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Actualité éditoriale : Une nouvelle vie pour la saga La marque des anges ?

Les éditions Gallimard offrent une seconde vie à la saga avortée en France La marque des anges. Peut-on espérer un renouveau de la trilogie et l’apparition d’une traduction du troisième opus ?

Je n’ai pas les réponses à ces questions, mais je souhaitai avant tout partager mon enthousiasme quant à cette réédition. La saga n’a pas eu la moindre chance en France : peu de communication, des couvertures assez peu engageantes (restons gentils), Gallimard a publié les deux premiers tomes de la série sans même en faire la promotion. Peu étonnant que cela n’ai pas pris… et tellement dommage quand on découvre toutes les qualités de cette saga sous-estimée et encore si peu connue chez nous.

Laini Taylor doit son renouveau en France grâce aux éditions Lumen et à leur formidable promotion autour de sa saga en deux tomes Le faiseur de rêves. Cela a permis de mettre en lumière La marque des anges, et heureusement, Gallimard Jeunesse redonne vie à cette publication née en 2012.

A gauche : La nouvelle couverture issue de la version américaine
A droite : La couverture originale de Gallimard Jeunesse en 2012

Le premier tome vient donc de sortir en poche dans la collection ado de Gallimard Jeunesse : Pôle Fiction. On attend la suite avec impatience… et d’ici là, je vous laisse admirer les trois couvertures américaines de la saga, elles valent le détour.

Chronique : L’Enchanteur

Un roman ado des plus prometteurs qui ne m’a finalement pas séduite comme je l’espérais…

Dans le microcosme qu’est le monde de l’édition, Stephen Carrière est un auteur, mais également un éditeur. Vous connaissez probablement les éditions Anne-Carrière ? Et bien c’est lui qui s’occupe !

Mais outre la casquette d’éditeur, de traducteur et de découvreur de talents, Stephen Carrière est également auteur, la preuve en est avec L’Enchanteur, paru en début d’année 2019 aux éditions Pocket Jeunesse. Il avait par ailleurs écrit des romans il y a une dizaine d’année aux éditions Albin Michel.

Un faiseur de miracles au quotidien

Stan est un génie discret. Il est magistralement doué pour imbriquer les problèmes entre eux et les transformer en solution tout en préservant l’ordre établi. C’est ainsi qu’il est populaire mais très modeste, toujours là, sur son banc, quand on a besoin de lui. C’est ainsi qu’un groupe d’amis restreint mais incassable s’est forgé autour de lui… Parmi eux, Daniel, malade et dont les problèmes ne vont aller qu’en grandissant, car le cancer ne lui laisse aucun répit et il n’y a qu’une seule fin possible pour lui… Mais Stan a un projet fou pour que Daniel ait une fin mémorable pour la ville entière, y compris ceux qui ne le connaissaient pas. Tout cela sous le signe d’une des plus grandes œuvres de Shakespeare : Le songe d’une nuit d’été.

En parallèle à cette amitié que rien ne peux juguler, la ville semble changer depuis quelque temps. Les ruelles s’assombrissent, les rumeurs disent qu’un danger se prépare, que rien ne sera plus comme avant… et c’est vrai.

Un roman (trop) foisonnant

L’idée de base de L’Enchanteur a selon moi tout pour plaire, cependant on y perd pied rapidement. Beaucoup de personnages (j’ai eu du mal à dissocier chaque personnage du groupe d’amis notamment), parfois trop semblables, et surtout un trop-plein d’informations. J’ai toutefois découvert ce qu’était un égrégore (fascinant !) ou encore un trickster (ou farceur en français) dans une narration : Peeves dans Harry Potter, Loki dans les légendes nordiques ou encore Puck dans Le songe d’une nuit d’été).

Je ne suis jamais contre le fait d’apprendre de nouvelles choses, mais parfois c’est inséré de façon un peu trop dense et indigeste. Ici, on voit très bien que l’intrigue est ficelée au millimètre : tout a été pensé dans le moindre détail. Cette toile est longue à tisser, le travail scénaristique derrière est énorme, mais le final censé être la clé de voute de cette histoire, n’est pour moi pas à la hauteur.

Je ne sais pas ce qu’il manque pour faire de L’Enchanteur un bon roman, mais ça ne prend pas du tout pour moi. J’ai même eu une panne de lecture tellement c’était laborieux pour moi de le finir… En définitive, j’ai trouvé les ennemis du groupe de L’Enchanteur plus intéressants et plus vivants que les héros que l’on suit pendant plus de 400 pages.

