le temps des aveux pour tous ceux qui ont pris part de près ou de loin à la disparition de Sutton Mercer. Et les apparences ne sont pas nécessairement en faveur des coupables…

Les cadavres pleuvent sur Tucson

Dans ce dernier tome, ce ne sont pas moins de deux cadavres qui tombent sur le chemin d’Emma à travers son enquête. Leur découverte ne va pas franchement l’aider, bien au contraire car la police va très vite s’emparer de l’affaire.

Il semblerait que le temps soit venu de faire tomber les masques, et cela bien malgré elle… Elucider le mystère Sutton sera bientôt possible, mais à quel prix ?

Enfin, nous savons !

Pour tous ceux qui ont attendu avec impatience le mot de la fin, vous serez servi ! Vous aurez aussi bien le pourquoi que le comment de toute l’histoire. Les motivations de la personne ayant commis ces méfaits atroces que sont la torture psychologique, le chantage, et le meurtre passera bien assez vite à table…

Soyons honnêtes, il y a certains éléments de l’histoire qui ne tiennent pas franchement debout. Difficile de développer sans vendre la mèche, mais à partir du milieu du tome précédent, on peut déjà à voir une idée très précise de qui est derrière l’affaire. Et surtout, l’absence de certains réflexes par quelques personnages rallonge d’autant plus l’histoire.

Sara Shepard maîtrise peut-être l’art de faire durer une série, mais certainement pas celui de la rendre haletante aussi longtemps. En effet, là où il aurait été possible de faire la série en maximum trois tomes, l’auteur a décidé d’en faire six. C’est bien trop long pour le peu de matière qu’il y a au final. Surdéveloppé mais avec les mêmes ingrédients, passé le second tome, on comprend comment Sara Shepard construit ses romans.

Alors, lire les six tomes que comprend la série valait-il le coup ? Je reste assez mitigée sur ce fait. L’idée de base est intéressante, et même machiavélique, mais elle reste beaucoup trop à la surface des choses pour n’entrer dans le vif qu’à la toute fin.

Le monde de la superficialité apparente est très bien rendu avec une Emma plongée dans le monde du luxe sans préavis, elle qui n’a connu que les familles d’accueil souvent précaires. Mais ce qui justement se veut plus intense et plus sérieux sous la pellicule frivole reste au final bien léger… Sara Shepard aurait pu aller beaucoup plus sans pour autant retirer son éttiquette « littérature ado ».

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Cette saga est donc à réserver aux amateurs de romans à suspense assez légers, sans intrigue folle, ou à ceux qui sont susceptibles d’aimer la chick-lit. Le bon dans cette série, c’est qu’elle se lit très vite malgré tous ses petits défauts qui n’en font pas un œuvre mémorable.

Chronique : The Lying Game – Tome 5 – Croix de bois, croix de fer

The lying game 05L’étau se resserre doucement sur l’assassin de Sutton…

Paru en février 2014, Croix de bois, Croix de fer est le cinquième et avant-dernier tome de la série policière et un soupçon surnaturelle The Lying Game. Suite directe du précédent tome, nous suivons toujours l’histoire narrée par le fantôme de Sutton Mercer, qui ne lâche pas sa sœur jumelle enquêtant sur son meurtre. Le titre de l’ouvrage fait référence au mot de passe qu’utilisent les filles du Jeu du Mensonge pour jurer que ça n’est pas un mauvais tour qu’elles jouent à leurs amies.

Sara Shepard est une auteur américaine connue pour ses romans ados avec notamment la série Pretty Little Liars, les livres ont étés adapté en série télé, tout comme The Lying Game.

L’investigation solitaire d’Emma à Tucson se poursuit…

Suite directe du précédent tome, nous retrouvons Emma avec ses derniers questionnements en date sur la disparition de Sutton. Leur mère biologique est-elle à mettre en cause ? Est-ce quelqu’un de l’entourage de Sutton qu’elle a trop blessé avec une de ses énièmes blagues cruelles ? La tension mon te doucement au fil des petites révélations qui se font au sein de ce tome…

Les mêmes processus que dans les tomes précédents, mais avec un peu plus de matière

Sara Shepard renouvelle peu sa formule mais sait ajouter un peu d’intérêt à l’intrigue à travers ce cinquième opus. L’auteur nous sème quelques petits indices qui permettent de déterminer qui est le potentiel tueur – ou tueuse – de Sutton.

De nouveaux personnages font leur entrée, avec notamment Céleste, une adolescente aux allures éthérée croyant dur comme fer au surnaturel. Sa venue à Hollier, dans le lycée de Tucson est gênante pour Emma car Céleste veut tout faire pour s’intégrer en faisant sa loi… Et Emma est bien loin de la distance hautaine qu’entretenait si bien sa sœur jumelle Sutton.

Outre ces quelques nouveautés, l’enquête d’Emma et de son petit ami Ethan se poursuit et avance plus concrètement que jamais, et il faut avouer qu’il était grandement temps ! Impossible d’en dire plus sans spoiler, ce sera donc à vous de découvrir les avancées en la matière…

Un point gênant à noter au niveau du contenu du livre : comme tous les autres tomes de la série, le roman contient énormément de citations de marques. Tellement que s’en est invasif par moment, d’autant qu’il s’agit de marques de luxe totalement inconnues pour qui n’est pas à la pointe de la mode.