Je pense que L’Enchanteur est un roman qui m’est passé totalement à côté, comme cela arrive parfois. Cependant, je ne doute pas qu’il trouvera son public car son idée est original même si la mise en œuvre est assez ardue… A découvrir dès l’âge de 15 ans.

Actualité éditoriale : Insatiable de Meg Cabot arrive chez Le Livre de Poche Fantastique

Insatiable 01Le 14 janvier prochain, les éditions Le Livre de Poche Fantastique sortent en poche Insatiable – Tome 1 de Meg Cabot. L’ouvrage était paru pour la première fois en France aux éditions Black Moon en 2011 avant de sortir dans la collection Le Livre de Poche Jeunesse en 2014. La série Insatiable est en deux tomes uniquement.

Sortir cet ouvrage dans la collection adulte de l’éditeur permettra d’élargir son lectorat et devrait plaire aussi bien aux adolescents qu’aux adultes férus de fantastique et d’une plume légère.

Meg Cabot est surtout connue pour ses romans de chick lit tels que Le carnet d’Allie, Miss la gaffe, Le Journal d’une princesse ou encore Blonde. Ses romans peuvent sembler superficiels au premier abord, mais il n’en est rien. Son écriture est légère, maline et sait attiser l’intérêt de son lectorat. A la fois drôle tout en parlant de sujets aussi actuels que divers, Meg Cabot est une auteur à l’œuvre très diversifiée.

Il est rare qu’elle fasse dans l’imaginaire, et avec Insatiable, elle fait donc une exception. Ce roman est présenté comme une réécriture actuelle du mythe de Dracula… mais avec un twist de fin !

Quatrième de couverture :

Vous en avez assez des vampires ? Meena Harper aussi. Et le paranormal, ça la connaît. La preuve : elle peut tout vous dire de votre mort prochaine. En revanche, tout ce qui la concerne, elle ne le voit pas venir. Du coup, elle ne pouvait pas imaginer : qu’elle allait rencontrer un beau brun ténébreux –légèrement obscur – et que l’heureux élu serait déjà mort. Pourtant elle finirait bien sa vie avec lui. Bref, voici venue l’heure de prendre son destin en main. Mais Meena en a-t-elle les moyens ?

Chronique : Danny Valentine – Tome 1 – Le baiser du démon

Danny Valentine 01Ça y est, c’est officiel je m’essaye à un nouveau genre très en vogue de la fantasy urbaine avec Danny Valentine : La Bit-lit. Pour ceux qui en ont déjà entendu parler, on a souvent affaire à des héroïnes qui ont eu la vie dure et surtout un caractère bien trempé : mais qui elles prennent souvent leur revanche sur la vie en chassant des démons, en effectuant des missions d’ordre surnaturel… (ex : Buffy contre les vampires fait partie de ce genre spécial de fantasy, eh oui, vous aimez peut-être la bit-lit sans le savoir !).

Premier tome de la série de Danny Valentine, Le Baiser du démon de Lilith Saintcrow est le premier roman du genre que l’éditeur Orbit publie en 2010. Particularité originale et bienvenue dans ce livre ; le mélange de genres avec beaucoup d’éléments empruntés à la science-fiction rendant le tout très intéressant.

Une nécromancienne dans un univers extrêmement urbain…

La vie de notre héroïne n’est vraiment pas de tout repos : c’est une mercenaire nécromancienne qui contre une certaine somme d’argent peut réveiller les morts pour vous, elle est d’ailleurs la meilleure dans son domaine. Tout va relativement bien dans sa vie jusqu’au jour où le bras droit de Lucifer frappe à sa porte : le Seigneur des Enfers souhaite l’employer pour un travail très spécial… mais je n’en dit pas plus !

Danny Valentine 01 pocheMon point de vue sur ce livre est mitigé, le personnage de Danny Valentine est très stéréotypé, ce qui est dommage, allant parfois à la vulgarité sans que la situation ne le justifie. D’un autre côté, la science-fiction ajoutée à la bit-lit fait de ce livre un OVNI assez intéressant, car l’auteur exploite à fond ce créneau et s’en sert même de fondement à l’intrigue, on se retrouve alors avec des démons se servant de leurs pouvoirs obscurs pour renforcer des boucliers militaires ultra-perfectionnés ou encore avec des manipulations génétiques douteuses et inattendues.

En conclusion, Danny Valentine n’est pas une série à mettre dans les indispensables, mais au fur et à mesure de l’histoire on s’attache finalement à son personnage (autant qu’à son vécu qui soulève beaucoup de questions) qui évolue au fil des pages tout en sentant que l’auteur nous a réservées bien d’autres surprises et qu’elle prépare le terrain… avec en prime une belle histoire d’amour. A la fin de ce premier tome j’étais plutôt satisfaite, avec une petite pointe de tristesse pour cette héroïne qui m’a apporté quelques bons moments de lecture.

J’attends la suite avec curiosité, en espérant que l’auteur exploitera plus les possibilités de son personnage sans tomber dans le stéréotype, affaire à suivre…

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TRANCHE d´ÂGE :

News éditoriales : Les nouveautés Milady de janvier et février 2014

Le programme des éditions Milady pour la période de janvier-février est alléchant : une sortie poche d’un des grands succès de Bragelonne, des rééditions sous forme d’intégrales, des suites de séries… il y a de quoi faire et de quoi lire !

Kushiel 01 pocheKushiel – Tome 1 – La Marque de Jacqueline Carey :

Récit plein de grandeur, de sacrifice, de trahisons et de conspirations machiavéliques, La Marque dévoile un monde de poètes vénéneux, de courtisans assassins, de monarques assiégés, de seigneurs de guerre barbares… vu par les yeux d’une héroïne comme vous n’en avez jamais rencontré et que vous n’oublierez jamais.

Voici un argumentaire qui fait fort envie, et la sortie  poche est l’occasion pour ceux qui n’ont pas pu se procurer les grands formats de se rattraper. Avec 840 pages au total, l’ouvrage sera un poche de taille considérable au prix de 12,90€. Date de sortie : 24 janvier.

Le tome 2, Elue est prévu pour juillet 2014 et le troisième, Avatar, pour décembre 2014.

Les soeurs de la Lune intégrale 01Les sœurs de la Lune – Intégrale 1 (comprend le tome 1 et 2) de Yasmine Galenorn :

Nous sommes les sœurs D’Artigo : mi-humaines, mi-fées, agents de la CIA d’Outre-monde. Etre une fée dans votre monde confère bien des avantages : nous sommes plutôt bien perçues, contrairement à nos congénères un peu moins, disons…sexy.
Malheureusement, notre ascendance nous joue parfois des tours. Quand elle panique, ma sœur Delilah se transforme en chat. Menolly, elle, est un vampire qui tente de s’adapter à sa condition. Quant à moi ? Je suis Camille… une sorcière. Sauf que ma magie est aussi imprévisible que la météo, et ça, mes ennemis vont l’apprendre à leurs dépens !

Pour ceux qui étaient déjà tentés par les ouvrages de la série des sœurs de Lune, cette version intégrale est peut-être un prétexte pour franchir le pas. En effet, le format des intégrales de Milady sont franchement pratiques à manipuler et elles rendent très bien dans la bibliothèque…

Ce premier volume fait 660 pages et coûte 9,90€, sortie le 24 janvier.

Dark Elite 01Dark Elite – Tome 1 – Magie de Feu de Chloé Neill :

Lily Parler est la petite nouvelle au lycée privé Sainte-Sophia. Ses parents sont partis à l’autre bout du monde… en la laissant dans ce pensionnat d’adolescentes riches et snobs. Heureusement, la compagne de chambrée de Lily détonne dans le paysage : Scout est excentrique et connaît les lieux comme sa poche. Mais elle lui dissimule des choses… Ses mystérieuses activités…

La trilogie précédemment parue dans la collection Castelmore arrive enfin en poche, et c’est un vrai plaisir ! Sortie du tome 1 – La magie du feu le 24 janvier. Tome 2 – Marque de l’ombre le 21 février et Tome 3 – Coup du sort le 28 mars. Chaque tome est au prix de 7€.

Queen Betsy 12Queen Betsy – Tome 12 – Vampire et paumée de MaryJanice Davidson :

Rien de surprenant à ce qu’un voyage en enfer soit… un enfer. Betsy a réussi à éliminer le diable et doit désormais se comporter comme une monarque responsable. Mais entre son mari, Sinclair, complètement intenable depuis qu’il a développé une tolérance au soleil, son fils adoptif qui a commencé à marcher, et sa sœur qui assume le rôle de Satan, la reine des vampires risque d’user plus d’une paire de Pradas à gérer tout ce petit monde…

Déjà le douzième tome pour notre héroïne aux dents longues et aux très nombreuses chaussures, sortie prévue le 21 février au prix de 7,10€.