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En conclusion, cet avant-dernier tome relance quelque peu l’affaire mais ne suffit pas à enlever cette impression de sur-place général. On a une seule hâte, enfin savoir qui est derrière tout ça, mais guère plus…

Chronique : The Lying Game – Tome 4 – Cache-cache

The lying game 4Trahisons et faut semblants, partie quatre

Nous continuons nos chroniques de la série de romans The Lying Game écrite par Sara Shepard avec le quatrième tome : Cache-cache. La série est éditée en France par Territoire, la collection ado de Fleuve Editions. Nous en sommes maintenant au quatrième tome sur six au total, et peu de pistes valables semblent mener vers l’assassin de Sutton Mercer…

Un nouveau coupable potentiel sur le devant de la scène ?

Nous reprenons où nous l’avons laissée la jeune Emma Paxton qui remplace sa sœur jumelle Sutton Mercer assassinée. Personne n’est au courant de cette imposture hormis son petit copain Ethan qui l’aide à enquêter. Emma étant constamment menacée par l’assassin de sa sœur, elle se doit d’être extrêmement prudente dans ses agissements et ses paroles…

Cette fois-ci, c’est un nouveau personnage que nous découvrons… et il se pourrait bien que cette personne ait un lien avec la disparition de Sutton. Nous l’avons déjà vue à travers de nombreuses descriptions du passé d’Emma, quand elle avait cinq ans : il s’agit de sa mère biologique, Becky. Quel rôle joue-t-elle dans ce nouvel opus ?

De nouvelles pistes s’ouvrent pour l’enquête

Ce quatrième tome est celui des révélations familiales. Sans en dire beaucoup plus sous peine d’exposer trop l’intrigue, sachez qu’ici la filiation va ici prendre tout son sens. Les relations qu’entretenaient Sutton avec sa famille adoptive sont bien plus tendues qu’il n’y paraît au premier abord… C’est donc une nouvelle piste qui s’ouvre avec pour fond les relations mère/fille.

Est-ce que ces nouvelles informations relèvent le piment général de la série ? Pas franchement. On commence à deviner le cycle général que fait prendre Sara Shepard à ses livres : nouveau personnage potentiellement accusé, puis accumulation de preuves contre lui, puis passage à un nouveau personnage, etc. Ce tome ne fait pas exception, et malgré l’arrivée fracassante de Becky, le tout est mené de façon très linéaire et semblable aux tomes précédents.

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Pour conclure, ce quatrième tome de la série The Lying Game tourne toujours autour des mêmes mécanismes. Peu de surprises, pas de grandes tensions. On reste curieux de connaître le mot de la fin, mais le tout traîne énormément en longueur… Dommage.

Chronique : The Lying Game – Tome 3 – Action ou vérité

The lying game 3Suite du thriller chic pour ados où l’étau se resserre… à peine

La série de romans The Lying Game est composée de six tomes, tous parus dans la collection Territoires, la collection ado des éditions Fleuve Noir.

Son auteur, Sara Shepard, est spécialisée dans les séries pour ados très féminines contenant toujours une bonne part de mystères et de secrets inavouables… Elle est ainsi connue également pour sa série Pretty Little Liars. Ses deux séries de livres ont étés adaptées en série télévisée.

Suite de l’enquête d’Emma Paxton sur sa sœur jumelle, Sutton Mercer

On continue là où nous l’avions laissée Emma ainsi que son investigation autour de sa jumelle tuée dans de mystérieuses circonstances. Les recherches d’Emma piétinent, et le nombre de suspects ne baisse pas d’un iota…

La jeune fille doit pendant ce temps mener de front une vie d’adolescente « normale » tout en remplaçant sa sœur disparue et en enquêtant sur son meurtre… sans commettre de bévue.

Le fantôme de sa sœur Sutton la suit toujours malgré elle, comme si une sorte de force cosmique l’empêchait de se détacher de sa jumelle. Et comme dans les précédents tomes, le fantôme de Sutton ne peut entrer en contact avec aucun vivant et ne se souvient pas de qui a bien pu la tuer…

Une suite qui se laisse lire sans difficultés mais qui a du mal à renouer avec le suspense

De retour à Tucson en Arizona avec les personnages familiers de l’intrigue, il ne vous sera pas difficile de reprendre l’histoire où vous l’aviez laissée. En effet, Sara Shepard a pensé au long laps de temps entre les parutions et aux lecteurs qui mettraient du temps entre les tomes. Ainsi, la reprise est facile, la narratrice réexplique certains contextes potentiellement oubliés, etc.

On ne confond ainsi pas les différents personnages qui sont faciles à cerner et à retrouver grâce à des traits de caractères assez disparates.

Cependant, même si la reprise de la série est facile et reste plaisante, l’intrigue à quant à elle beaucoup plus de mal à convaincre. Cela est dû au simple fait qu’elle commence à tourner en rond de façon flagrante. Emma a toujours les mêmes suspects sur sa liste (même si elle réussi à en éliminer un) et les rouages sont les mêmes que sur les deux tomes précédents. Les doutes quant à la personne qui a fait le coup redeviennent vite les mêmes.

Pour faire simple, l’histoire de The Lying Game tourne en rond dans ce troisième tome.

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En somme, ce tome-ci nous fait très peu avancer dans l’intrigue, les révélations y étant vraiment rares. On est toujours curieux de savoir qui est derrière cette diabolique machination consistant à remplacer une jumelle tuée par celle qui est encore vivante, mais l’auteur va devoir jouer serrer pour rendre le tout attrayant. Comment Sara Shepard va-t-elle se renouveler alors qu’il reste trois tomes et surtout va-t-elle y parvenir ? La suite dans la chronique du quatrième tome de la série The Lying Game : Cache-cache.

Chroniques des autres titres de la série (cliquez sur l’image) :

The lying game - 01The lying game - 02