Chroniques du nécromancien 01Les chroniques du Nécromancien – Tome 1 – L’invocateur de Gail Z. Martin :

Le monde du prince Martris Drayke vole en éclats le jour où son frère assassine leur père et s’empare du trône. Contraint de fuir, abandonné par les vivants, Martris va découvrir qu’il est l’héritier d’un don rare et effrayant  qui va le conduire à aller chercher ses alliés…chez les morts !

Parue tout d’abord dans la défunte (ou presque) collection des grands-formats de Milady, la quadrilogie des Chroniques du Nécromancien arrive enfin en poche ! Avec presque 600 pages, l’ouvrage paraîtra le 21 février prochain et coûtera 9,20€ et on a franchement hâte de lire ça !

Chronique : Queen Betsy – Tome 1 – Vampire et célibataire

Queen Betsy 01Un premier tome qui nous plonge dans le monde déjanté d’une héroïne malgré elle.

Premier roman de Mary Janice Davidson paru en France, Vampire et célibataire est le premier tome de la série Queen Betsy qui compte pour le moment neuf tomes, aux éditions de poche Milady.

D’origine américaine, elle est régulièrement dans les meilleures ventes du New York Times et ses livres sont déjà traduits dans plus de quinze langues. Elle a écrit de nombreuses séries, non encore traduites en France telles que The mermaid series, The royal series ou encore The Wyndham Werewolf series.

Une vampire folle de… chaussures

Betsy Taylor était une jeune femme tout à fait normale avant que sa vie ne bascule de façon tout à fait singulière, pour ne pas dire délirante.

En effet, le jour où tout mais absolument tout à basculé pour elle, Betsy venait à peine de se faire licencier de son poste de secrétaire. Et, pire que tout, elle est morte de façon tout à fait stupide… en voulant sauver la vie de son chat. Au final, c’est sa tête qui a tout pris, dans un horrible craquement d’os. Et à son « réveil », elle n’est plus du tout la même… et surtout, elle se trouve dans une morgue.

Un sex and the city version vampire

Mais que va donc faire Betsy dont la mort est désormais officielle et l’enterrement programmé ? Premièrement, reprendre les chaussures que sa belle-mère a osé lui voler dès qu’elle a appris la nouvelle de sa mort. Renouer avec ses amis désemparés, et assumer sa nouvelle condition de… vampire ! (En effet Betsy va tenter de remettre les choses dans l’ordre en essayant de nombreuses fois de se tuer, mais elle semble indestructible).

Une force surhumaine, une redécouverte de sa sexualité et de nombreuses surprises hautes en couleurs sont au programme pour Betsy.

Accompagnée de sa meilleure amie (richissime) et d’un jeune médecin gay qui emménage chez elle, Betsy va prendre en main (maladroitement) son destin.

Dialogues pimentés, répliques bien tournées, le plaisir de lire Queen Betsy réside en particulier dans les interactions verbales des personnages.

Qu’en est-il de l’intrigue alors ? Sympathique mais pas extraordinaire. Ce premier tome pose les bases d’un univers mélangeant chick-lit et bit-lit assez efficacement. Le genre est donc relativement original, mais la trame de fond, beaucoup moins.

On tombe assez rapidement sur un beau ténébreux dont on sait déjà qu’il fera des ravages sur le cœur de notre héroïne, mais l’histoire est heureusement très rythmée. Difficile de s’ennuyer donc, malgré les codes récurrents que l’on rencontre à chaque coin de page. En effet, Betsy collectionne bien entendu les chaussures de grands stylistes…

 Mais où sont l’originalité et le plaisir de la découverte alors ? Queen Betsy recèle tout de même de quelques bonnes idées : premièrement, ça ne se prend pas au sérieux ; ensuite, l’idée que cette fille un peu paumée soit la future reine des vampires est risible, d’autant plus qu’elle n’arrive pas à parler correctement quand ses canines poussent…

En somme, ce premier tome est sympathique, mais attention, le côté chick-lit y est vraiment très présent, certains pourraient donc ne pas aimer. Ce début de série donne au final une impression assez floue, on appréciera surtout les bons dialogues trouvés par M.J. Davidson, même si ils ne suffisent pas à créer un intérêt persistant autour de l’histoire. Affaire à suivre et à confirmer avec la lecture du second tome : Vampire et fauchée.

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TRANCHE d´ÂGE : ,

Chronique : Vampire Academy – tome 6 – Sacrifice Ultime

Vampire Academy 06Un final majestueux comme ont les aime…

Richelle Mead est l’auteur de la série à succès Vampire Academy, mais pas seulement. Elle a également écrit la série Cygne Noir qui en est déjà à son quatrième tome en France dans la collection de poche Milady. Sa série Succubus n’est également pas en reste avec un sixième tome paru en juillet dernier chez Bragelonne. De plus, en octobre dernier sortait le premier tome de la série spin-off de Vampire Academy : Bloodlines, dont l’héroïne est cette fois-ci l’alchimiste Sydney.

Beaucoup d’actualité donc, pour cette auteure de bit-lit qui est loin d’avoir dit son dernier mot…

Un début explosif…

Quand nous commençons ce premier tome, Rose est derrière les barreaux… pour le meurtre de la Reine Tatiana. Les preuves l’accablent, qu’il s’agisse d’éléments matériels ou de témoignages. La machine de la justice est en marche et elle détruira Rose sur son passage.

Pour éviter la prison ou pire, la peine de mort, il n’y a qu’une seule solution : l’évasion. C’est ainsi que notre héroïne va se retrouver en cavale malgré elle, ses amis ayant tout orchestré dans le moindre détail.

…et un enchaînement de chapitres qui l’est tout autant

Dans ce dernier tome, peu de temps morts. Toutes les scènes ou presque sont imprégnées d’une tension et d’une vie presque palpable.

De chutes en révélations, difficile de ne pas lire à un rythme effréné cet ultime tome, partagés entre l’envie de tout découvrir le plus vite possible et le besoin de conserver encore un peu ces personnages et cet univers auxquels nous nous sommes attachés.

On peu qualifier ce dernier tome de magistral grâce à ses enchaînements et surtout sa montée en puissance au fil des lignes.

Certaines révélations peuvent être qualifiées de faciles, mais d’autres sont très surprenantes. De plus, les relations entre les personnages se complexifient encore plus, si c’est possible. C’est en particulier le cas pour le triangle amoureux Adrian/Rose/Dimitri… qui en sera la victime  collatérale ?

A plus grande échelle, Sacrifice ultime est aussi une conclusion concernant la politique des vampires Moroï après la mort de leur reine. Vont-ils suivre ses pas entre rigueur et équité ? ? Céder à la pression d’un petit nombre de puissants qui considèrent les dhampirs comme des moins que rien nés uniquement pour les protéger ?

Richelle Mead sait poser les bonnes questions et nous offre une série aux rouages universels. Car bien plus qu’un roman de bit-lit nouant avec romance et action, Vampire Academy est un cycle qui pousse à la réflexion son lecteur, l’obligeant à prendre en compte de nombreuses données. Des ficelles simples, mais diablement bien tirées sur les six tomes ! Un must read.

9/10

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Chronique : Vampire Academy – Tome 3 – Baiser de l’ombre

Vampire Academy 03

Enfin des révélations substantielles sur le lien mystérieux qui uni Rose et Lissa…

Troisième tome de la série Vampire Academy qui en compte six au total, Baiser de l’ombre renoue avec les éléments qui ont faits sont succès… et en ajoute de nouveaux…
Mais Richelle Mead n’a pas que cette série vampirique a son actif mais aussi deux autres cycles : Succubus et Cygne Noir, tous chez Bragelonne ou ses labels.

Dernière ligne droite avant le diplôme de gardien.

La fin de l’année approche à grands pas à l’Académie, en effet, les apprentis gardiens vont passer l’un de leur dernier examen. Une épreuve de terrain avec pour mission seule mission de protéger à tout prix le moroï auquel ils ont étés attribués. Et surprise, Rose n’a pas à protéger Lissa… un choix de ses maître qui l’ulcère et la révolte au plus haut point…
Mais malgré tout, elle se doit de remplir son devoir de future gardienne et prouver ses compétences avec une autre personne que Lissa à protéger. En effet, leur lien permet à Rose de savoir quand sa meilleure amie est en danger ou quand elle souffre.

Cet examen, Rose, aux vues de ses compétences devrait le réussir haut la main. Mais c’est sans compter sur les fantômes qu’elle commence à voir apparaître… serait-ce encore une nouvelle évolution du lien qu’elle entretien avec Lissa ?

Un tome qui noircit foncièrement la série.

Les strigoïs qui semblaient désorganisés dans les précédents tomes intensifient leurs attaques, laissant présager une possible guerre ouverte entre les deux camps dans un futur proche.
Cette fois encore, Rose n’est pas ménagée et doit affronter de nouvelles épreuves, aussi bien physiques que morales et sentimentales. Son personnage évolue encore, si c’est possible.

Cette fois-ci, c’est bien Rose le centre de toute l’attention et non pas sa fidèle et précieuse amie Lissa. En effet, le baiser de l’ombre qu’a subit Rose lui fait découvrir un nouveau pouvoir pour le moins effrayant. Parallèlement à cette découverte de nouveaux pouvoirs, ceux de Lissa sont en train de se développer petit à petit, cette dernière apprenant à se servir de l’esprit de différente manière avec le tumultueux Adrian.
Ajoutez à cela de jeunes élèves de l’Académie qui sont mystérieusement battus par une obscure association d’élèves et vous verrez que cet opus n’est encore pas de tout repos.

Et bien entendu, la fameuse romance interdite entre Rose et Dimitri devient de plus en plus dangereuse pour eux et leur entourage… de quoi ajouter un piquant fort plaisant qui plaira à toutes les lectrices un peu fleur bleues.
Les derniers chapitres sont magnifiques et terribles à la fois. Car au fil des tomes, on ne peut s’empêcher de parfois s’attacher plus que de raison à certains personnages, à leurs manies, leur façon d’être. Un final mémorable riche en émotions fait de ce tome un épisode charnière de la saga : celui où tout bascule ; magnifiquement et terriblement.

Car oui, Vampire Académie réunit avec art des éléments déjà vus et utilisés dans nombre de romans et de films, et ça marche. Encore une fois Richelle Mead réussit à ajouter une nouvelle dimension à ses personnages et à leur entourage… pour le meilleur et pour le pire.

8/10

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Chronique : Vampire Academy – tome 2 – Morsure de glace

Vampire Academy 02

Une suite aussi prenante et efficace que le premier opus.

Second tome de la série Vampire Academy, Morsure de glace nous plonge à nouveau dans le cadre austère et parfois dangereux de l’école vampirique…
Nous suivons à nouveau Rose et Lissa pour de nouvelles révélations sur la magie vampirique…et une foule d’autres choses encore.

Un début de roman choc

Rose doit se rendre à quelques heures de route à un examen qui sera mené par l’un des plus grands gardiens vivant de tous les temps. Pour s’y rendre, elle est accompagnée de Dimitri, son mentor. Mais l’examen ne va pas vraiment se dérouler comme prévu et montre une nouvelle facette de la dangerosité des strigoï…  remettant en question les protections de tous les bâtiments hautement protégés tels que l’Académie ou le centre du pouvoir des vampires, entre autres.
Parallèlement à cette dérangeante découverte, Lissa essaye de reprendre pied afin de maîtriser sa magie. La sienne est en effet très particulière, et pernicieuse : n’appartenant ni à l’air, ni à l’eau, ni au feu, ni à la terre, mais à l’esprit. Son pouvoir est immense, elle peu notamment utiliser la suggestion pour plier les gens à sa volonté très aisément… mais son pouvoir peu également la faire basculer dans la folie si elle en use trop… et comme personne ne connaît d’autres magiciens de l’esprit, Lissa est condamnée à faire elle-même des essais sans pouvoir partager son pouvoir avec quelqu’un d’autre…

Encore une fois, vous aurez votre dose de romance subtilement dosée. Juste assez pour attiser les passions, mais pas assez pour exploser de joie sur de possibles couples.
Vous l’aurez compris, magie et romance sont encore une fois au rendez-vous, mais une pointe d’obscurité commence à faire son chemin dans la saga avec les offensives strigoï, plus présentes.

De nouveaux personnages changent la donne

Vous l’aurez compris, les personnages actuels évoluent et de nouveaux entrent en scène. Mais leur ajout, loin d’être inintéressant apporte au contraire du piquant à l’intrigue.
On en apprend ainsi beaucoup plus sur les possibilités qu’offre le fantastique pouvoir de Lissa. Rose essaye de faire tomber les barrières entre Dimitri et elle… et un nouveau personnage incontournable fait son apparition : Adrian. Issu d’une très riche famille royale moroï, ce dernier fait ce qu’il lui plaît… or, c’est Rose et Lissa qui l’intéressent au plus haut point pour une mystérieuse raison.

Une intrigue simple et encore une fois efficace

Ce second opus a le même mode de fonctionnement que le premier : démarrage, développement de l’intrigue puis combat final. Et chose surprenante, on ne se lasse pas. La profondeur et l’attitude des personnages y est pour beaucoup. A la fois réalistes et incarnant beaucoup de valeurs auxquelles on aime à s’identifier, la vie de ces héros ne lasse pas, bien au contraire.

Second tome et donc second petit succès pour Richelle Mead, la Vampire Academy n’a pas fini de nous étonner…et de nous passionner !

7.5/10

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Chronique : Hex Hall – Tome 1

Hex Hall 01Dans une étrange institution pour ados rebelles…et paranormaux.

Premier roman de l’auteur américaine Rachel Hawkins, Hex Hall est le premier tome d’une trilogie fantastique pour ados publiée aux éditions Albin Michel Wiz. On y trouve tous les éléments majeurs d’une série efficace et prometteuse : une héroïne attachante, de l’humour, un soupçon de magie et bien entendu de l’amour.

Bienvenue à Hex Hall

Sophie Mercer, une ado comme les autres ou presque : dotée de certains pouvoirs magiques assez puissants, tous les sorts qu’elle entreprend échouent lamentablement, voire aggravent la situation. Et c’est lors d’un de ses essais infructueux que Sophie se fera un peu trop remarquer en ensorcelant un garçon pour qu’il tombe amoureux d’une amie à elle. Hélas, le garçon devient littéralement « fou » d’amour, son amie prend peur, et elle se retrouve à terminer sa scolarité à Hex Hall, un institut pour jeunes sorcières, loups-garous, métamorphes, et même vampires….

Le monde cruel des ados, la magie en plus

Évidemment, comme dans toute institution qui abrite des jeunes, il y a des clans, des clivages, des associations selon les affinités. Ainsi Sophie va vite faire la rencontre des trois filles influentes de l’école : Anna, Élodie et Chaston, et pour une raison mystérieuse, Sophie qui est plutôt leur antithèse les intéresse beaucoup… ce qui ne les empêche pas de lui faire les pires coups pendables dignes de tout campus qui se respecte.

Parallèlement à cette désagréable rencontre, Sophie va croiser le chemin de la seule vampire de l’école : Jenna, et partager sa chambre. Tout le monde la craint et pense que c’est à cause d’elle qu’on eu lieu les mystérieuses disparitions d’élèves… difficile à croire surtout quand on constate que sa plus grande passion c’est…la couleur rose.

Mais le ou la coupable restant introuvable, les suspicions demeurent et s’amplifient autour de Jenna.

En plus des mystères et des disparitions qui s’additionnent, Sophie va faire la rencontre d’Archer, un jeune homme mystérieux et très séduisant qui ne la laissera pas indifférente. Mais ce dernier étant très populaire, il sort déjà avec l’une des trois filles les plus « in » de Hex Hall.

Autant dire que Hex Hall est loin d’être une école de tout repos, surtout avec la pression que mettent les professeurs pour leur « réinsertion » dans le monde.

Une écriture croustillante et drôle

Hex Hall est une très bonne surprise dans le monde foisonnant et pas toujours qualitatif de la chick-lit. L’écriture est fluide, la lecture aisée, et Sophie l’anti-héroïne a un humour si particulier et mordant qu’il est impossible de ne pas s’attacher à elle, ainsi, beaucoup de dialogues ont de quoi devenir mythiques.

De plus, la construction du livre en elle-même rend chaque fin de chapitre intenable en se concluant par un habile twist, obligeant le lecteur à passer au chapitre suivant, sous peine d’être en reste.

Alors, bien entendu, l’histoire et l’intrigue sont assez convenues, mais ça n’est pas le réel but de ce roman qui a surtout vocation à nous faire passer un excellent moment, de partir ailleurs, mais pas trop loin quand même.

Hex Hall est donc un premier tome réussi qui plaira à toute jeune fille d’au moins treize ans qui aime les histoires d’amour et surtout l’humour à haute dose, le tout sur fond de magie. Rendez-vous pour le second tome : Le maléfice.

8/10